25/07/2008
MAD MAX DEVRA ENCORE ATTENDRE

11:23 Publié dans De quoi j'me merde ? | Lien permanent | Commentaires (2)
TERRITOIRE, FOLIE ET RIANTES PERSPECTIVES
Une manière simple de trancher tous les débats d'un seul coup. En revenir, tout simplement, basiquement, instinctivement, à la notion de Territoire. MA terre, avec les gens dessus qui ont MA gueule, et qui adoptent vis-à-vis d’elle la même attitude que MOI. Lignée, enracinement et civilisation mis sur un même plan. Qu’aboient les chiens philosophes, ce sera cette caravane ou un interminable cortège funèbre.
Plus de blabla pro-libéral ou socialisant. Plus de débats sans issue sur les contradictions des totalitaires-libertaires d’en face. Plus aucune explication à personne. Et surtout, nom de dieu, plus de tractations sur les alliés potentiels chez les uns et les autres, d’autant plus sordides qu’elles ne mènent à rien de concret.
Soutenir les Palestiniens parce qu’ils se font voler leurs terres, ou se ranger du côté d’Israël parce qu’ils défendent leur identité sans prendre des gants ? Prendre pour modèle les moudjahidins qui ont les couilles d’aller jusqu’au bout de leurs convictions, ou compter sur les laïcards de troisième génération pour mettre leurs cousins illuminés en quarantaine ? Lutter avec les Damnés-de-la-Terre contre l’impérialisme yanqui, ou se rapprocher de nos frères américains confrontés aux mêmes menaces que nous ?
Sérieusement, à quoi pensent les gens qui se posent de telles colles ?
Personne ne veut s’allier aux Culs Blancs d’Europe qui ne se définissent que comme tels ! Punkt Schluss. Nous sommes absolument seuls et dans l’état où nous sommes, nous ne pouvons pas même compter sur nous-mêmes. En ce sens, les formes actuelles de dissidence, qu’elles proviennent de l’ultra-gauche ou de l’ultra-droite, ne sont que des guignolades sinistres, qui survivent par procuration, par l’intermédiaire de la révolte des autres.

Chez les Divers, on ne se pose pas ce genre de grandes questions métaphysiques. Ils amalgament avec joie islamisme radical et laïcité consommatoire. Ils se sentent d’Ailleurs tout en appartenant pleinement à Ici. Très amis avec la Gauche apatride, tout en adoptant les valeurs de la Droite économique. Un gigantesque foutoir idéologique et culturel, impossible à analyser en profondeur. Impossible, surtout, à contrer de manière doctrinale précise, parce qu'il ne s'agit pas d'un discours proprement dit.
S’il nous vient un jour, à nous aussi, l’inspiration divine de la fermer et d’agir, alors toutes nos gamberges préalables n’auront plus de sens, parce qu’elles appartiendront à des catégories – politique et doctrine – vides de sens. Elles sonnent déjà creux depuis longtemps, mais comme notre vie culturelle est absolument figée, et que mal gagner une demi-vie comateuse occupe l’essentiel de notre temps, on peut encore faire semblant d’y croire. Prendre position sur des « questions sociales » dans le courrier des lecteurs. Voter pour un candidat compétent aux élections cantonales. Soutenir les producteurs de légumes bios. Avoir une vie Citoyenne, quoi. Et ne pas se contenter de hurler des insanités dans son coin, comme le clodo du quartier qui voit des visages dans les cumulus. Suivez le regard du type dans le miroir.
La solution à notre pourrissement collectif ne sera pas politique, parce qu’aucun parti ne peut réfléchir et agir dans l’optique d’une destruction complète des structures gouvernementales et économiques. S’il y a quoique ce soit à attendre d’une Révolution, il faudra qu’elle se focalise exclusivement sur des questions de culture et d’instincts, choses que les plus brillants penseurs du monde moderne sont infoutus de simplement cerner. Pas d’uniforme. Pas de cri de ralliement. Pas de militantisme en-dehors de faire des gosses, de leur apprendre à ne se laisser marcher dessus par personne, et de les faire grandir dans l’environnement le moins pathogène possible.
Atteindre ces trois objectifs constitue déjà un boulot de malade pour un couple ordinaire.
La solution ne sera pas doctrinale non plus, parce qu’il n’y a pas de méthode scientifique pour définir sur le papier qui est ce « NOUS » fondamental. Le sang seul ne suffit pas, ça crève les yeux. La codification du comportement désiré n’est pas possible. L’élaboration d’un corpus de valeurs communes est un passe-temps de névropathe – il n’en restera pratiquement rien si d’aventure une belle grosse situation de crise les met à l’épreuve. Quand il s’agit de ramener à bouffer et de ne pas servir de casse-dalle aux barbares, la moralité a comme tendance à se faire discrète.
Nous avons amplement fait le tour des problèmes. Nous savons ce qu’il en est. Nous pouvons encore en discutailler des siècles, danser autour du cadavre, ce qu’il faut faire est limpide. Il ne nous manque que la dose minimale de folie pour passer à l’acte. C’est peut-être en cela, et en cela seulement, que l’époque présente est porteuse d’un certain espoir : avant de claquer, nous serons pour la plupart devenus cinglés et nous aurons perdu tout ce qui justifiait encore un peu nos vies. Qui sait alors ce dont les plus atteints seront capables.
Pas grand-chose, probablement. S'exploser accidentellement la face dans sa cuisine, en préparant la destruction d'une sculpture citoyenne.
Un destin ridicule à la Robert Paulson. C'est sans doute mieux que rien.
00:33 Publié dans La Zone Grise | Lien permanent | Commentaires (7)
22/07/2008
SMS = SS !!

Nous atteignons un comble dans l'horreur. Nous savions que les femmes étaient victimes de la violence des hommes, et que les étrangers travailleurs courageux et bien intégrés se faisaient persécuter par les hordes nazebroques à la solde du Grand Libéral. Pour les gourmets, voici un merveilleux panaché, puisque la victime est à la fois femme et exotique. Mais Française. Mais exotique. Mais Française. On n'est pas exactement sûr ; il semblerait qu'on puisse être les deux à la fois. C'est compliqué, voyez, parce qu'on sait que les Français sont wacistes, mais il y a des Troisième-Génération qui sont aussi Français, ce qui devrait faire d'eux des fafs en puissance. Pour différencier les uns et les autres, il suffirait de s'en tenir au faciès, mais c'est précisément ça l'essence du wacisme. Ma pauvre caboche, misère ! Etre progressiste, c'est vraiment pas un truc pour les bourrins.
Qu'importe : nos téléphones portables, déjà coupables de cuire des oeufs à la coque, deviennent l'instrument de la Peste Brune. L'heure est grave, et autres manifestation d'indignation citoyente cytoïenne cystite fait chier à la fin.
Le 8 juillet dernier, la chaîne Virgin 17 diffusait un sms raciste, durant le clip de Nadîya et Enrique Iglesias "Tired of being sorry", avant d'être mise en demeure par le CSA. Dans un entretien accordé au "Parisien", ce matin, la chanteuse Nadîya se dit "scandalisée, blessée et choquée" par ce message dans lequel on pouvait lire "A MORT tous les [...] et autres sales races de France". elle affirme : "Mon rôle est de fédérer toutes les nationalités. Ce SMS touche à des choses graves et renvoie aux génocides. Je suis née en France, au pays des droits de l'homme... Pour moi, c'est un retour en arrière extrêmement violent. Je suis scandalisée." Pour s'excuser, Virgin 17 a envoyé un bouquet de fleurs à la chanteuse qui n'hésite pas à répliquer : "Je m'en fiche des fleurs ... Ce que je veux, c'est qu'ils diffusent un bandeau sur mes clips pour rappeler les valeurs que je défends, celles du respect et des droits de l'Homme".
Affreux, Affreuses, saluons bien bas le courage et la dignité de cette nouvelle Marianne face à l'outrage néo-vychiste téléphonique. En signe de solidarité, mettons-nous aussi sur les yeux un bandeau droit-de-l'hommiste.
Et des bouchons dans les oreilles. Ca devrait rendre ses clips beaucoup plus supportables.
En même temps, si elle optait pour une carrière de vendeuse d'assurances par téléphone, ce genre de désagréments lui arriverait moins souvent, sans qu'elle doive pour autant renoncer à ouvrir son claque-merde pour gagner sa vie. Et puis, aussi, quelle belle revanche sur cet instrument du diable qui, comme l'observait finement Guitry, nous transforme tous en domestiques !
Mais ils sont comme ça, les artistes : frondeurs, accros au risque, bravant tous les dangers de la jungle moderne. Rien à faire, putain, c'est un bel exemple, ce petit bout de femme.
13:17 Publié dans La Zone Grise | Lien permanent | Commentaires (8)
21/07/2008
LA REDEMPTION PAR LA DEGLINGUE
19:16 Publié dans Survie musicale zonarde | Lien permanent | Commentaires (0)