22/03/2009
BOUMBOUMBOUMBOUMBOUMBOUMYEAHYEAH
15:58 Publié dans Survie musicale zonarde | Lien permanent | Commentaires (2)
21/03/2009
FOLIE - DROGUE - TRAHISON

Nous avons tous sous le coude des excuses béton et des prétextes créatinés pour justifier nos manquements et nos petits arrangements gerbeux. C'est un mécanisme de compensation tout bête, qui permet de rétablir l'équilibre indispensable à notre survie. La mauvaise foi, si elle est inconsciente ou cyniquement assumée, est une alliée de choix pour s'accorder quelques mois de vie supplémentaires.
Le grand classique est bien entendu La Société, ou Le Système, mais ça commence à être un peu démodé - et puis ce n'est plus très propre depuis que les bas-fonds de nos Territoires Occupés s'en servent sur fond de beatbox. Une alternative plus solide, mais aussi plus intimiste et donc paradoxalement plus risquée, c'est L'Education ; un peu bidon dans la mesure où l'on a une certaine marge de manoeuvre dans le choix de ce qu'on en conserve. Reste alors L'Hérédité, qui implique de se faire plus fataliste qu'on ne l'est vraiment.
Mais en fin de compte, tout cela n'est que paravent fragile. You know you fucked up, what will you do, citera le connaisseur de noise rock qui ne s'embarrasse pas de références littéraires clinquantes. En termes plus classiques, on juge l'arbre à ses fruits et point barre.
Ce pénible préambule pour présenter ce qui suit, à savoir un fruit immangeable et que je n'offre ici qu'à titre de curiosité verbeuse. A considérer comme un exercice particulièrement indécent de désespoir post-militant. C'est le résultat de trois ans de cogitation morbide, puis d'environ un an de rédaction par bribes. Un gaspillage de temps et d'énergie que j'espère assez colossal pour être au moins comique. Nul doute qu'il aurait mieux valu ne jamais le faire lire à personne. Mon excuse : c'est la faute à James Ellroy. Sans Destination Morgue, cela n'aurait pas jamais filtré. C'est un bouquin qui désinhibe vachement, presque mieux que l'abus de vin rouge.
J'ai décidé de publier ça en Acrobat, parce que c'est long - environ onze pages A4 bien aérées pour limiter l'inconfort de lecture. Il y a une majorité de choses que j'ai déjà dites ailleurs. Vieux travers du propagandiste, dont le travail ne consiste après tout qu'à ressasser toujours les mêmes conneries aux mêmes oreilles. Pour ceux que ça fatigue d'avance, et que je comprends absolument puisque je ne lis pratiquement plus rien moi-même, je résume en une phrase, qui s'adresse à, disons, dix ou quinze personnes maxi : Nous devenons tous cinglés et c'est normal.
J'aime penser que dans un autre monde, d'autres Possédés plus forts et plus soudés auraient pu partir d'un tel constat pour foutre le feu aux poudres.
07:36 Publié dans Autopsie de la Dissidence | Lien permanent | Commentaires (6)