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27/11/2011

PEDAGOGIE A COUPS DE MARTEAU

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Missisauga semble n'être qu'à peu de bornes de Toronto, ville la plus au "sud" de mon périple tabarnakien de cet été. Sans doute un bled pourrave, puisqu'on y trouve des torchons faciaux à aggriper. Bien content de point n'y être passé. Mais ça rappelle de bons souvenirs, et ça augure d'assez bonnes choses quant à l'évolution de la mentalité antiouaciste.

On aurait pu craindre que ce barnum funéraire qui accompagne notre génocide tranquille prenne, avec le temps, un tour plus subtil. Qu'on en vienne à pouvoir franchement rire de ces différences-qui-nous-enrichissent, de causer avec décontraction des frictions qui naissent de la rencontre de cultures étrangères les unes aux autres. C'est ce que je viserais en tant que MétissoFührer, si je me piquais d'embrasser une telle carrière : priver Betty Monde de son potentiel de rigolade, et la rendre plus désuette que scandaleuse. Transformer les références connues en les heures les plus ridicules de notre Histoire. Cesser de faire semblant que tout se passe toujours bien (ou que c'est la faute aux Culs Blancs quand ça dérape ©) et insister au contraire sur le fait que si ça se passe mal, ça n'a pas plus d'importance que ça.

Notez que les militants les plus actifs de l'abâtardissement général se donnent beaucoup de peine pour tourner en dérision les idoles supposées des arrière-petits-fils spirituels des nazis. Mais derrière tous leurs Tu m'fais marrer, aucun rire sain et spontané, que des ricanements aigres, comme des quintes de toux grasse. Derrière tous leurs Tu m'fais pitié, aucune pitié justement, mais un cocktail balaise de cruauté, de volonté d'extermination, d'obsession de brûler la terre pour que rien n'y repousse.

Il leur reste quelques nippes de fous du roi, qu'ils frottent de naphtaline avec une belle discipline, mais qui ne riment plus à rien. Qui pensent-ils choquer vraiment en conchiant le pape, l'armée ou la patrie ? Vieilles choses mortes et oubliées de tous. Pauvres profanations de tombes en ruine, que tout cela. Ca ne sent plus le souffre, ça renarde l'antique poussière, les miasmes d'un EMS en faillite.

A leur décharge, allez vous marrer franchement quand vous êtes si bouffis de rancoeur : c'est presque aussi facile que de bander quand on a la gerbe. Le démocrate ne peut rire ni de tout, ni avec tout le monde, et le ouacisme, l'eskluzion, la dicrismination, il a beau pousser à en choper des hernies, ça ne lui arrache pas même un sourire.

Pourquoi c'est une bonne nouvelle ? Parce que la pression sur les modérés se fait toujours plus colossale, et que des choses qui hier faisaient rire des gens irréprochables sont maintenant passées sous silence. Fini, le rire féroce et fondamentalement gauchiste d'un Hara-Kiri, exit les saillies d'un Desproges révéré en bloc mais cité par pauvres bribes. La contestation de l'Ordre Moral s'est foutrement embourgeoisée, prière de bousculer les habitudes en gants blancs et de chahuter les traditions sans qu'une tête ne dépasse.

Rajoutez à l'abject brouet cette idée über- archi- méga- over-CONNE que la xénophobie est une maladie de l'esprit que l'on soigne à coups de Diversité forcée, et vous aurez la recette pour fabriquer en série les Breiviks du futur. Pas que je croye qu'on va en rencontrer des tonnes, hein ! Mais il est bon, sain, souhaitable, que les braves conneauds qui ne demandent rien à personne réalisent qu'ils doivent demander la permission avant d'aller pisser. Puisqu'il est "extrême" d'être normal, vienne enfin le jour où il sera normal d'être "extrême".

L'ingénierie sociale des hallucinés à la Ian Cowan, ça mène à penser que le meilleur moyen de rééduquer un clébard agressif envers les enfants, c'est encore de le balancer en plein milieu d'une cour d'école maternelle à l'heure de la récré.

Arracher un clou ou le planter jusqu'à ce qu'il ne dépasse plus, c'est sûr que ça produit un résultat assez semblable point de vue sensoriel : on le voit plus, donc on n'y pense plus.

Quelque part, (à force de mâter les suggestions vidéos qui décorent les docus d'Alex Jones), on en viendrait presque à se laisser tenter par l'explication d'une recherche délibérée du bain de sang. Faute de vrais gros nazebroques, en fabriquer à base de péquenots ordinaires qui n'auraient jamais pété un câble dans un environnement à taux de métèques raisonnable (entre -10 et 0%). Faire augmenter artificiellement cette bonne vieille insécurité pour que la plèbe réclame d'elle-même la loi martiale, avec ça et là des barbus réellement frappadingue pour donner du crédit aux réacs, et quelques blanchouilles sanguinaires pour redonner un sens à la vie des traqueurs de Peste Brune... Rendre la matraque et le couvre-feu sexy avec la complicité involontaire des fafs et des macaques à capuche, unis dans une grande valse des pigeons bien couillonnés...  Mais bon : ça relève sans doute possible du Thé au riz du con plot, affaire classée.

22/11/2011

KNEEL BEFORE DIONYSOS

 

Signalé par Benway, dont nous lustrons l'égo à la brosse en plumes d'autruches pour la découverte.