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14/04/2007

PIRATES !

Le Figaro de jeudi dernier nous annonce triomphalement que << l’intégralité de l’oeuvre des Beatles sera bientôt téléchargeable via le logiciel iTunes d’Apple.>>

 

Selon le Telegraph, les deux parties ont trouvé un accord fin mars, dont les termes restent confidentiels mais qui devrait déboucher sur le versement de plusieurs millions de livres à Paul McCartney et Ringo Starr, ainsi qu'aux ayants droit de John Lennon et George Harrison.

Cet accord ouvrirait la voie à des négociations entre EMI et le groupe américain Apple, fabricant d'iTunes, pour la mise en ligne des tubes et des albums des Beatles et le paiement de droits d'auteurs sur leur téléchargement. La porte-parole n'a souhaité faire aucun commentaire sur le sujet. Les fans, eux, se lèchent déjà les babines.

 

Perplexité...

 

Dix secondes de recherche sur Emule et on la trouve, ladite intégralité beatlesque. Rien qu'en comptant les seules archives, on trouve 398 fichiers. Et je parierais ma prochaine tournée de Terrible que ça date pas vraiment des dernières giboulées. S'il existe des fans des Beatles qui en sont encore à se "lécher les babines" plutôt que de se goinfrer pour pas un rond de pistes tranquillement pompées sur le net, c'est qu'ils ont l'âge d'avoir vu le groupe en concert. Et encore, ça n'est même pas une excuse suffisante.

 

Alors consacrer ne serait-ce qu'une petite dépêche à la "future" disponibilité des Fab Four au format MP3, comment dire ? Ca a quelque chose de délicieusement décalé. Le piratage existe, il est plus que répandu et banalisé, le prix de vente des cédés comprend même une taxe préventive contre le phénomène. Mais on n'en parlera pas. On fera comme si c'était marginal, inexistant. Ca sent le légalisme outré, le déni de réalité, le respect doctrinaire de convenances ridicules.

 

Finalement, ça ne départ pas dans la ligne éditoriale d'un journal de droite.

 

Rappelez-vous, les mioches : le piratage, c'est mauvais pour le business, et ce qui est mauvais pour le business nuit à la Démocratie. Les pirates sont de mauvaises gens.

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13/04/2007

TOUT LE MONDE IL EST SEXISTE

C'est ce que nous explique l'éditorial du Courrier, fer de lance des correcteurs de pensée section Romandie, dans son numéro de jeudi dernier. Point de départ de cette piqûre de rappel : les malheurs médiatiques de Marie-Ségolène, fort vilainement traitée par les pisse-copie d'ex-France. "Une candidate, donc une incompétente", estime Monsieur Moyen, suivi par les rédactions de tout le pays.

 

Les chacals de la presse capitalo-patriarchale ne se sont pas contentés de relever la moindre de ses erreurs de communication. Pire, ils n'ont jamais loupé une occase d' << amplifier ce postulat machiste >> qui veut que les femmes soient aussi à chier au volant d'une bagnole qu'au gouvernail d'un pays. << (...) un sentiment encore trop largement partagé >>, par l'ensemble de nos semblables, comprenez. Nous sommes tous des phallocrates.

 

Absolument tous. Même ceux qui les combattent :

 

<< Ce mal touche la France, tout comme la Suisse, où des chercheuses ont épinglé la presse locale, y compris Le Courrier, tombée dans le travers du traitement sexiste. >>

 

Putain ! Si même le plus bolche des quotidiens genevois est pris en flag, vous imaginez le reste de la profession. Ca doit lapider ferme de la fegniaule, dans les couloirs du Temps ou de la Tribune, pire qu'aux heures les plus sombres de Kaboul. Et les Lendemains ne sont pas près de chanter pour la Cause des frangines opprimées :

 

<< A coup de caricatures et de stéréotypes ressassés à l'envi, l'objectif semble doucement atteint. Si Mme Royal échoue dans son combat, ce sont toutes les femmes qui perdent la guerre. >>

 

De quoi filer des sueurs givrées à tout métrosexuel qui se respecte. Personne n'est à l'abri. Les bergers les plus zélés sont aussi galeux que leurs pires brebis.

 

Amis frouziens, il en va de la crédibilité de la Patrie des Droits de l'Homme Humains. Si la gauche ne l'emporte pas, nous devrons attendre encore des lustres pour qu'une femme puisse enfin faire la preuve par l'acte qu'elle est aussi impuissante qu'un homme à sauver la France de la merde où elle croupit. Votez utile et offrez-lui la rampe savonnée qu'elle mérite, tout autant si ce n'est plus que son challenger à talonettes.

 

Pensez aux lamentations déchirantes des vaginocrates quand elle sera confrontée aux mêmes échecs que ses prédécesseurs. Imaginez la saveur des excuses et des prétextes qu'ils devront s'échiner à lui trouver, d'insomnies fiévreuses en contorsions mentales pénibles. En comparaison, les ratiocinations de Jack Lang à propos de la "bravitude" auront l'air d'un brouillon de débutant. C'est un plaisir de gourmet dont il serait triste de nous priver.

12/04/2007

CA VA ETRE DUR DE FAIRE PLUS TACHE

Pour fourguer ses "sandwiches suisses" à la génération des adulescents mange-merde helvètes, l'ami Ronald a choisi de caresser leur fibre patriotique dans le sens du poil avec le personnage de Heidi. On admire la finesse de l'équipe marketing pour nous inciter à goûter au "McRösti"... Raffinement suprême, c'est la version japonaise du prétendu mythe national qui a été choisie :

 

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Notez que ça aurait pu être pire avec une version plus locale...

 

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11/04/2007

BOUGE TES FESSES CONTRE LA HAUSSE DU THERMOMETRE

Y a pas que la chasse aux sans-papiers et la peur de la Différence, dans la vie. Y a aussi la planète qui fait une grosse poussée de fièvre et qui se fait défoncer le trou d'ozone. Ca pourrait inciter à mouiller son mouchoir, mais il y en a qui pensent, tout au contraire, que c'est une belle occasion de faire la fête. Le collectif Save Our Selves est donc fier d'annoncer la tenue prochaine du Live Earth, à Londres, mais aussi un peu partout à la surface de notre croûte commune.

 

Le 7 juillet, c'est parti pour vingt-quatre putain d'heures de musique d'ascenseur avec supplément d'âme, compilée par Al Gore et sponsorisé par MSN. Madonna, Genesis, les Red Hot, les Beastie Boys, Snoop Dogg et Faith Hill, tout ce beau linge nous fera grouver jusqu'au boudlanui. On aimerait dire que ça va être "hot", mais on ne peut pas. C'est pour lutter contre le réchauffement du globe, voyez-vous, alors évidemment les jeux de mots vaseux, ça risque de vous attirer une réputation de mauvais citoyen. On ne plaisante pas avec certains sujets.

 

C'est évidemment grotesque, mais la démarche n'est pas nouvelle, et de loin. Les crasseux de Woodstock avaient inauguré la Fiesta Bien-Pensante bien avant notre naissance. Baisez à quinze dans la boue pour la paix sur la planète. Bob Geldof avait relancé l'affaire avec son le Live Aid. Remuez des hanches pour nourrir le Sous-monde. Puis sont venus les concerts contre le racisme, contre la faim et le froid "qu'aujourd'hui on n'a plus le droit", contre tout ce qui fait de la peine à la midinette ordinaire. Et maintenant, en partenariat avec les plus gros vendeurs de soupe semi-musicale d'Occident, on pourra tortiller du fion contre l'effet de serre. Les organisateurs s'attendent déjà à une audience de deux milliards de personnes. Ca nous fera autant de trous du culs militant festivement contre celui de la couche d'ozone. Le pognon et l'énergie électrique imbécile que tout cela va mobiliser doit filer des attaques aux militants écolos sincères et bien renseignés. En même temps, ça risque pas de faire des masses de victimes...

 

On pourrait casser des briques pendant des lustres sur la naïveté abyssale du concept et son caractère atrocement boutiquier. Mais même ces deux aspects ne sont pas les pires. C'est l'état d'esprit sous-jacent qui craint un maximum : cette idée de concilier l'ambiance d'une partouze avec celle d'une messe de Minuit. On s'éclate mais c'est pour la bonne cause. On se prend une cuite colossale, mais en communion avec le globe qui souffre de nos 4x4 et de nos robinets mal fermés. Toujours ce besoin de se justifier moralement, de rendre la déglingue politiquement présentable, et de réciter des cantiques en se faisant déchirer la rondelle.

SOURIEZ, VOUS ETES EN LIBERTE SURVEILLEE

La vie ordinaire en Démocratie, c’est la Liberté Surveillée. Peu de choses sont explicitement interdites par la loi : on compte beaucoup plus sur l’autocensure et la surveillance mutuelle. Chaque citoyen est son propre censeur et le flic de son voisin.

 

Tout ce qu’on nous balance sur la Liberté d’expression et d’association est donc fondamentalement biaisé, comme « Tcherno » l’a bellement illustré pour le cas de l’Ex-France.

 

Oui, nous sommes libres de penser, dire et faire ce que nous voulons, mais la plupart des sujets vraiment importants sont tabous au point qu’ils paralysent Monsieur Moyen et que les plus agressifs du troupeaux se chargent de faire taire l’emmerdeur bien avant que la flicaille ou les avocats ne débarquent. Donc cette liberté est factice, strictement théorique. A l’inverse :

 

Non, nous ne vivons pas en « dictature » pour autant. La pose de martyr qu’affectionnent tous les dissidents institutionnalisés les rend par conséquent ridicules, en décalage complet avec la réalité Monsieur Moyen peut observer. Nous vivons en régime hybride, à mi-chemin entre la rigidité moraliste terrifiante d’une société ultra-orthodoxe, et entre un libéralisme de facto au bénéfice du monde de l’entreprise, mais de jure seulement pour le citoyen ordinaire.

 

Cette situation n’incite pas à se taire, mais beaucoup plus vicieusement à n’avoir rien à dire. C’est le nettoyage par le vide, le brouillage des têtes par le bruit blanc continu, le droit de faire autant de jogging que l’on veut mais pieds nus sur du gravier.

 

D’où l’importance fondamentale qu’a prise la vidéosurveillance dans notre vie quotidienne. Le culte des Droits rend impossible toute ingérence franche et brutale de l’Etat dans la société civile, sauf dans les cas présentables comme « urgents et graves ». Reste donc l’option de mettre tout le monde sous tutelle, une tutelle virtuelle, un grand Œil omniprésent qui permet de tracer tout le monde en cas de comportement déviant.

 

Cette surveillance a bien sûr d’autres origines. En premier lieu, il y a tout le pognon qu’on peut en retirer, en matière de vente de caméras et de location de services de sécurité privés. Mais il faut compter aussi avec les bénéfices sociopolitiques qu’en retire l’Etat lui-même et ses commanditaires.

 

Le grand Œil, c’est la mort du Pas-vu-pas-pris pour tout homme moyennement honnête, qui s’autolimite par peur des représailles. Pour l’enculé qui s’assume, rien de changé par contre : il se contrefout de vivre dans un Loft Story à échelle nationale puisqu’il jouit d’une impunité relative quand il est mineur, et qu’il a l’habitude du circuit policier une fois adulte, un circuit qui n’a jamais les moyens de prévenir son passage à l’acte.

 

De fait, une telle prévention n’aurait aucun avantage : la petite délinquance, ce harcèlement de Monsieur Moyen qu’on étiquette « Incivilité », fait précisément partie du processus de limitation de sa marge de manœuvre. Le but est de le désécuriser pour lui vendre un discours sécuritaire et lui faire accepter les outils officiels de sa mise en œuvre. Monsieur Moyen a peur de la police et du grand Œil, donc il fera gaffe à ne pas trop péter de travers. Mais Monsieur Moyen a aussi peur de la Racaille , et cette peur le mène selon sa nature à deux comportements possibles :

 

1)      soit il croit encore que le travail de la police est de traquer les criminels, alors qu’elle ne sert qu’à discipliner les citoyens ordinaires. Dans ce cas, il accepte sans trop rechigner les restrictions qu’on pose à sa liberté, en échange d’une promesse de sécurité accrue. L’exemple le plus délirant se trouve dans les aéroports. D’un côté, une surveillance méticuleuse et vexatoire des passagers ; de l’autre, un accès pratiquement libre aux appareils et au tarmac par n’importe qui. C’est le principe du « Mauvais Médicament » : si c’est dégueulasse, c’est sûrement que c’est très efficace contre la maladie... Pour être convaincu que la police le protège sérieusement, Monsieur Moyen veut sentir les griffures du barbelé sur son gras. Sans quoi, il a l’impression qu’on ne s’occupe pas de lui.

 

2)      soit il a compris, par expérience directe ou par l’observation, qu’il est parfaitement seul face aux pourrisseurs de vie urbaine. Il sait qu’il ne pourra, au mieux, qu’être dédommagé une fois qu’il sera trop tard. Le grand Œil ne sert pas à paralyser les criminels mais à désigner des responsables pour payer les pots cassés, à commencer par les siens propres. En ce cas, il ne lui reste plus qu’un choix : faire profil bas, raser les murs, fermer sa gueule, n’avoir d’avis sur rien, être tolérant de tout, n’être choqué que par ce qui choque le responsable local de la Fareas ou n’importe quel gauchiste dans les bons papiers de la presse régionale.

 

La première réaction possible pousse Monsieur Moyen à réclamer lui-même le knout policier. La seconde réaction l’amène à l’auto-flagellation ou à l’acceptation passive des coups de toute mafia politique, ethnique ou autres.

Et voilà comment on concilie en un miracle typiquement Occidental, le harcèlement de la Racaille , l’omniprésence du flic, la prospérité du marché de la sécurité et la résignation souriante de chacun face à un sort inacceptable.

10/04/2007

FUCK

Le principal bénéfice qu'on retire d'une certaine forme d'immaturité soigneusement entretenue, c'est qu'on rigole des mêmes choses basiques et pas chères à quinze ans comme à trente. C'est sans doute un antidote sécrété par l'organisme pour contrer les excès de bile noire. La Nature est décidément bien faite.

 

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09/04/2007

EUROPE, TERRE DE POGROMS ANTINOIRS

L'Occident est un grand safari où des meutes de fafs enragés chassent le malheureux Bantou mathématicien en toute impunité. Les gouvernements en place, obsédés par la régulation de l'immigration, s'en contrefoutent. La police ne fait rien, peut-être même qu'elle arme et entraîne les assassins ? Le sang coule dans les rues. Les Heures Les Plus Sombres nous font un comeback dévastateur.

 

C'est pas des foutaises. C'est DIOP Cheikh Tidiane qui l'affirme dans les colonnes de SudOnline, prestigieux organe de presse de Dakar, pas plus tard que le 6 avril 2007.

 

 Un étudiant guinéen, dont le corps a été retrouvé dimanche près d’un campus universitaire du sud de Marseille, a été « battu à mort » d’après le rapport d’autopsie, apprend-on de source judiciaire. « Les résultats de l’autopsie ont permis d’écarter la thèse accidentelle », a-t-on précisé de même source. L’autopsie a mis en évidence une « série de coups violents » portés au visage de la victime avant sa mort. Agé de 28 ans, Ibrahim Sylla étudiait les mathématiques sur le campus de Luminy, dans la banlieue sud de Marseille. Son corps a été découvert en partie brûlé dimanche par un promeneur. Le jeune homme a probablement été agressé dans la nuit de samedi à dimanche alors qu’il revenait à pied d’un restaurant où il travaillait à temps partiel comme plongeur. (...)

 

Dernier communiqué en date sur ce qu’il convient d’appeler désormais « la chasse aux étudiants africains ». Ces faits de plus en plus nombreux dans des villes d’Europe où sont venus étudier de jeunes Africains, nous interpellent. Pendant que l’opinion publique s’offusque des pirogues de fortune qui débarquent des corps presque sans vie de jeunes africains sur les côtes européennes, des étudiants venus légalement en Europe pour leurs études font l’objet d’assassinats ignobles. Devenus de plus en plus les cibles de ce que la presse nomme des « groupuscules d’extrême droite », les étudiants africains ne trouvent plus aucune sécurité sans parler des dures conditions de vie qui jalonnent leurs parcours universitaires.

 

Ce nouvel assassinat vient inscrire le nom de ce guinéen sur la longue liste des crimes crapuleux perpétrés à l’encontre de jeunes africains dans les villes insécurisées de certains pays européens. Même les campus franchisés ne sont plus épargnés par des individus qui cherchent délibérément à tuer tout ce qui s’assimile à un Africain. Par delà, les traitements intempestifs par la presse de ces faits terribles, nous nous questionnons sur ce que vaut véritablement la vie d’un Africain dans ce monde. Les jeunes africains semblent ne plus trouver leur place dans aucun endroit de ce monde.

 

Chassés de chez eux par des pouvoirs-gouvernants du désespoir, ils errent vers un ailleurs emmuré et devenu dangereux. Partout en Europe, l’heure est à la lutte contre l’immigration dans une logique d’amalgames conduisant à mettre tout étranger dans le même sac des individus indésirables. Des jeunes légalement entrés dans « les territoires de la peur » subissent ainsi le même sort que tout autre immigrant. Cette future élite africaine qui se bat tant bien que mal pour suivre de hautes études dans les grandes universités du monde n’est plus sûre de son réveil du lendemain dans des campus universitaires devenus pour elle, des camps retranchés.

 

 

C'est à nous, démocrates droit-de-l'hommistes, de prendre nos responsabilités et de faire passer cette information, passée sous silence par les médias faschystes. Nous devons aller au-devant de nos frères humains et les avertir des dangers qu'ils courent. Partout, un seul mot d'ordre doit déchirer le silence coupable des démocraties génocidaires :

 

 

NE VENEZ PLUS CHEZ NOUS, C'EST TROP DANGEREUX. VRAIMENT.