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03/03/2012

CHALEUR TERMINALE

 

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On veut des Noirs et des Arabes partout mais pas de burkas ni de racailles, on veut du lettré et du rigolo, on veut une vérité qui nous plait, on va voir Intouchables par millions et on césarise Omar Sy, parce qu'on a besoin de chaleur... Partout cette urgence de l'inoffensif pour un pays qui ne peut plus se regarder en face, qui n'a pas le courage d'affronter le visage du monde d'aujourd'hui, et qui se renferme alors sur lui-même en s'empoissonnant sciemment, pour adoucir sa vue dans l'anesthésie, pour crever en douceur... La France n'est pas un pays d'ivrognes communistes, comme on pourrait pourtant le croire, mais un pays de bourgeois sous antidépresseurs.

 

02/03/2012

UN TRUC DE BLANC : FLINGUER SES PETITS CAMARADES

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(...) pourquoi les médias s'appliquent-ils tant à retransmettre l'histoire du «tueur blanc solitaire» dézinguant ses camarades de classe ? Pourquoi, à l'inverse, ce genre de choses n'arrive-t-il pas plus souvent dans des écoles majoritairement Noires ou Hispaniques ?

Répondons tout d'abord à la seconde question :

1 – Les établissements majoritairement Noirs – ou à prédominance Hispanique – sont essentiellement des mini-pénitenciers, encadrés par un corps de policiers patrouillant dans les couloirs pour contrôler la guerre des gangs, empêcher que les toilettes ne deviennent des baisodromes, prévenir les bastonnades aléatoires et protéger les profs contre les agressions.

2 – Chaque étudiant doit passer par un portail de détection de métaux, pour prévenir tout port d'armes. De même que l'Agence de sécurité dans les transports (TSA) traite comme des terroristes la majorité blanche de leur passagers, tous les élèves des écoles majoritairement Noires ou Hispaniques sont considérés comme potentiellement dangereux et sont fouillés pour les armes et la drogue.

3 – Les Noirs les plus violents sont soit déjà en prison, rejoignant les colonnes des statistiques de leur guerre fratricide, soit éjectés de leur école, la privant ainsi des brillantes intelligences qui auraient pu découvrir un vaccin contre le cancer. Ou encore, ils ne se font plus chier à venir aux cours, quand bien même bien des arrondissements scolaires estiment que les payer pour leur peine est une manière efficace de lutter contre la criminalité. 

Le reste en globish chez le monomaniaque et légèrement obsédé-par-le-sport mais difficilement contournable SBPDL

01/03/2012

DANS TON CULTE

 

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Evénement rare en Suisse, les présidents des huit partis parlementaires adressent une lettre à la présidente du Brésil. Leur préoccupation: l’avenir de la forêt tropicale.
 
La réponse est : "Oui, effectivement, ils n'ont rien d'autre à foutre". Qui en doutait sincèrement ?
 
Depuis que la politique se résume à de la comm', tout ce qu'un parlementaire peut faire, c'est lisser son image et fourrer sa langue dans la fente des pire culs-bénits. Le quotidien d'un représentant du peuple, c'est s'entraîner chaque jour durement en visant la première place du grand concours de cassage de noix entre les fesses. Si j'avais la malchance d'être Reichsführer du Brésil, j'enverrais des cageots entiers de castanhas-do-Pará à nos braves amazolâtres de Berne, histoire qu'ils se musclent le fion. 
  
L'humanité vit mal sans rituels, sans un obscurantisme bien rythmé, et c'est particulièrement vrai des toubabs, accoutumés depuis des lustres à la culpabilité, au point de ne pas pouvoir se respecter sans se déchirer périodiquement le dos en pénitence de leurs péchés. Pendant longtemps, c'était une vague histoire de pomme et de serpent, depuis une soixantaine d'années c'est la honte des Privilèges Blancs et l'indélébile stigmate d'Ochouitze. 
 
Plus récemment l'horreur du mal que "notre" style de vie d'Occidentaux dégénérés inflige à Mamma Gaïa a débarqué sur le marché de la bondieuserie laïque, avec un succès remarquable. Mais se soumettre à deux maîtres n'est pas évident et le consommateur risque de devoir choisir.
 
Ramper devant les Saints Barbelés ou embrasser des arbres ? On peut pas tout faire en même temps.
 
Une synthèse très oecuménique et win-win serait imaginable si les pitoyables bidouilleurs du GIEC pouvaient démontrer que les fours crématoires ont déclenché les premiers symptômes du réchauffement climatique. Ce qui expliquerait d'ailleurs pourquoi les nazis ont lâchement quitté cette planète de mes deux pour se mettre à l'abri des dégâts dont ils sont responsables. Après tout, climato-sceptique et  négationniste, c'est largement la même chose, nicht wahr ?
 

 

28/02/2012

DOG FROM HELL

TABOUCHE TAGUEULE

Admirable exemple de travestissement (sorry) de la réalité et d'inversion (re-sorry) des faits, tout simplement en choisissant bien son lexique.

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Deux Marines qui se broutent le mou en-dehors d'un porno ad hoc n'est évidemment pas "la fin d'un tabou" - à savoir "l'opprobre injuste frappant une sympathique communauté sexuellement alternative" - c'est au contraire le début d'un nouveau non-dit.

Ce qui était sereinement considéré jusqu'alors comme dégoûtant et à confiner dans l'obscurité des cagoinces publiques est désormais montrable, doit être accueilli avec enthousiasme, et surtout pas avec la nausée qu'on n'estimait ni criminelle ni génocido-incitative. 

Ce n'est pas une minorité persécutée qui se libère de vieux carcans poussiéreux, c'est la majorité qui voit sa cage rutilante se doter d'un nouveau barreau.
 
Ce n'est pas un recul de l'homophobie, c'est une victoire des homophiles et des homocrates qui ne veulent plus être différents ET traités comme tels : ils veulent l'anormalité et l'argent de la normalité.
 
Vous aviez le droit de trouver grotesque de telles effusions publiques, ce droit est en passe de vous être très officiellement retiré, et c'est ce que sous-entend la publication tapageuse de cette "bonne nouvelle". La "grande avancée", c'est celle de la teub' paydaylâtrique dans le cul de la décence et du bon sens.
 
PS : Dans le même esprit, avec une bonne louche du franglobish le plus pitoyable et maladroit. Littéralement, l'expression rater son coming-out devrait désigner l'échec d'un ou plusieurs individus à officialiser leur momosexualité. Là, ça désigne le ratage artistique de Flea, Albarn et Allen et de leur "supergroupe". En langage southparkien, on se contenterait d'un radical et ironique "That's just gay", que les traducteurs d'ex-France traduisent généralement par un archipuritain "c'est nul" ou "ça craint". Là, on va encore plus loin, puisqu'on les accuse, du fait de la médiocrité de leur galette, de ne pas avoir réussi à faire reconnaître leur pédérastie. Tout cela paraît bien tiré par les poils du cul alors restons-en là.