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22/05/2011

APRES LA MORT CEREBRALE, L'INTESTIN BOUGE ENCORE

 

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Le discrédit de la classe médiatico-politique ira en s'agrandissant, prédiction facile et qui ne coûte pas cher en baguette fraîche. Les péquenots professionnels qui s'affichaient encore récemment avec Yes We Khan sur la bedaine doivent en prendre plein la gueule ces jours-ci. Ce que ça va changer ? Mon pessimisme congénital me souffle : « Que dalle! », accompagnant bien sûr cette lumineuse analyse d'une bordée d'insulte fécales.

L'escroquerie est patente, flargante la solidarité ethnoculturelle d'usurpateurs n'ayant rien à foutre en Europe et encore moins au sommet du pouvoir.

Na und ?

Qui va dégager l'occupant ?

Avec quels moyens, quelles troupes ?

Où sont les structures alternatives qui permettraient à la marge de s'organiser pour le nettoyage ? Tous les syndicats, toutes les paroisses, tous les clubs qui ne participent pas du pouvoir ou qui n'en vivent pas, sont neutralisés. N'attirent que des sociopathes, des mythos, des bras cassés. Et quand bien même demeureraient des « milieux » un peu sains, le lien entre paroles et actes est brisé. On ne sort plus les fourches après avoir lu un article scandaleux mettant en cause nos représentants démocratiques.

« J'y pense et puis j'oublie, c'est la vie, c'est la vie. »

Le populo n'a rien à foutre de constater des contradictions ahurissantes dans le discours et les actes de l'hyperclasse. S'il se doute, ou sait pertinemment qu'on lui ment, il n'en prend pas acte. Il continue de consommer les merdes qu'on lui fourgue, de voter pour l'ersatz degoche ou dedrouate qu'on lui présente, pas d'émeute, pas de jacquerie, pas même de mobilisation silencieuse et pacifique. Des clopes. Bernique. Monsieur Moyen daigne tout juste participer à une flash mob festive ça et là.

Qu'on se paie sa fiole n'a aucune importance à ses yeux. Il l'accepte. Il l'a intériorisé. Quelque chose en lui lui souffle que c'est sans doute mieux comme ça et que de toute manière il n'y a rien d'autre à faire, sinon ça se saurait.

On ne lynche pas les gens. On ne boycotte pas les élections. On ne fout pas le feu aux préfectures. On ne vide pas ses comptes en banque. On ne fait pas la grève sauvage. On ne sabote pas la propriété de l'Etat. On peut, à la rigueur, voter centre-droite tous les cinq ou sept ans. Voilà une façon digne, raisonnable, d'exprimer son insatisfaction. Les fous et les terroristes seuls vont plus loin. Et puis c'est facile, pour eux : z'ont pas le petit à aller récupérer à 45 minutes de bouchons chez la nounou de l'autre côté du périph, ni la bagnole à amener au garage pour réparer cette panne de clignotant, ni le panier de la ferme à récupérer chez la voisine, ni un crochet à faire par la pharmacie de garde pour avoir une chance de dormir et de ne pas penser avant demain au mobbing, à la stupidité, à l'absence de perspective d'avenir, à la certitude d'une existence toujours plus morne, conne, qui vous dessèche de l'intérieur.

Toutes les « affaires » ne sont jamais que médiatiques, elles durent ce que durent les toquades, leur vie est celle d'un clip de Lady Gaga, et suscitent le même traitement des pisse-copie d'ailleurs. Oulala, controverse, choc, débat, séisme, faut-il-avoir-peur-de ? Conséquences : 0. Monsieur Moyen est blasé, assommé, déboussolé, il comprend plus rien à rien et ne s'en trouve pas plus mal en fin de compte.

« Tu te rappelles quand on s'est faits enculer pour la cinq millième fois ? Vache, hein ? Bon ben voilà voilà, tu rebois un truc ? »

Dans une civilisation où le fichier Excel prime absolument tout, les idées n'ont absolument plus aucune importance. On les agite encore comme des breloques, des vertèbres de martyrs supposées héberger un obscur pouvoir rédempteur, mais elles n'ont plus de portée. Votez pour qui vous voulez ou ne votez pas du tout, soyez mystiques ou agnostiques, dénoncez la négrification de l'Europe ou déchirez-vous la gorge à hurler des hymnes à ses progrès, LA MACHINE CONTINUE DE TOURNER.

Il y a des gadgets mongoliens à concevoir, dessiner, faire fabriquer en Chine, transiter d'un continent à l'autre, distribuer dans les grandes mangeoires des zones commerciales.

Il y a des milliers de produits phynanciers à bidouiller, promouvoir et fourguer pour que le flux des marchandises ne s'arrête jamais.

Il y a des rayons à remplir pour qu'on puisse les vider pour qu'on puisse les remplir à nouveau.

Il y a des nouveaux matériaux révolutionnaires à imaginer, assembler, vendre, pour que gogol puisse mâter dans le métro les mêmes merdes débilitantes qu'il mâtait il y a quinze ans chez lui avec un modem crépitant et une tour bourdonnante.

Il y a des fringues, des verroteries, des accessoires à refiler à des pouffiasses qui les trouvaient has-been il y a six semaines et n'y toucheront plus une fois qu'on cessera de les convaincre qu'ils sont à nouveau tondonsse.

Il y a des trains, des camions, des cargos, des paquebots qui doivent avancer pour dégueuler des milliards de mètres cube de saloperies d'un continent à l'autre puis repartir dans l'autre sens à vide pour que recommence l'imbécile manège.

Au pied de la machine, les communicants tournent comme des derviches aveugles et sourds, bavent des incantations et des anathèmes, chient sous eux sans s'arrêter de danser, ni rien changer au cycle création-vente-destruction-remplacement des milliards de variantes de merdes en boîtes. Dans leurs canards immondes, la pub laisse des trous qu'ils peuvent remplir comme ils le veulent, vérités partielles, contre-vérités bidonnées, prospectives décérébrées, turlupinades électorales, un jour noir le lendemain blanc le surlendemain gris, next please !

Dans cet hideux Barnum, les paroles, les écrits et les pensées n'existent pas. Elles ont au mieux un code-barre et un prix. Que crèvent enfin les cultivateurs maniaques de la Mémoire d'Ouchouitze, et vous pourrez ACHETER A CREDIT vos exemplaires de Mein Kampf à la Migros, juste à côté de Si c'est un homme version hentai.

Et vous trouverez des post-néo-réacs pour s'en féliciter et y voir un grand avancement de la liberté d'expression, qu'ils fêteront en débouchant une cannette de shiraz saveur fruits noirs, à boire dans leur collection subversive de verres en plastique non recyclé.

18/05/2011

PARLEZ-VOUS LA NOVLANGUE MORTE ?

Sympathique petit montage, signalé par les fouthésistes - leur nouveau site fonctionne - basé sur un entretien radiophonique qui remonte un peu. Ca n'échappe pas aux génuflexions tertioreichistes (tout pouvoir abusif se mesure sur l'échelle d'Hitler, punkt schluss), surtout dans la quatrième partie, mais ça reste didactique et plaisant à voir.


LQR la propagande du quotidien - 1 sur 4 par mattlouf

17/05/2011

(PRESQUE) RIEN SUR BEChAMEl

 

Résister. Ne pas craquer. Le piège est trop gros, la facilité trop évidente, la vulgarité de la réaction trop prévisible.

Pour une fois, tenir parole. Ne pas faire comme avec Hussein Banago, et promettre en vain de fermer sa gueule avant de céder une fois de plus au plaisir glauque de la redite.

Aucune chance.

Alors il n'y a plus qu'à limiter les dégâts. Oui, je DOIS l'ouvrir sur BécHameL, y a pas moyen. C'est compulsif. C'est comme ne pas se dévisser la tête quand une rouquine à bonnets D passe sur le trottoir d'en-face, un truc animal, instinctif, impératif.

Pourtant, il semble clair que personne ne peut prendre au sérieux cet étron sublime de la non-pensée judéoccidentale. Absolument personne, nous sommes bien d'accord. Il est lu, cité, invité par des gens à ranger dans la même catégorie que les fans de Johnny ou de Cloclo. Il personnifie le phénomène de foire, le moindre cagibi où on l'enfermerait deviendrait dans la seconde un « cabinet de curiosités ». Qu'il ait échappé à la mort médiatique si longtemps défie les fondements de la rationalité, passe au laminoir ce que nous croyons savoir de la probabilité, annihile la notion d'escroquerie intellectuelle et le souvenir de son juste châtiment. 

Quoi de plus dérisoire que de traquer la boulette ou l'idiotie dans ses productions ? Quel Phou du Profète penserait à émettre une fatwa contre Rémi Gaillard ou Bézu ?

Vaines précautions oratoires. La séduction est trop forte.

Le buzz autour des frasques chtroscanienne ? « Absolument dégueulasse ». La justice américaine ? « Une formidable hypocrisie ». Cerise philosophique sur le gâteau : « Tout le monde n'est pas tout le monde ».

Pitié. Stop. Je me rends. Comme un polytox devant une canette d'Amsterdamer ou un porn-addict croisant Sasha Grey dans son ascenseur. J'ai juté dans mon froc sans les mains. Aucune maîtrise. Jouet impuissant de la caricature du Houtzpah-Master, manipulable à volonté par la caricature la plus outrancière du chouif kosmopolite avec 25% de oy vey gratuits.

Soulagement. Ca fait du bien. Détente. On s'est décrédibilisé une fois de plus, pour peu que quiconque nous ait jamais pris au sérieux. Voilà, on peut recommencer à gamberger dans le vide, pour le plaisir du vide, pour rien du tout.

Et la conclusion qui s'impose est limpide : BécHameL a tout compris, finalement. Il raconte n'importe quoi, n'a jamais écrit une ligne valant une louche de diarrhée post-murge, mais son attitude est la bonne, la seule. Quand il s'agit de défendre son clan, il n'y a pas de mauvaise foi – il ne peut y avoir que la foi tout court. Voilà ce qui nous manque, à nous autres toubabs castrés, goyim asservis, ex-mâles dévirilisés. La détermination de défendre le territoire coûte que coûte, qu'importe les coups bas, les mensonges effrontés, les manips' risibles de grossièreté, les foutages de gueule constatables par les sourds et les aveugles.

Notre culture dévoyée du scepticisme et de la prise de distance nous laisse désarmés face aux autres tribus de la planète, pour qui le doute est une toquade pour fins-de-race « Et si... », « Après tout... », « Tout compte fait... », « T'es qui pour... », « J'vois pas pourquoi... »

Litanie des chercheurs d'excuses et des attentistes. Le cerveau reptilien ceinturé, camisole de force, sédatifs, musique lounge, laisse passer, dans cent ans on sera ailleurs, les méchants seront un jour punis, qui vit par l'épée et gna et gna.

Rien de telles simagrées chez BécHameL. Tête baissée, il fonce tout droit, nie l'évidence, inverse la charge de la preuve, mouline des bras, geint ou menace, tout y passe pour forcer au silence l'importun, le narquois, le sceptique, le bande-mou de la youpolâtrie. Et ni le grotesque, ni l'exagération, ni la malhonnêteté ne le retiennent, personne ne moufte, à peine si parfois certains lui encrêment sa vilaine tronche de fouine. Autodéfense préventive systématique contre tout et tous. Eretz Israël style.

0% de classe, 100% d'efficacité. Kippa Chapeau. Franchement. 

16/05/2011

RIEN SUR RABBI DOMITRIQUE

... sauf quand même un crobard formidable, signalé par deganias et trouvé chez haterz.fr

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NB : la définition exacte du mot "swag" semble sujette à moult interprétations. Pour plus de précisions, demandez à votre whigger préféré.

τρωκτικό

 

Donner est un plaisir spontané, mais il faut parfois un petit apprentissage pour savoir recevoir en retour. C'est normal : qui offre domine, en quelque sorte, et fait son obligé de qui il honore de son cadeau. Le truc du don-contredon, vous voyez. Depuis des lustres, nous jouissions égoïstement de la générosité sans limite de nos amis Divers, sans jamais rien leur offrir en retour, soyons francs. Grâce aux Grecs, cette injustice rapace est un peu corrigée, car ils leurs rendent enfin (modestement, mais c'est l'intention qui dompte) la part qui leur revient des joies véritables de la Diversité.

Eux qui s'étaient sans doute résignés à nous entretenir sans compensation, ça doit leur faire tout drôle. Cette lueur particulière dans l'oeil du donateur récompensé sans qu'il s'y attende, ça fait partie des spectacles les plus attendrissants qui soient. Tout homme devrait pouvoir la contempler au moins une fois dans sa vie.

Grippe-sous comme c'est pas permis, le maire gauchiste de la ville aimerait rapidement resserrer les cordons de la bourse. Comme si ces humbles offrandes pouvaient éponger la dette massive des autochtones envers leurs bienfaiteurs des dunes et de la brousse ! On ne dénoncera jamais assez ce genre de "logique comptable." Les Européens ont trop profité, ils se sont goinfrés sans montrer la moindre forme de gratitude. Il est plus que temps qu'ils fassent preuve envers nos frères travailleurs différents mais égaux d'un engagement à la hauteur de la Richesse reçue.

Cronulla Beach commençait à foutrement dater - fin 2005 quand même. A ce rythme-là, il va leur falloir faire preuve d'une patience de martyr orthodoxe. Mais pas de grincherie : entre l'histoire de Dominique Pine-d'Âne pris la queue dans le sac et ces réjouissances populaires athéniennes, le printemps a quelque chose d'encore plus doux et enivrant que d'ordinaire.