21/05/2013

DERNIER BRAS D'HONNEUR

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J'apprends la chose du retour de l'hôpital, c'est parfait avec le temps qu'il fait. Ambiance Camp des Saints, en direct, sans effets spéciaux. Ca pue et ça sent bon à la fois, comme de coutume pour les narines trop longtemps plongées dans de la naphtaline.

Eclabousser de son sang l'antre de la Grande Métisseuse, que certains pensent encore être la solution et non pas l'un des tentacules du problèmes du Grand Remplacement, on concédera que ça a une certaine gueule.

"Le geste intrigue", commente le Figamou. Belle épitaphe de la part de cette ex-droite qui, décidément, n'a toujours absolument rien compris. J'espère très égoïstement, et sans excès déraisonnable d'espoir, que la NRH lui survivra.

A votre mémoire et votre oeuvre, Monsieur V.

 

Ma caboche fatiguée est pleine d'électricité, tandis que je rumine la nouvelle, mon gamin dans les bras.

Un tel geste n'est pas qu'un ultime bras d'honneur à la trahison, à la Correction et à la machine à bousiller les Aryens. C'est un doigt accusateur, humiliant, impérieux, qui se pointe dans la gueule de chacun d'entre nous, une voix de pure rage qui nous demande

ET TOI ?

Toi qui prétends avoir des idéaux, qu'as-tu fait à ce jour ? Qu'es-tu prêt à faire ? Quel geste nouveau, spectaculaire et symbolique seras-tu capable d'accomplir à l'instant crucial ? Toi qui agites si volontiers la fierté de ta lignée et tes ancêtres, auras-tu la force et la noblesse de les rendre fiers de toi ?

07/05/2013

CARLYLE CLUB

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L'original en format lisible

et d'autres taquineries de la même race espèce

ICI

Pas envie de vous taper la rata avant de passer au calva ? Allez directement ici:

In this week’s issue of Radish, the Thomas Carlyle Club for Young Reactionaries (Students Against a Democratic Society) finds solace and inspiration in the glorious cultural heritage of the white race.

Yes, I know, we’re not supposed to call it that.

27/04/2013

LOUNES

Si chaque grande ville de France comptait seulement un petit millier « d’enragées volontaires » de l’espèce de Emma West et de Jacqueline Woodhouse alors nos ennuis seraient résolus très rapidement. Personne, aucun cargo d’immigré, aucune pelletée de crépu d’ou qu’ils sortent, aucun décret-loi, aucun serpent racailleux cannabique, aucune loi aucune industrie aucun principe frauduleux, aucun lobby même le plus immonde ramassis la plus concentrée fourmilière de cafards richissimes déchaînés de racisme à mort anti-blanc ne peut tenir une seconde la distance contre une femme qui a décidé d’avoir ce qu’elle veut. (...)

Les faits concrets les voici. Surreprésentation extraordinaire des gens de ce sérail dans les domaines suivants: production et diffusion de la pornographie, origine des armateurs de bateaux d’esclave, trafic de drogue, plagiats de livres et d’idées, incitations à la haine de la France, incitations à la haine de la race blanche, incitations à la haine de l’Eglise, conceptualisation et diffusion du gender, mariage gay, dead white males, suppression/modification du nom de famille, élévation des taxes sur héritage, diffusions d’image pour grand public qui représente le métissage systématique d’un Noir et d’une Caucasienne, entretien de mensonges et d’exagérations sur un martyrologe passé pour culpabiliser d’avance les gens qu’ils persécutent, appauvrissement des Français qui les accueillent par intrigues fiscales à l’intérieur de l’Etat, truquage des informations participatives dans Wikipédia, financement colossal des campagnes d’Obama et écrasante majorité de vote communautaire en sa faveur aux deux élections, triche et cooptation communautaire pour squatter les jobs importants et valorisants, origine de la législation sur le divorce et surreprésentation dans les avocats spécialisés dans les divorces, lobbyisme pour les manipulations génétiques type GPA, mise en place de structures pour favoriser l’immigration et l’impunité de la délinquance. (...)

Le reste ici

17/03/2013

VOUS AVEZ TOUT FAUX - CONTINUEZ COMME CA

Si je retrouve rapidement une aiguille à me planter dans la fesse, j'arriverai peut-être à verser une larme sur les déboires d'un footeux. Mais outre le légitime mépris que l'on peut réserver à cette répugnante sous-classe sociale, et en faisant brièvement abstraction de tout adolfisme, posons quand même rapidement les faits de manière brute et simple :

Je fais un geste avec le bras et dans les minutes qui suivent, je peux changer de métier. Ni mort, ni blessé, ni détournements de fonds, ni tricherie, ni insulte, ni viol d'aucun règlement. Une articulation qui se déplie, un membre placé à un certain angle, et paf - viré, honni, sali.

On peut faire une belle carrière de déPUTé européen en ayant admis s'être fait masturber par des enfants. On peut revenir aux affaires d'un pays en traînant au cul mille affaires de prostitution de mineures. On peut faire magiquement disparaître des milliards de milliards de francs et toujours être considéré par les chefs d'Etat et les journalopes comme un grand spécialiste de la phynance mondiale. On peut torturer, violer, tuer, et toujours trouver un avocat pour vous défendre, une pouffiasse pour vous marier en prison, une ordure post-catho pour organiser un cercle de silence en votre faveur. Mais il y a un angle de bras par rapport au corps qui, si vous l'adoptez pendant plus qu'une seconde d'inattention, vous dégage de la société des honnêtes gens.

Dans un monde un peu normal, des hordes de supporters auraient déjà parcouru les artères des plus grandes bourgades alentours, offrant des séances d'acupuncture gratuite à toute personne passant à proximité d'une batte cloutée. Mais souvenez-vous, bande de distraits canaillous : ce monde n'est pas normal.

Mais oublions ces remarques de vieux con avant l'âge.

Correcteurs professionnels, castrateurs démocrassouillons, Politkomissars à peluche rose, je vous conjure,

NE CHANGEZ RIEN

Continuez exactement comme ça.

Nous savons, de toute manière, que c'est une question de survie pour vous : dans une ville sans rats, personne n'a besoin d'un dératiseur. Or la seule chose qui vous sépare du suicide collectif face à la grisaille sans espoir de vos minables existences, c'est l'argent de poche que vous vous faites à pourchasser les rats de vos propres élevages.

Le ventre de la Bête Immonde, c'est vous. La Gestation Pour Autrui, ça fait depuis 1945 que vous la pratiquez à vous en fendre le bassin en deux. L'adolfisme mort, carbonisé et dispersé aux six cent soixante-six coins du cosmos, vous en avez conservé des hectolitres de foutre, vous en tartinant le cul à chaque fin de menstrues, pour pouvoir bouffer vos propres bâtards jusqu'à l'extinction des rares spécimens d'humains vaguement intelligents.

C'est dans vos serres putrides qu'ont germé les graines des futurs massacres interethniques. Je suis l'un de vos bâtards. C'est vous, votre saloperie, votre obsession, votre trouble obsessionnel compulsif déguisé en Demoire de Mévoire qui m'a inoculé cette Haine que vous passez votre vie à renifler, comme des eunuques qui se feraient embaucher dans une commission de censure, histoire d'être payé à mâter du porno sans bander. Vous faites pire encore que ces tribus grotesques des égouts de la planète, qui tannent la gueule de leurs gosses quand ils se chient dessus à l'âge où le contrôle du sphincter est physiquement impossible.

Merah et Breivik, c'est vous. Tous les Merah et tous les Breivik de notre gerbatoire avenir, c'est vous qui les avez conçu, élevés, nourris, nazifiés, holocaustocratifiés.

La sagesse populaire prétend qu'à quelques centimètres d'une plante toxique, pousse son antidote, à disposition de qui sait le voir. Nous autres, archétypes de tout ce que vous considérez comme ce qu'il se fait de pire à la surface du globe, nous sommes précisément cela : votre contre-poison.

07/03/2013

BLACK POWER SHORTAGE

Ah, 2008, Frères Citoyens, 2008 ! La belle époque... L'obamania à son pic, une érection journalistique si durable et épaisse que parler de priapisme semblait bien faible... Oui nous pouvons, Bush enfin dégagé, le pire passé et le meilleur à venir... Est-ce que ça ne vous manque pas, cette sensation de pouvoir donner dans le marypoppinisme le plus sirupeux tout en paraissant éclairé, avant-gardiste et respectable? Allez ! On se fait un petit shoot de changement-auquel-on-peut-croire.

Et n'oubliez pas de lire le numéro de Radish Mag sur le Black History Month, pour voir le génie Noir en action, hier et aujourd'hui.

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Non, pas celui-ci.

06/02/2013

MISE AU FLOU ET BONHOMME HITLER

Je lis Le Pamphlet depuis quelques lustres déjà, et si vous étiez Vaudois vous rougiriez de ne pas en faire autant. C'est souvent drôle, la plupart du temps juste et bien écrit qui plus est.

Mais tout le monde, un jour ou l'autre, peut s'encoubler dans le tapis. Démonstration avec la Mise au point que MdP propose en page 3 du numéro de janvier. Notre homme entend expliquer les raisons objectives d'une opposition morale au "mariage pour tan-tous" flambyesque. C'est déjà chercher bien loin dans l'abstraction théologique. On n'a pas besoin d'écrire des sommes pour motiver son refus de manger de la merde à un contradicteur qui insiste pour qu'on y goûte : un bijou masculin de bon goût suffit amplement.

Dans le même ordre d'idée, il est tout simplement stupéfiant que cette proposition délirante puisse constituer ne serait-ce qu'un embryon de discussion. Le propre de notre époque n'est pas que le ridicule ne tue plus : c'est que les intellectuels ont perdu jusqu'à la compréhension basique de ce qui est ridicule ou non, scandaleusement indécent ou pas, susceptible ou non de vous faire passer à vie pour un guignol et un sac à foutre.

Le problème ne peut valablement être envisagé sous l'angle moral, parce qu'il est question de légaliser une obscène mascarade et de légitimer la maltraitance psychologique - voire pire si affinités - de gamins déracinés au nom d'un culte relativiste dont personne ne peut citer un seul bienfait véritable. Ceux qui promeuvent l'abjection sont des tarés qu'il faut neutraliser aussi vite que possible, ceux qui s'en accommodent des chiffes lobotomisées.

Après un long et plutôt confus argumentaire, l'auteur se réveille un peu et nous avec lui :

Ce que le projet de François HOllande met en cause  n'est pas seulement la notion objective de mariage et la connaissance de la morale, mais l'existence même de celle-ci en tant que donnée universelle des consciences humaines (...), avec, en plus, la dénaturation de la finalité même de l'ordre légal et étatique. Face à de tels dangers, force est de convenir qu'une réintroduction dans la loi pénale de la criminalisation de l'homosexualité devient un acte social de légitime défense.

C'est sûr, dit comme ça, ça a des poils et des phéromones. Mais passé le mouvement légitime d'enthousiasme schadenfreudesque, l'idée d'illégaliser la tapeterie bloque quand même sérieusement. Même un retour à l'ancienne conviction qu'elle constituait une maladie mentale reconnue par le milieu médical semble excessif. La sagesse, qui se trouve - hasard farceur - être mon avis à moi, commande de s'en tenir à "vivre et laisser vivre", assorti du droit à la légitime violence envers qui vient nous pourrir la vie, que ce soit avec des maladies de singe vert ou des leçons de puritanisme post-moderne.

Non, franchement : les tantes en cabane pour moeurs déviantes ? Indéfendable. Mais en revanche :

° traiter leurs revendications avec la bienveillance, la compassion et la fermeté qu'exige le caprice d'un mongolien sous kétamine;

° leur dénier le moindre droit à quoique ce soit au seul nom de l'usage qu'elles font de leurs boyaux, parades urbaines dégénérées comprises ;

° classer sans suite les plaintes pour éventuel entartage, session goudrons-et-plumes ou dégustation d'huile de ricin "offerte" à quiconque se pique de faire l'apologie desdites moeurs déviantes ;

En clair : pas de persécution ni de cruauté gratuite envers ceux qui se contentent d'altersexualiser comme bon leur semble, sans s'en faire un étendard dont ils claquent la gueule à tous les passants.

Qui vous baisez et comment vous le/la baisez n'intéresse que vous, l'Etat ne doit pas s'en mêler, et je ne veux pas le savoir.

Tout en découle logiquement, et si chacun se tenait à cette ligne élémentaire, l'actuel barnum mobilisant les parlementeurs hexagonaux, si frétillant à l'idée de séduire des dégénérés qui prennent leur vessie pour des utérus, n'existerait pas.

Pour en reviendre au Pamphlet : le beau coup de menton mussolinien cité plus haut perd sa saveur en moins de trois lignes subséquentes, où il est à nouveau question de "ruine morale" :

L'insensé qui dit dans son coeur "il n'y a pas de Dieu" marchera dans les voies de la corruption morale, écrivait Pie XI dans sa lettre encyclique aux catholiques allemands pour les éloigner du national-socialisme, le 14 mars 1937. Serions-nous aujourd'hui confrontés à leurs successeurs spirituels, la différence d'objet du code moral étant ici sans pertinence ?

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Et pourquoi pas une petite allusion au triangle rose, histoire d'être follem diablement original?

Ce n'est pas que l'abonnement au Pamphlet me bousille la pompe à phynances, ou que je me sente un droit de lecteur payant à lui dicter son contenu, mais putain serait-il possible de conserver au moins un seul putain de journal dans ce pays où la distribution de Points Godwin est contraire à la ligne éditoriale ?! Existe-t-il encore un seul putain de plumitif capable d'évoquer une abomination contemporaine SANS nous expliquer que c'est mal parce que ça fait bander le Bonhomme Hitler ?

CONTENTS, TAS DE PORCS ?

So I have a question for you lot: Feagin, Jensen, Ignatiev, and all you other swine who teach blacks to hate us. Are you happy now? Are you happy how well your lessons were learned? There is blood on your hands. Brittney Watts was 26 and recently married. She’s dead. Lauren Garcia was 23. She will never walk again. Their families will never be the same. There are hundreds, thousands, tens of thousands of whites whose lives have been snuffed out or wrecked because of the hatred that you—yes, you—spread through this country.

Pour les malheureux d'ex-France qui ne peuvent accéder à la vidéo et ne savent pas comment bidouiller pour le faire, le reste en version écrite est ici.

28/01/2013

ATROCITISME

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Dès 1914, les autorités françaises savaient que les soldats Allemands coupaient les mains des petits enfants belges pour en faire de la soupe et brûlaient de jeunes vierges pulpeuses pour fondre la graisse de leurs mammelles et en faire d'impures barres de savon. Et qu'ont-elles fait, mmh ?

RIEN.

Nous avons toute une collection de post-it et de carnets à spirales officiels qui le prouvent de manière irréfutable. C'est scandaleux. C'est suffoquant d'indignation. Le gouvernement ripoubliquain d'ex-France in corpore doit aller se prosterner face dans la fange au Musée de la Frite-Moule de Tourrines-la-Grosse et s'engager à fournir mille tonnes de camembert et quinze millions de caisse de vieux Bordeaux aux citoyens de Belgique, si ce pays existe encore bien sûr.

Comment ça je mélange tout ?

19/01/2013

EUROPE DE L'OUEST, AN DE GRÂCE 2300

11/01/2013

SOUHAITER LE PIRE

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Comment peut-on en venir, quand on n'est pas plus à la masse que la moyenne, à fonder quelque espoir sur une dégradation complète de la situation ambiante ?

Comme ceci :

Actuellement l'action radicale est impossible - l'action modérée soumise aux règles du jeu et à l'évaluation de l'Ennemi - le discours radical confiné aux marges semi-clandestines du débat public - le discours modéré soumis aux règles du jeu et à l'évaluation de l'Ennemi.

La société occidentale est une coquille vide : ce n'est plus qu'un ensemble d'institutions obsolètes, d'habitudes encroûtées, de relations d'affaires cyniques, de faux prestige étatique. Les choses ont l'apparence de la normalité et du calme, mais dans le fond nous sommes dans une situation d'avant-guerre civile, une sorte d'Ex-Yougoslavie à l'échelle continentale. Ce qui empêche l'explosion ? Un double cocktail administré aux camps en présence : sédation-castration obligatoire pour les Blancs, survalorisation-sponsoring pour les métèques.

Un rideau de coton glacial s'est abattu sur l'Ouest, arrêt sur image général. Trop froid pour vivre, pas assez pour crever. Ni l'Enfer que réacs et cocos voudraient pouvoir combattre franchement, ni Paradis que soc-dem et banksters vantent aux Prochains Européens abâtardis. Les Tièdes ont vomi Dieu, et avec lui tout ce qui pouvait tenir lieu de sacré.

Cette situation peut durer une éternité. C'est la longévité-record du Dernier Homme - à ce détail près que l'ami Frédo s'est gourré sur un aspect géographique : il n'a pas déserté les endroits difficiles à vivre, il les a tous domestiqués, climatisés, bétonnés, emtivisés, starbuquifiés. Toutes les grandes villes du monde ont exactement la même gueule, les villes moyennes et petites sont programmées pour passer prochainement par le même laminoir. La notion de planète-prison est de moins en moins fantasmatique.

Dictature molle. Contrôle social par l'avachissement. Culture soigneuse de toutes les bassesses paralysantes de l'humanité. Du pain de mie et des jeux télévisés. Ca remplit de dégoût, de tristesse, d'incompréhension, mais comme il n'y a plus de culte de la personnalité pour les personnes en charge du bousin - on nous propose d'idolâtrer des saltimbanques jetables, dont la mort brutale ne ferait que profiter à leur carrière post-mortem - quelle tête va-t-on flanquer au bout d'une pique ? Les gestionnaires du désastre, les ingénieurs des nuisances sont des fils de pute interchangeables. On nous a fait à l'échelle de toute la civilisation fait le coup d'Arpanet : qu'importe l'attaque ciblée contre l'un des tentacules, le poulpe mondialiste est indestructible, parce qu'il est plus que la somme des parties qui le composent.

La droite prétendument extrême n'a pas l'air de vouloir le comprendre. Elle se chante encore des berceuses d'inspiration bolchevik, sur l'air du Réveil du Peuple qui finira par en avoir assez, alors qu'avec l'échine brisée, l'estime de soi broyée et tous les sens saturés, son humeur n'a plus aucune importance.

La nôtre en a, par contre, elle en a parce que nous allons crever de rage impuissante, nous épuiser comme un moteur tournant à fond avec le frein à main bloqué.

On en vient à souhaiter une aggravation radicale de nos conditions d'existence dans l'espoir qu'une vraie tyrannie à l'ancienne fasse renaître en nous l'instinct Berserker. Jamais à une autre époque n'avons-nous été pire ennemis de nous-mêmes qu'à présent : nos faiblesses, nos manquements, nos ratés, nos retards, nous accoutumances, nos lâchetés sont aspirées dans le plus puissant catalyseur jamais développé depuis l'Empire romain. Et le fait de ne pouvoir s'en prendre qu'à soi-même ne fait que prospérer ulcères, alcoolisme, dépression, renoncement, relativisme, dissolution dans l'exacte grisaille contre laquelle on avait réussi, éphémèrement, à bander les restes misérables de notre dignité bafouée.

Alors oui, pourquoi pas ? Pourquoi pas le mariage homo, trans, mort-vivant, incestueux, pédomaniaque, bestial ?

Pourquoi pas la distribution supervisée par l'Etat d'héroïne, de kétamine, de crack, de mort-aux-rats en dosettes reniflables ?

Pourquoi pas accepter un suppositoire-espion dans le cul une fois par mois du moment qu'on n'a rien-à-se-reprocher ?

Pourquoi pas l'avilissement ultime, toucher le fond, s'y vautrer, s'y coaguler, devenir lui ?

Pourquoi pas puiser dans le plus complet des désespoirs la dernière étincelle qui nous permettrait de n'avoir, cette fois, vraiment plus rien à perdre, et d'exercer avant de crever comme un clebs une vengeance à la hauteur de notre nausée ?

En fait, dans l'expression "politique du pire", c'est politique qui n'a rien à foutre là. Parce que nous ne promouvons aucun programme.

Nous sommes uniquement réduits à prier pour une véritable catastrophe, digne de ce nom, reconnaissable en tant que telle par tout le monde, contrairement à l'Effondrement qui s'est déjà produit dans le silence des pantoufles et le confort des analgésiques, parce que la bête en nous ne voit plus d'autre moyen de préserver les miettes de dignité qui lui restent.

Nous ne réclamons pas un combat loyal où nous pensons avoir toutes les chances de l'emporter.

Nous sommes les zombis qui se saignent la gorge à demander une mort brutale et rapide OU une renaissance, quitte à ce que ce soit pour le pire, avec 0% de meilleur garanti.

C'est irresponsable. C'est irréaliste. Ce n'est pas sérieux. Ce n'est pas comme ça qu'on sauve une civilisation. Ce n'est pas digne d'un Vrai Aryen Droit dans ses Rangeosses. Ca ne mène nulle part. Ca n'est pas sérieux.

Jawohl.

Mais c'est ainsi.