28/08/2009
PIETRES ELEMENTS DE REPONSES AUX QUESTIONS DU FUMIER BARBU
Ne voyez aucune provocation dans ma question, elle est sincère
Merde alors. J'ai plus l'habitude de répondre aux questions hypocrites de gens malintentionnés. Allons-y toujours. (Putain, je suis en train de descendre plus bas qu'un blog, c'est carrément du niveau de fessebouc tant c'est interactif)
Par quoi au juste voulez-vous remplacer notre LunaPark climatisé une fois que vous aurez tout cassé ?
Ne pas prôner la destruction d'un modèle de société sans avoir un modèle de remplacement à proposer. Belle cohérence rhétorique. J'ai sincèrement partagé ce souci de conséquence pendant longtemps, ce qui m'a amené à me tuer la tête pour imaginer comment on pourrait faire autrement. C'est la moindre des choses lorsqu'on veut conserver sa crédibilité. Vous savez quoi ? Je n'ai plus rien à foutre d'être pris au sérieux par qui que ce soit. Je suis un loser, une tache, un paumé, un gros con qui n'a rien compris et qui s'est trop longtemps satisfait de certitudes prémâchées. Ca m'autorise partiellement à espérer une gigantesque cassée de gueule sans proposer quoique ce soit à bâtir sur les ruines. Comprenez bien que je ne fais ici qu'hurler à la mort en attendant la folie, à moins que ce ne soit l'inverse.
A peine plus sérieusement :
1) d'un point de vue pragmatique tout d'abord : ni moi, ni les rares potes que j'ai encore, ni qui que ce soit de ma génération ne cassera rien du tout de son vivant. Je l'ai déjà dit, je l'affirme encore, je le martèlerai toujours. En bon Vaudois, j'accepte l'éventualité d'être déçu en bien, mais franchement je n'y crois pas une seconde. Oui, nous ne sommes pas encore totalement écrabouillés, loin de là. Mais nous sortir de la merde actuelle supposera soit un effondrement socioéconomique d'une violence et d'une ampleur inédite dans l'histoire, soit la rencontre miraculeuse d'individus à la fois fous de haine, disciplinés, disposant de ressources appréciables et indétectables. Tout peut même se passer sans mort d'homme, avec la destruction ciblée de quelques bâtiments. Sauf que, dans la vraie vie, des blanchouilles qui se la jouent Al-Qaeda jusqu'au bout, je demande à voir. Ce dont nous sommes capables à ce soir, c'est déployer des banderoles sur des centrales nucléaires ou casser des vitrines de fast-food. Le jour où il sera aussi risqué de se promener seul dans un quartier populaire de Genève que de Medelin, alors peut-être que nous disposerons d'un matériel humain capable de mener une révolution. L'ampleur des changements dont nous avons besoin pour ne pas disparaître nécessite des légions de massacreurs psychorigides qui se connaissent tous et se font confiance. Ce n'est pas un statut à la portée de notre génération déglinguée. Peut-être nos propres enfants donneront-ils naissance à une classe de fous furieux incapables de pitié, de compréhension, d'exceptions à la règle et même de justice. Nous ne sommes que de bons types aigris et impuissants, et notre unique espérance est que les ulcères qui pourriront la fin de notre parcours sur terre servent au moins à formuler une prose qui inspirera les Tamerlan blancs de l'avenir.
2) d'un point de vue philosophique: même exponentielle et aléatoire, l'Histoire se répète, parce que sa matière première n'a pas bougé depuis Néanderthal. Prenez de la merde et du lait, brassez-les pendant mille ans, vous n'obtiendrez jamais un mocca buvable. L'humain ne se perfectionne pas, il n'apprend que dalle du passé ni même de sa propre expérience, et il ne renverse les rois que pour les remplacer par des empereurs. En fait, Monsieur et Madame Moyen bandent et mouillent pour le knout, la privation, l'injure, la dépossession, l'exil intéreur. La jérémiade est notre chant du coq autant que notre chant du cygne - même les saloperies que j'ai l'indécence de cracher ici en sont une illustration limpide, putain ! Ceci pour dire, très simplement, que je ne crois pas qu'il existe un modèle de société méritant que l'on détruise le modèle actuel pour le remplacer. J'estime simplement que "tout casser" nous apporterait un grand soulagement et un peu de répit. Mais il ne faudrait pas long avant que n'émerge des décombres des dictatures délirantes, des sectarismes absurdes, des formes d'esclavagisme ridiculisant tout ce que nous avons connu. Lutter pour un monde meilleur ou un avenir meilleur est cocasse à crever : l'homme sera toujours une merde grégaire, servile, lâche, râleuse, dont on n'obtient rien d'admirable ni de durable sans la faire suer du sang.
Vous objecterez sans doute qu'il est un peu facile de se draper dans l'autoflagellation à vocation libératrice pour se dédouaner de l'obligation de cohérence. Je répondrai alors qu'en plus d'être un gros con, je suis un ignorant, qui n'a strictement aucune idée de quel modèle de société pourrait fonctionner. Je sais en revanche à quoi ressemblerait un modèle qui, sur le papier, me conviendrait. Relocalisation de l'économie jusqu'à flirter avec une agriculture de stricte subsistance - ce qui entraînerait la destruction de neuf "emplois" sur dix et permettrait d'éliminer une bonne partie du surplus de véhicules bruyants et polluants, puisqu'il ne serait plus nécessaire de faire des centaines de bornes chaque jour pour gagner sa croûte. Sécession des cantons, régions, départements, etc, puis autonomie maximale des plus petites entités territoriales possibles. Milices civiles organisant la protection des biens et des personnes. Organisation des rapports sociaux selon la fantaisie économique, politique, religieuse de chaque communauté, assortie du droit pour tout individu de choisir son groupe et pour tout groupe de refuser une candidature. Liberté de circulation et d'établissement pour tout groupe et individu, pour autant que la terre d'accueil l'accepte ; si elle ne l'accepte pas et que le ou les nouveaux venus ne caltent pas, droit souverain de ladite terre à régler le problème by any means necessary. Encore une fois, c'est un modèle qui a de la gueule à mes yeux, mais dont j'ignore totalement la faisabilité.
08:23 | Lien permanent | Commentaires (7)
25/08/2009
L'EFFONDREMENT QUI VIENT OU QUI EST DEJA VENU

"... la certitude que cette civilisation va s'effondrer..."
(Si ce n'est pas déjà fait, sacrifiez votre prochain apéro pour aller voir ce petit docu en forme de chouette rappel de quelques évidences concernant l'humiliation insoutenable de nos vies d'esclaves volontaires. Sauf qu'à la fin, ça tourne imbuvable : on est plus nombreux qu'eux, organisons-nous,tout ça sur fond de RATM et d'images de hools à tracts... C'est comme les films catastrophe olivoudiens : ça finit tristement bien et ça laisse sur sa faim de destruction massive.)
D'abord, est-on sûr que ce n'est pas déjà fait ? Une relecture s'impose. Bien sûr il faudrait s'entendre une fois pour toutes sur comment l'on définit une civilisation et, par conséquent, quelles bases d'une telle construction sociale doivent être sapées pour qu'elle dégringole.
Si l'Occident est ce qu'il semble être (le porno, la cocaïnomanie généralisée, le désespoir bâillonné chimiquement, le relativisme poussé jusqu'à l'autisme volontaire, des existences mornes voués à l'empilement de gadgets technologiques et de "vacances" qui ne reposent de rien), alors mauvaise nouvelle : l'Occident va durer au-delà de nos misérables vies. Ces choses-là font appel aux instincts à la fois les plus bas et les moins extirpables de la saloperie humaine. Les parlements fermeront avant les conseils d'administration, qui fermeront avant les hypermarchés.
"Chers clients ! Durant la guerre civile, votre macdrive reste ouvert toute la nuit !"
Et si tout cela n'est pas l'Occident, mais son obscène caricature, guère plus de raisons de sabler le mousseux. Cela veut dire qu'une civilisation peut survivre à un total effondrement de ses valeurs les plus anciennes et les plus nobles. Cela confirme tout le mal que l'on peut penser de l'homme, qui peut fort bien ne vivre que de vinasse et de pain mou, du moment qu'on l'a convaincu de se comporter pire qu'un porc de batterie.
Combien de temps encore pourra-t-on tenir avec cet argument usé des "masses apathiques", droguées de marchandises, et qui donc n'attendraient plus qu'une paire de baffes avant la salutaire désintox' ? Crachez le morceau, propagandistes réacs. Monsieur Moyen n'est pas plus un zombi que vous ne l'êtes, que nous le le sommes tous. Il croit sincèrement avoir des amis, comme vous croyez avoir des camarades. Il espère encore que, lui, il ne ratera pas sa famille, malgré toutes les preuves quotidiennes que le temps du clan est révolu sur cette terre. Il sait fort bien faire la différence entre un "jeune" et un allogène, ne serait-ce que pour choisir prudemment les mots et les attitudes qui lui éviteront un pain ou une amende. Vos tracts, vos blogs, vos happenings militants, votre numéro occasionnel sur la sciure du Démocratic Circus, rien de cela ne le "réveillera": lui non plus ne dort pas, lui aussi en a plein la fente - lui non plus n'a aucune idée de quoi faire.
Et, à l'instar des moins malhonnêtes d'entre nous, il se doute que, s'il y avait encore quelque chose à faire, quelque chose d'efficace, quelqu'un l'aurait déjà fait. En Histoire comme en politique, il n'y a pas de quadrature du cercle. On s'incline devant le noeud gordien (votations, manifs, attaque de macdos) ou on le défait à la macédonienne.
Nous SAVONS qu'il faut tout casser. Nous SAVONS que nous ne casserons jamais rien de décisif et que personne ne le fera à notre place. Fin de l'histoire.
12:08 Publié dans La Zone Grise | Lien permanent | Commentaires (16)
24/08/2009
CACHEZ-MOI CA

Il y aurait un peu de quoi s'étonner, dans le foin que font nos voisins d'ex-France à propos de la capote intégrale féminine halal, que l'analyse tranchée, définitive et jouissivement bourrine du regretté de Beketch ne soit pas reproduite sur tous les blogs, les tracts et les murs par tous les réacs et post-fafs qui s'expriment sur le sujet. Mais s'étonner, au bout d'un moment, ça fatigue. Alors on cesse, on se tait et on passe à autre chose. Je rappelle malgré tout, pour ceux qui les auraient loupées, ces lignes qui devraient être incontournables, en rajoutant du gras pour les pressés :
Que les musulmanes portent le voile, on s’en fout. Nous ne sommes pas chargés de leur émancipation et, pour être clair, avec ces pin-up-là, moins on en voit, mieux on se porte.
Ce qui nous intéresse, nous, ce n’est pas que les beurettes se baladent le nombril à l’air ou que les blaques s’empiffrent de charcuterie et de bière jusqu’à s’en faire péter la sous-ventrière.
Ce qui nous intéresse, c’est que la colonisation afro-islamique de la France cesse.
Ce que nous voulons - et vite ! - c’est que nos flics et nos pompiers ne soient plus insultés et caillassés, c’est sortir le soir dans des rues propres et joliment fréquentées, prendre le métro ou les trains de banlieue sans avoir la peur aux tripes, respecter le carême sans qu’un cureton kollabo vienne nous rappeler à temps et à contre-temps que c’est le ramadan des chrétiens, ouvrir un livre d’enfant sans devoir se taper une fois de plus les malheurs de Foufouna et Mohamed, allumer la radio sans entendre de la musique arabe, voir à la télé autre chose que des blaques désarticulés et des beurettes hystériques, sentir dans nos rues d’autres parfums que celui de la merguez brûlée, manger à la cantine de l’usine, du lycée ou de la prison autre chose que de la dinde, bref, vivre en France à la française entre Français.
22:47 Publié dans Autopsie de la Dissidence | Lien permanent | Commentaires (1)