20/04/2007
HISTOIRE URBAINE SANS MORALE 1
Plus qu'une heure pour faire les courses. J'ai pourtant eu mon aprème. Plus on a de temps, plus on le claque en broutilles. En même temps, quand on est déjà en retard, autant ralentir l'allure. Le temps s'y prête, en plus. J'irai donc à pied.
Un Fat-Food se trouve sur mon chemin. Il en émane parfois des relents huileux et sucrés, un mélange absolument révoltant surtout quand il fait chaud. Les voisins doivent apprécier, sur leur balcon. Ca doit faire mal au sac de renifler ce délicat parfum à chaque fois qu'on se fait un apéro.
Une foule pittoresque s'aligne sur le trottoir bordant les larges vitres de l'établissement. Un adulte et une quizaine de moutards, Indiens ou Sri-Lankais, propres sur eux, absolument ravis de vivre et d'y voir clair. On prend la pose pour la photo. Puis c'est l'heure de jouer aux petits soldats. Le type en chemise bleu fait s'aligner la marmaille, en colonne derrière lui. En avant marche ! " Ane ! Do ! Tla ! Kat ! Ane ! Do ! Tla ! Kat ! " La section se met en branle et commence à tourner autour du bâtiment. Ensuite, le rythme s'accélère. Pas de course, tout le monde ! La troupe sort de mon champ de vision. Je poursuis ma route.
Mon grand-père maternel avait paraît-il coutume de dire qu'il faut marcher cent pas après chaque repas pour digérer. Ca doit faire partie de la sagesse universelle.

17:45 Publié dans De quoi j'me merde ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Cinq fruits et légumes par jour n'est-ce pas
LES HEURES LES PLUS SOMBRES DE LEUR HISTOIRE...

En principe, on trouvait le texte qui suit sur le site de L'Orient-Le Jour, "quotidien libanais d'expression française", à cette adresse. Mais le lien pétouille complètement, du moins sur mon pécé, réputé pour ses caprices auprès de mon dépanneur informatique perso (que je salue au passage).
On lit régulièrement des news de ce genre, mais c'est un peu comme la saveur de la truffe noire : on a beau connaître, on est toujours un peu surpris...
Reportage - Des incidents perpétrés par des immigrants en provenance de l’ex-URSS
Des actes antisémites... en Israël
Lorsqu’il a émigré de Russie en Israël, il y a plus de dix ans, le rabbin Avraham Levine ne pouvait imaginer qu’il se ferait un jour passer à tabac par de jeunes skinheads en plein cœur de l’État hébreu. C’est pourtant ce qui lui est arrivé il y a moins de trois mois alors qu’il rentrait à son domicile de Petah Tikva, dans la banlieue de Tel-Aviv. (...) Son cas n’est pas isolé. Ces dernières années, des croix gammées et des inscriptions antisémites ont été retrouvées sur des murs d’écoles et de synagogues en Israël. (...)
La grande majorité de ces incidents est perpétrée par des immigrants en provenance de l’ex-URSS, arrivés en Israël dans les années 1990, estime Zalman Gilichenski, responsable du centre Dmir, qui assiste les victimes d’actes antisémites en Israël. Sur près de 1,2 million d’immigrants en provenance des républiques de l’ex-URSS depuis le début des années 1990, plus de 300 000 n’étaient pas juifs, selon les chiffres du ministère israélien de l’Intégration. Selon les estimations de Zalman Gilichenski, lui-même originaire de Moldavie d’où il a immigré en 1989, environ 500 incidents antisémites se produisent chaque année en Israël. « Des gens qui ne se considèrent pas juifs arrivent ici après avoir entendu parler des juifs dans les anciennes républiques d’Union soviétique, où l’antisémitisme est particulièrement virulent », explique-t-il. Selon lui, « il y a un groupe de plusieurs dizaines d’antisémites dans presque toutes les villes israéliennes. En tout, il y a plusieurs centaines de néonazis en Israël ».
Le seul site israélien d’extrême droite pour russophones est éloquent. « Accoutumer les Russes vivant en Israël à la culture nationale russe » et « éveiller la conscience nationale afin d’agir contre toutes les formes de conversion des Russes au judaïsme », fait ainsi partie des buts définis par le site Web du Centre nationaliste russe. Les autorités israéliennes – police, ministères de la Justice et de l’Intérieur – disent ne disposer d’aucun chiffre sur les actes antisémites et M. Gilichenski les accuse de passer le phénomène sous silence.
La police qualifie pour sa part ces incidents d’attaques racistes perpétrées par des anarchistes ou des vandales. Le commissariat de police de Petah Tikva a ainsi fermé le dossier du rabbin Levine sans avoir arrêté ses agresseurs, estimant qu’il s’agissait d’un « cas isolé qui ne reflétait pas une tendance ». Selon un responsable du ministère de la Justice, « la loi ne nous permet même pas de définir un incident en Israël comme ayant un caractère antisémite et ces incidents tombent dans la catégorie générale du vandalisme. » Il n’y a pas de loi contre l’antisémitisme en Israël parce que les législateurs n’ont jamais imaginé une telle situation, ajoute-t-il. Un projet de loi est actuellement en cours de discussion à ce sujet.
Ron BOUSSO (AFP)
13:40 Publié dans La Zone Grise | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Que fait la LICRA ?, que fait Daniel Schweitzer ?, que fait Tsahal ? C'est quoi ce bordel ?
19/04/2007
ENCORE PLUS FORT QUE DJ DOUDOU : Dr NON-COUPABLE !
Quel est le point commun entre la culpabilisation des leucodermes et les grands succès Hollywoodiens ? Dans les deux cas, quand une grosse arnaque a fonctionné une fois, on sort un Numéro 2, avec les mêmes acteurs et un scénario très semblables, en étant sûr que les gros cons qui avaient marché à l'origine vont en redemander une couche.
La poignée de barjots qui perd son temps en ces lignes se souvient sans doute des délires insanes de l'ami Doudou, selon qui notre dégoûtant pays était victime d'une "dynamique raciste" récupérée par l'extremdrouate. Que tous ceux qui avaient fait dans leurs frocs en lisant son impitoyable réquisitoire se réjouissent ! Sans doute inspiré par le Coach d'antiracisme Onusien, Monsieur Non-Coupable Naki nous offre son dernier ratage ouvrage sur le même thème.
La Suisse est un pays de brûleurs de croix, fouettés par une clique de journalistes lyncheurs, payés pour stigmatiser ces opprimés qui, pour leur malheur, cumulent un fort taux de mélanine et de criminalité. Ce qui lie ces deux faits absolument distincts, c'est la malveillance des pisse-copie, qui ont monté "l'imposture médiatique" entourant le "cliché du Noir" qui fait rien qu'à inciviliser les braves gens. Tout ça est publié aux éditions Swiss métis (on ne ricane pas) et ça s'intitule "Sois parfait ou rentre chez toi !"
Le Dr Non-Coupable nous avait déjà infligé, il y a un an, de "Métissage culturel, regards de femmes", qui faisait l'apologie des femmes Blanchouilles adeptes de l'exotisme, qui font tant pour l'amitié entre les peuples et le soulagement des gonades persécutées par la Forteresse Europe.
"Same shit, different book", comme diraient ces pessimistes congénitaux d'Anglo-saxons. C'est si vrai, en l'occurrence, que notre brillant racistologue Ivoirien n'a pas eu à remanier son numéro depuis 2006. Dans le sketch qu'il rabâche inlassablement, M. Naki désigne clairement l'objectif : Le Journaliste, Voilà l'Ennemi ! La malheureuse Antoinette Prince, dans le numéro de La Gruyère du 4 juillet 2006, avait déjà subi les platitudes sous-développée de notre expert national :
(...) pourquoi les tracasseries imposées aux couples mixtes sont-elles si nombreuses?
Parce que l’Occident a une véritable méconnaissance de l’Africain. Il est perçu par le biais des manchettes de journaux et des fantasmes exotiques. Les manchettes parlent de trafic de drogue.
Ca confirme ce qu'on savait depuis longtemps : l'Occidental est vraiment un con. Sa seule source d'information ? Tintin au Congo, et la lecture, en passant dans la rue, des gros titres d'une presse qu'il ne lit même pas.
Si je comprends bien, il suffira de faire un procès à Hergé (qui doit sûrement être un bien malfaisant bonhomme) et de supprimer les caissettes à journaux pour que Monsieur Suissemoyen transforme enfin son quotidien en un long clip de Saga Africa, et sa famille en un admirable cocktail café-au-lait.
C'est ça, les véritables idées de génie : ça a l'air terriblement simple quand on vous l'explique, mais le grand art, c'est de trouver l'astuce en premier.
Voilà le genre de turlupinades cérébro-sodomisantes à qui Swissinfo consacre rien moins que sa Une, et qui viennent encrasser régulièrement les colonnes déjà pas jouasses de la Berner Zeitung, du 24 Heures et de la Tribune de kalvingrad. Tout ça par la faute - encore eux ! - des journalistes ! Ces êtres sournois qui non seulement discriminent les Noirs à coups de manchettes, mais en plus cassent les couilles des Visages Pâles en leur servant cet immangeable bircher moraliste. En comparaison, même une version manga de White Terror ressemblerait à un travail de recherche sérieux et bien documenté.
Les mauvais farceurs qui ont fait croire à Non-Coupable Naki qu'il avait des connaissances sociologiques approfondies, un grand talent de polémiste et des analyses pertinentes sur d'aussi graves questions, sont priés de se dénoncer aussi rapidement que possible au poste de gendarmerie le plus proche.
Faute avouée sera à moitié pardonnée : l'autre moitié sera effacée de leur ardoise quand ils auront démontré qu'ils ont pris conscience de leurs actes, en recyclant manuellement l'intégralité des oeuvres de leur malheureux schpountz en papier-toilette équitable.
18/04/2007
LARVATUS BOMBARDEO
Voilà une façon relativement inédite de "détourner" un avion...
Le gouvernement soudanais utilise des avions arborant frauduleusement les couleurs de l'ONU pour bombarder au Darfour, a rapporté mercredi le New York Times citant un rapport confidentiel de l'ONU.
Le Soudan se rend coupable également de violations des résolutions de l'ONU en transportant des armes par avion dans cette région de l'ouest du pays, selon la même source. Des photographies montrent un avion militaire soudanais dont les couleurs soudanaises ont été remplacées par ONU (UN en anglais) sur ses ailes, selon le New York Times. Cet avion ainsi que d'autres ont été utilisés pour bombarder des villages et transporter des cargaisons au Darfour où des violences ont provoqué une crise humanitaire, selon le journal. (lu sur http://www.7sur7.be)
C'est con mais ça me fait penser à une réplique de Mars Attacks...

" DON'T RUN - WE ARE YOUR FRIENDS ! "
21:55 Publié dans De quoi j'me merde ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Oh les sournois, détournement, à qui se fier ?
SPIT IT POST-IT
N’oubliez pas, chers petits, qu’il vous reste moins de deux mois pour faire parvenir votre scénario de spot antidiscriminatoire au projet « Spot it ! Stop it ! » La discrimination est une chose certes peu citoyenne, mais nous sommes trop peu à le savoir. Pensez à ce que l’ami Doudou nous expliquait il y a peu : il existe une « dynamique raciste » dans notre pays. Or la dynamique, ça ne concerne pas que l’Ovomaltine : c’est un problème qui regarde chacun d’entre nous. Alors on bouge son gros cul d’ado révolté, on prend son plus beau porte-mine et on se fout au taff, nom de dieu d’merde !
Le projet "Spot it! Stop it!" vous invite, vous et votre classe ou votre groupe, à écrire, pour un spot de télévision, de cinéma ou de radio, un bref scénario sur les formes d`exclusion que vous avez pu observer dans votre vie quotidienne. (...) Il est possible d`aborder le sujet de plusieurs manières: provocante, spirituelle, réflexive, empathique.
Vous ne pourrez pas dire qu’on vous aura bridé la créativité. Par contre, côté exemples fournis, le site est un peu chiche. Ce n’est pas en voyant un produit fini qu’on apprend à en réaliser un soi-même. Je donne donc l’exemple. Habitude oblige, c’est surtout la provocation et la réflexion qui m’ont inspiré.
Scénario provocant :
Un jeune hooligan blanc à crâne ras, paraboots et polo Fred Pourri croise un élégant Africain en costard et petites lunettes. Le délicieux personnage déambule paisiblement dans la rue, un attaché-case dans une main, le portable à l’oreille. Dialogue :
- Lilian : Oui, belle-maman. Mais bien entendu, je serai à l’heure. Vous pensez bien : ce n’est point tous les jours qu’on a la chance de voir René Jacobs diriger l’Orchestre de chambre de Port-Dongo. Ah, quelle joie ! Cela fait des années que je n’ai pas entendu du Offenbach, et…
- Rodolf88 : Tchulé d’neg’ !
Rodolf88 shoote les parties intimes de Lilian, qui se plie avec une grimace de douleur mais beaucoup de dignité dans le maintien
- Lilian : Je dois raccrocher, belle-maman, un léger problème d’intolérance à résoudre. Je vous embrasse.
Rodolf88 prend lâchement la fuite, un bras tendu. L’écran affiche alors un message en majuscules noires sur fond blanc :
Le racisme, ça casse les couilles.
Scénario réflexif :
Kader, Goran, Trésor et Tchang sont assis à la terrasse du Café du Raisin, chacun sirotant un verre de moût au soleil, sous l’œil suspicieux de Jean-Charles, le patron. Dialogue :
- Kader : Mes amis, ne croyez-vous pas que les rassisses sont de bien mauvaises personnes ?
- Trésor : Il ne faut pas les juger si sévèrement, frère. Ce ne sont que des gens qui se trompent de colère.
- Tchang : Vous voulez pas prendre un coup de blanc, plutôt ? Le jus de raisin pas fermenté, franchement, ça me donne la courante et en plus ça ne fait pas tourner la tête.
- Goran : Je suis d’accord avec l’ami Trésor. L’homme est bon de nature, ce sont certaines de ses pensées qui sont mauvaises.
- Jean-Charles (maugréant) : Tous ces zétrangers qui nous piquent not’ boulot, moi, ça me fout la haine pis c'est tout.
- Tchang (rayonnant) : A propos de boulot, patron, si vous faisiez le vôtre en nous amenant une bonne bouteille de ce délicieux vin blanc de chez vous, mmh ?
Penaud, Jean-Charles baisse la tête et part chercher la commande.
- Goran : Ah décidément, la tolérance est une chose que l’on peut consommer sans modération.
Tous rient de bon cœur. Message final :
« Tous les hommes sont frères, mais y a quand même des frères qui sont pas cool avec les autres. »
Mahatma Gandhi remixé.
12:50 Publié dans Chez les boniches de la Zone Grise | Lien permanent | Commentaires (0)
16/04/2007
FARINE DE DESTRUCTION MASSIVE
Terroristes, bonne nouvelle pour vous. Pour provoquer la panique chez les séniles précoces Occidentaux, vous n'avez plus besoin de vous broyer les noix à détourner des avions. Il vous faut du papier (pour l'enveloppe), un stylot (pour l'adresse) 85 centimes (pour le courrier B), et un peu de talc ou de farine (pour jouer à l'alerte à la poudre suspecte).
Inconvénients : peu de victimes, à moins de tomber sur un grand cardiaque.
Avantages : pourrit la vie des Infidèles pour un investissement dérisoire ; fonctionne aussi bien à Zürich qu'à Manhattan.

19:30 Publié dans De quoi j'me merde ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Le ridicule ne tue pas et c'est très regrettable
DES BRANCHES VERTES SUR UN TRONC MORT
« La France métissée, on l’aime ou on la quitte ! »
Voilà l’une des formules de politesse qui ont accueilli Jean-Marie Le Pen lors de son passage chez les science-poteuses. Ça résume assez joliment la question, il faut bien l’admettre.
La donne a changé. Il n’y a plus « Eux » et « Nous » sur « nos terres ». La léopardisation du territoire a commencé depuis des lustres et les blanchouilles s’acharnent à n’en constituer que le décor, le fond, la toile ouverte à toutes les taches, les pires ratures, les gribouillages les plus haïssables.
Cet habile détournement de la devise originelle, c’est bien fait pour les réacs de base, après tout. « Tu l’aimes ou tu la quittes », quel slogan de merde ! Quelles faibles exigences ça suppose ! Bienvenue à tous ! Tout ce qu’on vous demande, c’est une belle déclaration d’amour avant d’entrer dans le Club !
- Okaye, on couche, mais tu me promets que tu m’aimes ? Tu me promets que les verres, les fleurs, le restau et le baratin, c’était pas juste pour un coup rapide et pas me rappeler demain ?
- Mais oui. Moi t’aimer beaucoup, moi aimer toi longtemps, ma salope à moi.
- Bon d’accord, alors on s’y met, mon loulou.
Et voilà comment la France , l’Europe, l’Occident, deviennent la France métissée, l’Europe bâtarde, l’Occident défiguré.
Vous l’avez voulu. Vous l’avez dans le cul. Vous leur avez demandé d’aimer ou de partir. Ils ont commencé par rester et fermer leur gueule. Ils ont pris leur temps. Maintenant leurs petits-enfants vous répondent que non seulement ils ne vous aiment pas, que non seulement ils restent aussi, mais qu’en plus c’est vous qu’ils baiseront, jusqu’à ce que ce soit vous qui les aimez, qui en redemandiez, qui vous en passiez plus, que ça devienne comme une seconde nature.
Tous vos hurlements contre les « traîtres de gauche » n’y changeront rien. Les traîtres, c’est vous, prétendus patriotes de la prétendue droite. Les gauchistes n’ont jamais juré de défendre quoique ce soit de patriotique, de national ou d’enraciné. Ils n’ont jamais trahi. Ils ont, tout au contraire, été fidèle jusqu’au bout à leurs engagements. Ils s’étaient jurés de transformer le continent en poubelle de Saõ Paolo. Ils l’ont fait. Ils vont continuer. Mais leur image en miroir, les soldats autoproclamés de la Patrie en danger, les mouflets en Armani de la Bête immonde ? Pas même à la cheville de leur réputation. La misère. L’échec. Le renoncement camouflé en persistance. En voilà un énième exemple pour tous ceux qui ne se le sont pas encore gravé dans le crâne :
Le Figaro : Vous êtes allé récemment sur la dalle d’Argenteuil à la rencontre de Français d’origine étrangère…
Le Pen : Il y a, dans les cités des banlieues, des Français « de souche » et des Français « de branche ». Les Français de souche souffrent plus que quiconque de l’insécurité, de la pauvreté, du chômage, de la surpopulation. Les Français de branche, qui ont souhaité devenir français parce qu’ils voulaient sauver leur vie morale, physique, sociale, pensent que le système ne pourra plus marcher si l’immigration continue comme cela. À leurs yeux, c’est peut-être Le Pen qui a raison.
Malgré ça, malgré tout le reste, il y en a encore qui gobent la posture anti-Système du Menhir. On en a lus, sur le Ouaibe faf, postuler que 2007 était la dernière chance et Le Pen le Chançard-en-chef. Réveils pénibles en perspective. Les « de branche » sont là. Ils ne partiront pas. Personne, aucun parti légaliste, aucune personnalité reconnue, aucune force autorisée, rien ne les fera dégager. C’EST TROP TARD. Le brassage dure depuis trop longtemps. Il y a les demi-branches, les quart-de-branches, les huitièmes et toutes les nuances imaginables de ce cauchemardesque arc-en-ciel.
Ils ont pigé le truc. Ils savent sur quel bouton appuyer pour obtenir le chèque, la complaisance, l’exception, le gros effort, le ça-ira-pour-cette-fois, le faut-les-comprendre, le ils-ont-tellement-souffert. Y a qu’à faire tourner la machine à culpabiliser le Toubab. Toujours très content de se repentir, le Toubab, toujours très empressé de se prendre lui-même en flag’ de manque d’ouverture, de délit de sale hérédité colonialiste. Toujours très enthousiaste à l’idée de s’enfoncer un peu plus dans l’exotisme sans bouger de chez lui – les charmes de la brousse et le confort de la mégapole, vous voulez quoi de plus ?
Aime le cloaque ou quitte-le. Clair, net, sans ambiguïté aucune. Message reçu.
Bien sûr, ça n’est pas plus un choix acceptable pour nous que pour la première vague de greffons. Ici, ce n’est plus « chez nous », mais partout ailleurs c’est déjà « chez eux », depuis toujours, à jamais. On croule pas vraiment sous les territoires déshumanisés. Quant à donner dans la Tabula Rasa chez autrui, ça n’est plus dans nos habitudes, avouons-le, on n’a plus la gnaque suffisante.
Nous reste peut-être à prendre tous nos maux en patience, en endurance, en pénitence. Mettre à profit la longue éclipse qui nous attend pour gamberger un peu, pour laisser l’humiliation et l’horreur bien s’imprégner dans nos cuirs, qu’elles n’en ressortent plus jamais, qu’elles finissent par faire corps avec nous. Et faire comme « eux » l’ont fait il y a deux générations. Accepter le résultat du match, si démentiellement défavorable qu’il soit pour nous. On change de terrain. A nous les joies du ghetto. Raser les murs. Encaisser la défaite. Attendre. Laisser passer cette interminable mi-temps.
Elle aura duré SEPT SIECLES pour les Espagnols. C’est un chiffre à garder en tête, pour se donner une idée de la constance qu’il va nous falloir.
11:40 Publié dans La Zone Grise | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : R.I.P. Blanchouille, Europe bâtarde, intégration piège à cons