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09/05/2011

NOTES DE LECTURE/MÂTURE

 

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° En train de lire Comprendre l'Empire, de Soral, que j'ai même payé avec mes propres sous, pour dire. J'ai toujours lu avec plaisir les bouquins du gaillard, et me fous d'une force incalculable de ses guignolades politico-médiatiques - question close, danke schön. Dans sa dernière livraison, sa façon de brutaliser la syntaxe est assez fatigante, en particulier quand il aligne les phrases sans verbe pour démontrer l'enchaînement des causes et des conséquences à travers l'histoire. Ne pas faire un ouvrage « académique » ne devrait pas dispenser de penser au confort de lecture. On est donc dans de l'archi-concentré. Ce n'est pas déplaisant, mais la densité de la matière exige un environnement serein. J'ai attaqué la chose en milieu de rando solitaire au pied du Jura, difficile de faire mieux. Je ne pourrais dire grand-chose de plus lumineux que ce que Cain Marchenoir a posté ici, du moins tant que je ne l'aurai pas fini. On en recause peut-être d'ici quelques jours.

° Ayant énormément apprécié l'Antimanuel d'économie, de Bernard Maris, j'ai retenu de ses remerciements en intro du tome II, la mention d'Alternatives Economiques. Jamais lu, j'achète. Au menu : l'immigration est un faux problème parce que la France "n'est plus un pays d'immigration de masse depuis des années (...)" , plus une enquête sur "Les dessous de la machine à expulser". Quelques pages plus tôt, il était question du programme économique du Front de Marine, et devinez quoi les pitchounes ? Il "n'est pas sans rappeler les étranges synthèses nationalistes des années 1930 (...) Naturellement entre le nationalisme social revendiqué par Marine Le Pen et le national-socialisme des nazis, les différences sont très nombreuses(...) Mais on peut redouter que soixante-six ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, [la mémoire du passé] ait déjà beaucoup faibli." On nous en parle si peu, il est vrai. Et puis quoi d'autre ? "Xénophobie : Les Français se lâchent" und so weiter. Huit balles de perdu, la prochaine fois que je voudrai tester de la littérature trotskarde, je la fauche et c'est marre.

° Mâté The Obama Deception et Inside the Bohemian Grove, deux docus d'Alex Jones, réalisés à dix ans de distance.

Dans le premier, la présence de négusses hip-hopeux grandiloquents a quelque chose d'assez stupéfiant et vient un peu démolir la crédibilité du documentaire. Dans l'ensemble, ça reste assez bien foutu, et ça évite le piège de n'attaquer Banania que sur son rôle de Saint Beige, en soulignant ses liens avec la Grosse Phynance cosmopolite. Mais qui n'a jamais bandé pour lui n'apprendra que peu de choses, et ceux qui devraient absolument voir ce film refuseront de le faire. Un grand coup dans l'eau, donc ; mais c'est le propre de toute production littéraire ou cinématographique pas-de-gauche, s'pas ?

Dans le second, le détail qui frappe est l'atmosphère ridicule des cérémonies mystiques des supposés proprios occultes de la planète. On patauge en pleine holyvouderie, avec des crânes en plastoque, des feux d'artifices, une liturgie directement pompée dans la B.O. des Aventuriers de l'arche perdue ou autre niaiserie pour yanquimmature. On n'y croit pas une seconde et on n'arrive pas même à ressentir de l'effarement ou un franc dégoût. Tout ce cirque est juste embarrassant de maladresse, et un petit extrait d'Edvard Grieg ne rattrape pas la pantalonnade générale. Les maîtres du Nouvel Ordre ont des goûts de chiottes et une conception du grandiose pompée chez Disney, voire (plus vraisemblablement) chez Roland Emmerich.

° Tenu les deux premiers épisodes de The music industry exposed, recommandé par, encore eux, mes compatriotes de Fouthèse. Intéressante démonstration d'une récurrence de la symbolique maçonnique dans les clips destinés à abrutir et négrifier la jeunesse. Mais quand les auteurs se mettent à parler des Illuminablis qui insultent Dieu ou d'Eminem qui entend la voix du Diable, navré, je zappe. Si vous avez plus de temps à perdre que moi, allez donc jusqu'au bout et disez-moi quoi vous en pensent.

 

Commentaires

Bein moi j'ai tenu jusqu'au bout. En effet, troublant.
Troublant mais à chier.
Le côté Valaisan Ecône-ard de Fouthèse me débecte un poil...

Écrit par : M | 10/05/2011

Le dernier Soral est effectivement très amusant et (je le pense) involontairement de la part de l'auteur.
Où l'on apprend donc que le boxeur à grosse bite, auto-proclamé rousseauiste et robespierriste il y a de cela un bout de temps, fait l'apologie du monde féodal, de l'Ancien Régime, de la France fille aînée de l'Église et de De Gaulle ! Il faut le voir pour le croire.
Le but étant, plus que jamais et de manière plus émotive que jamais, de taper sur les juifs de façon plus "complète" que précédemment car ici Soral attaque les trois aspects : juifs en tant que nation (ça on connaissait, "antisieunisme"), juifs en tant que groupe ethno-culturel prétendument homogène mais -et c'est nouveau- juifs en tant que porteurs du Livre. L'antijudaïsme religieux est presque plus présent que les deux autres aspects ; un tel ressentiment conduit fatalement à des chemins de traverse paradoxaux et à des positions aporétiques.
Rien de neuf bien sûr, ni à propos du sujet ni à propos du message de l'auteur, mais pour manger ainsi à toutes les écuelles il faut être aux abois. Feu Ryssen serait fier !
Le plus dommage dans cette littérature c'est que le propos originel, souvent pertinent, est évidemment noyé dans des considérations personnelles loin d'être dictées par la raison et par le souci objectif de produire une analyse technique la moins biaisée possible.
Et, moi aussi, j'ai acheté son livre avec mes sousous (et même pas en occase dis donc).

Écrit par : GAG | 10/05/2011

@GAG

Ce pot-pourri de catholicisme antijuif, de chauvinisme franchouille et de marxo-républicanisme, c'est certainement le truc le plus grotesque chez Soral.

Et ça date pas de "Comprendre l'Anus", mais de sa période de fraternisation avec quelques zigues de l'AF ou lorsque le site E&R ouvrait ses colonnes aux panzer-cathos des Intransigeants et à quelques transfuges islamo-cocos de la mouvance NR.

Il essaye de bouffer à tous les râteliers de la subversion, ça en devient pathétique.

A choisir entre Zemmour, Alain Soral et Bernard-Henry Lévy, je préfère encore BHL. Parce que lui ne triche pas, il n'essaye pas de faire copain-copain avec les fachos en s'emmêlant les pinceaux, il s'affiche dans toute la plénitude décomplexé de l'ennemi.

J'écrivais chez Sir Shumule que Alain Soral est une fricadelle idéologique. C'est vrai, on sait pas trop de quoi il est fait et on a pas envie de le savoir. ^^

Écrit par : Fascisme Fun | 10/05/2011

L'antimitisme "primaire" est le plus grand conpliment que l'on puisse faire aux juifs. Il n'en méritent évidemment pas tant. Ce sont des merdes commes les autres, et il faut être con comme une bite pour croire que seules leurs actions dans l'Histoire sont responsables de la dégénérescence terminale de l'Occident. Ca c'est bons pour les Gnouls et autres sous-races qui frisent la mongolitude. Les youtres ont leur part de saloperies, ni plus ni moins à conchier comme le reste. Voilà, bande de cons.

Écrit par : nazi relax | 10/05/2011

Dans le lien que vous donnez , j'ai lu le texte de Soral. Comment Cain Marchenoir peut-il donc s'étonner de l'absence de références chez Soral, du manque de notes de renvois? Ces références, Soral ne les a pas. Pour quiconque connaît un peu sérieusement et les Lumières et Marx il est évidement que Soral ne maîtrise absolument pas son sujet et que ce qu'il énonce est étonnant d'incompréhension des concepts mis en jeu, et oh combien, de Marx. Je n'ai malheureusement pas le temps de me lancer dans une démonstration argumentée, il y faudrait des citations, des analyses assez pointues et longues.Du temps, et je ne l'ai pas.ni l'envie.Quand même... Il faudrait peut être rappeler à Soral que cette phase bourgeoise qu'est La révolution française est une nécessité absolue aux yeux de Marx. Il faudrait surtout rappeler que le travail est "incommensurable" selon Marx , s'entend : non-marchandisable puisque le travail, c'est l'individu, un être vivant, pensant, et non une marchandise.(alors ce qu'écrit Soral, n'importe quoi) Ce n'est pas le travail qui est aliéné au Capital, mais le Surtravail, lequel est le travail accompli au-delà du temps de travail nécessaire, donc effectué gratuitement pour le compte du détenteur du capital qui achète la force de travail. C'est là la fameuse "plus valu" : la valeur du surtravail qui s'ajoute au travail, légitime lui, surtravail qui est à la base du capital accumulé. Le capitaliste employeur devant donner une partie du profit (autre nom de la plus valu chez Marx) à celui qui prête l'argent.L'actionnaire. Mais je m"éloigne. Ajoutons quand même que pour Marx selon Ellul il n'y pas de nature humaine, mais une condition humaine. Donc pas de sang, de terre, de race. ET le fait est que l'homme est le PRODUIT des rapports régissant sa société selon Marx.rien que de l'acquis. Si une gauche qui pose la relativité des valeurs existe, c'est bien chez Marx qu'elle trouve ses attaches. (Comme d'ailleurs le matérialisme de Marx lui va tout droit au coeur également). Lorsque Marx proclame :«De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins.» il est dans une logique consumériste. qui va fixer "les besoins" ? Où s'arrêtent-ils à l'ère technologique? "chacun" cela recouvre l'Homme, indépendamment de sa race, ethnie... Mais passons. ce qu'écrit Soral montre une telle méconnaissance que s'en est stupéfiant. Rien que ce qu'il dit sur "le fils de famille oisif au rmi" qui serait du côté du Capital. C'est faux : s'il ne participe pas au phénomène de la plus valu il n'est en rien du côté du Capital. a moins de croire comme les bolchéviques de la grande époque des massacres que la classe est comme le péché, qu'elle se transmet par le sang. Par la race, la classe.(en passant on connait le petit livre du gendre de Marx, P. Lafargue "Le droit à la paresse"). L'essentiel est que jamais Marx (dès qu'on développe une "pensée" basée sur un découpage "capital" "travail" c'est qu'on veut se situer par rapport à Marx, même si on semble pas l'avoir vraiment lu) n'a raisonné en terme de droite et de gauche, et qu'il considérait l'étape bourgeoise comme obligatoire. Et le libéralisme,; passage nécessaire. Il a d'ailleurs beaucoup emprunté aux économistes de cette école.Simplement, ce ne saurait être pour lui une fin en soi. Mais à quoi bon, je n'ai pas le temps et les trous sont trop gros.Ce qui est grave avec ce type d'auteur, c'est que les lecteurs qui ignorent les textes d'origine ne peuvent pas comprendre à quel point ceux-ci sont adultérés, méconnus, quelle falsification on leur présente. Et combien on les manipule.bon, je n'ai que trop crachoté du clavier, je ne reviendrais plus sur ce sujet .

Écrit par : Restif | 10/05/2011

Soral, lecteur de Proudhon ? Je suppose qu'il parle du « jeune » Proudhon, celui de « la propriété, c'est le vol », et non du tardif, qui, au contraire, sanctifiait la propriété au nom de l'anarchie (un peu comme les théoriciens anarcho-capitalistes comme Hans-Hermann Hoppe). Mais si Soral lit Proudhon, c'est peut-être aussi en raison de sa misogynie et de son amour très modéré pour la Synagogue...

N'ayant pas lu ce livre, je m'en remets aux analyses du Taulier.

Écrit par : Criticus | 10/05/2011

Solal est plus stalinien que "marxiste", ceci explique cela.

Écrit par : Youpin | 10/05/2011

Voilà le genre de chose qu'un lecteur de Marx et Hegel pourrait écrire : "Regardons, grâce à la meilleure ethnographie, comment vivent les sauvages et tout particulièrement ceux qui semblent les plus gais : tout le temps se passe en activité sociale. Tout est prétexte à activité sociale. Par exemple chez les Trobriandais, le jardinage est prétexte à une furieuse activité sociale où tout prend un caractère de défi et de magie. Seulement, contrairement à ce qui se passe dans nos sociétés, la division du travail chez les sauvages n'est pas infinie, mais finie, fixe, rejouée sans cesse pareille à elle-même. Mais en rejouant sans cesse cette activité de division, il s'agit que tout le temps se passe à supprimer, à raffiner, à diviser l'activité. Cela ne signifie pas pour autant que la division du travail existe dans ces sociétés sous une forme non aliénée. L'acte de division, ou plutôt la pensée de cet acte, cet acte en pensée s'est déjà aliéné comme règle de la division, étrangère et opposée aux hommes dans le mythe, le tabou, etc. Si dans ces sociétés aucun homme particulier, pas même le chef, ne s'est encore emparé de l'acte de division ou de la pensée de cet acte, si tous sont égaux devant cet acte et sa pensée, il n'empêche que la pensée de cet acte s'est déjà éloignée d'une manière incompréhensible face à ces hommes. Cela ne signifie pas d'ailleurs que ce soit l'acte ou la pensée de l'acte qui soit incompréhensible pour ces hommes. Cet acte et sa pensée ne sont incompréhensibles que pour les ethnographes en général. C'est l'éloignement lui-même qui est incompréhensible pour ces hommes, cet éloignement comme histoire et mouvement de l'aliénation. Et il n'y a rien d'étonnant à ce qu'il soit incompréhensible pour ces hommes puisqu'il est presque encore incompréhensible pour nous malgré les enseignements de la marchandise et de Hegel. La pratique de la Kula est admirable. Il est indéniable que faisant cela ces hommes savent ce qu'ils font mais cela ils ne l'ont pas voulu, ils se contentent d'en jouir en rentiers en quelque sorte. Levi-Strauss s'étonne : ainsi les sauvages pensent et il s'étonne davantage quand il constate que les sauvages pensent au sens de Hegel et non au sens de Levi-Strauss. Le côte pratique de la pensée des sauvages lui échappe car le côté pratique de l'existence lui échappe dans sa triste vie de triste universitaire tropical. Les sauvages sont toujours beaucoup plus situationnistes que les ethnographes. Les ethnographes sont donc généralement aussi peu qualifiés pour comprendre les sauvages qu'un journaliste du Monde n'est qualifié pour comprendre les situationnistes [ 3 ]. Comment les ethnographes comprendraient-ils ce que font les sauvages alors qu'ils ne comprennent pas ce qu'ils font eux-mêmes. Généralement ils ne font rien, sinon se soumettre."

Écrit par : Youpin | 10/05/2011

L'auteur est un peu trop bizarre à mon goût. Déjà que Debord ne m'intéresse pas, alors lui qui n'en fini plus de le tuer.. Mais surtout, je trouve qu'il est fumeux dans ses concepts qu'il ne défini jamais.

Car il faudrait quand même qu'il définisse clairement "communication", et par là même "travail". Travail au sens de Marx? Ou surtravail? De quoi parle-t-il? Tout cela est très flou.
Et quel est donc le rapport entre "division du travail" et "communication" ???Pourquoi séparer la richesse du travail alors qu'il n'est pas de richesse sans travail (surtravail selon Marx). Questions grotesques? Peut être (j'en aurai peut être de plus fine, pas le temps). Mais quelle manque de clarté à côté d'un Platon, d'un Aristote. Kant lui-même est ardu, mais clair. Descartes aussi. Même Heidegger, au moins dans Les chemins, dans de grandes parties d'E& T. Hegel, le Hegel de La phénoménologie est ce qu'il y a de plus obscur. "Hegel l'obscur" est d'ailleurs son surnom, l'homme qui est mort en déclarant que personne ne l'avait compris...Mais Hegel a des parties claires,La raison dans l'histoire, et puis il défini ses concepts. On comprend cependant pourquoi notre auteur prend Hegel pour figure tutélaire, ça lui permet de se défausser des explications -"prenez moi comme vous prenez Hegel que d'ailleurs je surpasse et lis donc bien mieux que vous". Gros malin.

écrire comme le fait notre auteur "Le premier fait historique n'est pas, comme l'écrit scandaleusement Marx en 1846, la production de moyens permettant de satisfaire les besoins de manger, boire, habiter, se vêtir – quel est l'animal qui ne les satisfait pas sinon l'animal mort – mais l'utilisation de ces besoins animaux et des moyens de les satisfaire à des fins de communication."
c'est affirmer, ce n'est pas démontrer. Dans cette rencontre entre l'anthropologique et le philosophique on attend un peu plus que ça. Et puis "scandaleusement"...ce mélange entre ce qui se veut philosophique et le polémique... Il y aussi chez lui ce vieux reste de marxisme, la croyance en un prolétariat élu par ..par quoi d'ailleurs? il n'en dit rien. La différence entre "existence " et "réalité" est posée mais n'est pas explicitée du tout. Le concept d'irréalité pas plus; ni la manière dont l'arrivée au concept se traduit par la suppression de tout ce qui y a mené. Bon, plus le temps de produire un discours critique un peu fin. Mais a ras les pâquerettes, j'ai vraiment l'impression d'un discours qui procède par affirmations non démontrées.
dernier extrait : "Et si l'on peut dire quand même que les hommes ont, en toute société, pour première tâche de produire leurs moyens d'existence, ce n'est pas comme le pensait Marx et mille imbéciles à sa suite, de boissons, de mangeaille, de couvertures, d'habits ou d'autres trivialités dont il s'agit, car les hommes ne vivent pas de cela – une fois de plus j'en appelle à mes frères esclaves salariés qui ont tout cela en suffisance et qui pourtant vivent si peu – mais de communication, car les hommes ne vivent que de communication, la communication est le seul moyen d'existence de l'homme et en toutes sociétés, la première tâche des hommes est de produire cette communication, sans laquelle ils ne peuvent pas vivre, sinon comme des bêtes ou des pauvres."

Il faudrait la définir soigneusement cette "communication", car sinon on est dans le nuageux. Ce ton de gourou qui affirme, qui se refuse entièrement à la définition, ce ton qui-ne-se-discute pas -ne débat pas avec sa propre pensée - (ce que sait faire Hegel) tout cela me rend suspect cette pensée qui semble se griser de mots qu'elle n'explicite pas. Quel autre ton chez un Kierkegaard ! Ici on à l'impression que Hegel sert de référence pour noyer l'exigence d'explication qui est celle du lecteur. De plus en se plaçant implicitement au dessus de Hegel ("là Hegel se trompe" etc) l'auteur se met en posture de génie, tranchant de qui a tort qui a raison à grand coups d'assertions jamais démontrées, sans recul, sans mesure. Je reste très méfiant.
Pour ceux que ça intéresserait (y a plus marrant)
http://arikel.free.fr/aides/revelations.htm#appel3

Écrit par : Restif | 11/05/2011

Dans la figure du guru mytho mégalo Gilbert Bourdin était plus rigolo.

Écrit par : Paraben | 12/05/2011

Bon, rien à dire sur ton article, tu as l'air assez lucide bien que nihiliste.
Précisions: sur le Bohemian Grove (que j'avais évoqué avec le Sieur), les personnes invitées là-bas c'est plus une sorte de Rotary Club ou Lions Club (Franc-Mac itou) que les "vraies" élites. C'est des types-relais secondaires qu'on caresse dans le sens du poil pour leur faire croire d'en être. Comme tu l'as constaté, ça mange pas de pain, c'est facile et pratique. Avec en guest-star de temps en temps une pointure pour attirer le gogo.

Si tu parles de Soral, tu attires obligatoirement les moustiques ci-dessus qui ressortent les mêmes phrases débiles remplies de mots pour pseudo-initiés à qui on ne la fait pas, bref, les super-rebelles façon Alévèque qui possèdent tous les travers que je retrouve sur les sites les plus gauchistes de la Création. Aucun intérêt. Sauf que, du coup, on ne parle jamais du fond, le plus important. Les moustiques savent déjà tout. Leur obsession: Soral, sa bite, ou le contraire, c'est plus compliqué que ça, hein. Bref, des tarés haineux MAIS inutiles vexés d'avoir été mis dehors parce que, justement, on les suçait pas. Voilà les vraies raisons. Des gens trop instables, immatures, voire des paumés total. Ces gens croient que Soral ne peut exister sans eux, alors que c'est l'inverse et E&R non plus. On s'en passera (snif).

Quant au bouquin, il ne peut pas être utile à tous, ça tombe bien, c'est pas le but. Son intérêt n'est pas de plaire aux cons, mais d'aider des gens en perte de repères dans cette société et qui ne trouvent pas de bouée de sauvetage bien qu'ils se doutent que quelque chose ne va pas tout en arrivant pas à l'identifier ou le comprendre. Voilà pour l'utilité. Pour le mérite, c'est tout simplement d'exister. Pas facile à comprendre ce genre de concept. c'est pour les bouseux probablement. Encore une fois, les immatures attendent que Soral leur écrivent la Bible. Putain quoi! Il a prétendu quelque chose dans le genre?
Ah oui ,et puis le côté "j'aime, j'aime pas" et l'avis de trous de balle,...comment dire....Z'êtes critiques? Votre avis intéresse quelqu'un?
C'est un livre, pas un nonosse pour chien. En plus, bouffer de la merde, si merde il y a, faut être complètement syphonné. Allez voir ailleurs, il y a surement mieux.

Bref, tu t'intéresses à plein de choses ça fait plaisir. La soif de connaissances permet en partie d'étancher sa colère. J'en sais quelque chose. Le côté multi-disciplinaire est important, c'est la plus grande qualité de Soral. On veut nous sectoriser, isoler dans des voies de garages et lui il casse les barrières. C'est à peu prêt tout ce qu'il y a comprendre de lui en fait.
Je ne comprends pas ceux qui ne le comprennent pas. Ils sont trop "intellectualisés" pour moi.

Bonne route! Et ramènes un petit vin de paille et autre spécialité de là où tu es.

Écrit par : Sébastien | 13/05/2011

Sinon, une petit d'info d'ami, comme ça.
Pourquoi DSK n'a pas envie d'être candidat? Parce que c'est un lâche et qu'il n'a pas envie d'assumer la situation que lui et ses potes ont créées.
Je décode: ça va être une telle merde en 2012 que plus personne n'a envie du poste. D'où la tentative de cadeau empoisonné de refiler le bébé à Marine. Il n'y a aucun retournement en faveur du FN en réalité sinon la raison de sauver leur peau.
Voilà pour la France.
Pour les Etats-Unis: pareil. Après Obama, ce sera le chaos total. Il était leur dernière carte pour faire passer l'entubage. Le méchant Bush blanc/ le gentil Obama noir, même lobotomisés, ça marchera pas à tous les coups.
Comme l'astuce gauche/droite en France, d'où la carte Marine.
Bref, là où je voulais en venir, c'est assurer vos arrières et mettez vous à l'abri.

Écrit par : Sébastien | 13/05/2011

"assurer vos arrières et mettez vous à l'abri"

Mon Dieu, la scie des habitués de forums d'estrèmmdrouate...
Qu'est-ce que j'ai lu comme avertissements apocalyptiques en sept ans, et bon on a tous survécu à plusieurs fins du monde visiblement.
Et nos vies n'ont pas changé : elles sont chaque jour plus souillées bien sûr, mais pas de cataclysme en vue, et putain on nous l'a prédit 600 fois... le truc embarrassant étant que lorsqu'on se trompe à ce point et avec une telle constance, on devrait avoir les deux sous d'amour-propre pour soit la fermer à jamais soit faire amende honorable. Mais rien de tel, natuurlijk.
Sinon l'analyse de Monsieur E&R sur DSK est distrayante : si le gros ne se présente pas c'est par lâcheté, s'il se présente c'est parce qu'il est un éclairé de la secte élue etc etc.
C'est précisément ce genre d'analyse foireuse qui rend la tambouille soralienne si immangeable. On a le droit de vomir ceci ou cela, c'est pourquoi je suis pour la liberté d'expression à l'américaine (disons, à l'ancienne) : que Soral puisse dire que le seul truc qui le fasse bander c'est cracher sur les juifs, ça ne me dérange pas, il a le droit, mais en ce cas qu'il abandonne ses masques et ses oripeaux pro-France, pro-Europe et pro-chrétiens car il est évident que ce sont des alibis dont il se moque éperdument.
Enfin bref la bonne grosse lose habituelle ; santé !

Écrit par : GAG | 14/05/2011

Moi ce qui m'étonne chez une grosse majorité de fans de Soral, c'est cette incapacité congénitale à produire un discours argumenté pour contrer les critiques étayées faites à leur idole. C'est tout de suite l'insulte et un comportement qui se veut méprisant et n'est que fuyant. Ça me parait très révélateur de l'étiage moyen du soralien de base ce passage immédiat à l'attaque, ces épithètes pour cour de récré, ce manque de distance, ce côté fan voire disciple. C'est entièrement l'émotif qui l'emporte, du pathos à l'état brut. Ce n'est même pas l'émotif, c'est l'affectif. On est plus dans le débat d'idées mais dans la passion. Ces types n'ont pas un rapport intellectuel à des idées mais une relation amoureuse à un homme.


Ps J'excepterai de ce tableautin Alexandre Petit qui a fait l'effort de produire un développement axé (notamment) sur sa jouissance à écouter Soral démolir tel ou tel, ce qui au moins est un argument "de plaisir" tout à fait recevable.

Écrit par : Restif | 14/05/2011

Alternatives économiques est LA revue qu'il faut lire avant d'aller à un oral de concours de la fonction publique. J'ai fait l'expérience, c'est grâce à Alter Eco lu dans le train en allant au concours que j'ai pu expliquer au jury tout le bien que je pensais de Bourdieu. en fait je ne le connaissais pas, mais eux, j'ai tout de suite vu qu'ils frétillaient. Depuis je me suis renseigné, et ça me fait marrer de savoir que je dois quelque chose à ce, disons...penseur (?).

Écrit par : panchovilla | 17/05/2011

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