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24/06/2010

LE OUACISME, MALADIE BLANCHE NON-CONTAGIEUSE

Longtemps fauché et de nature économe, je n'ai pas pu lire l'intégralité du dernier billet de Liz Causeuse parce qu'il faut raquer pour y avoir accès. Un survol de l'intro fait se féliciter d'une telle ladrerie : il y est question d'un quelconque Divers-en-chef d'ex-France, qui rêverait "d’un monde où l’origine ne sera ni un handicap ni un atout mais une affaire privée – si tant est que l’histoire puisse être purement privée. Nous aussi, on aimerait bien. "

 

Voilà voilà. La routine.

 

Reste qu'il y a le titre, et le titre est bon : Des mesures antiracistes mais raciales

 

S'il est représentatif du contenu de l'article, on peut s'attendre à un réquisitoire contre une "incohérence" des ingénieurs du génocide tranquille. Dans les grandes lignes, il s'agirait alors de les enjoindre à pratiquer jusqu'au bout ce qu'ils prêchent, à savoir de renoncer à l'ethnocentrisme qu'ils reprochent si abusivement à la majorité toubabe. Encore un effort si vous voulez être post-raciaux, en somme. Si vous l'avez lu, tiendez-moi au courant, j'aimerais savoir si mon don de voyance mérite que je lance des paris idiots dans mon entourage.

 

D'un point de vue droite-légaliste, ça se tient. Du mien (je m'abstiens de dire "du nôtre", puisqu'après tout je ne sais pas qui me lit sans grimacer ni ricaner), c'est un peu ridicule. Les metekoi n'ont pas nos a priori moraux, nos pudibonderies de chrétiens déchristianisés. Quand Monsieur Blanchouille fustige le ouacisme, il le fait au nom de valeurs qu'il croit encore mériter une majuscule : l'ouverture, la tolérance, le partage, le dialogue, autant de saloperies masturbatoires et suicidaires sur lesquelles nous ne nous attarderons pas. Monsieur Mélanine, par contre, n'a rien à foutre de ces abstractions, et c'est tout à son honneur : s'il dénonce le ouacisme, c'est  parce qu'il s'en estime victime - quand il le pratique, ça ne lui provoque pas vraiment d'insomnies. A-t-on jamais vu un Divers subir les convulsions électriques comparables à celles d'un Fromage, quand il sent qu'on le soupçonne de xénophobie ? Que pouic !

 

Et c'est bien normal : il est convaincu d'être IMMUNISE. Le ouacisme, le colonialisme, le mépris de l'autre pour sa nature supposée, c'est à classer dans la même catégorie que les disques de Véronique Samson, les colifichets indiens, les t-shirts avec des panthères, les santiags ou la passion des pâtes molles fétides : c'est un truc de Blanc. Point final et non négociable. Beaucoup ne semblent pas même savoir de quoi il s'agit :

 

Depuis plusieurs mois, selon le collectif, les agressions et les vols violents visant les Asiatiques se multiplient dans l'est parisien. "Les agresseurs sont souvent des groupes de jeunes qui habitent ici", affirme Huong Tan, qui réfute l'existence de problèmes de racisme.

 

Cette  candeur et cette bonne foi inoxydable vont encore plus loin que cela, au grand dam des bonnes poires qui espèrent Réconcilier les Egaux. Maures et Sarrasins ne se branlent pas la glotte avec la "défense" de leur "identité", ne bassinnent personne avec leur "enracinement" ni leurs "traditions ancestrales". Abstractions de Culs-Blancs, une fois de plus, même s'il s'agit de Culs-Blancs un peu moins  atrophiés que la moyenne. Eux SONT, ils le SAVENT, et ils emmerdent tout bipède à qui cela pose un problème, renvoyant dos à dos le gauchiste qui nie et le droitard qui jalouse.

 

La bataille entre conservatisme culturel et cosmopolitisme les  survolent à des altitudes stratosphériques. Trucs de blanchettes que tout cela. Leur activisme est quotidien, pragmatique, animalement territorial. Quand tempes rases et dreads crasseux descendent dans la rue pour quelques heures de show encadré par la flicaille, eux tiennent le trottoir, les gares et les halls d'immeubles EN PERMANENCE. Pour ce faire, ils n'ont besoin ni d'étendard, ni de slogans, ni de programme, ni de scores humiliants à des élections locales. Leur non-blanchitude leur tient lieu d'uniforme, leur détestation de l'Europe-d'Avant les soude au-delà des haines particulières. Ils pensent et  agissent en bloc, n'imaginent pas la famille comme autre chose qu'une meute, dont la seule raison d'être est de protéger ses rejetons de façon INCONDITIONNELLE.

 

 

france_riots3.jpg
Mort de François-Joseph (prénom modifié), multirécidiviste.
La famille manifeste son deuil avec dignité et retenue.
A terre, Charles, éducateur de rue, établit le dialogue pour prévenir tout amalgamme
de la part de la droite sécuritaire qui tente de diviser le peuple
pour le bien des spéculateurs et des marchands de Tazers.

Foufouna crève comme un con, éjecté de son scooter volé, chargé de THC jusqu'aux yeux, en tentant d'échapper aux flics après un braquage raté ? La horde enfile ses t-shirts blancs et hurle à la face du monde : MORT POUR RIEN ! Aucun crime commis contre les autorités, les institutions, les commerces ou la populace autochtone n'ont d'importance. Il n'y a pas de crime quand la victime est extérieure au clan. La souffrance d'autrui ? Rien à battre.

 

Cette absence radicale de toute capacité d'empathie pourrait répugner les esprits délicats. Elle est en effet le signe d'une civilisation sous-développée, bloquée peu après le stade de l'homo abilis. Mais c'est une attitude saine, noble et nécessaire lorsqu'il ne reste du Vivre-Ensemble que le nom, et plus aucun processus d'ASSIMILATION des communautés au sein d'une Nation au sens progressiste du terme. Un pays d'accueil qui traite ses immigrés avec plus de tact qu'un instructeur de la Légion est un cadavre en sursis. Sans une discipline d'acier et un effacement complet des anciennes loyautés claniques, le "creuset républicain" se transforme en cuvette bouchée - avec, car les choses sont bien faites, des couleurs représentatives de ce qu'on trouve d'habitude dans les cagoinces.

22/06/2010

CREVER ET LAISSER CREVER

A new study from the Masculine Pathology Department of the University of British Columbia has found, as hoped, that traditional “stoic warrior” ideals associated with masculinity contribute to a male suicide rate that is often as much as three times higher than the female suicide rate. Men who are “suffering from depression” appear to be less likely to ask for help than their female counterparts. However, John Ogrodniczuk, who is seeking publicity for the study, offered that men who “had a strong commitment to their families” and who envisioned themselves as protectors and providers were less likely to commit suicide. The positive spin seems to be that those who are trying to steer a depressed man away from suicide should focus on the “protector and provider” ideal -- but it should be noted that this masculine role is hateful to feminists and, according to Hanna Rosin’s recent report, fewer and fewer men will be their family’s “provider.” So that could prove a thorny route. (...)

 

Why prohibit a man from taking responsibility for his own actions? In many cases, suicide may be the best form of atonement, the best way for a man to try to right his own wrongs. It seems insane to prevent suicidal murderers and child molesters from killing themselves when they want to, but that’s exactly what we do. Instead we pay to keep them alive for decades. I wonder how much we could save if we simply allowed suicidal convicts to kill themselves. I’ve heard morbid justifications for keeping them alive -- that forcing a man to live with his own regrets and the knowledge of his crimes is the real punishment. I remain unconvinced, and at any rate that’s some really expensive psychological torture.

21/06/2010

SPLEEN