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07/03/2010

A TOUS CEUX QUI PENSENT ENCORE QUE L'UDC...

... est un moindre mal.

Un mini-festival de coups de lame à Lausanne, reçus notamment par des flics, redonne un peu de couleur à une presse bien terne et à un débat politique presque aussi intéressant qu'un docu-fiction de Claude Lanzmann. Nos élus rivalisent d'immobilisme analytique, au point que même Lausanne Cité ne peut éviter de le souligner : "Si tous les partis politiques sont boulversés, ils campent néanmoins sur leurs positions." Ce qui nous donne quoi ? Pour les socialistes, la routine : distribuer des sucettes aux agités du canif. Pour les bourges, les en priver, et les filmer en gros plan pendant l'acte.

Et nos erzats de natios mainstream agrariens, ils proposent quoi, hm ? "Claude-Alain Voiblet revient sur la résolution déposée, fin janvier, par son collègue de parti Raphaël Abbet qui a demandé à la Municipalité d'étudier une solution pour restreindre le port d'armes à Lausanne. << C'est une mesure contraignante qui porte sur la sphère intime des personnes mais qui est aujourd'hui nécessaire>>, lance le secrétaire général de l'UDC Vaud."

On répète :

C'est

Pour

Votre

Protection.

 

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Maintenant, c'est sûr que si vous n'avez rien à vous reprocher et si vous pensez que la police suffit à assurer votre protection, tout ça doit vous passer loin en-dessus de la lotion capillaire.

Pour les autres, pensez à remâter cet élégant résumé du lien impératif entre liberté individuelle et moyens de la garantir, ainsi que de la nécessité fondamentale de faire en sorte que le gouvernement ait peur de ses citoyens.

06/03/2010

NI ROUGE NI MORT

Le réchauffisme commence à tiédir? Le Temps préconise un relooking.

 

On passe sur le coup de bluff stupéfiant de la « patriotisation » du discours réchauffiste. On passe aussi, par conséquent, sur le cynisme délicieux du type qui recommande ce type de pilpoul pour, in fine, ne faire que vendre des ampoules plus chères. Pas besoin de s’attarder non plus sur l’usage obsessionnel du terme de « complot », qui consiste à ranger les sceptiques dans le même Tupperware que les judéophages ou les chasseurs d’ovnis.


Le truc que je retiens, c’est que la libération progressive d’une parole dissidente est un soulagement bien vain. Elle ne forcera pas les adorateurs de Gaïa à nous lâcher la grappe et à aller cueillir des baies sous les Tropiques. On n’assiste qu’à une polarisation artificielle qui reprend un clivage gauche-droite agonisant, sans lequel aucune illusion de démocratie ne peut être maintenue bien longtemps. Conséquence concrète : chacun va pouvoir choisir son camp, celui des crasseux mixolâtres ou des attentistes bétonneurs.


Enfin quoi, merde ! Vous vous imaginez copiner avec un Claude Allègre, juste pour le plaisir morbide d’agacer les Pastèques ?

 

Vous n’avez pas envie de vivre tous nus dans des grottes ? Je n’ai pas envie non plus que mon pays se recouvre de bretelles de périph’, de clapiers pour humains et d’hypermarchés. L’idée d’un Etat-Maman qui vous rationne au nom de la planète ? Insupportable. Continuer la déshumanisation de nos terres au nom du droit de se gaver à crédit ? Pas moins gerbatoire.

 

Ni rouge-durable ni mort-vivant, en gros. Ca paraît si compliqué que ça ?

05/03/2010

GENOCIDE-FRIENDLY DANCE MUSIKKK

03/03/2010

INVITATION AU SUICIDE CEREBRAL

Une gamine de huit ans maquillée comme une drag-queen et qui singe une pute de la pop porno-chic, ça vous pose un léger problème ? C'est que vous avez l'esprit mal tourné.

Ainsi parla la philosophe raffinée de fluctuat.net. (Je dis "la" parce que, mâle ou femelle, c'est mérité.)

Il faudrait demander à Christopher Neil ce qu'il en pense.

Bien entendu, je dis ça parce que je suis un gros zina psychorigide, obsédé par le cul et confit de moralisme réactionnaire.

 

 

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Ceci est un karaoké intergénérationnel et multiculti.
Pas d'amalgames, tas de pervers d'extrême drouatte.

 

 

La peur qu'ont certains progressisstes de ne pas paraître suffisamment déshinibés et relativistes nous promet encore des décennies d'étonnement. Quand nous les accrocherons par la mâchoire à nos crochets de boucher, il faudra penser à les remercier de leurs efforts acharnés pour nous surprendre et nous distraire.

CARRIERE ET EPANOUISSEMENT PERSONNEL

 

 

02/03/2010

"MAIS LE PERE OFFRE SES REINS A LA BASTONNADE"

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Il faut être de bonne trempe - et sachez que je m'en admire parfois - pour résister aux oeuvres et aux pompes de la décadence. Pour, chaque jour, écoper son esquif au lieu de laisser l'eau du siècle l'envahir.

Qu'il serait facile, ô Dieu, de hurler avec les loups et de pousser le cri le plus rauque de la meute. On nous accorderait du talent. On louerait nos livres. Le troupeau nous ouvrirait ses rangs et nous embuerait de sa chaleur. Des amitiés nous seraient données. Nous parlerions la langue la plus répandue au lieu de blatérer, perché sur notre roc, notre sabir étrange. Nous serions admiré, fêté, reçu - et même nous gagnerions beaucoup d'argent puisque la bourgeoisie, aujourd'hui achète à prix d'or les crachats dont ses enfants ou ses bâtards la souillent. Ses sens fatigués ont besoin des coups qui la meurtrissent. Encore ! Et encore ! A défaut de pouvoir aimer l'autre et de lui donner part égale du plaisir que nous recevons de lui, vautrons-nous à ses pieds afin qu'il nous fouette et nous frappe.

Au fond de l'abjection, au plus bas de l'humiliation, notre cri de douleur, notre spasme étranglé ressemblera peut-être au râle du grand bonheur. Grâce à notre or - symbole de merde selon le bon docteur de la famille Sigmund Freud - nous paierons les prostituées. Elles ne manquent pas. Nous leur achèterons les plus belles bottes et les fouets les plus luisants. Lorsqu'une société, un peuple, un empire ou une race est près de glisser au tombeau, il est saisi de cette fureur masochiste, de cette haine rongeuse de soi, de ce mépris de son être même. Et il appelle la mort comme si celle-ci possédait le secret de l'ultime volupté. De même le drogué accepte de s'injecter l'overdose qui le foudroiera, et regarde l'aiguille conductrice du philtre de mort s'enfoncer dans la veine. De même, dans la famille au cercle brisé, le père humilié se met à quatre pattes et n'ose même plus lever son regard vers le fils qui le roue de coups.

Telle est pourtant la situation, en Occident, de nos intellectuels de gauche gauchisants. Ils frappent à perdre souffle mais le Père offre ses reins à la bastonnade. Et il paie ! Décidément, c'est une rude tâche que d'être sadique avec de pareils clients !...