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01/03/2009

AH FRIC, ADIEU

Monsieur Moyen, et Monsieur Gauchiste encore plus, s'indigne avec force moulinets des bras de tout le peaugneon consacré par nos gouvernements démocratiques pour sauver les méchantes banques spéculatrices. Tout ce gaspillage pour renflouer les traders, alors que le citoyen ordinaire doit se serrer la ceinture pour partir une semaine à Verbier ou payer ses dettes de tuning ! Quelle indécence ! Quel retour à la moyenâgitude et ses grossières disparités entre nobles et manants ! Merde à la fin !

Heureusement, il reste de l'espoir. Non, sales défaitistes que vous êtes, tous les Etats d'Occident ne sont pas devenus des sarközistes effrénés, des soubrettes du capitalisme à la gorge sans fond et aux genoux calleux. On trouve encore des exemples d'altruisme, de responsabilité, d'inquiétude admirable pour l'avenir de nos enfants, de volonté farouches de lutter contre les inégalités. Faites du bruit pour le Département anglais du Développement International, qui va consacrer quinze millions de Livres sterling (254'6924.82 francs suisses) pour promouvoir l'égalité des sexes en Ouganda. (Transmis par les putain-mais-lisez-les de Corrupt.)

 

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On dit boujour à la dame... On ne mutile pas les organes
sexuels de la dame... Mieux que ça... Voilà, c'est bien...

28/02/2009

FOU-RIRE SOLITAIRE DU SAMEDI

 

Ce n'est pas ma faute. Plus c'est con, plus ça me fait marrer.

 

 

Spéciale dédicace à nos amis punks turcs.

LA RESISTANCE DESESPEREE EXPLIQUEE A MES FUTURS MOUTARDS

Si l'on ressemble à ça:

 

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... et que l'on croise, désargentés et bousculant les conventions sociales, des poètes de la rue qui ressemblent à ça:

 

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... eh bien l'on a quelques chances, malgré une donne dose de culot et un talent inné de négociateur, de finir un peu comme ça :

 

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On est d'accord que c'est ennuyeux.

 

Quand on est confronté à cette perspective et que la fuite n'est pas envisageable, l'instinct commande une obscène servilité. En se couchant et en n'opposant pas de résistance, on se dit qu'on aura peut-être mal moins longtemps, que les charognards se lasseront plus vite. C'est un comportement que l'on retrouve chez les insectes comme chez les mammifères, et qui marche parfois. La logique du truc est solide : puisqu'on n'a aucune chance face à l'adversaire et que ça va mal se passer de toute façon, autant ne pas en rajouter et attendre la fin de l'orage.

 

Là où la logique ne colle plus avec les faits, c'est quand on réalise que la couleuvre est quand trop large pour qu'on l'avale sans s'étouffer. Etre une victime, soit, on ne choisit pas toujours - mais une victime résignée, qui n'aura rien fait pour se manger les coups avec un tantinet de dignité ? Ce n'est acceptable que si la mort est assurée. Après la cassée de gueule, il faut continuer à vivre avec les séquelles physiques, certes, mais aussi et surtout le visage d'une lavette en face de soi tous les matins en allant aux chiottes. Une atroce dérouillée est clairement préférable.

 

Le courage ne se commande pas, et en situation de crise on est souvent surpris de ses réactions. On peut être d'humeur égale en temps de paix, et aussi bien se pisser dessous que foncer dans le tas à l'aveugle quand on est menacé. Il n'y a pas de règle, donc pas de conseils à donner à quioncque à part ceci : si tu ne peux pas te casser et qu'un enculé trop fort pour toi veut absolument se payer ta peau, vends-la lui le plus cher possible. Les gnons que tu rendras seront peut-être dérisoires, pas un sur deux n'atteindra sa cible et tes efforts pour te défendre feront ricaner les hyènes supérieures en nombre et habituées aux saloperies. En d'autres mots, tu vas t'épuiser pour rien, mais ce n'est pas comme si tu avais le choix. Sans contre-attaque, si minime soit-elle, les années qui suivront auront un goût de merde persistant, que rien ne pourra couvrir. En fin de compte, si l'ennemi ne te tue pas, c'est toi-même qui te flinguera à petit feu, à coups de regrets, de ressentiment, de honte et de dégoût.

 

Voilà qui devrait régler pour toujours la question de l'utilité de notre démarche de blogueurs post-fafs. L'Occident est mort, les parasites dansent sur sa carcasse, les nécromanciens de la mémoire le ressuscitent chaque jour pour le seul plaisir de le juger, l'humilier et le mettre à mort encore et encore. Nous nous pensions révolutionnaires parce que nous espérions une révolution, une occasion de coup de force, un retour de manivelle, un changement brutal dans la mentalité de Monsieur Moyen, qui le ferait passer du camp de la peur au camp de la haine. Mais la révolution a déjà eu lieu, avant notre naissance, et elle nous a baisé à vie. L'effondrement libérateur que nous attendons n'arrivera pas, parce qu'il s'est déjà produit, et c'est parce que nous vivons parmi les décombres de notre civilisation que nous avons cette sensation indicible de n'avoir plus grand-chose à perdre, ni à défendre.

 

Collabos sponsorisés par l'Etat, corruption culturelle systématique du Marché, trahison délibérée de toutes les élites, planification continentale de la substitution ethnique, évacuation de toute figure paternelle et valeur masculine dans notre quotidien, taux d'abâtardissement exponentiel, fécondité en chute libre, vérouillage irréversible de l'industrie de la malbouffe, enflicage total avec l'assentiment souriant du citoyen festif, complicité unanime de la machine médiatique, nous ne sommes riches que d'ennemis, d'obstacles, et de problèmes insolubles. Et contrairement à ce qu'affirme l'inoxydable optimisme rital, ça ne nous rapporte pas beaucoup d'honneur. Mais l'honneur, c'est pourtant tout ce qu'il nous reste, par lambeaux palpitants, qu'on ramasse comme on peut dans notre lounge-abattoir zéropéen. Voilà où nous en sommes, avec nos pauvres petites notes, qu'on griffonne à l'arrache, dans le vertige d'une colère si inhumaine qu'elle nous ferait tomber dans les pommes si on n'avait pas l'alcool, les potes, les femmes, la baston et la musique pour nous convaincre d'essayer encore, de durer encore un jour, de tenir jusqu'à l'aube prochaine, juste pour voir.

 

Nous ne changerons rien avec nos écrits ridicules et égocentriques. Nous n'apprendrons à personne, rien qui ne soit évident aux yeux qui ne sont pas encore crvés par MTV. Nous n'allons accélérer aucune crise sociale. Nous ne serons les francs-tireurs d'aucune guerre de libération nationale. Nous ne marquerons pas la planète par notre passage, sauf en y déposant des gamins dont le cuir craquera tout autant que le nôtre par trop de hargne contenue. Nous ne serviront à rien ni à personne.

 

Mais nous continuerons quand même pour ne pas devenir aussi gris et froids que la Zone.

25/02/2009

ANTIFAPSCHHIIT

La science humaine, fébrile et citoyenne, se demande si la relative discrétion du fâschÿsme en Europe depuis 1945 ne cache pas une vilaine anguille brune sous roche démocratique d'apparence. (Attention, document hyperchiant; à ne lire que si on est curieux du bruit que fait l'antifascisme d'Etat quand il se dégonfle.)

 

Ce silence ne me dit rien qui vaille, marmonne l'Indymediana Jones qui sommeille en chaque sociologue. Il prend son fouet, son chapeau, sa chemise négligemment ouverte (la cravate c'est facho) et il se rue dans la Dernière Croisade pour faire avorter tous les Ventre Féconds qui hantent les ruelles de nos riantes bourgades cosmocoprolites. Où sont les faaaafs ? Auraient-ils perdu leur flamme, flamme, flamme, flamme ?

 

Le résultat ? Limpide. Qu'on en juge : l'estremdrouate attire des jeunes pas toujours fauchés et illettrés, et les médias en parlent trop, volontiers en exagérant pour vendre du papier. La solution ? En parler, en parler encore, en parler beaucoup plus, en faisant des pointages réguliers, et en rappelant à tout le monde que c'est mal MAIS sans être moralisateur, voyez ?

 

Ce qu'il faut, c'est expliquer au Suisse moyen, ce sale con aigri, bigot, xénophobe, mentalement déstructuré et qui jette sur l'Ôtre la faute de son angoisse de vivre dans un monde Divers (je peux continuer des heures comme ça, me cherchez pas) - lui expliquer, donc, que si on lui demande de baisser son froc et fermer sa gueule, ce n'est pas parce qu'on le déteste. Au contraire : on fait ça pour son bien. C'est comme les cinq luits et frégumes par jour, c'est par souci de sa santé. Ne pas aimer voir ses semblables se diluer dans un porridge bâtard de crédit-conso, de tam-tams électroniques et de téléputanat, c'est une maladie. Demandez conseil à votre spécialiste et lisez la notice d'emballage avant de mettre votre gode de rééducation.

 

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Ne relâchons pas la Vigilance Citoyenne.

Plus c'est petit, plus c'est fourbe.

 

 

Du papier de soie autour de la cravache, un bonbon mentholé pour parfumer les crachats, et surtout bien prendre le temps, avec des mots simples (faible niveau d'instruction, vous savez) d'expliquer au criminel au patient que le traitement nous fait plus de mal à nous qu'à lui. C'est que nous, on croit à la démocratie, voyez ? Alors ça nous fait mal d'en violer tous les principes pour la maintenir sous perfusion et sous contrôle.

 

A l'exception des torche-cul gratuits, toujours premiers sur la putasserie, la "grande" presse romande elle-même n'est pas convaincue et n'est pas loin de se demander si tout ça valait qu'on y consacre quelques millions. Les pâles bricoleurs qui ont consacré six ans de leur vie à compiler des brèves de comptoir sur les skins helvètes, se justifient en disant qu'au moins, maintenant, on a des platitudes étayées par des beaux graphiques.

 

Mais pas d'inquiétude pour les concepteurs de bazookas à tuer des moucherons. Si l'un d'entre vous a besoin de quelques poignées de biftons pour un projet de lutte contre le wacisme par la peinture à doigts ou le jonglage de légumes frais, n'hésitez pas à vous annoncer, Berne aura toujours du pognon pour tout le monde.

23/02/2009

CAMP DES SAINTS

Pour faire face à l’accroissement des requérants qui lui sont attribués par Berne, l’Etablissement Vaudois d’accueil des migrants a besoin de plus d’appartements. Il récupère donc ceux qu’il possède et qui sont occupés par des personnes en situation régulière.

 

Entre deux cartes de vœux, une lettre de résiliation de son bail au 31 mars. Le 24 décembre dernier, Nathalie Troillet est choquée. Locataire depuis 1993 (…), elle apprend qu’elle a trois mois pour se reloger. Avec ses trois voisins, qui ont reçu le même courrier, elle est d’autant plus estomaquée en apprenant dans la missive que des requérants d’asile reprendront les appartements en question. (…)

24 heures, 23 février 2009, page 22

Et maintenant, pour ceux qui aiment les sous-titres et les prophéties...

-         Monsieur, Madame, nous venons vous protéger. Les privilèges, vous le savez depuis minuit, ont vécu ou tout au moins faut-il les partager. Avec les travailleurs du tiers monde et, plus tard, tous ceux qui s’apprêtent à les rejoindre. Déjà, les rues sont occupées. Dans quelques minutes, peut-être, débarqueront chez vous des familles entières pour lesquelles vous devrez vous serrer, bon gré mal gré. Votre salon deviendra campement. Pour nos frères malheureux [281] qui se crèvent à votre service et sans lesquels vous ne pourriez vivre, ce ne sera que justice. Cependant, nous autres (étudiants, princes, fils de chef, professeurs, diplomates, intellectuels, artistes, stagiaires de tout et de rien au choix…) nous sommes hommes de goût, pénétrés de votre culture. Nous apprécions votre art de vivre. Nous tenons à la conservation d’une certains ambiance raffinée à laquelle nous devons tant. (Très bien trouvé, cet argument-là l’emporta le plus souvent.) Le mieux serait que nous nous installions chez vous. A deux ou trois, pas plus. Mieux vaut partager avec nous dans une certaine communion d’esprit que de céder à de pauvres hères ignorants, pas bien méchants mais qui ne respecteront rien. Madame, Monsieur, le temps passe. Quand d’autres sonneront à votre porte, il sera plus prudent, croyez-le, qu’ils découvrent des visages noirs. Laissez-nous faire et cachez-vous…

 

Leur bonne mine décida, diction choisie, chemise immaculée, cravate sobre, lunettes d’écaille. Entre deux maux, se dit le bourgeois acculé, autant choisir celui qui se présente le mieux. Au moins ceux-là sont-ils propres et parfumés. Canaille snob vaut mieux qu’honnête nègre grossier. Gentleman, il respectera ma fille. On minaude : « Venez donc visiter les lieux. Vous pourriez vous installer là. Le canapé… Un lit, peut-être ? Mais si, mais si, la moindre des choses ! Nous avons deux salles de bains, c’est facile ! Et puis, ce n’est peut-être pas pour longtemps ? » Tomba le couperet :

 

-         Si, Madame, pour toujours.

 

Eh oui ! pour toujours. Les rats ne lâcheront le fromage « Occident » qu’après l’avoir dévoré tout entier et comme il était gras et de belle taille, ce n’est pas pour demain.

 

Jean Raspail, Le Camp des Saints, p. 280, 1973

 

 

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Un intrus s'est glissé dans cette image, et va se faire dégager

du continent en disant "merci" et "encore".

Trouveras-tu lequel ?