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12/07/2008

SOUVENIRS, SOUVENIRS

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En ce samedi 12 juillet, dix ans après, souhaitons tous une joyeuse branlette collective aux adeptes de la France Blaque-Grise-Beur.

 

 

 

 


 

11/07/2008

DECROISSANCE

L'Amiral Woland se demande il y a peu à quoi jouent ces post-fafs chez qui l'idée de décroissance ne provoque pas des troubles digestifs, du fait de l'abyssal gauchisme de la plupart de ses adeptes. Quelques lunes plus tôt, l'ami Tcherno partageait un tel scepticisme. Ici même, un commentateur disait ne pas "voir de problème avec le croissance et la consommation". Le fait est que se faire plus bolche-que-les-bolches, c'est assez fashion chez de nombreux dissidents, et ça ne date point d'hier. Et quand Alain de Benoist pompe carrément le titre d'un de ces bouquins à celui du penseur incontournable du courant en question, c'est sûr que ça ne fait rien pour crédibiliser la démarche.

 

Je ne vais pas me lancer ici dans une défense bien charpentée de la décroissance ; je ne suis pas un militant, à peine un sympathisant, qui pioche où il le peut des outils de destruction du consensus. Ce que je propose ici n'est qu'un modeste exercice de prise de recul par rapport à nos obsessions routinières et à nos cibles favorites. On se calme. On respire. On fait temporairement abstraction des dreadlocks, des références pourraves, des hystéries antifas, et on observe avec sérénité le fond du message. Avec cette simple méthode, "on" risque d'être sacrément surpris. Faites vos propres recherches, si vous savez quelle portion de votre temps vous osez perdre. Pour ma part, je pose ici quelques éléments qui expliquent mon soutien absolu au principe de décroissance.

 

D'abord parce que je hais la ville, le néon, le bitume, l'encombrement humain et ses promiscuités dégoûtantes, la transformation de la nature en Espaces Verts bigbrotherisés. Les quinze premières années de ma présence sur cette planète se sont passées à proximité immédiate de bois, de rivières, et de champs qui, même industrialisés, contrôlées, stérilisés, exhalaient encore les traces d'un parfum de liberté capiteux. De ma piaule, la capitale semblait un lointain jeu de construction, dont les vitres scintillaient en orange au crépuscule. Fin septembre, les jours s'amorçaient souvent dans des brumes noyant l'horizon dans un flou spectral, dévorant la réalité comme une merveilleuse répétition de fin du monde. En hiver, la neige pouvait rester blanche des semaines entières, tandis que les rues du centre le plus proche se couvraient en quelques heures d'un magma gris-noir déprimant. Le lait en brique n'était jamais qu'une solution de secours, la laiterie n'étant qu'à trois minutes à pied. La Croissance, ses mercenaires et ses curetons ont programmé la mort du paysan et de son environnement. Quiconque a connu un tel cadre de vie ne peut qu'éprouver une haine personnelle pour le cancer déshumanisant qu'on ose encore décorer du nom de Développement.

 

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Ensuite parce que toute forme de publicité me heurte comme une insulte ad hominem. Il y a plus de propagande Citoyenne dans dix minutes de réclames que dans trois heures de débat électoral. Vous faites confiance, vous, à quelqu'un qui vous fixe et qui vous sourit dans la rue, en espérant vous endetter pour dix ans ? Pas moi, et c'est pareil pour une affiche ou un spot.  La pub est un crachat permanent dans la gueule de l'individu et des groupes. La pub instrumentalise tout, dégueulasse tout, récupère tout y compris les tentatives de détournement. La pub, c'est le harcèlement sexuel et boulimique en continu, c'est la défiguration du paysage le moins admirable, c'est la Déesse ultime de Festivus Festivus, c'est la réduction du quotidien à l'enfilade de bouffe dans la gorge, de bites dans le cul et de coton dans la caboche. Bardèche l'a compris et écrit avant tout le monde. Mais je suppose que lui aussi était un cavernicole trotskard à poils gras ?

 

Enfin parce que c'est au nom du maintien de notre style de non-vie que sont laminées les traditions, déportées des populations immenses, prônés le Vivrensemble et la Mixité. Nous sommes certes cornaqués par bien des salopards dont la mystique se résume à l'avènement de l'Homme Gris, mais ce n'est pas cela qui alimente la machine à déraciner les peuples. Les élites du Marché Global se convertiraient au nazisme en vingt-quatre heures si le Wall Street Journal se piquait de démontrer une supériorité économique du Troisième Reich et la nécessité impérative de ne plus embaucher que des traders blonds aux yeux bleus pour maximiser les profits. Ce qui leur importe avant tout est de traiter les bientôt sept milliards que nous sommes comme des ressources (sous-)humaines, consacrant exclusivement leur temps de coma éveillé à maintenir le rhytme des flux de marchandise et des capitaux. En ce sens, notre disparition en tant qu'ethnie n'est qu'une incidence, un heureux hasard qui leur permet d'embrigader dans leur cirque funèbre tout ce que l'Occident compte de traîtres, de leucophobes et de colonisateurs à rebours. Rien de tout cela ne les a jamais empêché de tapisser de bombes le Moyen-Orient ni de cautionner en silence les plus abominables boucheries africaines.

 

L'utopie proposée par les tenants de la décroissance n'est pas un modèle de société idéal. Il ne s'agit pas (du moins pas que) d'une révolution "pastèque" adaptée au goût du jour. Son message essentiel est un appel au boycott, au sabotage et à la désertion de cette Armée de Clones surendettés, décérébrés, MTVifiés qui se prétend encore une "Civilisation". Ses penseurs et ses zélotes idolâtrent encore la Démocrassouille et les Drouadloms ? Rien à foutre ! Ses principes de base sont en plein accord avec ce que croit et souhaite tout patriote conséquent et intégral. Illustration avec ce texte de Serge Latouche, auquel je souscris de bout en bout :

 

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