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14/06/2012

INSTITUTIONS

Les institutions sont en réalité la conséquence de nécessités sur lesquelles la volonté d'une seule génération d'hommes ne saurait avoir d'action. Pour chaque race et pour chaque phase d'évolution de cette race, il y a des conditions d'existence, de sentiments, de pensées, d'opinions, d'influences héréditaires qui impliquent certaines institutions et n'en impliquent pas d'autres. Les étiquettes gouvernementales importent fort peu. Il n'a jamais été donné à un peuple de choisir les institutions qui lui semblaient les meilleures. Si un hasard fort rare lui permet de les choisir, il ne saurait les garder. Les nombreuses révolutions, les changements successifs de constitutions auxquels nous nous livrons depuis un siècle constituent une expérience qui aurait dû fixer depuis longtemps l'opinion des hommes d'Etat sur ce point. Je crois d'ailleurs qu'il n'y a plus guère que dans l'obtuse cervelle des foules et dans l'étroite pensée de quelques fanatiques que puisse encore persister l'idée que des changements sociaux importants se font à coups de décrets. Le seul rôle utile des institutions est de donner une sanction légale aux changements que les moeurs et l'opinion ont fini par accepter. Elles suivent ces changements mais ne les précèdent pas. Ce n'est pas avec des institutions qu'on modifie le caractère et la pensée des hommes. Ce n'est pas avec elles qu'on rend un peuple religieux ou sceptique, qu'on lui apprend à se conduire lui-même au lieu de demander sans cesse à l'Etat de lui forger des chaînes.

Gustave Le Bon, Lois psychologiques de l'évolution des peuples, 3e ed., 1898

11/06/2012

DAMNED IF YOU DO, DAMNED IF YOU DON'T

Remarques gratuites, dispensables et non-sollicitées : 

° L'affaire est déjà vieille (un an dans l'actu politique = un siècle sur internet), s'est passée chez les yankis et n'évoquera rien à personne de notre côté de la flaque. S'y ajoute le fait que, dans le monde anglophone, l'accroissement des tensions raciales peut au moins être mentionné (même si c'est pour la minimiser ou la justifier auprès des pâles), ce qui n'est pas le cas dans la francosphère. Sur sa forme, cette sympathique petite animation n'a donc pas de pertinence pour nous. Elle a le mérite toutefois de souligner les trépanantes contradictions du discours officiel sur les questions ethniques, mais s'échiner à relever les couacs de l'ennemi, en fin de compte, relève essentiellement du trainspotting. 

° Le message à faire passer auprès de nos semblables n'est pas que le discours politkorrekt sur ces questions est contradictoire donc ridicule et à abandonner : ce qui importe est de faire comprendre, sur un plan beaucoup plus pragmatique, que le toubab est perdant, toujours et partout, dès que ces questions font surface, que c'est tout sauf un hasard, et que la contre-attaque, par tous les moyens nécessaires, est plus que légitime : elle est la seule option acceptable. 

° Souci principal : pour que ces questions soient débattues ouvertement dans l'optique que des décisions concrètes soient prises, il faudrait qu'elles fassent leur chemin jusqu'au coeur du Spectacle. Or la presse est juge et partie, tenter d'y faire sa place avec un discours dissident, c'est plonger sans oxygène dans un silo à purin. D'où le titre désabusé de la vidéo ci-dessus.