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01/10/2010

ON VA PAS SE FOUTRE DE NOTRE GUEULE QUAND MÊME

La liberté est une salope qui ne se donne qu'aux pourceaux et aux assassins, et, si on la veut, il faut la mener au lit à coups de bottes. (attribué à Léon Bloy).

17h. Le soleil décline et nous chauffe la peau à travers les vêtements légers que nous pouvons encore miraculeusement porter en ce début d'automne brumeux, aux petits matins glaçants. Une semaine d'expédiée. Et comme cette existence est une garce, on va appliquer la recette du périgourdin aux yeux fous et lui défoncer la rondelle comme il faut ce soir. Suivez la manoeuvre, c'est tout con.

Au frais : j'hésite encore entre un chardonnay, un chasselas ou un pinot gris. Ce sera selon l'humeur, pour faire un sort à cette saucisse si sèche qu'on dirait un bout de bois noirci.

En ce moment, mijote le coulis de tomates – des coeur-de-boeuf ramenées de la ferme toute proche, avec ail rose, échalotes, origan du fabuleux jardin d'un pote rital, gros sel et clous de girofle. Objectif : évacuer un peu de flotte pour ne conserver qu'un jus épais et moelleux. On y incorporera, au moment de servir, une ratatouille à base de courgettes et poivrons brièvement sautés, ainsi que des petits dés d'aubergine préalablement frits.

Sur le plan de travail, une côte de boeuf rassie à souhait, dont les bords prennent cette teinte violacée affriolante pour l'oeil expert. Nous lui fermerons sa gueule quelques secondes au grill en fonte, puis l'enfournerons à 200° pendant quinze à dix-huit minutes, sous cloche. On y nappera ensuite un bon morceau de beurre manié à l'ail frais, ciboulette et persil.

Et pour sublimer ce modeste programme, nous déboucherons d'ici quelques temps une topette de Château Barrabaque cuvée Prestique, un incomparable Canon-Fronsac 2003 offert récemment par un homme de goût et de parole.

Tout doit disparaître.

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30/09/2010

GENTILS APPARATCHIKS

Comme le New Deal avait rallié à peu près tout ce que les Etats-Unis comptaient d'intellectuels et de militants de gauche, le nouveau cours écologique du capitalisme bureaucratique mobilise à travers le monde tous les "gentils apparatchiks" des justes causes environnementales et humanitaires. Ce sont de jeunes spécialistes enthousiastes, compétents et ambitieux : formés sur le terrain, dans les ONG et les associations, à diriger et à organiser, ils se sentent capables de "faire avancer les choses". Convaincus d'incarner l'intérêt supérieur de l'humanité, d'aller dans le sens de l'histoire, ils sont armés d'une parfaite bonne conscience et, ce qui ne gâte rien, de la certitude d'avoir les lois pour eux : celles déjà en vigueur et toutes celles qu'ils rêvent de faire édicter. Car ils veulent toujours plus de lois et de règlements, et c'est là qu'ils se rencontrent avec les autres progressistes, "anti-libéraux" et militants du parti de l'Etat, pour lesquels la "critique sociale" consiste, à la Bourdieu, à inviter les "dominés" à "défendre l'Etat" contre son "dépérissement néo-libéral".

 

R. Riesel & J. Semprun, Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable, EDN, 2008

29/09/2010

LA CITE DU MACAQUE

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Alors voilà, ils ont fini par le passer, leur foutu docu' sur les souffrances de nos Soeurs les femmes, opprimées par nos Ennemis les hommes dans les territoires sous contrôle métèque. Tout ce buzz pour une bouse.

Mâté jusqu'au bout, y compris le second film sur les n'aigres à micro qui parlent que le-ghetto-c'est-trop-dur. Verdict : CHIANT. Rien de vraiment marrant. Un contraste délassant entre commentaires de tarlouzes et interviewés poussant au-delà du ridicule la caricature du mâle hallalpha illettré. Un tout beau spécimen de whigger aux yeux bleus, avec un léger strabisme, et acquis par bassesse ou par nécessité à l'idée que la femme est ce truc graisseux et dangereux qui pousse autour de l'hymen, siège de la divinité.

Pour le reste, rideau. Cultures inférieures = moeurs simiesques, n'en serons choqués que ceux pour qui le hip-hop est autre chose qu'un symptôme humain du Creutzfeld-Jakob et l'islam un truc chouette mal interpérété par des cons.

On retiendra tout particulièrement :

- l'incapacité de pratiquement tous les intervenants, physique et sans doute atavique, de s'exprimer en un langage même au quart correct. "Tu vois", "Genre", "Et tout", "Chaipakoua", autant de bruits de bouche désignant des concepts dont nous ne saurons rien. Ils savent ce qu'ils savent et font ce qu'ils font, ne pas leur demander plus de précision dans l'énoncé.

- le langage corporel maladif de tous ces prétendus "machos décomplexés" :  épaules rentrées, face contre terre alors que le floutage du faciès pouvait être exigé d'entrée, ricanements nerveux, regards fuyants, marmonnements simiesques, tics nerveux, expressions ternes, dieu que tout cela est viril et affirmé ! Avec de tels ennemis, le féminisme a encore de beaux jours devant lui, à faire la preuve de sa force en brisant des brindilles.

28/09/2010

SAGA METEKA, AMBIANCE DE LA CRASSE

Loulou d'Arbois, encore plus percutant qu'à ses heures.

 

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En complément, on n'oubliera pas de lire l'ami Ali sur un thème connexe. On ne zappera pas non plus la discussion qui s'ensuit et ce commentaire : "Rien ne changera tant qu’un parti politique ne donnera l’autorisation aux Français d’envisager l’autodéfense comme une nécessité."

C'est pourtant déjà fait, et par quelqu'un dont la gueule, le nom et le choli chapeau écrabouillent sous leur poids historique toute autre autorité morale pour les cent cinquante prochaines années. Résultats à prévoir ? BERNIQUE.


Rav Dynovisz : "Blancs, défendez vous !"
envoyé par Uncle. - L'info internationale vidéo.