24/06/2012
EDDIE MURPHY ENFIN DRÔLE
Un grand acteur fait son retour après des années de ratages et de rôles merdiques.
Ca faisait depuis Un fauteuil pour deux (1983!) que je m'étais pas tant marré.
18:52 Publié dans De quoi j'me merde ? | Lien permanent | Commentaires (6)
22/06/2012
IL N'Y AURA JAMAIS DE PAIX

Il ne peut pas avoir de paix. Trop de ressentiments se sont accumulés chez Eux et chez Nous.
Chez Eux, le dégoût, la déception, la vigilance "antiouaciste" (comprendre = la parano envers les Blancs envisagés comme une race homogène nuisible et tout ce qui découle d'eux politiquement et culturellement conçu comme une menace pour la sécurité et la dignité de l'Homme De Couleur) sont devenus plus que des réflexes : des piliers identitaires, des repères collectifs non-négociables.
Tout allogène n'est pas forcé par la loi de choisir son camp ; mais les précédents existent : voir les pressions subies par Hendrix il y a bientôt deux générations pour être utile à la Cause Noire. De tous les camps politiques labellisé "extrêmes" par la bien-pensitude, l'Oscar de l'hydrocéphalie volontaire revient à toutes les déclinaisons de cette gauche qui imaginent qu'une réconciliation est possible - qu'elle soit au prix du sacrifice d'une poignée de nazis ou de juifs n'importe pas, la rationnalité du calcul évoque la relation d'Amy Winehouse avec les produits chimiques. On préfère encore de loin les suceuses de hyènes qui crachent OUVERTEMENT à la gueule des descendants de Gaulois et pour qui les restes calcinés de la Lutte des Classes passe par l'extermination des Faces-de-Craie : voilà de la haine bien franche, assumée, revendiquée, les dignes descendants des imbéciles White Panthers d'il y a un petit demi-siècle... A l'étreinte qui étouffe, il faut toujours préférer le coup de pied aux balloches administré en toute connaissance de cause. On sait au moins à quoi s'en tenir.
Chez nous, la gerbatoire crysalide de l'angoisse est encore loin de faire sa mue en spontueux papillon de haine, et les pressés, les hâtifs, les exterminateurs précoces en seront pour leurs frais de désillusion autodestructrice : la jouissive transformation n'est pas pour après-demain. Que ceux qui ont déjà passé ce stade fondamental abandonnent tout espoir d'émulation en la matière. Mais à l'erreur de la fausse joie répond le fourvoiement du désespoir erronné : la fracture ethnosociale est là, sous les sourires de circonstances, les slogans antiethniques braillés entre Visages Pâles inoffensifs, la fascination façon suicide sexuel pour l'alterité conquérante. Big Other fait peur, et il fait peur même sans capuche, sans barbe hirsute, sans burqa, sans gant noir au poing. Broutilles que tout cela : du jour où une loi a existé, ceux qui la respectaient ont conchié leur froc face à ceux qui la méprisaient, parce qu'ils se savaient leurs victimes désignées. C'est ce qui rend assez cocasse l'esthétique "apache" des Zids parisiens : face à la racaille moderne, tu n'es plus seul si tu deviens racaille façon XIXe...
Non : si Big Other fait peur, c'est par l'effroyable réactivité de ses nerf et sa fragilité face au moindre trait d'humour. Une paire de baskettes créée explicitement pour lui déchire sa sensibilité. Employer pour lui faire plaisir le même lexique que lui est un viol de sa conscience. Mentionner sa différence intrinsèque, même et surtout pour l'en féliciter, le plonge dans une stupeur épileptique. Bien plus que sa violence erratique, c'est sa sensiblerie de pucelle berserker qui tétanise Monsieur Moyen, qui ne sait jamais sur quel pied danser pour lui plaire assez et ne jamais le froisser.
La trouille n'est pas le respect, même si les taches qui invoquent Tony Montana comme figure tutélaire font mine de le croire. Et on ne gagne l'estime de quelqu'un en rampant dans cent kilomètres de purin parce qu'un ancêtre inconnu est réputé avoir été méchant avec lui, il y a mille ans.
D'un côté, une soif de revanche si atroce que seul un génocide complet pourra étancher. De l'autre, une terreur carrément psychotique de déplaire à des gens dont toutes les manifestations de haine à notre égard sont considérées a priori comme légitimes, justifiant les pires excès, les plus graves dépravations, les actes de guerre les moins humains.
Il ne pourra jamais y avoir de paix. On accuse de cette fatalité l'insignifiante minorité d'observateurs qui en sont conscients et le disent à voix haute. Les réduire au silence n'y changera rien.
21:25 Publié dans Marées Noires | Lien permanent | Commentaires (7)
19/06/2012
BASSES QUÊTES
23:07 Publié dans La Zone Grise | Lien permanent | Commentaires (2)