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29/08/2010

THERE'S NO WAY OUT OF HERE

Il ne faudrait jamais, absolument jamais, sous-estimer la stupidité ni la vacherie des gens qui nous entourent. Platitude navrante. Pourquoi, alors, se fait-on si facilement décevoir, manipuler, trahir, vendre ? Parce que tenir une telle ligne suppose une discipline dont nous ne sommes, la plupart du temps, pas capables. Cette sagesse minable devient alors une prière: on implore des dieux auxquels on ne croit pas, de nous mettre à l'abri de la saloperie humaine, parce qu'on se sait incapable de s'en protéger soi-même. Parce qu'on aime trop la simplicité et la chaleur des relations simples avec des gens qui paraissent fonctionner selon le même mode que nous. Parce que, quoiqu'il nous en coûte de l'admettre, nous n'avons pas la guerre dans le sang.

Faut-il y tenir, putain ! à cette fichue candeur, pour s'exposer si souvent aux désillusions, tout en se persuadant qu'on est chaque jour un petit peu moins naïf que la veille. Si ça se trouve, on peut tout ramener à des questions toutes bêtes de vocabulaire. On peut être déniaisé, mais comment se dénaïvise-t-on ? Le terme n'existe pas.

C'est parce qu'une nature fondamentalement candide, prompte à faire confiance aux autres, ne se corrige pas. Tentez de le faire malgré tout : vous n'arriverez qu'à développer une paranoïa ridicule et inefficace, qui s'évaporera dès qu'un habile fils de chienne saura sur quelle corde jouer pour vous mettre en confiance. Vous deviendrez un bunker vivant, qui range chaque soir la clé de sa propre porte sous le paillasson. Il n'y a pas de moyen de s'en sortir.


podcast

There's no way out - Monster Magnet

 

27/08/2010

LE BOUT DU TUNNEL, ET PAS DE LUMIERE

BLANCS DE VENUS, NOIRS DE MARS

En langage de toubab, "Beat Whitey Night" se traduit par "Emeute de jeunes contre d'autres jeunes et dont le caractère hypothétiquement <<racial>> (insistez bien sur les guillemets) doit encore être examiné afin de prévenir tout amalgame."

Comment voulez-vous qu'on rapproche les peuples avec des malentendus pareils ?

Si je n'étais pas un démocrate convaincu que nous sommes tousségos, j'en viendrais presque à croire que nous ne venons pas de la même planète (lolle). Mais on ne rit pas avec ces choses-là, s'pas ? Ca fait le jeu de l'estremdrouate.

 

Post-blogum

State Rep. Ako Abdul-Samad, D-Des Moines, who has worked to fight gang-related violence, said he doesn't have enough information to decide if the fights were racially motivated. He said police comments that race was involved could miss other factors, such as nonracial taunting.

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26/08/2010

JE SUIS CHEZ MOI, BORDEL DE MERDE

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Le Conseil fédéral décide de ne rien décider quant aux nouveaux avions de combat que lui réclament ses galonnés. Romain Clivaz, correspondant parlementaire pour 24 Heures, s’en désole dans son édito du jour : « les calculs d’épiciers l’ont emporté », notre armée de milice est « décrédibilisée », et on va avoir du mal à « faire croire aux simples citoyens soldats que leurs journées sous les drapeaux ont un sens. » Ca fait bien longtemps qu’ils sont persuadés du contraire, mais qu’importe. Au passage, notre homme raille les nostalgiques malsains adeptes du « C’était mieux avant, quand les jeunes aimaient encore se sacrifier pour leur pays. »

Je ne suis pas sûr d’avoir tout compris, mais le raisonnement semble être le suivant : achetez des coucous et vous réconcilierez la jeunesse avec l’engagement patriotique. Question d’image, de cohérence, ce genre de trucs, hein. C’est ça, le meilleur des moins mauvais régimes du monde : toutes les saloperies que vous voulez en coulisses, mais faire bonne impression sur scène.

Qu’il s’agisse de « se sacrifier pour son pays » ou d’être « prêts à servir », c’est parfaitement pareil. Encore faudrait-il que le pays ait quelque chose à offrir en échange ! Mais pour nos gouvernants, les valeurs se résument à ne fâcher personne, et les actions consistent à dépenser le moins d’argent possible. L’église ? Elle a choisi de noircir son Christ, de faire d’Haïti sa nouvelle Jérusalem, comptez pas sur son appui si vous êtes autochtone. Quant au marché de l’emploi et de l’immobilier, son optique est simple, cash, quasi-officielle : Toubab à revenus modestes ? Vous dégagez. A deux salaires minimums, il est presque impossible de vivre en Romandie sans finir le mois en négatif, et ne comptez pas avoir votre propre logement sans vous endetter à vie.

Aucun parti, aucun syndicat, aucune paroisse, aucun groupuscule un tant soit peu influent de la scène politique ou médiatique helvète n’a quoique ce soit à foutre de ces questions. Elles n’ont pas d’existence. Cette campagne massive d’expropriation de toute une génération ne semble poser de problèmes à personne. La Suisse a choisi son avenir : maison de retraite pour richissimes cosmopolites, pouvant consacrer le tiers, voire la moitié de leurs revenus à leur loyer, et à qui la boîte paie assurances et bagnole de fonction.

Aux autochtones qui ne peuvent régater avec les plus hauts salaires en provenance de Dubaï ou Manhattan, s’ouvrent les portes ldu arbinat moderne. On aura besoin de toujours plus de concierges privés, d’agents de sécurité patrouillant dans les quartiers ultrasécurisés, de coaches pour femmes au foyer, d'auxiliaires de santé pour incontinents séniles  claquemurés dans leurs villas désertes, de putes mâles ou femelles. Un autre talent ? Prière de dégager. On me l’a expliqué en toute amitié durant l’une de mes périodes de chômage : avais-je pensé à m’expatrier, en France par exemple ? Et pourquoi pas le Québec, les Etats-Unis, le Pétaouchland ?  Go west, young man. La Nouvelle Frontière a besoin de balayeurs et de contrôleurs. Va jusqu'au bout de tes rêves à durée déterminée.

Maintenant, si tu veux rester, libre à toi. En plus des positions subalternes, il te faudra aussi penser à vous météquifier la moindre. Avoir pleins d’amis Divers. Expurger ton vocabulaire des méchants mots qui choquent les minorités et les fils de chienne qui font commerce de leur ressentiment. Abandonner toute espèce de dignité. Etre très discret et très à l’écoute des ingénieurs de l’ethnocide si, pour ton malheur, tu cumules pâleur et sexualité normale. Pour te déstresser, l'atelier slam et jus de fruits est ouvert tous les vendredis.

Il faut une forme de stupidité assumée pour rester patriote quand vos semblables vous traitent comme un cinglé doctrinaire et une ressource humaine dispensable.

Seulement voilà : je ne veux PAS partir. Je suis chez moi, putain.

25/08/2010

AU MILIEU DES RUINES ETC.

Signalé par Tursiops : Opacity

 

 

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