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28/02/2010

CHICHE ENCORE ET TOUJOURS

Persiste et signe.

Néo-français, encore un effort si vous voulez être respectables.

 

27/02/2010

REALECONOMIK

Alors d’accord. Je ne pleurniche plus derrière mon clavier. Je prends mon destin en main. J’arrête de crachouiller lâchement sur les efforts de ceux qui prennent des risques sur le terrain. Je sors du bois, je vais me faire assermenter à la prochaine séance du Conseil local.

 

Une fois que c’est fait :

 

-Quelle décision je peux prendre pour empêcher que des marchands de sandouiches chauds remplacent du bacon par de la dinde ?

 

-Quelle sera ma marge de manœuvre pour désintoxiquer la jeunesse de son addiction au porno, au shit disponible à chaque coin de bistrot, aux bénefs basés sur du vent, aux référents culturels afro-yanquis ?

 

-Avec quels outils légaux je vais barrer la route aux hypermarchés qui importent des fraises de Thaïlande en février ?

 

-Quelle loi d’exception me permettra de réduire au silence la presse des collabos, des mixolâtres, des pédécrates, des autogénocidaires ?

 

-Comment je contrains à obéir les multinationales qui, pour m’asphyxier, n’auront qu’à menacer de délocaliser massivement et de retirer leurs avoirs du pays ?

 

Pour faire court : avec quelles armes légales et légitimes je vais combattre la Machine économique planétaire, qui se fout éperdument de ce que pense le monde politique, parce qu’il le tient par les roubignoles ?

 

Un dévouement militant aveugle et suicidaire ne suffira JAMAIS. Il peut suffire à monter ça et là quelques squats sur le modèle de ce que les altermélangeurs ont obtenu ces dernières décennies. Et qui sont tolérés parce qu’il est plus pratique d’avoir tout les crasseux au même endroit, le jour où l’on veut raser leurs ruines pour y construire une supérette-EMS-tabac-multiplex. Pour peu que l’on se fasse discrets, que l’on se cantonne à notre version du cirque de rue, la Machine n’aura jamais d’objection sérieuse à ce que l’on s’enferme dans notre propre secte. Tout mouvement spontané qui se fédère en organisation devient rapidement une microbureaucratie où règne la discipline de pensée, l’uniformité de la subversion javelisée, la rage d’accroître puis de conserver de minuscules prérogatives, le combat permanent des sous-chefs de rayon doctrinaires.

 

Le « Milieu » qui échappe à cette sclérose castratrice n’a pas d’autre choix que de devenir un parti. De ce moment, toutes ses énergies seront consacrées à entrer au conseil local, puis régional, avant de viser le parlement national. Arrivé à ce stade, il pourra tenter de constituer une gêne pour les projets gouvernementaux les plus haïssables, voire rêver de le renverser par les urnes. Mais qu’il reste au stade d’opposant-croupion ou qu’il prenne le pouvoir, il restera assujetti à la seule vraie loi : celle du Marché. De toute manière, plus il gagne en puissance, plus il se lisse, renie sa colère originelle, se fourvoie dans des alliances contre-nature qui l’empêchent de nuire à tout jamais. Selon qu’il incline à gauche ou à droite, il finira par courtiser les puissances de l’argent, ou par envoyer sa valetaille jouer du tam-tam contre les barbelés de leurs raouts annuels.

 

Le seul engagement susceptible de lui faire gagner le moindre pouvoir concret n’est pas au sein du monde politique, même clandestin. On en revient, encore, toujours, inexorablement, à Céline : « Pas d’or, pas de révolution. » Il lui faut jouer à l’Euromillion en équipes de vingt, boursicoter avec des pros, monter des arnaques sophistiquées, racketter des marabouts (idée soufflée par Kapo et qui me trotte toujours en tête des lustres plus tard…), braquer des banques, va savoir quoi mais FAIRE FORTUNE.

 

L’idéal de monsieur Fifty Cent, parfaitement.

 

Il n’y a qu’une masse de pognon délirante qui nous permettrait d’être au-dessus des lois, de détruire économiquement les entreprises participant à l’ethnocide, de neutraliser discrètement les membres des conseils d’administration les plus influents, par l’action directe, le chantage, l’enlèvement, que sais-je encore.

 

Pas d’or, pas de révolution. Voilà très exactement où nous en sommes, si l’on veut causer Realpolitik.

 

23/02/2010

404 NOT FOUND

Je présente mes excuses aux malheureux qui ont débarqué ici en tapant :

scato sordides=photos

soldates black encules

C'est sûr qu'il y a ici tout plein de trucs nauséabonds, cradoques et de nature à révulser un Citoyen, mais ce n'est sans doute pas ce que vous cherchiez.

 

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A PROPOS DU RECHAUFFISME

... et de son rejet unilatéral qui fait le jeu de la machine à concasser les cultures. Pompé sur Corrupt.org et traduit à la truelle :

Tout d’abord, nous avons vu la théorie du réchauffement climatique devenir une religion dogmatique, avec l’Europe à l’avant-garde de la lutte contre la pollution. Le capitalisme industriel était le Mal, les taxes écolos et les tampons recyclables étaient sexy. Mais maintenant, la foule commence à changer d’avis. Il devient de plus en plus banal d’afficher son scepticisme. Il n’est pas surprenant que l’Amérique soit la première à remettre le dogme en question :

Selon un récent sondage, seule la base Démocrate (35%) estime que le changement climatique est d’origine humaine, plutôt qu’un phénomène naturel cyclique. En tout, on compterait presque une moitié de sceptiques parmi l'électorat (47%).

Ce retour de manivelle s’explique en partie par les récentes falsifications de preuves et des méthodes scientifiques contestables. Les gens se rendent peu à peu à l’évidence que la science n’est pas pure : elle est toujours mêlée à la politique. Et voilà ce qu'on obtient quand des chercheurs estiment plus important d’accroître leur influence politique et leurs sources de financements que de découvrir la vérité : de la science bidon pour des abrutis qui veulent avant tout se plaindre de la façon dont la planète va crever. Rangez vos mouchoirs : ça n’est pas prêt d’arriver

Mais la stupidité dogmatique (*) ne s’arrête pas là. La montée du scepticisme climatique doit nous inciter à poser toujours la même question : est-ce là toute la vérité, ou est-ce encore de la propagande pure et simple ? On peut affirmer sans risque que les deux camps se plantent.

On trouve dans ce documentaire les principaux arguments des opposants à la théorie officielle. Or, ils ont déjà été discrédités et l’agenda politique qui les sous-tend a été clairement dévoilé : il s’agit de promouvoir l’industrialisation du Tiers-monde, la croissance économique sans frein, l’impuissance intrinsèque du gouvernement sur toute question environnementale.(…)

Il est légitime de remettre en question la religion verdâtre du réchauffement climatique, mais les Républicains n’ont qu’à moitié raison. C’est pour cela que nous sommes des conservateurs qui insistons tant sur l’idée même de conservation, afin de prendre en compte tous les éléments du problème. Il est clair que la communauté scientifique ne sait pas dans quelle mesure notre civilisation influence le climat ; mais il est inacceptable d’en conclure que nous ne devrions rien faire pour protéger notre environnement. Toutes les données sont formelles : nous sommes en train de saccager la planète, et ce, que l’on croie ou non à la théorie réchauffiste. C’est un génocide appliqué à l’ensemble du monde vivant.

Les sceptiques ne le comprennent pas, parce qu’ils cherchent surtout à se distancier de la plèbe et n’étudient que les facteurs économiques de la question. Leurs opposants se trompent tout autant, parce qu’ils sont obnubilés par leur image moraliste, et par les effets des problèmes environnementaux au lieu d’en observer les causes. De ce point de vue, les théories du complot sont aussi inutiles qu’une planification politique à l’échelle mondiale.

Les choses sont simples. En premier lieu, nous devons identifier les problèmes que nous avons créés, puis leur origine, à savoir la surpopulation urbaine et un style de vie insoutenable sur le long terme. Les autres facteurs n’ont aucune importance. Le réchauffement climatique peut être réel, ou n’être qu’un gigantesque mensonge inventé par les gauchistes pour nous écraser d’impôts. Dans les deux cas, nous sommes déconnectés du cycle écologique. Quand les gauchistes réaliseront que leurs taxes n’ont aucun effet sur l’expansion urbaine, et que les droitards penseront l’économie en termes d’impact sur l’environnement, l’écologie ne sera plus une question divisant la gauche et la droite. (…)

(*) Dans le texte original : « crowdism », qu’on pourrait vaguement traduire par « conformisme de masse » ou quelque chose de moins heureux encore. J’en ai retenu la signification essentielle, mais si un rosbiphone a une meilleure idée, je prends.