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13/05/2011

WAKE

11/05/2011

CH'TI JURE, CI DIGOULASSE !

 

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Drame de l'immigration

 

J'étais tellement content d'arriver en France, ça fait mal d'être reçu comme ça», regrette Hakim, 23 ans. (...) Epuisé, et surtout, «déçu par la France». (...) «C'est ça la liberté en France», lâche-t-il, dégoûté. (...) Et bla et bla et ouin et ouin.

Elle frétille, la Jeannette qui est allée se frotter contre la-vraie-misère-des-enfants-du-soleil, elle écrit encore d'une main, l'autre coincée dans le tanga, ça lui tourne la tête, heureusement que c'est pas trop compliqué niveau champ lexical, pas besoin de trop se concentrer. Ah les malheureux ! Ah les bien-à-plaindre ! Ah que c'est quand même dégueulasse de leur refuser le Hilton et une place d'executive portnawak dans la première multinationale venue ! Caliméro, fantasme ultime de la gauchiasse femelle. Pour que ça mouille entre les quilles, faut d'abord humidifier les yeux. Femme qui pleure, à moitié dans ton lit.

On les comprend, notez, ces grands déçus. Mais si, sérieux. Des lustres que nos communicants leur expliquent que l'Europe, c'est un lupanar gratuit, rempli des plus belles poules de toute la putain de planète, avec comme seul désagrément la présence de quelques mâles belliqueux et ouacistes, fermement combattus par l'Etat. Du coup, tu ramasses tout ce que tu as, tu paies la traversée, tu arrives fourbu et puant, et on t'offre quoi ? Une pipe par des triplées rousses à gros seins dans une piscine de biftons, comme à la téloche ? Ben non : une GAV, pas la moindre petite branlette solidaire.

Contraste. Syndrôme de Paris. 

« Et mes acclamations ? Et mon enthousiasme ? Viva Don Métécos ! » Ben non, pas d'acclamations, sauf provenant de Toubabs qu'ont pas l'air trop net, aussi propres sur eux que toi en descendant du camion, et qui te trouvent formidable essentiellement parce que ta présence indispose d'autres Toubabs à qui ils ont déclaré la guerre culturelle totale, faute de pouvoir les engoulaguer... Te voilà embrigadé dans des histoires louches entre Faces-de-Craie, alors que tu t'attendais à pouvoir trouver fastoche une blonde bien balancée avec les clés d'une One 77 et la carte d'une boîte bien select... Ca pue l'arnaque...

Et tu comprends, peu à peu que malgré la Honte Blanche, que tu sais déjà pas mal manier, ça va être moins facile que prévu. Que le fric sort effectivement des murs, mais qu'il faut taper un code avant, que ce code est personnel, qu'il est lié à un truc étrange appelé « compte en banque », une sorte de coffre virtuel qu'il faut alimenter en bossant... Le boulot, tiens ! Salamalek Bonjour pour en trouver, déjà que les autochtones ont l'air de ramer pas mal, ceux qu'ils te laissent, ça sera plutôt des trucs du genre vider les poubelles, nettoyer les assiettes, pas de quoi se la raconter quand tu retourneras étaler ta supposée réussite au bled...

Ennui ! Déconvenue ! Désenchantement ! Ouacisme, même, si ça se trouve ! Le mot magique ! Sauf que dans l'immédiat, ton sort va pas s'améliorer, hélas. On t'a pas expliqué comment marche la formule magique, on a oublié de te briefer sur le fait que c'est d'abord une marotte de kouffars, que ça sert effectivement à extorquer du blé mais que pour ton rôle de victime, t'auras guère droit qu'à quelques picaillons misérables, les gros chèques allant dans la poche des blanchouilles douteuses qui s'arrogent le droit de parler en ton nom, quand c'est pas celle des schouifs pour qui t'es un gri-gri vivant pour conjurer la menace d'Adolf Shaitan...

Un pauvre n'article dans un journal de blancs crasseux, c'est toujours ça de pris, mais c'est pas ça qui va te rapprocher de cette vie rêvée de luxe et d'esbroufe. En fait, pas grand-chose te permettra de t'en rapprocher justement. Percer dans le ypeaupe ou dans le rail-haine-bille, ça risque de prendre du temps là aussi, et si ta diction n'est pas impeccable, à toi la peur - et la torture d'un quotidien de crevard sexuel, parce que l'exotisme, ça plaît peut-être aux blanchettes, mais faut sentir le pognon, pas la charogne des bas-fonds, et pour un tel parfum, faut-y en suer, des hectolitres ! Le grand banditisme ? Pour ta pomme, ça sera moins un destin à la Tony Montana qu'une succession de pauvres magouilles, en concurrence avec des "frères" très empressés de te chatouiller les vertèbres au cutter pour d'infimes parts de marché.

Reste l'option de la Vendetta contre les pouilleux qui t'ont menti. Pour le coup, les plus gros ouacistes d'Occident, ceux que ta simple présence aurait tendance à rendre épileptos, en viendraient presque à te proposer leur aide. La vie est pleine de surprises.

09/05/2011

NOTES DE LECTURE/MÂTURE

 

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° En train de lire Comprendre l'Empire, de Soral, que j'ai même payé avec mes propres sous, pour dire. J'ai toujours lu avec plaisir les bouquins du gaillard, et me fous d'une force incalculable de ses guignolades politico-médiatiques - question close, danke schön. Dans sa dernière livraison, sa façon de brutaliser la syntaxe est assez fatigante, en particulier quand il aligne les phrases sans verbe pour démontrer l'enchaînement des causes et des conséquences à travers l'histoire. Ne pas faire un ouvrage « académique » ne devrait pas dispenser de penser au confort de lecture. On est donc dans de l'archi-concentré. Ce n'est pas déplaisant, mais la densité de la matière exige un environnement serein. J'ai attaqué la chose en milieu de rando solitaire au pied du Jura, difficile de faire mieux. Je ne pourrais dire grand-chose de plus lumineux que ce que Cain Marchenoir a posté ici, du moins tant que je ne l'aurai pas fini. On en recause peut-être d'ici quelques jours.

° Ayant énormément apprécié l'Antimanuel d'économie, de Bernard Maris, j'ai retenu de ses remerciements en intro du tome II, la mention d'Alternatives Economiques. Jamais lu, j'achète. Au menu : l'immigration est un faux problème parce que la France "n'est plus un pays d'immigration de masse depuis des années (...)" , plus une enquête sur "Les dessous de la machine à expulser". Quelques pages plus tôt, il était question du programme économique du Front de Marine, et devinez quoi les pitchounes ? Il "n'est pas sans rappeler les étranges synthèses nationalistes des années 1930 (...) Naturellement entre le nationalisme social revendiqué par Marine Le Pen et le national-socialisme des nazis, les différences sont très nombreuses(...) Mais on peut redouter que soixante-six ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, [la mémoire du passé] ait déjà beaucoup faibli." On nous en parle si peu, il est vrai. Et puis quoi d'autre ? "Xénophobie : Les Français se lâchent" und so weiter. Huit balles de perdu, la prochaine fois que je voudrai tester de la littérature trotskarde, je la fauche et c'est marre.

° Mâté The Obama Deception et Inside the Bohemian Grove, deux docus d'Alex Jones, réalisés à dix ans de distance.

Dans le premier, la présence de négusses hip-hopeux grandiloquents a quelque chose d'assez stupéfiant et vient un peu démolir la crédibilité du documentaire. Dans l'ensemble, ça reste assez bien foutu, et ça évite le piège de n'attaquer Banania que sur son rôle de Saint Beige, en soulignant ses liens avec la Grosse Phynance cosmopolite. Mais qui n'a jamais bandé pour lui n'apprendra que peu de choses, et ceux qui devraient absolument voir ce film refuseront de le faire. Un grand coup dans l'eau, donc ; mais c'est le propre de toute production littéraire ou cinématographique pas-de-gauche, s'pas ?

Dans le second, le détail qui frappe est l'atmosphère ridicule des cérémonies mystiques des supposés proprios occultes de la planète. On patauge en pleine holyvouderie, avec des crânes en plastoque, des feux d'artifices, une liturgie directement pompée dans la B.O. des Aventuriers de l'arche perdue ou autre niaiserie pour yanquimmature. On n'y croit pas une seconde et on n'arrive pas même à ressentir de l'effarement ou un franc dégoût. Tout ce cirque est juste embarrassant de maladresse, et un petit extrait d'Edvard Grieg ne rattrape pas la pantalonnade générale. Les maîtres du Nouvel Ordre ont des goûts de chiottes et une conception du grandiose pompée chez Disney, voire (plus vraisemblablement) chez Roland Emmerich.

° Tenu les deux premiers épisodes de The music industry exposed, recommandé par, encore eux, mes compatriotes de Fouthèse. Intéressante démonstration d'une récurrence de la symbolique maçonnique dans les clips destinés à abrutir et négrifier la jeunesse. Mais quand les auteurs se mettent à parler des Illuminablis qui insultent Dieu ou d'Eminem qui entend la voix du Diable, navré, je zappe. Si vous avez plus de temps à perdre que moi, allez donc jusqu'au bout et disez-moi quoi vous en pensent.