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09/08/2009

EN PASSANT...

... ça fait 200 jours et quelques que le Messie Noir (pardon ! pléonasme !) a élu domicile à la Maison Blanche, et malgré tout...

° il y a toujours autant de Nouares dans les prisons américaines

° la Paix Mondiale se fait attendre

° on murmure que La Crise risque encore de s'aggraver

° il fait un été dégueulasse

° je n'ai toujours pas gagné au Zéromillion

C'est assez étrange, mais je suppose qu'il faut être patient.

08/08/2009

PROMESSE AUX TRAÎTRES

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Il viendra un jour où vous serez forcés de vous retirer des affaires, trop vieux, trop malades, usés par vos excès, lâchés par vos appuis, à l'abri du besoin sans doute - mais pas de nos petits carnets. Nous nous occuperons de vous. Parce que nous aurons l'âge de prendre la relève dans ces Camera Obscura qu'on appelle encore "entreprises", "gouvernements", "conseils communaux", "syndicats." Je dis "nous", bien sûr, sans illusion. En ce qui concerne ma pomme, et mes frères en déglingue haineuse post-ethnocentriste, l'affaire est déjà entendue. Nous aurons clamsé bien avant vous. Vous pourrez savourer notre disparition précoce comme une belle victoire personnelle, ne vous gênez pas, profitez-en jusqu'au bout. Nous n'avons jamais été et ne serons jamais une menace directe pour vous. Nous ne vous ferons jamais payer la transformation de nos vies en concentré de jus de latrines. Nous crèverons sans avoir jamais l'occasion de vous tirer une balle dans chaque articulation, ou de faire patiemment de vos enfants, mois après mois de séquestration dans nos caves, des toxicos prêts à tous les viols pour une dose insuffisante d'antidouleurs. Vous n'avez rien à redouter de nous. C'est à se demander si toutes les lois et le matraquage mémoriel que vous nous consacrez sont autre chose qu'un loisir pervers, une version adulte de l'arrachage d'ailes de mouche.

Mais gaffe à tous les autres.

Gaffe à ceux qui nous aurons entendu trop tard, ou à moitié, ou sans bien comprendre sur le moment. Gaffe à ces jeunes blanchouilles qui auront réussi à éviter le crash auquel nous sommes promis, sans pour autant se laisser polluer par vos innomables poisons du coeur et de l'âme. Gaffe à la relève dont vous aurez besoin pour gérer votre retraite, vos caméras de surveillance, vos soirées mondaines, votre taux de cholestérol, vos loisirs de vétérans de la tiers-mondisation du continent. Gaffe à ceux qui se souviendront que vous avez bousillé la jeunesse de leurs pères, hypothéqué leur propre avenir avant leur naissance, et qui s'assureront que votre fin de vie sera un festival de souffrances, d'humiliation et de harcèlement psychologique aussi long que possible.

Gaffe aussi aux petits-enfants des meutes de primates à qui vous avez cédé l'Occident par démence doctrinaire, mélanolâtrie pornocrate et maquignonage financier. Ils auront pour vous un mépris à la hauteur de la haine que vous leur aurez inculquée pour leurs nouvelles patries et leurs autochtones disparus. Ils piétinneront vos fils dans la rue, le métro, les cours d'école. Pour trois euros, pour un Iphone fatigué, pour s'amuser, pour rien du tout, et la flicaille vous expliquera, avec un demi-sourire, que mieux vaut déménager et ne pas réagir, "parce que ça va les provoquer encore plus".  Ils troncheront vos gamines enthousiastes et soumises, et s'ils leur font des gosses, ils leur enseigneront l'ignorance complète de toutes vos fausses valeurs, la méfiance envers votre lignée, qu'ils dilueront autant qu'ils pourront dans une Untermensch Pride dont vous n'imaginez qu'à peine la férocité dogmatique. Ils cracheront sur vos godasses quand vous n'aurez pas le choix que de raser les murs qu'ils se seront appropriés. Tout ce que vous aurez fait pour faciliter leur intégration forcée dans votre Babel trisomique, ils vous le rendront en coups, en insultes, en dérision de votre grand âge et de votre dévouement de kapos-collabos.

Gaffe encore aux déracinés dans mon genre, si par un hasard stupéfiant ils devaient arriver à un âge où ils n'auront vraiment plus rien à perdre, ayant tout gâché, tout bousillé, tout raté à force de s'acharner à mener une vie droite sur des bases tordues. Ils sauront où vous crêchez. Ils auront tout le temps, clodos, sdf, alcoolos ravagés, parasites des miettes de l'aide sociale, tarés pittoresques submergés de chats sauvages, tout le temps d'observer vos allées et venues, les routines de vos femelles et vos chiards, et ils ne seront pas toujours assez shootés pour résister à la rage de vous arracher un tout petit morceau avant de se faire abattre par vos vigiles ou réexpédier une énième fois à l'asile.

S'il est une dernière chose qui nous maintienne chaque nuit la tête hors de l'eau, c'est ce serment toujours répété, comme un mantra, comme une litanie noire et poisseuse, de ne pas quitter cette terre sans vous écraser au moins une fois la gueule dans la merde où vous nous aurez fait claquer à petit feu. Nous ne croyons plus à rien, ni à la Fidélité, ni à l'Honneur, ni à la Révolution, ni au Peuple, ni à la Nation, ni à la Justice. Notre ultime recours, notre Rédemption, l'étourdissante Madone qui irradie nos égoûts se nomme

VENGEANCE

07/08/2009

FACHOUVERTURE SUR L'AUTRE

Tous les démocrates sincères et épris d'égalité (mes semblables ! mes frères !) vous le confirmeront : le ouacisme, ça refoule de l'entrefesse. Mais ma pomme, qui à mon grand dam est affligée de ce triste mal des temps modernes, vous le souligne bien volontiers : une moitié de ouacisme, ça passe encore plus mal auprès des narines délicates. Je démontre, avec la précision, la rigueur et l'élégance qui ont fait mon enviable renommée d'un continent à l'autre.

Ca se passe il y a quelques lustres, du temps où la blonde qui squatte mon espace vital n'était pas encore tombée complètement dans mes filets. Gros problème du rustre qui cumule le retard affectif : réussir à coincer de la souris sans s'avilir à tenter de passer pour un citoyen modèle, et sans non plus la faire fuir à force d'honnêteté exhibo et suicidaire. Putain d'équilibre de corde raide. Alors quand débarquent inévitablement les questions dites sensibles, pas évident de résister à la facilité de l'argumentaire droitard basique. On se dit que, si ça passe régulièrement dans les merdiats, ça heurtera moins la donzelle propre sur elle qu'un appel à la haine eructé entre deux renvois de bibine. C'est la dure loi de la reproduction, et notre espèce n'échappe pas au passage obligé de la parade amoureuse. Bref.

Arrive sur le zinc la question des minarets et des efforts de l'UDC pour les proscrire. Incompréhension agacée de la demoiselle, pour qui il est inqualifiable de dicter à autrui des limites légales à sa pratique religieuse. De mon côté, l'impératif de drague me fait croire que mieux vaut tenir une ligne "Faut quand même pas qu'ils exagèrent" plutôt que "Raus", pourtant plus adapté à mon tempérament raffiné de gendre idéal. Je lance alors, en n'y croyant pas une seconde, l'argu qui tue, à savoir qu'on aura l'obligation morale de tolérer des mosquées le jour où des églises pousseront librement en Iran ou en Arabie Saoudite.

Echec de la manoeuvre : la gisquette assène qu'agir uniquement en fonction de ce que fait l'autre, ou dans l'attente de sa réciproque, ce n'est pas avoir de conviction personnelle forte, c'est du simple mimétisme. En gros : que l'autre nous rende la pareille ou non, rien à battre, il faut s'en tenir à ce que l'on croit juste, et ne rien attendre en retour. J'en reste d'autant plus muet que je pensais marquer des points en présentabilité. La langue de bois, c'est une discipline dans laquelle on ne s'improvise pas troisième dan. C'est la dernière fois que j'ai tenté en amateur. Depuis, ladite délicieuse et la grande majorité de son entourage savent à quoi s'en tenir : je ne suis pas conservateur, je ne suis pas de droite, ni même d'extrême droite, je suis un gros taré génocidaire, intolérant, qu'il faut tenir à distance de toute instance de décision, mais qu'on supporte parce qu'il fait bien la popote, qu'il s'y connait un peu en pinard et qu'il a des manières avec les dames.

Conclu : la demi-mesure, pour chercher à plaire, est un repoussoir. Ce qui vaut pour la chasse à la feniaule vaut aussi pour la course aux suffrages. Inutile de chercher à passer pour un bon type avec-des-idées-radicales-mais-pas-trop. Il ne faut jamais tenter de se faire plus sucré qu'on ne l'est, et assumer son côté monstrueux sans l'afficher avant qu'on ne vous pose de questions. Un gentleman avec des idéaux de pur nazebroque passera toujours mieux en société qu'un malotru qui tente de modérer ses aboiements. Traitez les gens avec des égards et ils finiront par admettre sereinement de trinquer avec le fils de Sid Vicious et d'Eva Braun. Même après les plus wagnériennes engueulades d'ivrognes, ils reviendront vous proposer des grillades et des apéros, et, si ça se trouve, pas seulement parce qu'ils espèrent une nouvelle occasion de se défouler verbalement.

De ce point de vue, l'ethnodifférentialisme est du bidon, punkt schluss. C'est une position philosophique, notre ultime tentation humaniste, notre aspiration maison à l'Egalité et au Bien, mais ce n'est pas applicable, tout bêtement. Voui, une grande Internationale des fidèles à la Terre, la vraie, celle où l'on naît, où l'on vit, où l'on fait des mouflets, où tous les patriotes du monde se donneraient la patte pour broyer la face des mondialistes, c'est bandant comme idée. Mais ça n'existe pas, ça n'existera jamais. Tout le monde fait à autrui ce qu'il ne voudrait pas qu'on lui fasse, et la gêne d'exiger plus que ce que l'on donne n'empêche pas grand monde de roupiller bien. Ce pauvre monsieur Soral, s'il a jamais été sincère dans sa démarche, a dû le comprendre quand sa proposition de chanter la Marseillaise lui a valu des sifflets de la part de ses "compatriotes" antisionistes. La conséquence logique, mécanique même, du refus du nivellement globaliste des cultures, c'est le pur et simple repli sur ses racines et son petit univers. C'est mesquin, c'est beauf, ça fait très réinvention de l'eau tiède, et c'est la seule option. Chacun pour son cul, et les vaches auront une chance de ne pas devenir folles.

Est-ce à dire qu'il faut mépriser tout ce qui n'est pas Nous ? N'avoir aucun sentiment pour ces autres peuples qui, ailleurs et avec d'autres moyens, se débattent aussi pour ne pas se faire zombifier à coups de burgers, de bling-bling et de béton ? Point du tout. Seulement, c'est pareil que de se soucier de l'avenir de la planète, pour ne prendre que cet exemple : c'est hors de notre portée, et non, chaque petit geste ne compte pas, propager des idées ne sert pas à grand-chose, et il y a plein d'autres moyens plus directs et plus concrets de pouvoir se regarder chaque matin dans le miroir sans trembler de dégoût.

06/08/2009

COMMENT TU ME CAUSES

Pourrait-on cesser, au moins chez les bavards les plus agréables de la fachosphère, d'utiliser l'expression "les médias aux ordres" ? S'il vous plaît ? C'est presque aussi con que "Axe du Mal", ou que "Bête Immonde".  Les journaleux n'attendent pas de recevoir des instructions du Ministère Mondial de la Météquification: ils les devancent, ils les écrivent tous seuls, ils le font sans même avoir conscience d'être politisés ou de servir, même par inadvertance, les intérêts des concasseurs de culture. Nulle servilité chez eux, ou si peu : ils sont bien plus obséquieux quand il s'agit de sens-du-poiler un gros annonceur qu'un puissant parti. Il y a bien sûr la part d'arrivistes qui singeront l'opinion avec un cynisme si étonnant qu'il provoque comme une sorte de sympathie chez qui le surprend. Mais dans l'ensemble, c'est une question de convictions, d'engagement, une manière de joindre l'utile à l'agréable en gagnant sa croûte tout en instruisant les foules.

Et si l'on peut parfois rencontrer un pisse-copie vaguement attentif à un discours radical, il n'en laissera rien filtrer dans sa prose quotidienne, parce qu'il préfère conserver son taf. Si c'est ça être "aux ordres", alors tout salarié l'est fatalement, du moment qu'il a un patron et que l'humeur de ce dernier peut avoir une influence sur le bulletin de salaire. Les médias ne sont pas la courroie de transmission des ordres de l'Ennemi, ils sont l'ennemi, ils sont le système, le spectacle, collez-lui l'étiquette qui vous sied. De ce point de vue, la presse dite "de combat" est elle aussi aux ordres, ceux de l'économie, du pognon, sans lequel on ne sort pas un journal papier; d'où les constants appels aux réabonnements, aux soutiens, aux dons de la dernière chance, etc. Une presse absolument libre aurait les moyens de se foutre de coûter de l'argent, sans parler d'être rentable.