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15/04/2012

LES RACINES DU MAL

Breivik n'étant peut-être pas fou finalement, (ça change tout le temps), on nous promet, comme dans le phénoménal trailer signalé par le Sieur Baudricourt, de l'action, du frisson, des rebondissements.

Le Matin s'en félicite et formule le souhait qu'on ne fasse pas le procès de la folie, mais de l'estrémizme. Car après tout : 

Lorsqu’un terroriste  tue au nom d’Allah, on ne se contente pas de le dire fou. On interroge les racines de son acte. Il faut faire de même pour Breivik. Même si c’est moins commode: ses racines sont aussi les nôtres.


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Voui : moi aussi je ne suis pas sûr de quelle navette emprunter pour visiter la planète où vivent ce genre de brillants analystes. Ca a l'air quand même à quelques années-lumières de notre système solaire.

 

On va voir si vous suivez : à chaque fois qu'un criquet s'atomise allahakbarement dans un métro ou un avion, l'intelligentsia occidentale s'empresse : 

 

a) de souligner la religion de l'auteur et d'expliquer son geste par ses croyances, en appelant la plèbe à la plus grande vigilance envers tous ceux qui y ressemblent même de loin ? 

b) de hurler Padamalgam et de nous donner des cours de théologie pour déficients, nous rappelant que le Coran est la principale source d'inspiration des scénaristes des Télétubbies et de l'Ile aux Enfants ? 

c) d'appeler les mousseline-modérés (oh ! le beau pléonasme Citoyen !) à sortir jambés, calicots et porte-voix pour se désolidariser des tarés qui "interprètent mal" et "déshonorent" leurs saintes écritures ? 

 

Envoyez vos réponses sur papier-cul usagé à la rédaction du journal. Les gagnants recevront un exemplaire en véritable peau de Templier du fameux Compendium.

14/04/2012

RAPPEL DES EVIDENCES n° 1678

Ice T Home Invasion.jpg

 

N'oubliez jamais cette pochette. 

N'oubliez jamais la puissance et la franchise de cette déclaration de guerre bactériologique.

1993. Oh oui c'est vieux, plus personne ne s'en souvient, plus personne ne serait foutu de retrouver cet interview phénoménalement complaisante de Rock And Folk où ce grand et bel artiste expliquait à des blanchouilles humides et turgescentes comment il envisageait sa contribution à leur éradication culturelle. 

Tout y est. On n'a pas fait mieux depuis. 

La tronche satisfaite et illuminée de ce mulâtre abject, nègre par loyauté plus que par hérédité. Papa, dérisoire, maigrichon, chauve, en pitoyable costard flottant, la gueule à terre, défoncée à coups de crosse, pas même digne de gaspiller une balle. Maman salie, corrompue, blackifiée de force par la bite revancharde du champ-de-coton, ouvertement dégradée. Fiston blondinet, le pendentif africain en signe d'allégeance, la trahison pleine et entière, la dénaturation, la dégénérescence, le génocide fun, jeune, volontaire, moral, expiatoire et pornomémoriel. 

La justification-glamourisation-starification du viol, du meurtre et de la corruption culturelle de tout un peuple, sommé d'applaudir à sa propre éviction, et prié d'allonger les biftons pour le sublime privilège d'en écouter la bande-son dans le confort de son appartement bientôt envahi.

Un peu comme si Vaginal Jesus distribuait des flyers dans la synagogue du quartier, avec des rabais pour les fidèles.  Le gouvernement du Gabon sponsorisant la distribution de CD de Skrewdriver aux nouveaux arrivants de Lampedusa. La Raza payant de sa poche l'intégrale de Lincoln Rockwell. Le New Black Panther Party casquant les frais de défense de Georges Zimmermann. 

Tout y est, tout est résumé, tout le "programme commun" des négristes, des cosmopolites, des banksters et des crasseux de squat, la jonction ultime de toutes les saloperies vivantes que l'abomination moderne a pu pondre. 

Voilà le sort qui est promis à vos enfants, à coups d'ateliers slam, d'études des paroles de l'insupportable "Lili" de Perret, de monuments à M.L. King, de bouquins à la gloire de Mandela, de posters de Noah en slip. Vous vous ferez négrifier génération après génération, que vous le vouliez ou non, en le voulant ça vous fera moins mal, le viol est inévitable, le viol est moral, le viol est juste, acceptez-le, subissez-le, réclamez-le, acclamez-le, votre ADN, votre teint, votre hérédité le justifie, le moralise, le rend indispensable. Votre rédemption passe par votre assombrissement. En salopant votre lignée, vous rachetez les  péchés de vos ancêtres. Disparaissez et vous serez aimés. Pour être bons, ne soyez plus. 

Et tout cela dans le calme festif, la bonne humeur contrite, la décontraction Citoyenne. N'en tenez compte que pour vous en féliciter. Tout autre mouvement d'humeur oscillera entre le pitoyable et le scandaleux, l'obscurantisme et la Haine De l'Autre. 

S'abâtardir ou disparaître. Les deux dans le même mouvement, de préférence. Et surtout sans s'en formaliser, sauf pour applaudir des pieds et des mains, en battant la mesure du front sur le sol. Quel est le problème ? C'est "subversif". C'est "avant-gardiste". C'est "provocateur". Ne s'offusqueront que les pisse-froids, les cro-magnons, les bourgeois, les attardés, les frustrés, les jaloux, les maniaques d'une chimérique, dangereuse et détestable "pureté".

Tous les sociologues vous le diront. Tous les journalistes aussi. Tous les parlementaires itou. Tous les analystes autorisés pas mieux.  Enfin, "vous le diront" si vous leur posez la question avec insistance, fer à souder et chaînes boulonnées au mur de la cave, parce que ce genre de choses passe mieux tacitement. Ou avec des "Yes We Can". Ca aussi c'est passé de mode, alors qu'importe, n'est-ce pas. 

Et puis 1993 ! enfin ! Voyons ! C'est vieux ! Ca n'existe même plus ! Pas de quoi en faire un cake ! Mister Marrow a bien expliqué que tous les toubabs n'étaient pas des cibles à abattre ! Y se tape même une blonde, pour dire ! Bâtie sur le modèle de Lucy avec perruque, soit, mais pâle putain ! Ca va la parano ou quoi ?! Reprends un verre et laisse pisser. 

Gravez-vous cette image dans la caboche. Invoquez-la une fois par jour. Pensez-y quand vous vous entraînez au tir, que vous faites des pompes, que vous tapez dans un sac, que vous courrez entre les arbres, que vous changez les couches de vos gosses, quand vous ne savez plus trop pourquoi vous vous faites encore chier à expliquer les mêmes conneries aux mêmes abrutis méprisants, que vous allumez la radio ou la téloche pour vous prendre un wagon de vomi en pleine gueule, que vous entendez au loin les borborygmes hypeaupe qu'on vous fourgue comme l'équivalent contemporain du yé-yé d'antan.

Qu'elle devienne votre aide-mémoire, votre bréviaire, votre feuille de pougne pour toute votre existence. 

Tout y est, tout y a mené, tout en découle, tout nous y ramènera toujours. Vous n'avez rien besoin d'autre.

Ce n'est qu'une putain de pochette d'un album que plus personne n'écoute. Ca n'a aucune importance. Vous ne comprenez même pas de quoi on parle. 

Rien à foutre. N'oubliez pas.

13/04/2012

WRECK

11/04/2012

KEIN MAMPF

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Ceci n'est pas un livre nazi à bannir des bibliothèques -
mais deux Européens plus un chat blanc en couverture 
méritent quand même un peu de vigilance. 


La chose la plus dangereuse et la plus influente dans Mein Kampf, c'est sa réputation, et les bouffeurs de nazebroques morts, les chasseurs de fantômes à Ritterkreuz n'ont qu'un seul but dans l'existence : la protéger, l'agrandir, la faire rayonner par-delà les siècles. De la crédibilité perpétuelle de l'inexistante menace adolfique dépend leur bol de soupe et, plus important encore sans doute, leur patine d'utilité sociale. 

Pas question de laisser Monsieur Moyen découvrir par lui-même le point auquel ce gros pavé orange est mauvais, mal construit, abominablement chiant, traitant de sujets qui ne peuvent intriguer que des historiens pointilleux (qui a quelque chose à foutre de l'Autriche-Hongrie?), farci de formules d'une effarante lourdeur. Faut lui faire croire que c'est du concentré de méchancetude, que des lambeaux d'abat-jour en cuir humain s'en échappent à chaque lecture, que c'est écrit à l'encre au zyklon, que ça explose Les 120 Journées niveau cruauté et incitation à la barbarie totale. Ils toucheraient des pourcentages sur les ventes qu'ils ne s'y prendraient pas mieux. 

10/04/2012

" BLANCS "

Etats-Unis: Deux hommes blancs arrêtés pour le meurtre de trois Noirs !

Ah ça commençait bien, hein ? Eh ben des clopes ! Page déjà supprimée, tas de canaillous ! Le Matin s'est visiblement dépêché de rétropédaler... N'aurez même pas eu le temps de constater le point auquel on fait  Blanc de tout bois, ces temps-ci (quand même pas de bois d'ébène, mais pas loin). 

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Un vrai nazi et un Divers Opprimé se sont glissés dans cette image.

Saurez-vous dénoncer le bon ? 

 

C'est ça qui est chiant, avec la disparition programmée - et acclamée - des Culs Blancs : qui va jouer le rôle du nazi ? 

On va quand même pas demander aux crouilles ?! 


Notez que, dans une civilisation où des intellectuels arrivent à vendre le concept d'islamonazisme sans passer pour des branquignols ou des margoulins, Tout Devient Possible™...  

 

TROP D'ENNEMIS, TROP D'HONNEUR

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Il est impossible de ramener à une seule cause, une seule déviance idéologique, l'hostilité d'un seul camp même hétéroclyte, notre effondrement collectif en tant que peuple. Trop de choses y concourent, et l'échec appelant l'échec, le processus prend la forme d'un phénomène qui peut paraître "mécanique", "logique", voire "mérité" - les promoteurs de l'auto-éradication blanche ont d'ailleurs fait de cette dernière hypothèse la base même de leur foi génocidaire. 

Nous avons contre nous - contre notre identité, notre droit à l'existence et à la dignité - trop de saloperies et de salopards. Et cette accumulation, contrairement au dicton consolatoire, ne nous honore pas. C'en est au point que nous n'avons pas trop le choix d'afficher et pratiquer un certain nihilisme, si nombreuses sont les meutes, les coteries et les absurdités sous lesquelles on prétend nous enterrer vivants. 

Toutes ces factions mettent provisoirement leurs antagonismes naturels pour se liguer contre l'Absolue Négativité que nous représentons pour eux. C'est ainsi, et seulement ainsi, que nous paraissons accumuler les phobies, affublées de la plus grande Diversité (garde-à-vous, génuflexion, repose) de préfixes possible : antisémites parce que haï des sionistes, islamophobes parce que détestés des islamistes, racistes parce que vomis par toutes les races, misogynes parce qu'exécrés des vaginistes, homophobes abhorrés des paydays mili'tantes... Pas même besoin d'éprouver le moindre dégoût, la plus petite animosité envers toutes ces minorités pour qu'elles ou leurs promoteurs vous désignent à leur vindicte : bientôt dans votre municipalité, dans votre boîte, dans votre salle de classe, vous aurez droit aux cours de prévention de l'insensibilité qui affligent nos semblables du Yankiland. Simple question de patience.   

Nous ne pouvons espérer faire jouer les uns contre les autres, car en dépit de toute évidence, de tout bon sens, de tout pragmatisme, nous représentons encore l'ennemi prioritaire à abattre. Il est surtout ici question de vengeance et de symboles, ce qui est absurde : juifs et homos, par exemple, ont bien plus à craindre de la part des musulmans, même modérés, que du toubab même réactionnaire. Les premiers, au mieux, les ignorent, les seconds, au pire, leurs ensalivent les couilles, mais rien n'y fait. Il faut prendre sa revanche sur le mâle hétéro blanc fier de ce qu'il est, ou sur tout ce qui peut vaguement y ressembler. Cela revient à préférer le choléra au rhume. 

Cette figure du Cancer de l'Humanité est le pendant compréhensible, l'aboutissement suicidaire de notre suprématie planétaire passée. Nous ne faisons que passer d'un extrême à l'autre : après avoir clamé notre droit à régner sur toutes les terres émergées dont les autochtones n'ont pu nous expulser - seules certaines parties d'Asie nous ont résisté, parce qu'un degré de civilisation comparable au nôtre - nous en arrivons à vouloir disparaître jusque sur nos propres terres. 

Il est permis d'en tirer, sinon une fierté aussi déplacée que jouissive, du moins quelques raisons de s'acharner, à défaut d'espérer.  Nous ne sommes pas encore considérés comme quantité négligeable. L'ennemi estime toujours nécessaire, et toujours plus à mesure que le temps passe, de nous rappeler à l'ordre, de nous inciter à l'humilité, de justifier notre suicide à son profit. Le plus timide renâclement est un acte de guerre ; le sarcasme gentillet, un abject blasphème ; l'indifférence sereine, une transaction avec le Démon. Des motivations stupidement mercantiles l'expliquent chez les pros de la repentance, pas chez les métèques qu'ils prétendent servir. 

Si dans notre état lamentable, notre désorganisation, notre anomie, l'humiliation éternelle de nos conditions de vie en tant que membre d'un peuple réduit à l'état de bétail expiatoire, nous parvenons toujours à focaliser la haine et la peur, à incarner ce qu'il peut se faire de pire en la matière, alors tout n'est peut-être pas perdu.