18/12/2009
ASSIMILATION / INTEGRATION


A part ça, << Ce n'est que lorsqu'une race atteint son maximum de développement physique qu'elle atteint son plus haut point d'énergie et de vigueur morale. >>
Docteur Beddoe, "Memoirs of the Anthropological Society", in Paul Lafargue, Le Droit à la Paresse, 1880.
09:44 Publié dans La Zone Grise | Lien permanent | Commentaires (5)
16/12/2009
SEGOSPHERE HALLAL
Encore une couche de mièvrerie militante sur l’air de « Mon sac poubelle est une robe de bal. » Vous apprécierez en connaisseurs la stupéfiante complaisance du ton, même lorsqu’on considère a priori toute journaleuse comme une collabo qui s’ignore. « Epanouissement », piercing dans le groin, coolitude… Ajoutez à cela le lèche-vitrine d’un culte à l’autre présenté comme une quête mystique et vous avez tous les composants d’un répugnant cocktail post-féministe. Le message de fond ? Ségosphère et obscurantisme hallal, y a pas de contre-indication médicale. Comme s’il s’agissait de deux opposés radicaux entre lesquels choisir. Comme si on n’avait pas envie d’empoigner l’un pour défoncer le cul de l’autre.
Il y aura sans doute quelques droitards pour souligner qu’une multipondeuse catho au chômage volontaire n’aurait pas eu droit à une telle flagornerie. Ils feraient bien de penser à ces églises qui ont sonné un clownesque tocsin climatique, qui hébergent des gens pour qui le papier-bible est un papier-cul de luxe, ou qui ont appelé à voter en faveur des minarets. Potes chrétiens, vos mitrés vous ont vendu à la concurrence. Si vous avez encore le moindre amour propre, vous n’avez plus le choix qu’entre le schisme et l’apostasie. Alors laissez tomber le stand-up à base de réciprocité : personne n’y croit, surtout pas vous-mêmes.
La focalisation sur la minorité de cinglées qui s’emballent dans ces bodybags verticaux est bien entendu une trappe à couillons. La coranette d’Occident sera festive, pas-prise-de-tête, avec un hadith sexy tatoué sur les reins et fière de bosser dans la comm’ pour rembourser ses nibards surgonflés. Des imams néo-soufis slammeront dans le métro pour expliquer que le Prophète n’aime pas qu’on foute l’alu à la poubelle ou qu’on massacre les bébés-baleine. L’air vicié de l’ex-Europe ronge toute foi véritable jusqu’à l’os et n’en conserve que le folklore. Il ne faudra pas un siècle pour que l’on trouve exactement le même prototype de connard avachi sous une kippa, une calotte ou un keffieh.
La goinfrocratie a réussi à recycler l’internationale marxiste, qui jurait son démembrement, pour en faire un auxiliaire de la dépossession généralisée. Elle a réduit la droite anti-progressiste, qui vomissait tout cosmopolitisme, à une section de Sécuritas parfumée à la javel. Elle a phagocyté jusqu’à l’objection de croissance, la réduisant à une tocade pour cyclistes végétariens, qui se croient subversifs parce qu’alterconsommateurs. Et l’islam, dont une poignée de territoires sont passés en pas vingt-cinq ans de la préhistoire à l’obésité industrielle, serait une menace encore plus sérieuse pour notre civilisation Second Life ?
Une misérable secte qui lorgne volontiers vers les privations très temporaires et négociables, serait de taille contre l’entreprise de corruption des mœurs la plus colossale depuis la décadence romaine ? Vous pensez sincèrement que la sunna est un vaccin efficace contre l’accoutumance au confort et l’instinct universel de lascivité et de flemme ? C’est son goût même de la domination sans partage qui pourrira l’islam, qui l’étouffera de mauvaise graisse, parce que ses prosélytes ne pourront PAS oublier le langage dans lequel cette domination s’exprime en Occident : la frime, le clinquant, le pognon brassé en piscines olympiques. Son dépouillement originel ne résistera pas à la séduction des salopes de supermarché. On voudrait nous faire croire que le jihadiste conséquent se les couperait plutôt que d’accepter une flûte baveuse entre deux attentats : sur ce coup-là, je crois volontiers à la fable de la « majorité de modérés. » Les guerriers qui maîtrisent leur trique, combien de divisions de recrues ?
Il sera d’autant plus vulnérable que les anciens esclaves de l’Europe éprouvent toujours la rage de venger l’humiliation de leurs pères. Il faut faire ravaler sa fierté à l’ancienne puissance en lui montrant qu’on peut faire aussi bien qu’elle, pour peu qu’on s’approprie ses outils. Les terres décolonisées n’ont expulsé que l’Homme Blanc, pas ses symboles, ses rites, ses valeurs. Il fallait des hymnes nationaux, des uniformes et des étendards, des délégations officielles et des limousines, des usines et des derricks, du papier-monnaie et du fric virtuel. L’histoire de la décolonisation, c’est celle de Vendredi qui tue Robinson pour crever de faim en jouant son rôle.
Malgré son austérité, malgré son amour valeurs guerrières, malgré même la sagesse qu’il peut renfermer, l’islam ne peut pas échapper à ce retour de manivelle. Ses fidèles d’Afrique ne luttent pas uniquement pour imposer leur Vérité : sous leur appartenance à une même foi, ils restent des hommes de couleur avec un contentieux à régler avec le Toubab. Puisque Blanchouille est censé avoir pillé le Tiers-monde pour s’enrichir, ils reprendront ce qui leur appartient et s’installeront à sa place, après avoir avili ses femmes, assombri ses moutards et éradiqué sa culture. Mais de là à recréer le bled crasseux ou la brousse aride, faut quand même pas pousser. Les anxiolytiques, la climatisation, le crédit-conso, les mégastores, le tuning, le club VIP, le low-cost, tous ces trophées sont foutrement addictifs.
Consolation miteuse : le bernard-l’hermite qui squattera cette abominable coquille finira lui aussi par y claquer de mollesse et de relativisme abruti.
20:07 Publié dans Chez les boniches de la Zone Grise | Lien permanent | Commentaires (7)
15/12/2009
DU BONHEUR D'ÊTRE INFECTE
Le recours systématique à la notion de « dérapage » nous éclaire sur la conception du ouacisme par l’ennemi. On aurait pu croire qu’on est ouaciste du moment que l’on décide de faire une différence entre teints de peau, ou de hiérarchiser les cultures selon qu’elles aient produit des maisons en bouse ou des chapelles gothiques. La terminaison en « -isme » implique l’idée de parti pris, d’une aune à laquelle juger tout ce qui nous entoure. On serait donc ouaciste comme socialiste, capitaliste, extrémiste : en choisissant une grille de lecture du monde et en proposant des solutions aux problèmes considérés comme vrais et/ou urgents.
Ce n’est plus tout-à-fait vrai. Le ouacisme pur et dur, son cas est réglé, moralement du moins. Des poches de résistances restent à circonscrire et crever, mais c’est une simple question de temps : le matraquage médiatique liquidera par le verbe ce dont le métissage ne sera pas venu matériellement à bout. Mais le problème n’est pas réglé pour autant, attassion! L’agent pathogène éliminé, restera encore à épurer les fascopositifs dont l’infection est encore indécelable. Comme je l’ai déjà dit : vous êtes tous présumés coupables.
On ne choisit pas plus de déraper que de se prendre les pieds dans un tapis. Il s’agit toujours d’un accident. Mais dans l'univers des niveleurs, c'est accident bien particulier : il se produit le plus souvent à cause d’un manque de concentration. Si tu n'as pas le crâne rasé ou des accointances avérées avec les Partis du Mal, tu as droit a priori au statut de citoyen respectable ; ce qui ne veut pas dire qu’on te foutra la paix. Dans un aéroport, un barbu dont la sacoche fait tic-tac ou un glabre à bermudas et Birkenstocks seront traités pareil par la sécurité. C’est comme ça, pas de discouimination. Ben pour les citoyens respectables, c’est kif : aucun d’entre eux n’est à l’abri du dérapage.
Il faut donc être vigilant, et vous croire « de gauche », afficher moult amis exotiques, voire pondre une flopée de petits bâtards, ne vous en dispensera pas. Pour deux raisons simples.
La première, c’est qu’on ne décide jamais seul si l’on est ouaciste ou pas : il y a des instances pour cela, certaines officielles et étatiques, d’autres plus maffieuses et communautaires, d’autres encore totalement marginales et lumpenoïdes. Pas évident de s’y retrouver dans ce Brazil tracassier, mais soyez relax : les Correcteurs vous trouveront toujours assez tôt.
La seconde, c’est que, comme Renaud le chantera sans doute un jour, c’est pas l’homme qui prend l’ouacisme, c’est l’ouacisme qui prend l’homme. Voyez ça comme un phénomène à mi-chemin entre la grippe et la possession : ça vous tombe dessus sans prévenir et il faut que vous lâchiez publiquement un gros symptôme bien dégueulasse pour qu’on vous dépiste. Un gag sur les fours, une fine allusion au nombre désirable de Divers ou à leur orientation de casquette, vous voyez le genre.
Le pire, c’est qu’il n’y a pas de vaccin là-contre. La seule méthode qui limite un peu les dégâts, c’est la castration du langage, la marche sur des œufs, la paranoïa civique et, en cas de malheur, la reptation tout nu dans la fange en guise de pénitence. Ca veut dire quoi ? Que le ouacisme est la chose la mieux partagée du monde. Que c'est parfaitement naturel. On le savait et on le disait depuis un moment, les épurateurs de la pensée nous rejoignent depuis peu sur ce point. En un sens, entre eux et nous, la vraie différence c'est qu'ils intentent des procès à l'attraction terrestre à chaque fois que quelqu'un se ramasse la gueule par terre. Le fait que l'élite de ces mongols se réclame de l'écologie et d'un retour à un mode de vie plus "naturel" n'en est que plus piquant.
Vouloir à toute force rester modéré et prétendre continuer à ouvrir sa gueule, décidément, c’est pas une vie. De quoi se féliciter d’avoir, une fois pour toutes, cassé le morceau auprès des potes, de la famille et des collègues : moi faf, toi me lâcher la grappe. C'est incroyable comme ça simplifie les choses.
15:41 Publié dans La Zone Grise | Lien permanent | Commentaires (10)