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07/01/2011

LES TOLERANCES PARTICULIERES

(...) If Jonah’s beloved American liberal democratic government were willing to abolish all anti-discrimination laws, I’d be happy to let people marry their pet hamsters. I just want public administrators to stop telling me whom I should be nice to and who should be treated with special consideration. I personally prefer gays or just about anyone else to government bureaucrats, and especially to those engaged in modifying social behavior.

Why should I trust what TV screenwriters tell me to believe about some alleged neo-Victorian gay lifestyle any more than all the other nonsense they feed me? From these scriptwriters one might learn that most gangsters are white corporate executives but rarely Jewish, while blacks and Hispanics are crime-fighters or surgeons ministering to white people of lesser intelligence. All of this may be true in the alternate reality Jonah shares with his Hollywood friends, but none of this squares with what I’ve seen on terra firma. (...)

Paul Gottfried

06/01/2011

LE DISCOURS DROITARD : UNE DRAG KING DE GAUCHE

Pour faire suite à la remarque de Criticus dans les commentaires de ce très elliptique billet et aussi pour répondre aux quelques accusations de défaitisme postés ailleurs.

* * *

 La faille - le piège pourri - du discours "républicain dur" est l'obligation qu'il se fait de se lisser, de se policer dans l'espoir de se conformer aux canons de la Correction Citoyenne (bien plus que "politique"). Ses promoteurs et ses usagers maintiennent le vieux schéma démocrate : un programme doit être proposé au grand public pour obtenir son assentiment, qui se manifestera par les urnes tous les quatre ou cinq ans. Pour être rendu public, il doit passer par les professionnels de la communication, à savoir les grands merdiats agréés. Or TOUS sont post-maos ou anxieux de ne pas déplaire aux anciens défenseurs de la doxa mao.

Le discours réac devient une pièce carrée qu'on s'efforce de faire rentrer dans un trou rond. Ledit trou fonctionne comme un orifice humain (*) : la moindre aspérité va lui déchirer la muqueuse, provoquer hémorragies, couinements et scandale. Une génération agonisante de droitards en faisait ses délices et y allait bourrinement, elle est désavouée par ses successeurs. Avec une confiance aveugle en la justesse des analyses journalopes, ils redoutent avant tout de paraître « mythos », de se vautrer dans des « nostalgies malsaines » et de « faire fuir » l’électeur moyen, conçu comme un centriste exaspéré mais mou. Un mot de travers, une phrase trop franche, et son bulletin s’évapore avant d’arriver dans l’urne.

 

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C’est que pour le réac arriviste, la respectabilité s’établit en fonction dela grille de lecture gauchiste. Il l'a admis une fois pour toutes, et même s'il se permet parfois des piques contre la camisole mentale de 68, il n'imagine pas une seconde s'en dévêtir, de peur de se retrouver à poil. Les « valeurs » de droite ? Il ne sait pas ce que c’est, parce qu’il ne les a jamais expérimentées dans sa vie personnelle. Il vit son quotidien sous le règne bâtard de la morale gauchiste et du cynisme libéral sous perfusion étatique, et cette monstruosité contre-nature a bousillé tout ce qui donnait de la valeur à son existence, toute base concrète et solide de sa foi.

Sa famille est dans le même état pitoyable que celle du premier dreadlockeux venu. L’église, c’est à peine s’il y met les pieds et quand il s’y efforce, il s’emmerde et n’y revient plus, écoeuré par la guimauve humaniste, enculeménique et lumpenolâtre qu’on lui sert entre deux prières bavées sans convictions. La patrie ? Elle se décompose sous les périphériques, les agglomérats d’hypermarchés, les enseignes clignotantes, les bars à sushis puant la javel, les zespas’verts aussi « naturels » qu’une paire de bonnets D siliconés, les bétaillères à working poors et les hlm concentrationnaires. La liberté ? Elle se limite au choix entre s'endetter pour un smartefonne ou pour des vacances à Pattaya.

Passe encore qu’un homme se batte pour ce qui lui manque le plus. Mais quand il n’a absolument plus rien, quand ses convictions se basent sur les souvenirs mal assumés de la génération précédente ? Quand il n’a même plus les moyens d’avoir sa propre nostalgie ?

*

Sur quoi tombe-t-on en fin de compte ? Sur le légalisme. La volonté obsessionnelle de jouer le jeu selon les règles établies condamne le réac au ton mesuré, voire demi-mesuré. Il lui faut soigner une image d’homme droit mais pas inflexible, qui appliquera les lois avec sévérité mais ne fera que les appliquer. Il devrait chercher à s’affranchir des plus contraignantes et réclamer l’abrogation des plus injustes, mais il le fait rarement, et sans grande conviction.

Une seule façon de sortir de l’ornière légaliste pour les patriotes : agir au mépris complet des lois et des usages. Cela suppose

1)      de ne se préoccuper très secondairement des votations et élections, en travaillant avant tout à bâtir des réseaux de solidarité apolitiques, ce que les yankees désignent par le terme intraduisible de grassroots et dont on a pu observer un exemple incomplet et maladroit avec les  Tea Parties, avant qu’ils ne soient castrés par la Folle de l’Arkansas et l’Ancien Antique Combattant des Rizières. Ca peut passer par les paroisses, les sociétés de tir, les associations culturelles de toutes sortes, tout ce qui est actif tout au long de l’année, et qui ne se contente pas d’inonder les rédactions de courriels imbéciles deux mois avant un scrutin.

2)      de ne plus chercher à convaincre les indécis avec des arguments rationnels. Tous les votes se valent, mais aucune communauté n’a plus de valeur que le plus idiot de ses membres. S’il s’agit de viser la sécession progressive de territoires autonomes, il est suicidaire d’attirer n’importe quel couillon simplement parce qu’il prétend partager notre vision du monde. Une organisation dissidente et apolitique devrait chercher à limiter ses adhérents plutôt qu’à battre des records d’enrôlement, et à trier très sévèrement dans les candidatures. Ricanez tant que vous voulez, mais de ce point de vue, les méthodes des clus de bikers les plus allumés d’Occident – ou des loges maçonniques, à l’autre extrémité de la folie organisée –  méritent d’être étudiées avec soin.

3)      de mettre en place ses propres canaux de diffusion, à savoir une presse ad hoc, n’employant aucun gauchiste et indépendante de tout annonceur si possible, ou les ciblant selon leurs affinités politiques dans le cas contraire. L’entreprise la plus admirable en la matière est sans conteste http://www.alternativeright.com/, dont une antenne francophone ferait un bien fou à la fafosphère européenne. Quant à une presse papier, outre les difficiles questions de sa viabilité économique, resterait à trancher celle de son utilité. Ma religion n’est pas faite sur ce point : je reste sur ce que je disais, enfin citais ici il y a deux ans mais le confinement au ghetto webique ne paraît pas plus intelligent. Alors quoi ? Des dazibaos à la Nabe, mais hebdomadaires au minimum ? Et rédigés-imprimés-distribués par quelle armée ? Keine Ahnung. Demandez à moins paumé que moi.

 

Demeure une évidence : tant que la réaquerie officielle n’aura pas brisé sa propre croyance au mythe du Journaliste Influent et Indispensable – alors que sa FONCTION consiste à embobiner son lecteur et trahir sa tribu, de gré ou de force – elle n’aura d’autre choix que de passer au papier de verre les angles tranchants de son discours et de se condamner au rôle de Gendarme dans le Théâtre Guignol de notre carnaval funèbre.

Il n'est pas exclu que ça soit son unique ambition.

(*) Mâle ou femelle, c’est pareil,pas de machisme à deux balles pour une fois, je vous en prie.

03/01/2011

ET MAINTENANT, UNE PAGE DE PUBLICITE

... pour une fois choisie et non pas subie :