22/04/2010
SWISS JOURNALOPES AWARDS: AND THE WINNER IS...

Journaleux parigots ! Vous pensiez encore que la Chuiche était une vague province où l'on cause un français approximatif et où l'on s'épuise à en vain vous suivre dans vos courbettes à l'envahisseur ? Vous l'avez dans le cul ! L'honneur du journaliste romand est définitivement lavé avec ceci.
Yes we can ! Oui, nous pouvons être encore plus obséquieux que vous, encore plus bouffis de mauvaise foi et d'aveuglement volontaire, encore plus rapides dans le baissage de froc et l'onction à la salive des génitoires arabanlieusardes ! Tout y est ! C'est un festival ! Un grand chelem ! Céline ou Bloy n'auraient pas pu pousser plus loin l'outrance dans la complaisance bouffonne ! Lisez cet article, savourez-en la moindre ligne, imprimez-le, encadrez-le, montrez-le à vos enfants en exemple de ce que peuvent permettre d'accomplir la Correction Politique, l'ethnomasochisme, la volonté de se laisser enfiler jusqu'aux eux pour ne pas déplaire à des gens qui veulent vous égorger.
Post-Zonum : Si toi aussi tu veux comprendre pourquoi on ne peut rien tirer de nos amis les Criquets à part du compost, n'oublie pas de lire, relire et faire lire la seule étude sociologique sérieuse et définitive sur le sujet en cliquant ici.
13:17 Publié dans Chez les boniches de la Zone Grise | Lien permanent | Commentaires (6)
21/04/2010
"KOUILLES KRUES"
Gougoule, notre ami, ne fait pas que nous proposer tout plein de chouettes liens vers des sites de fesse ou de la musique gratosse. Il réfléchit aussi à notre place, devance nos pensées, nous permet de ne pas user nos gros doigts boudinés sur le clavier. Vous étiez horripilés par le "correcteur automatique" du téléphone portable ? Gougoule vous fait le même coup pour vos recherches sur son moteur du même nom. C'est rageant dans un premier temps, et puis ça devient rigolo quand on voit ce qu'on nous propose.
Si, j'avais effectivement autre chose à foutre aujourd'hui, mais pas l'envie.
Kouilles crues est mon préféré pour l'instant, mais il y en a bien d'autres, comme broute minou à palm springs, ou la savoureuse crotte de chien incroyable talent. Si vous tapez « bite », on vous en propose de toute nature : bites de footballeur, des animaux, en actions, extras larges, ou encore senior. Avec « pine », vous en obtiendrez d'huitre, d'ours, de pin (?), de lenoir (?), de barbezieux, de serin.
Avec le verbe « faire », c'est aussi très varié. Des gens se sont donc renseignés sur la meilleure manière de faire l'amour, faire caca, aussi connu dans sa version gore faire caca du sang, voire sous la forme plus ludique de caca jeux. D'ailleurs, si vous avez des questions, même très bizarres, il ne faut pas vous gêner, tout est prévu. On vous enseignera donc :
comment embrasser, devenir riche, draguer, tomber enceinte, se maquiller, faire un noeud de cravate, créer un groupe sur facebook, faire l'amour à un homme ou à une femme, faire pousser les cheveux plus vite, faire un cv, un bébé, une lettre de motivation, un site internet, une bibliographie, des crepes, des scoubidous, des abdos, des dreads, des coeurs sur facebook (le romantisme n'est pas mort), du shite, de la beuh, de la levitation, de la barbe a papa sans machine.

Si vous avez des ambitions mais des doutes sur les moyens, demandez donc comment devenir anorexique, un vampire, un vampire en vrai (parce qu'il ne faut pas se foutre de ma gueule), mannequin, emo, indépendant en suisse, maman de jour, dj, musclé, gothique, gros, gérant d'un camping, gigolo, guerisseur, skinhead, lesbienne, lieutenant de police. Si vous vous trouvez à chier, pas d'inquiétude :on vous apprendra à devenir belle, voire carrément la plus belle, belle quand on est moche (car la science peut tout), ou plus modestement quelqu'un de bien, quelqu'un d'intéressant, et puis finalement quelqu'un d'autre si votre cas est désespéré.
Envie de faire de l'argent facilement ? Apprenez comment devenir riche rapidement, riche sans argent, riche en partant de rien, en peu de temps, sans travailler, sans rien faire (autant être franc), sans gagner à la loterie ("Moïse, achète d'abord un billet!"), gratuitement dans les sims 2, sur internet, sur habbo, sur wow, sur flyff, sur ma bimbo (c'est c'là, voui).
Pas foutu d'argumenter ? Des experts vous expliqueront l'art et la manière de convaincre ma copine de faire l'amour, ma copine d'avaler, de se marier, mes parents d'avoir un chien, mes parents d'avoir un cheval, ses parents d'avoir un piercing, le voleur de partir dans heavy rain, et n'importe qui de se convertir (ne pas oublier de traduire les pages proposées en arabe). Plus simplement, on peut aussi convaincre les autres, y a même des moyens de convaincre la timidité, le stress, la peur !
On vous montrera ensuite où et comment trouver le point g, le centre de rotation, le sommeil, le bonheur, l'amour, toutes les plumes dans assassin's creed 2 (la vie est une question de priorités), du travail à domicile, des morilles, des truffes sans chien (et non pas l'inverse, tas de pervers), des bénévoles, des clients, de la motivation, de la drogue, de la beuh, et après tout ça, parce que vous en aurez bien besoin, de la vitamine d.
Et puis si vous êtes philosophe de zinc, vous pourrez gamberger avec vos semblables et multiplier les pourquois : pourquoi les schtroumpfs sont bleus et les simpsons sont jaunes, pourquoi les saisons existent, pourquoi les hommes adorent les chieuses, pourquoi les musulmans ne mangent pas de porc, pourquoi le ciel est bleu, pourquoi les femmes aiment les noirs, pourquoi les femmes ne peuvent se mettre du mascara la bouche fermée, pourquoi les femmes aiment les bad boys, ont toujours froid, sont chiantes, ne savent pas lire les cartes routières, sont compliquées, se prennent la tête.
Et les hommes, hein? Pourquoi les hommes sont infidèles, sont laches, se grattent les testicules, sifflent mieux que les femmes, sont distants, sont compliqués, pourquoi les hommes blancs aiment les femmes noires, bandent mou ?
11:00 Publié dans De quoi j'me merde ? | Lien permanent | Commentaires (3)
19/04/2010
CELIBATTANT URBAIN
Le triste individu qui signe ce texte n'ayant pas expressément signalé son opposition à sa publication ici, je vous le colle.
MAJ : ceci n'est pas une exclu, on peut en trouver une version avec quelques fautes de frappe supplémentaire au milieu des engueulades faisant suite à un article desouchesque.

Sortir le soir, seul , dans une grande ville française, et même, de plus en plus dans les autres, est devenu une entreprise risquée et inutile. Les restaurants sont pour la plupart aussi mauvais que chers, les bars ennuyeux et parfois sordides, quant aux boites elles travaillent pour les orthophonistes et les hépatologues.
De plus, pour y parvenir il faut faire un parcours digne d'Ulysse en partant soit d'un parking souterrain, théâtre régulier d'assassinats non élucidés, ou d'un métro dont le plus récent progrès technique est que l'on y graisse les rails en y précipitant des usagers.
Une fois à l'air libre, il vous faudra croiser habilement entre les agressions olfactives de graille issues de kebabs pris d'assaut par une foule huileuse et les évacuations acides des fumées d' eaux grasses du KFC voisin.
Naviguant entre les poubelles éventrées d'où filent des rats géants et les corps à demi-décomposés de SDF convulsant entre deux comas éthyliques, vous aurez alors à mettre en application tout votre savoir-faire pour éviter l'embrouille.
Toute une faune variée de prédateurs et de saprophytes va se précipiter sur vous pour exiger ou solliciter, selon les cas, diverses taxations en cigarettes ou en numéraire la plupart du temps, mais parfois en livres de chair humaine, la vôtre.
Pour échapper au fauteuil à roulettes ou à la greffe de poumon comme issue d'une simple ballade d' un soir de printemps, il faut apprendre jeune un ensemble de codes.
Ainsi la modification subtile de trajectoire qui vous permet, en anticipant l'hostilité d'un groupe, de survivre en trouvant d'un coup le trottoir d'en-face bien plus attractif que celui occupé à vingt mètres par une meute de quinze racailles chétives au faciès de loups, tous en survètement immaculé surmonté d'une capuche cachant un crane minuscule.
Encore faut-il savoir pratiquer ce genre de manoeuvres avec l'attitude qu'il faut: trop de désinvolture ou un air anxieux peut vous valoir d'entrer dans le champ radar des assassins potentiels et réveiller dans leur cerveau reptilien le neurone clignotant du meurtre, du vol ou du lynchage.
Une certaine expertise ethnologique est utile, on sera avisé de différencier le risque comparé entre les deux Bambaras mineurs mais costauds, accompagnés d'un whigger la goutte au nez devant le cinéma, de celui, moindre, des cinq Ouled-Nails qui dealent tranquillement en face de la crèperie.
Une connaissance, même superficielle de la littérature relative aux moeurs, coutumes et psychologies des populations des ex-colonies françaises, peut être vitale. On ne saurait trop recommander la lecture de nos grands explorateurs.
Si vous parvenez vivant jusqu'à la terrasse glacée et en plein vent d'une brasserie bondée, vous aurez peut-être la chance de fumer votre dernière cigarette et de déguster une bière aigre après cinq tentatives de commande auprès d'un serveur rescapé d'une bande de zombies libérés par un tremblement de terre et qui n'a pas que l'air de s'en foutre.
Cette opération se passera sur une table en plastique bancale spécialement étudiée pour renverser votre demi, lequel vous coutera plusieurs heures de salaire d'un cadre supérieur.
Lors des dix minutes qui vous seront imparties avant que le mort-vivant ne revienne vous imposer de réitérer, vous aurez probablement assisté au spectacle de la rue, c'est-à-dire à deux vols de portables à l'arraché, une tentative de viol collectif sur étudiante, une dizaine de jets de mollards sur la voie publique et un nombre incalculable de provocations verbales en langage NTM.
Vos pas vous guideront ensuite vers un établissement nocturne réputé pour son ambiance musicale. Vous aurez alors à franchir l'expertise de la Garde Noire composée de deux montagnes de viande spécialisées en arts martiaux campées devant la porte. Un conseil : si vous êtes refoulés, n'entamez pas une discussion technique avec Booba et Killer, ex-enfants soldats recyclés en videurs du Macumba. Les Hôpitaux de nuit sont remplis de petits Blancs qui ont voulu comprendre sur quels critères ils ont été discriminés.
Sachez que ces gens s'appellent des videurs parce qu'ils sont abilités à vous vider comme un poulet en toute impunité après vous avoir plumé.
Si vous passez l'épreuve, c'est-à-dire si vous ne correspondez pas au portrait du Blanc à embrouilles, hybride de Charles Bukowski et de Shane Mac Gowan, tel qu'il est distribué dans la tribu d'origine de ces Messieurs lors de leur formation à la profession de presse-purée d'importation, alors vous aurez le plaisir de vous faire exploser les tympans par une demi-douzaine de réacteurs d'avions dissimulés dans des baffles.
Même si vous étiez Pavarotti, il n'y a aucune chance pour que votre joile voisine ne retienne des trois mots que vous essayez de lui glisser à l'oreille autre chose que le souvenir de vos postillons. Il est en effet absolument impossible de couvrir le cyclone de décibels engendré par l'oeuvre intégrale de Claude François remixée au canon anti-chars, qui vous interdit même de passer commande autrement que par le langage des gestes.
Après avoir laissé un demi-mois de salaire dans deux cocktails fluorescents où l'on chercherait vainement des traces significatives de la vodka supposée s'y trouver, il ne vous restera plus qu'à faire en solitaire le parcours inverse, bien plus risqué à cette heure tardive, pour buter sur une station de métro fermée ou à récupérer votre voiture au huitiième sous-sol du bunker hanté, si vous vous souvenez de l'étage.
Estimez-vous heureux d'etre tombé sur une maison honnète qui vous laisse repartir avec une alcoolémie raisonnable, il en est où l 'on n'hésite pas à vous terminer aux barbituriques avant de vous faire les poches et de vous confier à Booba et Killer pour qu'ils vous raccompagnent dans un terrain vague.
En conduisant sur le chemin du retour, vous croiserez les forces de l'ordre - en France, on appelle ainsi des gens déguisés en bleu dont le métier est de vous faire souffler dans un petit sac en plastique avant de vous confisquer votre véhicule et de vous faire toutes sortes d'ennuis. On les rencontre uniquement aux carrefours qui ménent aux endroits dangereux.
10:32 Publié dans Marées Noires | Lien permanent | Commentaires (6)