26.05.2009

WHITE FLIGHT, CONTRIBUTION PERSO

Je fous le camp de ce bled délicatement pourriculti pour un autre bled qui ne le sera intégralement que dans quelques années. Retour en ligne estimé à va savoir quand, tout dépendra de la guerre d'usure menée par la régie, du retard dans les travaux de rénovation, des interminables emmerdements administratifs, etc. D'ici-là, je salue bien bas les nombreux déglinguos qui affluent ici depuis quelques temps et qui ne répugnent pas à prêter l'oeil à mes insanités. On se retrouve plus tard.

into nowhere.jpg

25.05.2009

TABULA RASA

scorched earth1.jpg

 

Les villages que nous traversâmes en remontant en ligne offraient le spectacle de grands asiles d'aliénés. Des compagnies entières poussaient des murs et les abattaient, ou bien, perchées sur les toits, elles fracassaient les tuiles. On coupait les arbres, on cassait les vitres; partout alentour, des nuages de fumée et de poussière s'élevaient d'énormes tas de décombres. On voyait des hommes s'agiter frénétiquement, avec les costumes abandonnés par les habitants, ou en robes de femmes, avec des hauts-de-forme sur la tête. Ils découvraient avec l'intuition du destructeur la maîtresse-poutre de la maison, y fixaient des cordes et halaient, criant en cadence, jusqu'au moment où tout s'effondrait dans une grêle de pierres. D'autres brandissaient de grands marteaux et mettaient en miettes tout ce qu'ils rencontraient, des pots de fleurs sur les appuis des fenêtres aux verrières délicates d'une serre.

Jusqu'à la position Siegfried, chaque vilage n'était plus qu'un monceau de ruines, chaque arbre abattu, chaque route minée, chaque puits empoisonné, chaque cours d'eau arrêté par des digues, chaque cave crevée à coups d'explosifs ou rendue dangereuse par des bombes cachées, chaque fil téléphonique roulé et emporté, tout ce qui pouvait brûler avait flambé: bref, nous changeâmes le pays en désert, en prévision de l'avance ennemie.

 

E. Jünger, Orages d'acier

21.05.2009

CLOWNERIES SINISTRES

Images éparses, éclatées, problématiques différentes, mêmes outils, même constat.

.....Usine fermée, jobs détruits, régions économiquement asphyxiée. La résistance s'organise. Des gens a priori normaux marchent dans la rue  avec des croix portant leur propre nom, avant d'aller enterrer symboliquement leur village.....

......Confrontées à leur repreneur, les troupes syndicales remettent leurs doléances, puis lèvent le poing et se taisent pendant une minute, immobiles. Quand cesse leur mutisme, le silence est brisé par le cri de guerre festivocivique: "toux sang sang bleu, toux sang sang bleu, oué oué".......

........ Tandis que le G8 ou 20 ou 88 rectifie l'assaisonnement de la soupe mondiale, les opposants à dreadlocks se peinturlurent la gueule, jonglent avec des liasses de Monopoly, singent des banquiers fantasmés en hurlant des déclarations d'amour "décalées" au Grand Capital. Pendant ces chouettes activités, des commandos assez bien entraînés et coordonnés pour déclencher des embryons de guerre civile, préfèrent concentrer leurs assaut sur des abribus, des affiches publicitaires, voire des vitrines de petits garages.........

.......... Pour protester contre l'expulsion de métèques non-invités, des déblanchis se réunissent en cercle et se taisent - parfois perturbés par des antimétèques qui eux, préfèrent taper sur des casseroles. Les métèques enragés, de leur côté, illuminent leurs ghettos haïs/adorés (la banlieue, cousin, c'est trop la merde et chuis vachement fier d'y vivre) avec des bagnoles de pauvres, avant de marcher en silence avec des t-shirts blancs 4XL "Morts pour rien", comme si les jeunes victimes de leur propre stupidité avaient vécu un seul jour pour quelque chose.......

Je suis quand même pas le seul à ressentir un horrible malaise face à ces clowneries ? Toutes ces "actions" n'existent qu'en présence d'une caméra. Seul un témoin du monde médiatique confère un semblant de sens à ce qui est absurde, de dignité à ce qui est grotesque, de spontanéité à des chorégraphies mongoloïdes.

On ose prononcer les mots de "lutte sociale" là où il n'y a plus que du spectacle de rue. On ose parler "d'engagement" alors que toute la vie politique non-professionnelle se réduit à un interminable télécrochet. Entre la Nouvelle Tare et n'importe quelle maniffe, la différence doit se dénicher dans ce que ça risque de coûter à une compagnie d'assurance.

A quel moment l'Occident a-t-il décidé de ne plus vivre qu'à travers ses propres ombres ?

16.05.2009

LE JOUR DES FOUS TOUTE L'ANNEE

La transexualité ne sera plus une maladie mentale (...) Qu’est-ce qui va changer ? Les trans ne seront plus… dérangés. Ce n’est qu’un geste, mais dans les liens historiquement complexes entre psychiatrie et transexualisme, ce décret devrait apporter, enfin, un peu plus de clarté. Et surtout de liberté.

 

On progresse, amis, on progresse. Mais il reste tant de travail à accompli, tant de victimes d’injustices à câliner !

 

Pensons aux Citoyens Démocrates coprophages, que l’on regarde encore avec condescendance – quand ce n’est pas carrément avec hostilité – à cause des tensions récurrentes entre le monde de la gastronomie et celui des matières fécales.

 

Il est temps de l’affirmer enfin à la face du monde : on peut être un bon père de famille polyrecomposée et multiculturelle, payer ses impôts à l’heure, acheter le disque des Enfoirés, trouver Michele Obanania sexy ET se barbouiller la tronche avec le caca de parfaits inconnus tous les seconds samedis soirs du mois. Il n’y a pas de contradiction. Ceux qui le pensent sont des nazis.

 

D’ailleurs la médecine est foncièrement fasciste. Pensez à Petiot ou à Mengele. Ou à Céline.

 

pig.jpg
Tout est par - fai - te - ment normal.
Le seul problème, sur cette photo,
c'est le regard accusateur et discriminant
de cet être humain pétri de tristes préjugés
sur la Différence.

15.05.2009

DOSE QUOTIDIENNE DE MERDE POUR LES YEUX

Pépites repérées en barbotant dans l'édition du 24 Heures d'aujourd'hui.

 
 
 
paper-holder.jpg

Limiter l’immigration ? Berne joue à « ni oui ni non ». Le Conseil fédéral a discuté de la clause de sauvegarde dans le but de freiner le chômage. Mais il s’est bien gardé de trancher. (…) cette tactique du « bouc émissaire étranger » est dénoncée par certains, dont les syndicats. Les milieux de l’industrie et de l’économie (…) voient, eux, d’un mauvais œil la Suisse endosser le rôle du méchant sur la scène internationale, alors qu’elle ne paraît pas en position de force.

 

C’est vrai que l’essentiel, c’est d’avoir le rôle de Scoubidou plutôt que celui du Monstre des Marais. On notera la belle unanimité entre libéraux et gauchistes migrolâtres.

 

*

 

 

L’Autriche s’inquiète de la recrudescence du nazisme. (…) Les extrémistes de droite sont toujours plus virulents, que ce soit en Autriche ou dans d’autres pays…

 

… admirons la précision.

 

… Leur activisme monte en puissance (sic), profitant de la banalisation des incidents (re-sic) et de la propagande accrue sur

internet.

 

Nos autoroutes de l’information ne sont plus sûres. N’oubliez pas d’avoir peur. S’il le faut, diminuez les doses de vos anxiolytiques : c’est un geste fort pour la démocratie.

 

 

*

 

« On ne va pas passer Moudon au kärcher ». Jacques Marchand, nouveau commandant de la gendarmerie vaudoise, estime que la cité broyarde ne pose pas plus de problèmes qu’ailleurs. (…) « Un samedi soir, j’ai fait le tour de la ville en civil, en passant par toutes les zones sensibles. Et je n’ai rencontré aucun problème. »

 

Oubliez ce que j’ai dit : ne baissez surtout pas vos doses. Et n’oubliez pas que si la réalité semble déplaisante, c’est certainement qu’elle est fasciste ou manipulée par Blocher.

 

 

*

 

Les gardes-frontières ont trouvé une personne qui cachait dans son corps des œufs pleins de billets de banque. (...) [Il s’agit] d’une personne originaire de l’Afrique de l’Ouest, détenteur d’un permis N (requérant d’asile).

 

Scoop ! La poule aux œufs d’or, en fait, c’est Caliméro ! Scandale dans les chaumières !

 

 

*

 

A Aigle, la Fête des couleurs se mue en festival du monde. Le rendez-vous estival organisé dans le quartier de la Planchette reste un modèle d’intégration. .

 

En ilustration une superbe photo de trois vieilles pouffes tripotant des tam-tams sous la direction d’un sculptural Enfant Du Soleil. Ca c'est sûr :  ils nous intègrent. Profond.

 

 

 

6 mois de fiançailles pour être sûr de votre choix. Testez-la… puis gardez-la ou rendez-la !

 

Votre voiture, donc. Pour votre femme, c’est plus compliqué, il faut lui dire trois fois que vous la répudiez. Notez que ça ne vous empêche pas forcément de la retester par la suite.

 

 

*

 

 

Green Day : The Clash est notre modèle.

 

Quelle coïcidence ! Moi ça serait plutôt Théo Kaczynski, et moi aussi je fais beaucoup moins de bruit et de dégâts que lui. 

 

...A la réflexion, The Clash non plus ne faisait pas de bruit, la comparaison ne tient pas. Ouf ! 

 

 

*

 

Et pour finir sur une note de parfait mauvais goût:

 

Après dix ans de bataille, soutenu par la Cour européenne des droits de l’homme, un antiquaire obtient de faire déterrer son père présumé pour une analyse ADN.

 

La passion des vieilleries poussée à ce point, ça dépasse l'excuse de la déformation professionnelle…  

02.05.2009

HYSTERIE

 

Et pour les jamais contents qui n'auront pas eu leur dose de testostérone :

 

 

 

Enlève ton putain de bandana !

29.04.2009

LE SPORT C'EST LA GUERRE

Vous pensiez que c'était un gag réac, c'est maintenant une authentique conviction de dégénéré. Notons la fascination morbide pour le cliché de tout ce qui est censé être considéré comme inférieur dans la psyché européenne colonialiste, et qui en dit long sur la vision du monde de tels richissimes chacals:

 

"Peu m'importe qui conduit. Ce serait fantastique d'avoir une femme pilote noire et juive dans la F1", a précisé M. Ecclestone lors d'une série de déclarations à l'emporte-pièces reproduites par les quotidiens espagnols.

 
Fantastique, voui, mais pas suffisant. Si un milliardaire anglais mâle vieillissant et très Blanc voulait bien se passer un pneu slick autour du cou et y foutre le feu, ça donnerait aussi un "signal fort" pour l'amitié entre les peuples. Sartre ne prônait pas autre chose quand il appelait les lecteurs de Fanon à abattre des Européens pour libérer les Nègres de l'oppression. C'est admirable et Citoyen, de s'engager comme ça pour promouvoir l'africanisation du continent, mais le blabla ça va un moment: il faut aussi des actes courageux, faire sa part du boulot pour hâter la disparition des autochtones, tout particulièrement quand on appartient à un peuple dont l'empire colonial passait par tous les fuseaux horaires. Allez, Bernouille ! Du cran !
 
 
 
burning_tire.jpg
 
*
 
A part ça,  c'est confirmé: on peut faire de longues études de médecine et être malgré tout assez idiot pour penser que South Park, réalisé notamment par le juif Matt Stone, promeut l'antisémitisme auprès de notre belle jeunesse. La diffusion par MTV, également aux heures où les mouflets reviennent de l'école, de clips glorifiant la négritude et la traite des blanches volontaires, c'est évidemment beaucoup moins préoccupant. Mais bon, je suis pas toubib, je dois rien comprendre à ces questions complexes.
 

28.04.2009

BEAU COMME UNE EPURE PEINTE AU SANG

whiteriot.jpg

"Car en réalité, pour l’instant toute cette “violence sociale” est excessivement non-violente. Oui, nos prolos sont trop gentils."

24.04.2009

TOI Y EN A LÂCHER TON ARME

Reda Benkirane est sociologue. Le savoir devrait être suffisant pour se dispenser de lire la moindre de ses lignes. De fait, elles sont éprouvantes et parvenir au bout des quatre colonnes qu’il publie le 21 avril dans Le Temps exige un acharnement de galérien naufragé. L’exercice reste payant, parce qu’il met en lumière la confusion mentale croquignolette des mondialistes et des métisseurs. En gros, l’identité culturelle et ethnique c’est mal, et il faut que tous les hommes n’en partagent qu’une seule, qui du coup deviendra bonne. On reconnaîtra au gaillard le mérite d’exprimer une pensée tordue en des termes relativement incompréhensibles, accordant ainsi le fond et la forme avec un sens de l’harmonie fort respectable :

 

Un être humain est-il réductible à ses appartenances ? Quelle (sic) est l’espace de sa liberté face à son hérédité sociale et culturelle ? Ne serions-nous pas tous en train de nous auto-intoxiquer avec des notions de « valeurs » civilisationnelles, religieuses ?

 

La réponse à cette fausse question est oui, bien sûr, puisqu’accorder une importance centrale à l’identité est « une conception pathologique de Soi », une « vraie fausse  divinité (re-sic)», une « source d’empoisonnement idéologique » qui ne sert qu’à faire la guerre, et enfin une « idole » à « détruire » pour « accéder à une culture de la lucidité ». Conclusion champignacienne en diable :

 

Un seul et même monde : plutôt que de s’épuiser à penser en termes d’identités factices, n’est-il pas venu le temps (re-re-sic) de concourir à inventer (re-re-re-sic) la prochaine civilisation, post-occidentale, celle d’un humanisme planétaire ? Cet humanisme d’avenir regrouperait des hommes et des femmes de toutes conditions et origines, tous peut-être fort différents mais tous citoyens d’un même espace où le nord, le sud, l’occident et l’orient seraient des opérateurs fractals, c’est-à-dire des directions autant que des points de bifurcation existant et agissant à toutes les échelles (méta) physiques possibles d’un seul et même monde.

 

Pu.

Tain.

La

Couche.

 

Pas sûr que je mettrais la moyenne à un élève de 12 ans pour une telle foirade.

 

Notez l’idée de « post-occidentalité », qui fait peser le poids du repli identitaire sur les seuls toubabs, malgré la tentative d'égratignure des fous d'Allah. On se doutait bien que l’endogamie papoue ou navajo n’était pas l’ennemie prioritaire, mais c’est mieux d’avoir une confirmation claire – c’est bien le seul truc limpide dans cette punition verbeuse, dont les fautes d’accord et de syntaxe ridiculisent à la fois leur auteur et le torche-cul qui la publie. Si j'étais un brave type charitable, je souhaiterais qu'il ait utilisé un pseudonyme et une fausse photo, histoire de ne pas flinguer à vie sa crédibilité. Heureusement, je suis un petit con aigri.

 

Pour le reste, pas grand-chose à dire. Oui, ça serait bien mignon si tous les gars du monde voulaient bien se serrer la pinces et s’enculer en farandole. Seulement ils ne le font pas, et les rares individus à le regretter ouvertement sont en majorité des Fromages dégénérés, et quelques allogènes pourris d’un relativisme tout particulièrement occidental et pas post- du tout, pas de bol !

 

Tout l’avantage d'une large diffusion de ce genre de bavardages insanes, c’est qu’elle démontre une fois de plus que la bataille ne se situe plus au niveau des idées. Nous n’avons pas contre nous des penseurs audacieux, novateurs, dépositaires d’une vaste culture et d’un savoir remarquable en matière de propagande insidieuse. Nous sommes face à une machine de guerre économique et politique certes redoutable et pour l'instant indestructible, mais dont la pensée est bricolée par de purs mongols, qui s'expriment avec l'élégance de baveurs sous-développés se tripotant les burnes. Tout le monde il est pareil ! Les ceusses qui se veulent pas pareil sont des mauvaises personnes !  Ca ne dépasse pas la complexité de ce vagissement de bisounours shootés à la ritaline, et ça se permet de pontifier sur l’illettrisme et l’immaturité trouillarde de nous autres crânes de bois xénophobes. Le fait est qu’on se fout bien d’être pris pour des cons : nous avons face à nous des théoriciens déficients, et tout ce qu’ils admirent doit être appréhendé avec des gants ou la pointe d’un fusil de chasse. Ne pas oublier de se faire un cocktail Javel-vodka-tonic le jour où ils nous traiteront comme des interlocuteurs crédibles.

 

 

dig_your_own_grave.jpg

 

Le plus délicieux, c’est que ce genre d’abrutis, la tête enfoncée jusqu’aux épaules dans la chatte dégueulasse de l’Alma Mater, n’est apte à convaincre personne. Quoiqu’ils disent, quoiqu’ils fassent, si aigus que soient leurs cris d’alarme, notre imbécilité est plus violente, plus parlante, plus efficace que la leur. Pire : elle est même plus universelle, puisque rien n’est mieux partagé, à la surface gerbatoire de ce globe qu’ils voudraient repeindre en beige, que le rejet de l’Autre, la certitude qu’aucune peuplade ne vaut la Nôtre ou le refus de partager son territoire sans s’être préalablement fait démonter la gueule. Ils le savent et c’est pour cela que la censure et l’enflicage ont toute leur faveur : on ne discute pas avec l’instinct, et marteler qu’il n’existe pas ou qu’il mène fatalement au génocide n’y change absolument rien. L'homme est un animal grégaire, violent, porté au dialogue et à la compréhension uniquement quand il s'est fait châtrer ou encabaner.

 

L’islam ne veut pas communier avec les mangeurs de cochons. L’impérialisme économique chinois n’est pas spécialement bien disposé envers une raï’n’bisation massive de sa culture, comme celle qui achève de bousiller l’Europe. Les Israéliens trouvent très bien de faire des enfants juifs et n’ont pas l’air d’être sensibles aux charmes de la grande partouze avec les Palestiniens. Les afrocentristes déracinés d’Occident tiennent beaucoup à leur négritude. Même l'actuel Yanquiland et son Black Jesus de Pwésident ne vont pas renoncer à imposer leur façon de vivre au reste de la planète, au mépris absolu des peuplades qui ne salivent pas assez devant l'obésité morbide, l'endettement pour des jantes alu, la pornification de toute la société et le culte de l'exécutif pour tout patriotisme. Personne ne croit une seconde à ce discours de fraternité cosmique: seule compte la criminalisation du leuco, pour qu’il se laisse submerger plus vite. Seul Monsieur Blanchouille aspire à la destruction, et ce sont ses médiats qui publient ce type d’oraison funèbre, glorifiant sa disparition programmée.

 

 

Mais quand il aura été nettoyé, il n’y aura plus personne pour protéger les soubrettes mondialistes et empêcher les nouveaux proprios du continent de leur enfoncer des pastèques dans le cul avant de les brûler au milieu de leurs bouquins. Notre seule consolation est de savoir que nous emporterons dans notre fosse commune ceux qui l'auront creusée, car eux non plus n'auront pas leur place dans le monde de ténèbres doctrinaires qu'ils sont en train d'accoucher.

ASSISTANCE AU SUICIDE

I got quite a few things that I'm afraid of

Sometimes I just can't face myself

20.04.2009

PARDONPARDONPARDON

Contrairement aux apparences, l'article ne parle pas de Ségolène Royal réagissant à une sortie de Särközÿ.
Pour ma part, je présente platement mes excuses aux primates, pour les avoir comparés à des hommes politiques dans le but de faire une plaisanterie idiote.
sorry_300.jpg

18.04.2009

NE PLUS DISCUTER

z148317185.jpg

 

Petite crise de militantisme. Une rechute sans gravité, je rassure. C’est le printemps. Ca va passer. Enfin c'est pas comme si on en avait quelque chose à foutre.

 

L’identité n’est pas qu’une question de lignée, d’héritage biologique transmis par deux parents. On est ce que l’on est à ses propres yeux comme aux yeux des autres, et ces deux visions peuvent facilement se contredire. Un Tamoul adopté par deux Genevois pourra se sentir pleinement citoyen de Kalvingrad, mais aux yeux des passants qui ne le connaissent pas, il n’apparaîtra jamais comme pleinement Suisse.

 

Pareil pour neuf toubabs modernes sur dix : ils se rappellent qu’ils sont pâles quand ils oublient trop longtemps leur crème solaire, mais ils n’admettent pas leur statut de Blancs, sauf quand ils sont confrontés à la Diversité, de préférence hostile. Frère Humain Divers, souviens-toi toujours que commencer une négociation sur l’air de « Vous Les Méchants Blancs » est encore le meilleur moyen d’obtenir du fric ou des passe-droits, et l’auto-apitoiement post-colonialiste est relativement efficace pour lever de la blanchette.

 

Le blanchouille moyen opte systématiquement pour une tribu de substitution, comme si ses origines européennes et l’histoire plurimillénaire du continent n’étaient qu’un canevas vide à personnaliser. Il se voudra catholique, racaille, humaniste, punk, fan d’Elvis, collectionneur de d’opercules folkloriques – n’importe quoi qui lui permette de se distinguer de ses semblables par une profession de foi. Il a besoin de faire, être ne lui suffit absolument pas, il ne peut existenr qu’en s’appropriant une personnalité par ses actes, si dérisoires qu’ils soient.

 

S’ajoute à cela le fait que sa blanchitude lui écrase les épaules ; il ne veut rien avoir en commun avec l’Occident, qui n’est pour lui synonyme que d’esclavage, de guerre, de génocide, de bonne conscience hypocrite et de destruction de la planète. Si tous les organes de propagande du monde ne lui ont pas filé la honte de son teint dès le plus jeune âge, pas de panique. Il lui suffit de vivre dans une famille très ordinaire pour comprendre rapidement que les Fromages sont des êtres vils, sans parole ni colonne vertébrale, infoutus de mener le moindre projet jusqu’au bout, obsédés par leur masse graisseuse et leurs revenus, et terrifiés à l’idée de froisser la susceptibilité d’un Divers, d’une vaginiste ou d’un sodomite. Il n’aura donc, la plupart du temps, que deux options à choix : endosser sa part de dégoût collectif et se plier à toutes les exigences de culpabilisateurs, ou briser tous les liens qui l’unissent à son clan en rejoignant le camp desdits maîtres-chanteurs. Lopette ou collabo, choisis ta mort, leucoderme !

 

A un tel être, un discours antiraciste procurera les frissons nécessaires à la Rédemption dont il a besoin comme d’un fix mental. En démontrant bien que LUI n’est pas comme tous CES AUTRES BLANCS fachos, fermés à l’autres, auschwitziens dans l’âme et misogynes-pour- compenser-une-virilité-fragile, il gagne sa place au paradis démocratique. Mieux encore : il rachète toute sa lignée avant d’y mettre un terme, et de repartir sur des bases qui lui semblent saines, puisque purifiées de la souillure raciste originelle. Mais lui-même, peut-il se considérer comme une victime de cette même souillure ? Niet. Il peut lutter contre le racisme dont lui-même se croit « collectivement » coupable, mais pas contre celui qui risque de le frapper : il n’y croit simplement pas, il ne peut pas l’admettre. Lutter pour sa survie en tant que membre d’une culture qu’il n’a pas explicitement choisie broie ses besoins de distinction superficielle ; de plus, la simple idée de « lutte » et de « survie » implique que l’Autre constitue une menace. Or l’Autre est un agneau, un bouc émissaire, une petite chose fragile qui redresse courageusement la tête après des millénaires d’oppression.

 

Se défendre est nazi. Envisager simplement de se défendre est nazi. Admettre que l’existence se résume parfois à une lutte d’influence entre groupes pour la domination culturelle d’un territoire est nazi. Ne faire que parler de ce genre de choses, sinon pour les railler et les dénoncer à la police, est nazi.

 

Voici, à peine grossie à la loupe pour les besoins de la démonstration, l’attitude des nôtres au quotidien. Et c’est pour ça que nous voulions nous battre ? C’est ça dont nous redoutons la disparition ? C’est ça que nous plaignons quand ça se fait claquer le museau dans un bus, en cherchant moins à se protéger qu’à observer la diversité antiraciste de ses agresseurs ?

 

La mère Lizzy se demandait s’il est bien pertinent de savoir le taux de racialitude du bolossage noctilien (ami linguiste, tu apprécieras à sa juste valeur la rencontre entre trois néologismes, un à moi, un en sabir de sous-homme, et un très officiel ; c’est pas tous les jours qu’on croise autant de Diversité ici).

 

On pourrait se vautrer avec délice dans l’antisémitisme le plus jouissivement gras, et radoter quelques temps sur le cosmopolitisme qui revient au galop. Marrant moins de deux secondes, parce qu’en matière de cible, notre Causeuse excelle dans le gâchage de plaisir. La teneur habituelle de sa prose indique qu’elle serait capable de rire en écoutant Les Juifs de Desproges ou de bailler sans honte après deux heures de Lanzmann. A vous dégoûter du nazisme, je vous dis.  

 

Reste que Lizzy a choisi son camp, le spécifiant clairement dans sa première analyse de l’affaire. France Blanche : büerque. France multiculturelle : y a bon, du moment qu’on massacre les voyous sans distinction. Une ligne de droite sécuritaire relativement basique. « Laissez la police faire son travail. »

 

Pour ne pas se sentir personnellement bafoué par les images de l’agression, il faut être allogène ou apatride. Leur violence semble avoir touché la red-en-cheffe, mais pas leur dimension symbolique. Or c’est tout ce qui compte. Que certains agresseurs aient été pâles de teint n’importe pas. Que la victime mérite la compassion qu’on accorde à un insecte écrasé, pas besoin d’y revenir non plus. En fin de compte, toutes nuances délicates dégagées, quand on lance la vidéo nous voyons plusieurs des Leurs ramasser la gueule à l’un des Nôtres.

 

Oui, la question se pose en termes de EUX et NOUS. Et cela n’empêche personne d’admettre qu’il y a chez Eux des seigneurs avec qui parler d’égal à égal, et chez Nous des lopes répugnantes à qui inculquer la dignité à coups de knout. En vérité, la proportion de lavettes chez Nous est encore plus alarmante que toute la population allogène en Occident. L’Occident est un obèse dégueulasse et le sciencepoteux molesté n’est qu’une cellule graisseuse parmi tant d’autres.

 

L’Europe aux Européens, oui. Mais avec beaucoup moins d’Européens, et des moins immondes que ceux qu’on croise en mouleburnes androgynes, c’est encore mieux. Si vous ne voulez pas piger qu’un patriote n’est pas un inconditionnel chauvin de tous les asticots qui polluent son sol natal, allez vous endetter pour un sex-toy Obama.

 

Mme Lévy estime qu’il faut recourir à la force pour que l’Occident abâtardi s’avachisse dans le calme et l’ordre. Nous estimons que la violence est un problème secondaire, parce que ce que nous voulons avant tout, pour paraphraser Serge de Beketch, c’est vivre en Europe, à l’Européenne, entre Européens. Nous l’avons fait pendant des millénaires, en nous foutant copieusement sur la gueule pour des broutilles, sans que cela ne nous donne jamais envie d’apprendre le tam-tam, d’oublier comment parler correctement français, ou de construire des mosquées de quartier plutôt que des cathédrales. Les chiens doivent dégager du jeu de quilles, et nous ne discuterons plus avec les mongoliens lettrés qui nous expliquent que chiens et quilles sont composés du même carbone. Nous ne discuterons plus non plus avec ceux des Nôtres qui n’ouvrent pas leur pébroque quand il leur pleut des glaires sur la gueule. Ils ne sont, justement, plus des nôtres. Ils sont un gâchis, des munitions sans poudre, des traîtres passifs, des propagandistes par l'acte du grand suicide dont nous sommes les ultimes témoins.

 

C’est, paradoxalement, ce qui fait notre modernité de patriotes à patries mortes : à nous non plus être ne suffit plus. Nous voulons être et combattre, et ceux qui ne se feront pas barrage entre leur famille et l’invasion des chacals ne sont que des zombies au service de la substitution ethnique, et nous irons pisser sur leurs fosses communes en temps voulu.  

17.04.2009

MELANCOLIE KAMIKAZE

 

Work for pay, and pay for freedom

Fuck'em all, we don't need'em

16.04.2009

BLACK IS PLENTIFUL

Quand j’écris l’expression « négrolâtrie médiatique », j’ai l’air d’exagérer ? Oui, sans doute. C’est mon wacisme qui ressort. Je fais des efforts, pourtant. Je m’ouvre à l’Autre. Je lis des journaux bien-pensants. Je fais un maximum pour me rééduquer.

   

Pionnière de l’industrie du X, Marilyn Chambers s’est éteinte à l’âge de 56 ans. (…) Hormis le physique avenant de la demoiselle, le succès immense du film (« Derrière la porte verte ») a reposé sur sa distribution industrielle en salles, et sur le tabou sexuel qu’il brisait. Pour la première fois dans l’histoire du cinéma américain, on y voyait une actrice blanche faire l’amour avec un acteur noir (Johnny Keyes). Les performances et l’enthousiasme de l’actrice achevèrent d’installer sa réputation. (24Heures, 15 avril, page 38 )

 

Mais même quand je lis ce qu'il se fait de plus bas - donc de plus démocrate - dans la presse contemporaine, je n'y peux rien, je tombe sur des choses qui m'arrachent des ricanements obscènes.

 

(…) les milieux anti-racistes (...) ont dénoncé le fait qu'un président noir ne s'engage pas pour donner un nouvel élan à la lutte contre le racisme.

 

Lisez le reste aussi, c'est un festival de maladresses, de grandes espérances déçues d'avance et et bricolages piteux pour faire coller les idéaux sur la réalité multiraciste.

 

Sinon, au cas où vous ne regarderiez jamais la télé, sachez qu’il y a ENCORE un Noir qui vient de faire son entrée triomphale à la Maison Blanche. Evidemment, cette fois, c’est un chien, ce qui change pas mal la donne. A noter que le chef du précédent gouvernement nazi américain avait lui aussi un chien noir ; ça démontre certainement quelque chose, mais allez savoir quoi.

15.04.2009

DES BATONS DANS LES URNES

DeadTree.jpg

 

Il est question d’OGM, au téléjournal frouzien, j’écoute distraitement en remuant ma casserole de riz. Il semblerait qu’un maïs transgénique ait des difficultés à trouver sa place dans les champs européens, malgré l’empressement des soubrettes bruxelloises à satisfaire la moindre demi-molle des agropollueurs d’Obamastan du Nord. Le commentaire explique (c’est très flou, pour bien réussir un risotto il faut être concentré sur ce qu’on fait), que, en gros, la chose ne va pas donner lieu à un vote, parce que ça ne changerait rien dans l’immédiat, et parce que des élections approchent. Comprendre : ce n’est pas le moment de se fâcher avec tel électorat ou tel financier de campagne. Des gens peuvent entendre ça et ne pas se curer le rectum avec leur carte de vote.

 

Réflexion faite (ça m'a pris bien sept secondes, putain), il ne suffit plus de s'abstenir de voter. Il faudrait aussi empêcher les gens de le faire. On est en règle avec sa conscience en n'alimentant pas la démocrassouille, mais c'est une machine contre-nature et qui en conséquence n'a absolument pas peur du vide. Au contraire : c'est son biocarburant. Voter ou ne pas voter, c'est pisser ou ne pas pisser dans un violon ; ce n'est pas en  jouer, c'est encore moins le foutre en l'air.

 

En soi, ce n'est pas vraiment grave que des millions de nos contemporains se passionnent pour du vent. Des premières divinités connues à Facebook, l'histoire de l'humanité se confond avec celle de la futilité et des efforts colossaux consentis à des entreprises ineptes. Notons en outre que l'absurdité n'empêche pas la beauté. Prenez la Sainte-Chapelle, par exemple : ça ne sert absolument à que dalle, mais ça a quand même de la gueule.

 

Avec la démocratie, c'est pas pareil. Non seulement ça ne sert à rien mais en plus c'est laid, et ça mobilise une énergie qui serait ô combien plus utile à bloquer les Parlements, au lieu de les maintenir sous perfusion populaire.

 

Monsieur Moyen, en général, n'aime pas son gouvernement. S'il est plus proche de Parkinson que de l'acné, il peut encore éprouver une sorte de respect flou  pour l'autorité politique, mais la sénilité n'excuse pas grand-chose. Il peut aussi trouver que tel ou tel saltimbanque à cravate (droite) ou en chemise (gauche) vaut mieux que la moyenne de ses collègues ; c'est encore plus con, parce que c'est croire qu'un bon rouage pourra faire de l'excellent boulot dans une machine encombrée de pièces parasitaires et qui ne produit que du statu quo.

 

Mais dans l'ensemble, Monsieur Moyen se méfie de l'Etat, et ricane volontiers des "promesses électorales", qui sont en passe de devenir plus proverbiales que le boniment d'arracheur de dents. "De toute manière, ILS font ce qu'ILS veulent", énonce la sagesse du Café du Raisin. Ce à quoi les démocrates rétorquent que l'Etat C'est Nous, et qu'il ne faut pas se plaindre de ne pas être au courant si on refuse de mettre les doigts dans la prise. (Les démocrates sont moins diserts sur la parcitipativité des boîtes internationales auxquelles tous les gouvernements locaux taillent des pipes dans l'espoir d'engranger de l'impôt, ou sur le poids des factions sectaires ou industrielles sans l’appui desquelles on n'entre dans un ministère que pour y nettoyer les chiottes. Mais bref.)

 

Cette méfiance instinctive, paysanne en diable, volontiers cynique, il en fait quoi, Monsieur Moyen ? Que dalle. Il pense que pisser dans un violon ne sert à rien mais il continue à pisser quand même. Les démocrates aiment à se lamenter, ça et là, sur les taux d'abstention "record" de la plèbe, sur sa dépolitisation, sur son manque de civisme (de sytoïenetude, pardon). Le seul vrai scandale, c'est qu'il y ait encore assez d'électeurs pour que les scrutins les moins bandants donnent encore des résultats considérés comme légitimes. On espérerait qu'à défaut de provoquer une guerre civile, Monsieur Moyen accepterait au moins d'être flemmard  jusqu'au bout. Ce n'est quand même pas compliqué, de ne rien foutre et de rester chez soi, au lieu d’attendre en file pour faire sa petite commission dans un cagibi sans chiottes. Mais il y a une chose que Monsieur Moyen aime encore plus que la glande: c'est l'ingratitude assumée.

 

Si ILS font ce qu'ils veulent, alors la moindre des choses est de bouder ostensiblement leurs kermesses électorales et leurs bureaux d’enregistrement des hoquets de l’opinion publique. Passe encore si l'on vit à Yanquiland : on choisit sa Convention selon qu'on préfère les peluches d'ânes ou d'éléphants, on coiffe un grotesque chapeau d'Uncle Sam en carton recyclé, on applaudit des pieds et des mains quand un orateur dit des phrases avec "Future" ou "Hope", et on rentre chez soi ivre de mauvaise bibine et de bonne conscience. En Europe, qui a l'excuse du bastringue pour se déplacer à un mitingue politique ? Il faut au contraire que la fête soit triste et raisonnable, les slogans poussifs, les programmes aussi appétissants qu'une cure de jus de citron.  

 

Il y a pire qu'un porno pour les pulsions suicidaires d’un célibataire qui ne croit plus au grand amour : un porno où les acteurs, visiblement, s'emmerdent et ne sont là que pour le cacheton. Les évangélistes et autres bateleurs à Jésus portatifs l'ont parfaitement compris. Quand on veut expliquer aux gens qu'ils auront quoiqu'ils fassent une vie de merde, il faut le faire en gueulant dans un micro, avec force gospels dans les enceintes et transe mystique sur commande. L'homo politicus européen a déjà tant de pieds dans la tombe qu'il ne demande même plus de frissons illuminés pour accorder ses faveurs à un candidat; son adhésion sera calculée sur la base d'un nuancier de gris, selon qu'il sera d'humeur claire ou foncée le jour du scrutin.

 

Son choix fait, il retrouve sa léthargie bien-aimée et attend tranquillement de pouvoir faire son numéro habituel de déçu, de trahi, de "tous-les-mêmes", avant de se jurer que la prochaine fois, on ne l'y reprendra plus, et qu'il ira voter pour l'autre blaireau, celui avec (ou sans) cravate. Pendant ce temps, il continuera de se faire mettre, d'avaler les couleuvres, de payer plus pour gagner moins, de se faire mobber, licencier, restructurer, délocaliser, enfliquer, museler, endoctriner, castrer, décérébrer - mais il pourra clamer que c'est pas sa faute, puisqu'un jour, il a foutu un papier dans une boîte.

 

Si l'église dealait au peuple son opium antirévolutionnaire il y a encore un siècle, la démocrassouille laïque lui file sa dose de bromure tous les trois ou cinq ans, juste à temps pour contenir son dégoût de tous les "représentants" du monde, avant que ce dégoût ne se transforme en rogne et la rogne en grande Jacquerie. J'ai l'air de me foutre de la gueule des amerloques, là plus haut, mais c'est bien l'un des plus illustres ancêtres des buveurs de Diet Coke qui l'a écrit : "L’arbre de la liberté devrait, de temps en temps, être arrosé du sang des tyrans, car c’est un engrais naturel."

 

Je voudrais pas donner dans l'alarmisme gratuit (ce n'est pas du tout mon style, je crois) mais l'arbre en question m'a l'air bien sec depuis quelques décennies. Y accrocher des bulletins encore des lustres ne va pas remplacer ses feuilles. Par contre, il y a des fruits à deux pattes qui auraient fière allure, accrochés à bien des branches stériles.

11.04.2009

BANALITES FOUDROYANTES A PROPOS DE LA BASTON RATP

Banalité n° 1 

 

La fafosphère s’est effectivement jetée sur le corps du délit, avec une jubilation pas même cachée. Dans l’essentiel, son mot d’ordre aura été : « On vous l’avait bien dit, que les Culs-Blancs étaient des victimes ! » Elle a ainsi démontré, une fois de plus, qu’elle vit au rythme des médiats officiels, qu’elle subit les rumeurs et les tendances comme n’importe quel collectif de blaireaux démocrates, et qu’elle n’est donc jamais que réactionnaire. Son discours, dans le meilleur des cas, peut mener un jour à la constitution de milices civiles autochtones, et dans le pire des cas à l’acceptation de l’enflicage définitif de la société. Mais on ne se fabrique pas de camarades ni de compatriotes avec des confrères blogueurs ou des commentateurs compulsifs de ce que d’autres écrivent. Les divers cercles concentriques de la fafosphère ne constituent pas, et ne constitueront jamais une communauté solide, apte à s’organiser pour assurer sa survie culturelle et physique. Sa visibilité médiatique n’est donc pas un « bon » signe ; elle démontre simplement son intégration relativement harmonieuse dans les rouages du Grand Guignol spectaculaire contemporain. Monsieur Faf, au même titre que Monsieur Moyen, a surtout besoin de gueuler un bon coup au bistrot, et se sent en paix avec lui-même quand il l’a fait. Nos sites, nos commentaires, nos listes de diffusion, tout ça n’a aucune importance concrète ; c’est notre Second Life à nous, notre World of Warcraft Whites Only. Quiconque y cherche autre chose qu’un moyen de repousser de quelques années les ulcères, l’alcoolisme, la démence ou les coups d’éclat désespérés ne fera que hâter leur avènement.

 

Banalité n° 2

 

Qquand on préfère conserver son pognon, ses fringues et son intégrité physique, dans une métropole de l’Occident post-toubabs, mieux vaut ne pas s’attifer comme une groupie de Téléphone, ni tourner le dos à un groupe d’agresseurs. Si l’on est costaud comme une baguette de la veille, il est préférable de soulever régulièrement de la fonte, une bonne carrure constituant toujours une dissuasion à l’encontre de beaucoup d’enculés hostiles ; ceux qui attaquent en bande sont lâches et attaquent par surprise de peur de se prendre un pain. Plus on a l’air d’être en mesure de leur défoncer la gueule sans efforts, plus ils hésiteront à passer à l’acte. Ensuite, et c’est valable pour les fluets comme pour les gras-double, il existe sur le marché quantité de méthode de baston qui sont encore parfaitement légales. On optera pour quelque chose de simple, sans apprentissage de clés ni d’utilisation de la force de l’adversaire ; il faut apprendre à faire très mal, très vite, sans trop réfléchir, et sans besoin d’une extraordinaire souplesse ou d’une technique nécessitant des décennies d’entraînement quotidien. On garder enfin à l’esprit que le combattant le plus aguerri n’est jamais à l’abri d’un coup de pute et que la récompense d’un entraînement sérieux peut très bien être un démontage de gueule en règle avec séquelles durables.

 

 

Banalité n° 3

 

Le jeune qui s’est fait défoncer la tronche n’est pas un de nos semblables. Il est l’équivalent leucoderme du Bounty pour les suprémacistes afros. Sa passivité face à l’agression était déjà mauvais signe, même si tout le monde peut être tétanisé la première fois qu’il se fait molester, particulièrement chez les générations qui ont grandi sans figure paternelle respectable. Mais aucun doute n’est plus permis depuis qu’il a refusé toute colère et toute stigmatisation collective de ses agresseurs. Se faire humilier, insulter et cogner ne lui a pas enseigné qu’il existe un « Nous » et un « Eux », avec tout ce que ça compte de traîtres, de transfuges et d’agents doubles. Son sort ne doit pas faire sourire, parce que personne n’aimerait vivre ce qu’il a vécu (on notera pourtant qu’il ne s’est pas pris de coups de lame ni de barre de fer, qu’il n’a pas fini à poil, qu’il n’a pas été violé en réunion, et qu’il s’en tire somme toute à bon compte par rapport à d’autres). Mais son cas illustre LE dilemme fondamental du patriote contemporain : il ne peut compter sur personne, personne ne compte sur lui, et les gens qu’ils pensaient ses semblables, ses compatriotes, préfèrent subir honte et blessures plutôt d’accepter sa sympathie. A leur décharge, il faut admettre que le « milieu » est un beau ramassis de sociopathes, de larves conformistes, de perdus en quête d’une famille de substitution, de grandes gueules à bras courts, de manipulateurs connus de la police et de bourrins mégalos. Qui voudrait d’une telle protection ?

 

Demeure une évidence pénible : l’Europe est morte et ceux qui se voulaient ses défenseurs ne sont plus que les gardiens d’un musée en flammes, sans autre choix que d’emporter ce qu’ils peuvent dans leur fuite. Nous n’avons plus rien à défendre, et claironner que désormais seul notre clan nucléaire compte pour nous n’y change rien. Nous restons malgré tout remplis de tristesse et de dégoût de n’avoir rien pu faire pour limiter la casse et nous montrer à la hauteur de nos idéaux. Même les antifas agressés par les envahisseurs qu’ils voulaient chérir, même les humanitaires pris en otages par les primates qu’ils voulaient sauver de leur propre stupidité ne ressentiront pas cet abandon indicible. Leur doctrine abstraite d’une Humanité unie les met à l’abri de l’horreur du vide philosophique qui nous saisit quand nous contemplons nos nations crever avec le sourire.

09.04.2009

POURRIR LA TÊTE AUX GOSSES LE PLUS TÔT POSSIBLE

Supplément "Week-end", 24H, 2 avril 09, chronique de "Monstres contre Aliens"

 

(...) Une héroïne féministe


La princesse Fiona dans Shrek a beau être une femme forte, elle épouse finalement l'homme qu'elle aime au-dela de l'apparence. Ici, Susan accepte non seulement sa nouvelle condition, mais elle décide de prendre sa vie en main et de dire non à la tyrannie masculine  - explicite ou implicite - reproduite dans les films d'animation et les dessins animés depuis les premiers Walt Disney. 

 

On encaisse le coup d'épingle, on braille un bon coup, et on réfléchit, autant qu'on en soit encore capable. Parce que c'est l'un des points sur lesquels nos Boniches préférées ont raison: la Colère, envisagée comme une drogue de survie en milieu ennemi, peut finir par nous brouiller la vue. Nous savions déjà que tout propagandiste ne voit autour de lui que ce qui confirme ses obsessions militantes ; l'homme en colère ne voit-il, lui, que des raisons d'alimenter sa rage ? Devient-on accro à la haine, au point de ne plus vouloir ni savoir ressentir autre chose ? Ou s'agit-il, beaucoup plus simplement, de paresse intellectuelle et de paravent pour l’impuissance ?

 

Que fait la fachosphère, à part recenser toutes les minuscules crottes doctrinaires envoyées à la gueule de nos moutards ou de nos femelles ? Nous devrions compter nos munitions, nos kilomètres de course ou nos hectares de terre arable loin de l’effondrement urbain, au lieu de quoi nous comptabilisons les exemples à l’appui d’une thèse du genre : le Monde Moderne nous pollue l’esprit autant que le corps. Comme si nous pensions encore qu’il restait des sourds-aveugles à convaincre. Comme si nous-mêmes étions si peu au clair sur l’ampleur du désastre qu’il nous fallait pratiquer ce genre de trainspotting débilitant, écœurant, qui nous accoutume à l’horreur au lieu de la repousser hors de nos vies.

 

Tout ce que ce genre de choses souligne, somme toute, c’est notre propre incapacité à fuir, ou déclencher une guerre personnelle totale contre, un monde que nous voulons briser avant qu’il ne nous broie. Nous voici, stupéfaits, tétanisés, immobiles, comme des animaux hypnotisés par les phares de la bagnole qui va les percuter.

 

Il suffit de causer avec Monsieur Moyen – même avec Madame Moyenne, ô surprise ! – pour mesurer le point auquel nous lui ressemblons, nous qui nous sommes si longtemps voulus différents, éclairés, hors-normes, irrécupérables. Ses trouilles, ses rognes, ses désespoirs sont les nôtres. Vous pouvez prôner ouvertement la guerre civile, la prise d’otage, la destruction de bâtiments publics, le cyberterrorisme, le sabotage des structures d’échanges marchands, voire la torture ou l’assassinat ciblé, sans qu’on vous traite de grand malade. Au pire on vous rira au nez, en exigeant de vous voir pratiquer ce que vous prêchez. L’inéluctabilité de la violence est acceptée tacitement par une majorité. Il faudra peu de temps avant qu’elle retrouve sa pleine légitimité. Peut-être l’ultime étape à franchir est de faire admettre à quel point la vengeance, individuelle ou collective, est désirable – vengeance contre tout ce qui nous entoure, contre les gérants de notre civilisation-poubelle, contre tous ceux qui ont contribué à boucher notre avenir et salir notre passé. Nous pouvons enfin nous affranchir de tout ce qui est politique : il n’y a plus de Camp de la contestation à rejoindre, nous devons devenir nous-mêmes la contestation, la pousser jusqu’au bout, en faire une façon élégante de racheter nos vies et de les précipiter dans le mur, puisque nous condamnés à nous faire éclaffer contre, de toute manière.

 

Bien sûr, il y a des réflexes basiques que nous ne pourrons pas vaincre. Les crasseux à tam-tams, les hyènes à capuche, les altermondialisateurs à torchon rouge, les barbus explosifs ou lapidateurs, tout cela est LAID et ne peut être cautionné à cause de cela, de cela uniquement peut-être. Mais il nous faut sans doute désapprendre certains réflexes qui nous poussent dans les bras des flics et des organisateurs du Bordel Contrôlé : nous n’aimons pas le foutoir, ni ceux qui l’idolâtrent par antistatisme, mais le gros problème n’est pas le prétendu désordre actuel, c’est au contraire l’aseptisation complète de notre quotidien, le grouillement des instances de surveillance, le choix réduit entre poire à lavement et sandwich au caca, les chansons punks qui osent affirmer que le bulletin est une arme. En ce sens, tout ce qui contribue à foutre la merde nous est sympathique, voire profitable.

 

Pas que l’émeute ethnique ou le pillage des magasins de téloches nous rapprochent d’une Révolution ; nous ne l’attendons plus, elle a déjà eu lieu, et elle nous l’a mis plus profond que nous n’osons l’admettre. Mais notre unique chance de revanche passe par un débordement de l’Etat, qui doit lâcher du terrain ça et là, à force de jouer selon les règles de ses corrupteurs droit-de-l’hommistes. Nous ne devons pas nous laisser scandaliser par l’existence de Zones de non-droit ; elles sont un signe réjouissant, une promesse que nous aussi pourrons un jour faire reculer nos cornacs et nos exploiteurs, pour peu que l’on réapprenne à se serrer les coudes entre semblables, sans avoir besoin d’un Manifeste ou d’un Que-Sais-Je de biologie pour savoir qui ils sont. En fait, malgré la fatigue, le dégoût, la tentation d’en finir brutalement en emportant avec soi un maximum de traîtres et d’enculés, nous n’en sommes qu’au tout début. Tout reste à faire.

 

Nous pensions la civilisation finie parce que notre lignée était presque éteinte : mais nos remplaçants ne seront pas plus libres que nous, bien au contraire. Ils ont choisi l’invasion de confort, puis la taule et l’abrutissement volontaire. Ils maintiendront à bout de bras le règne des usuriers, des pornocrates, des promoteurs de toutes les goinfreries dévirilisantes. Qu’on pense aux récents bastringues des îles Hexagonales : toute cette rage béképhobe pour deux cent balles de plus ! Les colons insultés sans être jetés à la mer ! L’esclave humilié qui ne lutte plus que pour qu’on remplace l’acier de ses chaînes par du platine ! Je ne crois pas que des Communards aient pris le pouvoir à Clichy-sous-Bois, pour dire les choses plus simplement. Et si certaines communautés allogènes prospèrent sur les trafics que nos gouvernements feignent de réprouver, ce n’est pas parce qu’elles ont le crime dans le sang : c’est parce qu’elles sont sacrément moins connes et plus pragmatiques que nous autres toubabs, qui perdons le sommeil dès que nous nous écartons d’un règlement.

 

Oui, nous ne sommes plus chez nous, comme l’affirme la sagesse beauf’ xénophobe à trois francs la tonne. Mais Eux non plus n’y sont pas, et ils seront toujours moins libres que nous l’étions auparavant. La chair des saucisses n’est plus la même, mais l’usine à malbouffe tourne à plein régime et elle a de beaux jours devant elle. Nous n’avons pas à nous battre pour redevenir le bétail privilégié de l’abattoir occidental, c’est l’abattoir que nous devons abattre. Et le boulot sera rude puisque, contrairement aux gauchistes, nous ne croyons pas qu’il soit possible, ni souhaitable, ni profitable, de tendre la patte aux autres bestiaux promis au concassage, qui n’ont rien à foutre ici et n’ont jamais eu aucune raison de nous respecter.

 

Dans l’Histoire, jamais personne n’a eu autant d’ennemis et si peu d’honneur. A nous de tirer de cette déchéance complète une blessure d’orgueil assez douloureuse pour nous arracher au coma. Ils veulent faire de nos gosses des petits soldats dans leurs casernes Citoyennes ? Nous en ferons des mines antipersonnelles qui leur péteront sous les couilles.

02.04.2009

SERMENTS D'IVROGNES

C'est la crise. Le système financier s'est emballé. Il y a eu trop d'abus. Les traders ont pris trop de libertés. Les patrons ont exagéré, en facturant des échecs au même tarifs que des grandes réussites.

Tout ça, c'est fini.

Ca suffit. C'est allé trop loin. Les Grands en ont pris conscience. On va moraliser le capitalisme. On va établir des règles. Nous allons vers un Nouvel-Nouvel Ordre Mondial où l'on ne pourra plus faire portenawak avec l'argent. C'est un soubresaut salutaire, un grand réveil des consciences. Tout va changer. Rien ne sera plus comme avant. Nous avons, cerise sur le gâteau, le Messie Presque Noir à la tête des Zéta Zuni pour sanctifier tout cela, pour bien symboliser le fait, incontestable, que nous sommes en train de changer d'époque. Plus jamais ça, c'est fini les abus et les outrances.

C'est le discours que tiennent tous les alcolos entre deux cuites, quand la gueule de bois est insoutenable. Avant de recommencer.

Maintenant, c'est le droit le plus strict des journaleux de croire que des serments d'ivrognes deviennent crédibles quand ils sont prononcés par des chefs d'Etat réunis en sauterie mondialiste.

 

hangover.jpg

28.03.2009

LA DEBANDANCE

On commence à voir un peu trop de reportages sur les Décroissants aux heures de grande audience. C'est pas que ça m'inquiète personnellement, mais si j'étais dans les sandalettes d'un militant de Casseurs de Pub, je l'aurais mauvaise. Voir ces gros bourges en guenilles de luxe vanter leur engagement pour Laplanette et Lanvironman en allant acheter leur limonade chez un épicier bio, ou entasser des panneaux solaires sur leur gigantesque villa, ça doit foutre en rogne ceux qui croient sincèrement qu'il faut crever la baudruche du développement pour faire crever la société industrielle. Bienvenue au royaume du Larbinat, voilà votre carte de membre, votre petit tablier et vos gants blancs.

 

Somme toute c'est bien fait pour leurs gueules. Si le mouvement a attiré tant de sociodémocrates et d'obamaniaques pâlichons, c'est parce qu'il s'est laissé infiltrer par les boniches de la Zone, puis réduire à une succursale anecdotique de l'entreprise de crouillification du continent. Pour qui s'est donné la peine de le lire sur le long terme, le journal La Décroissance offre un merveilleux exemple de dégénérescence bobocompatible. Parce que voui, Kamarade post-nazebroque désorienté et fou de haine, fut un temps où c'était une lecture acceptable, voire profitable. Ca n'a pas toujours été une manière détournée de prôner un retour à la morale parpaillotte du genre "Endettez-vous plus pour vous serrer la ceinture un cran de plus." On pouvait trouver bien des pépites dans cette décharge à présent pacifiée et recyclée.

 

L’emblème du journal, il y a peu, était encore un genre de clown hirsute au sourire de requin sous pilule thaï. Laid mais pas plus dérangeant que ça, et il était permis d’y voir un hommage à l’esthétique d’Hara-Kiri plus qu’une autocaricature de néo-hippie mangeur de graines. Le voilà remplacé par une Marianne stylisée, avec phrygien et cocarde, et un sourire évoquant Béatrice Dalle ou Belladonna, selon les références cinoches qu’on ose avoir.

 

La ligne éditoriale a bien entendu suivi le même dévaloir à linge sale. Et que nous sommes parfaitement démocrates ! Et que nous sommes républicains jusqu’à la dernière pellicule du dreadlock ! Et que ma tolérance est plus grosse que ton antiracisme, mon fwèwe ! ! Et que les fâchysses conduisent des hummers, et réciproquement ! Et que je collectionne les Points Godwin à en remplir des centaines de cahiers Panini ! Et que la pub et la destruction des villes comme des campagnes c'est mal, mais quand même moins mal que de serrer la pince à un type qui n'a pas d'ami exotique ou de mignons petits bâtards.

 

Toujours

La

Même

Merde

 

Ils doivent faire exprès.

On n’en sort pas.

Tout ça bande mou et triste, ça sent le patchouli de combat, le tam-tam cogné à peine plus fort que les comparses, Le pouvoir des fleurs de Voulzy en version thrash-metal durable. Alors que la base du discours, putain, relevait d'un bon sens si solide que les préférences en matière de couleur de chemise devenaient ENFIN secondaires.

 

Vivre et bosser au pays ? Bouffer local et naturel ? Foutre le camp loin du béton, des webcams de surveillance mutuelle, du harcèlement publicitaire et de la folie sourde des entassements en clapiers pour humains? Passer à la concasseuse tout ce qui est Iphone, Facebook, tuning,  cabines à UV, téloche et crédit-conso ? Noyer le frère siamois de droite dans la pisse de celui de gauche ? Mais comment donc ! Plutôt quatorze fois qu’une ! On signe ! En fermant les yeux !

 

Mais non. Ça doit sentir trop faf à leurs yeux. Ou alors ils se rendent compte qu’on est beaucoup à avoir méchamment accroché au message, sans pour autant bander à l'idée d'un kolkhoze mondial métissé et citoyennofestif. C’est qu’on n’est pas fréquentables, nous autres. Alors on met le discours de base de côté, on nous ressort les gousses d’ail, l’eau laïque, la décoction d’Heures les plus Sombres, pour bien expliquer que les plus exclus des métabarjots modernes sont à nos portes pour, à leur tour, exclure à tour de bras tendus.

 

C’est vrai : on est si nombreux ! si friqués ! si violemment soutenus par les médias ! si bien financés en douce par l’industrie pétrolière et nucléaire ! Moi d’ailleurs, c’est bien simple : je passe mes ouiquèndes le fessier rivé au siège-baquet de mon 4x4 : les jours pairs, dérapages contrôlés dans des cimetières juifs, les jours impairs, du tout-terrain dans des réserves naturelles. Je ne vis que pour ça. Aujourd’hui, à l’heure où les nouveaux mormons de supérette éteindront leurs lumières pour lubrifier le cul de Gaïa, moi je brancherai tous mes appareils électriques à la fois, en hurlant des hymnes pornographiques à la gloire de la bite à George Bush, ou Kill the poor, ça dépendra de l’humeur.

 

Enfin bref.

 

Pour ceux d’entre vous qui ne se sentent PAS obligés de manger de la merde si ça semble flanquer la nausée à un gauchiste, lisez toujours ceci, qui date d’un temps pas si lointain où La Décroissance était hautement lisible.

 

 Décroissance Relocalisation 1.jpg

Décroissante relocalisation 2.jpg

25.03.2009

A BICYCLETTE

La bien-pensance découvre que la jurisprudence Starac' ne mène finalement pas à tout. La vie sociale, politique et culturelle d'Occident a beau ne plus être qu'une question d'image, de communication, de sondages et d'audimat, on ne gagne pas (encore) son visa en faisant du cinéma amateur, tout collabo pro-yanqui qu'on soit. La Chuiche expulse Vélo K. ("Fahrrad" en allemand, gnyark, gnyark) vers la Suède, pays nazi bien connu pour son irrespect fondamental des droits du pas-toubab. C'est un sérieux couac dans le scénario des intermittents de la politique-spectacle.

 

Tout avait pourtant si bien commencé. Un héros exotique, un exil loin de la guerre, un engagement en faveur de la Liberté Démocratique imposée par bombardements, une décision inhumaine d'un méchant gouvernement de quasi-droite, une mobilisation journalistique suite à la diffusion d'une bluette immigrationniste, ne restait plus qu'à trouver un collectif apapelophile bien structuré et capable de fédérer les masses citoyennes pour que qu'une régularisation soit vite ficelée.

Et puis tiens, tant qu'on y est, on aurait pu mettre en scène un quelconque amant autochtone transi de passion après trois longues semaines de vie commune et blam ! le coeur de Josiane fondait devant son écran, les pétitions débordaient de signatures, Vehikulh K. était porté en triomphe sur la Place Fédérale, affaire classée, épisode suivant please !

 

Bike.jpg


Et puis non. Coupez. On va pas la refaire. On a perdu le personnage-clé du clip et la bande originale n'est pas en vente. Quelle déception.


Ca rappelle ce documentaire tourné par Terry Gilliam sur le tournage de son Don Quichotte avorté. Un beau rêve multicolore qui s'effondre avant terme et dont il ne reste que des beaux souvenirs à ceux qui y ont participé.


Je n'ai pas l'oeil humide en vous racontant ça, mais c'est pas parce que je suis un ignoble petit dégueulasse sans coeur, c'est que j'ai plus de collyre.