09/05/2010
PENDANT CE TEMPS, CHEZ LES MONGOLS...

Expulsion d'un sans-papiers polyhandicapé: je suis scandalisé, nous déclare courageusement Pierre-Alain sur Le Post.
<< Que ressentent les gendarmes aprés avoir agi ainsi ? Quid du pays des droits de l'homme? >>
Ah ben vouiche, ça c'est des bonnes questions, professeur Bidochon. Pourquoi les gens sont-ils si méchants ? Qu'allons-nous devenir si le patriarcapitalofascisme nous prive d'handicapés kosovars ? Vite ! un doudou à se frotter sur la gueule pour se consoler de cette perte tragique pour la Diversité !
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Sur le Bondy Blog, on est aussi très, mais alors très en forme :
<< Exit la langue de bois et les grands discours pompeux à la sauce politiquement correcte. C’est une assemblée de femmes à la beauté plurielle, à la fois sophistiquée et sauvage, à la féminité assumée et revendiquée qui s’exprime de façon désinhibée, sincère, vraie. Dans cette enceinte, le temps d’une journée, la parole est cinglante, amusante, vivante !>>
Ca devait être un défi, du genre qu'on se lance entre oisifs narquois : t'es pas cap' de placer Clystère et Manganèse dans la prochaine réponse à une question du patron ! Notre amie Frédérique aurait pu essayer de caser encore quelque chose comme aller jusqu'au bout de l'aventure.
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Ce type croisé au marché. Il vide des godets avec une équipe de bons poivrots pendant que j'attends mon tour à quelques mètres pour une salade et des oignons verts. Sur son visage, les marques d'une sérieuse avoinée. Il mentionne une paire d'albatrosses qui lui auraient foutu sur la gueule, je ne sais pourquoi. Il est bien entendu furax et jure qu'il ne prendra plus de gants à l'avenir, que c'est fini la modération et la tolérance. On va voir ce qu'on va voir ! C'est décidé, à la première occasion, il va carrément voter UDC, oui Monsieur. Et hop, encore un petit godet pour fêter ça.
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A Zürich, les avions font caca en plein vol, sans se soucier que ça puisse tomber sur la tête des gens. L'image de la Suisse, pays hygiénique par excellence, n'en sortira pas indemne.
11:22 | Lien permanent | Commentaires (2)
07/05/2010
LES YEUX SECS
Chez les gauchistes qui se réjouissent qu'on tue du banquier, grec ou non, on se scandalise volontiers qu'un détenu de Bochuz ait crevé d'avoir été assez con pour foutre le feu à son propre matelas.
Chez les droitards qui se paluchent volontiers en pensant à l'usage que Pinochet faisait de ses stades de foot, on dégobille du sang quand des hypergauchistes tuent trois employés de banque.
Devrais-je, par haine du contrôle étatique sur l'individu, et parce que je ne crois pas à la mission rédemptrice de la prison, me joindre au premier choeur de pleureuses ?
Ou brailler avec le second, par détestation viscérale de la trahison cosmopolite et de la haine de classe instrumentalisée pour violer les pauvres restes de la culture européenne ?
J'annonce publiquement que je me tape de l'un comme de l'autre.
Mais d'une force !
Vous vous en contrefoutez, certes. Ca sert justement à ça, un bleaugue : à donner un avis que personne n'a demandé et dont personne ne veut. Je revendique cette vacuité. Je la revendique avec d'autant plus de sérénité que ce qu'il me reste de politisation devrait me forcer à choisir ma marque de mouchoirs.
Chemise brune ? Auchwitz glop, Goulag pas glop. Chemise rouge ? Auchwitz ouin, Goulag boarf.
L'égorgeur bavant du sang jugé selon qu'il porte ou non le même badge que soi.
Indignation programmée avec minuterie. Je ne peux pas. Je voudrais dire que je suis désolé. Je ne suis pas désolé, même pas pour la politesse.
Voui, le pyromane de plumard aurait pu être mon frère arrêté arbitrairement.
Vouiche, le guichetier grec aurait pu être mon meilleur pote, "valet du capitalisme" malgré lui, voire à l'encontre de ses convictions.
Là n'est pas la question.
Dans ces deux histoires sans aucun rapport entre elles, l'humain, l'affectif, l'amitié, les liens claniques n'intéressent ni les érotomanes de la répression, ni les traîtres à l'Occident. Il ne s'agit pour eux tous que de faire rentrer, à coups de massue, les cendres des défunts dans leur emporte-pièce idéologique.
Le seul véritable malaise qui me saisit en écrivant cela, c'est que cette impériale indifférence risque d'apparaître comme une tentative de se faire mousser, alors qu'elle devrait être d'une confondante banalité. Parce que le seul Droit Humain qui vaudrait la peine d'être défendu par la hache et la barre à mine devrait être celui de se contrefoutre de la souffrance de quiconque n'est ni notre parent, ni notre semblable, ni notre allié.
Ceci est une incitation publique à se contre-branler des emmerdements qui peuvent arriver, aujourd'hui et demain, à quiconque ne vit pas en Europe, n'y a pas ses racines, et n'a pas ouvertement refusé de chier dessus au nom de la Partouze Universelle.
J'ai confiance en la saloperie humaine sublimée par l'ivresse de tout réglementer : il ne se passera pas un autre quart de siècle avant que ce genre de déclarations vaille à qui s'y risque des amendes salées et du sensitivity training. S'il y a un dieu qui passe par là et qui m'entende, je lui demande avec la plus grande humilité de me donner la folie suffisante de faire un massacre aveugle avant que ces temps n'arrivent.
20:04 | Lien permanent | Commentaires (5)
05/05/2010
GRANDE PEUR DES NON-PENSANTS

13:42 Publié dans Chez les boniches de la Zone Grise | Lien permanent | Commentaires (6)