24/02/2008
"ALARMAAA"

Après Coup d'Etat, devenu entretemps un Rives Droites plus très vigousse depuis quelques mois, apparaît un nouvel annuaire de divers infréquentables. Pas de jeu de quilles sans son chien : on m'informe il y a peu que j'y figure en bonne compagnie. Sur un malentendu, il y a plein de choses qui peuvent marcher.
23:01 Publié dans Autopsie de la Dissidence | Lien permanent | Commentaires (0)
STILL NOT MALE CHAUVINIST PIG ENOUGH
Frère Piotr, résumant bien mon sentiment inarticulé, pronostiquait que "la Zone était exclusivement un repère pour velus désabusés". Et comment en aurait-il pu être autrement ? Parcourez l'Europe dans tous les sens ; recensez-y les fafs, puis les nihilistes. Croisez les variables et contemplez les chiffres, si tant est qu'ils atteignent la décimale réglementaire. Aucune chance d'atteindre les quotas en matière de représentation féminine. Lancer des briques sur la police et échaffauder des plans de guerre civile, ça a pas l'air d'être leur truc. C'est sans doute un énième artifice de la Nature pour assurer la survie de l'espèce. Et pourtant, putain, faut croire que je n'ai vraiment pas tapé assez fort.
Il y a au moins deux femmes qui lisent ce putain de blog, et ni l'une ni l'autre ne sont ma mère ou ma régulière.
La première, je sais qui c'est. J'ai même bu des bières avec, ça et là en ex-France. La dernière tournée commence à sacrément dater, d'ailleurs, il faudra remettre ça dès que j'aurai un train de vie moins romanichel. Connaissant l'individue, respectable mère de famille au demeurant, je ne m'étonne guère de son intérêt pour des salissures lettreuses. Des enragées, ça existe aussi.
La seconde, j'ignore exactement qui c'est. J'apprends son existence par ledit Piotr, pas plus tard que ce soir. Une jeune fille bien comme il faut qui écrit un blog girly. J'exagère à peine, pour le plaisir du contraste. Si j'étais d'humeur à me la péter, je me laisserais aller à une métaphore sur l'air de La Belle et La Bête. Mais malgré l'heure avancée de ce samedi, je suis sobre et dépourvu de toute excuse liquide pour un élan de gonflitude déraisonnable. Restons-en à un modeste "Souris blanche et Rat gris". Et puis la femelle revendique également ses lectures de FDesouche, du Bal des Dégueulasses et du Grand Charles, la cage est à partager avec d'autres rongeurs.
Adieu rêves de gloire dans le rôle du Salaud de ces Dames.
00:27 Publié dans De quoi j'me merde ? | Lien permanent | Commentaires (2)
22/02/2008
EXTENSION DU DOMAINE DE L'ANTIZONE
Deux nouvelles échappées dans la rubrique des Fouteurs dignes d'attention, et qui poussent le vice jusqu'à foutre cette page en lien dans l'espoir mal déguisé d'en détourner les milliers de visiteurs uniques et raffinés par jour. Y a de ces sagouins, tout de même.
Allez donc dire à Tang tout le mal que vous pensez des écoles qu'on ouvre pour préparer aux prisons ; ceci fait, vous pourrez faire un tour chez B&A et lui expliquer que la viande de cheval, c'est mal mais qu'est-ce que c'est bon.
10:12 | Lien permanent | Commentaires (1)
20/02/2008
MALTRAITANCE CITOYENNE
C'est une gamine qui n'a pas dix ans. Des yeux immenses, très bruns et encore timides malgré la vie animale qui y pétille déjà, électrique. Une fausse calme. Tu m'étonnes, vu sa mère omniprésente, plus dévoreuse d'espace qu'un trou noir... Difficile à mettre en confiance, la môme, surtout vis-à-vis de ses capacités scolaires. De la peine à se concentrer. Comme tous les gamins. Mais les cours se passent assez bien.
L'heure touche à sa fin, c'est le moment de refermer les bouquins. La môme traîne un peu dans le coin, sa mère n'est pas encore là pour l'embarquer. La conversation continue, dévie sur quinze sujets différents, communiquant entre eux par d'étonnantes capillarités.
Pourquoi les gens, jeunes ou vieux, veulent-ils toujours aborder des sujets "sensibles" avec moi, putain ?
"Hé, Msieur, pourquoi les Africains ils ont la peau noire ? Sans vouloir faire de racisme..."
La prudence extrême de la remarque me laisse un peu hagard. Je m'aventure pas trop, je cause de mélanine, de protection de la peau contre le soleil, banalités sans risques. La voilà partie.
Je pense à mon propre parcours, à ma curiosité insupportable à son âge. Je me rappelle pas m'être posé ce genre de colles, et encore moins avoir eu le réflexe de mettre une capote morale sur mes questions.
C'est pas quelque chose qu'elle a inventé toute seule, ça. C'est du terrorisme intellectuel systématique. On a visiblement le droit de pourrir la tête des enfants avec des paniques obsessionnelles pour en faire de bons citoyens. Ca ne date pas d'hier, ce n'est pas près d'arrêter.
Alors la micropolémique de nos voisins d'ex-France autour de la Shoah-pour-les-nuls, y a-t-il vraiment de quoi chier un morbier ? On est en plein Business As Usual. Il y a eu pas mal de commentaires, plus ou moins pertinents, au sein du Bloghetto, mais les plus cons se cuisinent à base de "Quand même, il exagère Sarko"... Il exagère quoi au juste ? Est-ce qu'il n'est pas exactement dans le ton habituel ? Pile-poil dans le registre archiconnu ?
Ca donne envie de ressortir les antiques vinyls de Minor Threat, tiens... Ou plus simplement de se cantonner à la reprise de leur Guilty of being White par Slayer :
I'm sorry
For something I didn't do
Lynched somebody
But I didn't know who
You blame me
For slavery
A hundred years before I was born
Guilty of being white
I'm convicted
Of a racist crime
I've only served
19 years of my time

14:40 Publié dans Chez les boniches de la Zone Grise | Lien permanent | Commentaires (8)
19/02/2008
PARLE AVEC ELLES
Pour faire suite à certaines choses abordées ici. Il y aura un peu de tout, et ça risque une fois de plus de n'être ni très clair ni très cohérent. En plus de ça, s'attendre à une bonne couche de prétention et de mouche-du-cochisme, mes excuses à ceux qui auront le courage d'en lire une partie.
Je maintiens, et pardon pour les platitudes qui vont suivre, que tout l'art de la politique moderne, pour tout ce qui ne concerne pas des tractations gerbatoires à l'abri des coulisses, consiste à flatter l'opinion publique. A la convaincre que les experts savent mieux qu'elle ce qu'il lui faut. A détourner ses messages maladroits pour justifier ex post tout le mépris qu'on lui témoigne d'ordinaire. Et plus généralement à étouffer l'électeur sous un arsenal de distractions massives. Règne absolu de l'institut de sondage, du papparazzo et du buzz. On est d'accord ? Cool, on continue. Une objection ? Poursuivre la lecture ici.
Il y a plusieurs causes identifiables à la stagnation perpétuelle du camp identitaire et à la confidentialité de son discours. On en connaît certaines par coeur, qui sont plus ou moins des alibis (omerta, lois liberticides, monopole médiatique). Il y en a d'autres dont on se doute moins et dont on ne cause pratiquement jamais dans les milieux dissidents. En premier lieu, l'incapacité fondamentale de parler un langage compréhensible par un auditoire féminin.
Nietzsche postulait qu' "au théâtre, on devient peuple, troupeau, femme, pharisien, électeur, fondateur-patron, idiot." (Nietzsche contre Wagner). La liste des équivalences n'est pas très flatteuse, surtout pour les pharisiens. (Et soit-dit en passant, c'est pas avec de telles sorties qu'on se constitue un lectorat à chromosome XX.) Mais elle a été parfaitement comprise par les plus grandes gueules des médias. Faire vibrer la corde sensible. Arracher des larmes à la ménagère. Masturber l'instinct maternel pour doper le marché de l'humanitaire, de l'immigration massive, du Devoir de Mémoire Sélective.
Habla con Ellas et tu parleras à toute la planète. Les porte-voix de la Fafitude ne parlent pas aux femmes et ces dernières le leur rendent bien.
Pratiquement aucune souris dans nos rangs. Elles n'y ont qu'un rôle de décoration ; on l'embarque pour parader si elle est remarquablement belle, pour tenter de la familiariser avec nos travers militants si elle est plus ordinaire, pour jeter les bases fragiles d'une future éducation familiale si on l'inclut dans nos projets à long terme. Mais soyons francs : elles n'ont pas leur place dans nos rangs parce que nous ne leur en faisons aucune. Machisme primaire pour les uns, traditionnalisme sectaire pour d'autres, misogynie enragée pour quelques-uns - incompréhension viscérale de l'âme femelle pour pratiquement tout le monde.

Nous parlons guerre, affrontement, violence verbale, nettoyage ethnoculturel, absence de nuance, refus du dialogue, stratégies, que des choses auxquelles elles n'entendent rien, qu'elles n'aiment pas, qui les hérissent. Pourtant il semblerait bien qu'historiquement l'électorat féminin penchait plus volontiers à droite. La gauche, c'était la révolution, la prise de risque, les ennuis avec la police, la tentation de commettre des attentats, la nécessité de partir en guerre s'il le fallait. Autant de choses qui nuisent à la stabilité de la famille, qui ne ramènent pas le repas du soir, qui ne paient pas les assurances, qui mettent en danger les mouflets. A proscrire. On me dira qu'il n'a jamais manqué de passionarias chez les bolchos, je répondrai que des mères de familles n'étaient pas vraiment majoritaire. L'activisme gauchiste, depuis un siècle, a essentiellement servi aux militantes d'échappatoire à un rôle social et sexuel perçu comme oppresseur, limitateur, menant à la dépendance et la servitude.
Chacun sa petite explication pour expliquer que nos cousines, copines et frangines soient passées, en moins d'un siècle, du statut de rempart de la famille à celui d'auxiliaires du suicide clanique. C'est la faute aux gauchisses, au complot casher, à la télévision, à Syphone du Bavoir, à pas de chance. Malgré les apparences, il y a peu de choses de changées. Là où l'homme ira lécher les égoûts pour être du côté du manche, la femme, plus précisément, se pliera aux pires diktats pour être du côté de l'Ordre Moral. Son univers est fait de Garanties, de Contrats, d'Assurances, de Calculs à la virgule près de ses intérêts et de sa protection. Défavorisée en cas de confrontation physique, il lui faut être proactive, limiter les risques par avance, se prévoir toujours une sortie de secours et n'improviser qu'en dernier recours. Tout l'incite donc à entretenir les meilleurs rapports possibles avec le clergé du moment.
Les culs-bénits de la vieille Europe sont laïcards, immigrophiles, intraitables sur les convenances, troisième dan en langue de pute, consuméristes et orientés tout entiers vers l'avènement du règne du Risque Zéro. Soyez potes avec les curetons de toutes ces chapelles spécifiques et vous vivrez loin des emmerdes. Le deal est aussi simple que ça. Il faudra être debout avant l'aube pour séduire Charlotte avec des ritournelles de dissidence, de liberté sans parachute et de quarantaine sociale. C'est une des plus belles quadratures du cercle de notre temps.
*
Nous pouvons tenter de changer les choses, lisser l'image, donner dans le lexique PC, combattre la diabolisation. On a vu, chez nos copains frouziens, la grande réussite du FN sur ce plan-là, n'est-ce pas. Quant au Bloc et ses slogans à base de "0% racisme", pas sûr que ça mobilise grand monde. Ce n'est pas qu'il faille impérativement donner dans le White Power carnavalesque pour organiser le sauvetage de ce qui peut l'être ; c'est simplement que la non-violence face à un gang armé de manches de pioches, j'y crois assez peu. De l'autre côté de la frontière clanique, la plupart se permettent le luxe du métissage de confort sans jamais verser dans l'autoflagellation. Chez les blanchouilles, c'est au contraire un cocktail relativement obligatoire. Les principes d'autodéfense valables dans la rue s'appliquent tout aussi bien sur le plan culturel : d'accord de baisser sa garde si on est le dernier à le faire. Pour l'instant, le désarmement n'est prôné qu'à nous autres futurs ex-autochtones. Et une fois de plus je digresse.
On peut aussi décider de conserver nos prérogatives, nos instincts, notre discours guerrier, mais alors il faut complètement RENONCER à mobiliser l'opinion publique, à "réveiller" nos semblables, se passer définitivement de leur soutien même passif. Pour attirer leur attention, il faut donner dans la sensiblerie, le victimaire. Certains s'y sont essayé mais un blanc hétéro mâle ne passera jamais pour une victime, même s'il est trois fois moins balaise qu'un Fifty Cents. Alors autant oublier et passer à l'action communautariste, l'option sécession, l'abstraction complète de la politique en tant que gestion des affaires de la Cité, s'extraire de la Cité où nous n'avons de toute manière pas notre place et en recommencer d'autres ailleurs, selon nos propres règles. C'est encore l'option qui semble la plus raisonnable, mais c'est peut-être autant une question de tempérament que de rencontres heureuses.
Pendant longtemps, plongé dans les bouquins de Soral, j'ai volontiers martelé à mon entourage - majoritairement femelle, qu'y puis-je ? - cette idée d'une féminisation massive de la société dans son ensemble. Ca semblait logique et démontré quotidiennement. Pères absents, garde des enfants systématiquement accordée à la mère si cinglée qu'elle soit, pensions alimentaires qui mettent un divorcé sur les rotules, valeurs de Dialogue et d'Acceptation prônées à toutes les sauces, mascara et antirides spécial poilus, idéal masculin adapté des fantasmes homos, bref un immense troufignonage de la civilisation, dépassant en grotesque et en cageauxfollerie les derniers instants de la Rome impériale.
Ca semble amplement plus compliqué que ça. C'est pas plus mal, j'ai plus de slogan au pochoir ni de tracts ready-made à fourguer à personne.

Il est indéniable que la société civile est de plus en plus élaborée pour s'adapter aux seuls besoin de la mère abusive et de la carriériste à sex-toy. Mais depuis que les questions politiques ne tournent plus qu'autour de préoccupations des épiciers planétaires, nos culs à tous et toutes ont été vendus à un Marché qui, lui, fonctionne exclusivement aux valeurs masculines les plus outrancières.
Nous sommes certes incités à nous pédalifier au plus vite, mais on ferait bien de garder en tête que du côté des gonzesses, ce n'est pas plus rose, tout étant fait pour les transformer en Drag Kings.
Maman doit rester culbutable par le donneur-de-sperme, "active" (ce qui signifie qu'éduquer et protéger sa progéniture est considéré comme de la glande) et être impeccable et naturelle à la fois 24h/24 . Faire le même boulot qu'un mec, en devant se comporter plus dégueulassement que lui, avec la trouille au ventre d'être prise en flag' de faiblesse, sans jamais franchir le pas et se la jouer camionneuse ou mâtonne. Une main de fer qui leur déboîte l'épaule, enveloppé dans un gant de velours qui les étouffe. Ce qui nous mine le plot dans nos contacts avec nos voisins leur dessique l'âme dans leurs rapports professionnels, avec en plus l'obligation de rester fraîche, jeune, étincelante et "glamour" même en train de dégueuler leur alcopop sur un coin de macadam.
Je suis pas très fort en compassion mais pour le coup, ce Girl Power a de quoi foutre un sérieux cafard.
Par contre, le gros loser croisé l'autre jour, santiags aux pieds et Jean-Phillipe Smet en dossard, qui m'explique qu'il préfère les Asiatiques parce que les Européennes sont trop dures à vivre, je pourrais pas lui pleurer sur l'épaule sans une portion d'échalotes sous le nez. Mais là encore je digresse. De toute façon ça commence à être vraiment trop long et bordélique, alors restons-en là.
12:55 Publié dans Autopsie de la Dissidence | Lien permanent | Commentaires (8)