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07/10/2007

STAY NEGATIVE

Que faire quand une gamine trop intelligente pour son âge apprécie Cradle of Filth mais ignore tout des Drab Four ? D'abord ne pas l'insulter. Ce n'est pas sa faute. On n'est jamais coupable de ne pas être correctement informée. Ensuite prendre le temps, au cours d'une de ces interminables bouffes belle-famillesques, de lui expliquer patiemment qu'elle est passée à côté des fondateurs du goth-metal, que c'est grave, mais pas sans espoir. Ensuite, quand on rentre, on prend son plus beau clavier et on lui tient à peu près ce langage :
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(...) D'abord, note cette URL, mine d'infos sur le groupe; l'organe officiel se trouve ici.

 

Passons en revue les skeuds de ces New-Yorkais particulièrement infréquentables.

 

21b1a6d1eb1a94c743f4b05bd139931e.jpgSlow, Deep and Hard est sorti en 1991, peu de temps après la fin des activités de Carnivore, ancien groupe du chanteur Peter Steele. Le trio donnait plutôt dans le hardcore bourrin, proche de la scène skin locale. Le premier album de Type O Negative ressent largement cette influence, avec des passages assez brutaux, un son cra-cra, et un chanteur qui pousse encore des gueulées plutôt rauques, loin des vocalises plus basses et sombres de la suite de sa carrière. D'un intérêt secondaire, à réserver pour les fans (moi j'aime beaucoup mais question de goût). Le morceau Glass Walls Of Limbo est le plus étrange et le plus froid du disque, un instrumental glacé rythmé par des bruits de chaînes (!) et hanté de choeurs à la limite du chant grégorien.

 

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La révélation internationale s'est produite avec Bloody Kisses, seconde galette du groupe. La musique prend un tour beaucoup plus sombre, et fonde le genre goth-métal, qui n'aurait tout simplement jamais existé sans T.O.N. L'orgue d'église devient omniprésent, parfois écrasant, parfois en accompagnement très second degré, le son est toujours immense mais le tempo se ralentit et l'atmosphère commence à sentir le cimetierre et les rites étranges. Il reste ça et là des influences punk mais l'ensemble pose les rails que le groupe va suivre pendant tout le reste de sa carrière. A noter le premier morceau véritablement goth (et interminable, bien dix minutes), avec la piste numéro 10, qui donne son nom à l'album.

 

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The Origin of Feces est un album-gag : un faux live, ouvertement présenté comme tel, et enregistré en studio avec comme public des potes du quatuor. Le but était de retranscrire, d'une manière humoristiques, toutes les emmerdes qu'ils avaient rencontré en concert. Pas de nouveau morceau, à part un Are you afraid ? très court et anecdotique. A écouter en dernier, par curiosité.

 

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Avec October Rust, le groupe affine définitivement son style. Les influences hardcore sont éliminées, ne reste qu'un gros son métal et des ambiances entre goth et new-wave. On trouve même un morceau presque dansant (je dis bien presque) avec My Girlfriend's Girlfriend, qui a pas mal tourné en clip à la téloche. Love you to Death et Be my druidess sont des classiques de l'inspiration T.O.N., par exemple. On trouve aussi des morceaux plus écrasants, plus ouvertement goths, comme Red Water, l'excellent Wolf Moon et le déprimant Haunted. Sans doute le meilleur album pour se familiariser avec l'ensemble de l'oeuvre.

 

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Un pas plus loin dans la noirceur et le désespoir : World Coming Down oscille entre humour macabre et odes à l'auto-destruction. Paradoxalement, on n'y trouve pas des titres aussi glauques que sur le précédent album, mais l'inspiration générale tourne autour de la mort et de la maladie. White Slavery est une merveille, Creepy Green Light une perfection d'équilibre entre rythme rock et ambiance gothique, World Coming Down est aussi très intense. D'autres morceaux sont plus décalés, comme le dernier titre qui est une reprise en un seul morceau de trois titres... des Beatles ! M. Steele est un inconditionnel des Anglais, il faut dire.

 

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Comme son nom l'indique vaguement, The Least Worst Of est une compilation. Aux deux tiers, des morceaux connus, extraits des précédents albums. Mais comme ils n'ont pas voulu arnaquer intégralement leur public, ils y ont rajouté quelques inédits, souvent des titres utilisés au cinéma. It's never enough, Stay out of my dreams, Black Rainbows sont des titres qui méritent une écoute. Il y a également une reprise très personnelle de Hey Joe, de Jimi Hendrix, sous le titre Hey Pete, où le chanteur parle de flinguer sa copine... ambiance... Autre rareté, Black Sabbath est une reprise du groupe anglais mythique du même nom, le premier à avoir mêlé des influences satanistes au rock de l'époque Led Zeppelin et Deep Purple.

 

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Life Is Killing Me reprend un peu l'ambiance de October Rust, mais il est nettement plus inégal. Un bon tiers des morceaux est chiant ou inutile et il faut vraiment être fan pour écouter de bout en bout. Le tempo s'est aussi accéléré et on ne trouve pas vraiment de morceaux lents et écrasants qui font la "patte" du groupe. On peut garder en mémoire les relativement rapides I Don't Wanna Be Me (avec un clip très décalé), i Like Goils et Angry Inch. Les pistes les plus goth sont Nettie et Anesthesia.

 

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Enfin, la toute dernière galette a été livrée en début d'année, sous le titre Dead Again. L'inspiration redevient punk-rock, tout en restant très mélodique avec le gros son désormais légendaire. L'ambiance est à une sorte de "pessimisme tonique", comme s'il fallait faire la fête avant l'Apocalypse. C'est couillu, énergique, enragé, et presque tous les morceaux ont une patate qu'on ne connaissait plus au gruope depuis le début de sa carrière. En tête de liste, Dead Agains, Tripping a Blind Man, Halloween in Heaven et Some Stupid Tomorrow. Changement d'ambiance musicale mais même inspiration sombre et désillusionnée. Personnellement, même si ce n'est pas forcément ce que j'attendais de T.O.N., je suis bien accro à l'album dans son ensemble. (...)

 

03/10/2007

ET VOGUE LA NEF DES FOUS

Un Worst-Of où je me retrouve en compagnie de plein de gens de droite. Enfin "de droite", c'est eux qui le disent. Chacun ses manies taxinomiques.

 

Dans ce portrait de groupe, chacun a ses raisons, inavouables ou avouées, de vouloir foutre des coups de masse à l'aveugle autour de soi. J'y retrouve pas mal d'URL qui squattaient déjà mes bouquemarques, d'autres que je connais à peine. Ce que le Figaro et la trombine à Bonaparte viennent foutre dans cette histoire, par contre, mystère et savonnette de banlieue. Politics makes strange bedfellows, comme disent les Pakistanais Anglo-Saxons.

 

En plus, j'y suis crédité de la nationalité française, ce qui peut paraître étonnant, mais il est vrai que le ouaibe helvète fait assez peu de boucan, ceci explique peut-être cela. Post-blogum: j'ai vraiment rien compris, c'est une catégorie de sujets, pas une provenance de gribouilleur. Bientôt dix ans d'internautisme actif-passif et je suis toujours pas au courant des usages.

 

Si toi y en a cliquer sur l'image, toi y en a voir de tes yeux cette étonnante partouze.  

 

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02/10/2007

BUVEZ, ELIMINEZ...

... tout ça en un seul mouvement.

 

Et non, je ne sais toujours pas comment foutre une vidéo directement sur ce putain de blog.

 

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01/10/2007

PROBLEMES CULTURELS ET SOLUTIONS FLICARDIERES

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Nous ne collons pas les bonnes solutions aux bons problèmes. Les options radicales sont les seules qui conviennent pour éradiquer les phénomènes de violence urbaine et de délinquance. Quand aucun Correcteur ne traîne dans les parages, chacun le sait et le dit assez librement. Il existe toute une catégorie de fouteurs de merde qui ne comprennent que le langage de la barre à mine. Mais les réacs se plantent complètement sur les priorités. Ils consultent les stats officielles, frétillent de constater la prévalence des allogènes, réduisent la question de l’immigration à ses facteurs criminogènes, et en viennent tout naturellement à proposer des solutions strictement policières.

 

Quid de la dilution identitaire ? Quid de la mixité toujours plus banalisée, qui produit des individus et des groupes ni d’ici ni d’ailleurs ? Quid, en somme, du remplacement pacifique des populations partout en Occident ? Pas une ligne, pas un mot, pas un embryon de réflexion franche et crue. Tout cela n’est pas à l’ordre du jour. L’Europe transformée en un immense Nouveau Brésil ? Pas d’objection de la part des réacs : ça fera plus de putes, plus d’exotisme, plus d’occasions de bastringues, plus de décoincement, et dieu sait s’ils en ont besoin ! Le tout, c’est que ce Nouveau Brésil ne contienne que des quartiers résidentiels et pas de favelas. 

 

La violence coloniale est certes extrêmement déplaisante quand on la subit, abominable quand elle touche les membres les plus vulnérables du clan. On est rongé de l’intérieur quand on pense à ces mouflets minoritaires sur leur propre terre et forcés de singer l’occupant pour limiter la casse. C’est une mort morale cent fois renouvelée que d’apprendre un énième viol collectif où la victime pourrait être une sœur, une cousine, une fille.

 

Mais la violence sauvage, qu’on l’accepte ou pas, fait partie de l’ordinaire. L’Occident en a été trop protégé, trop longtemps, au point d’en oublier sa confondante banalité. Le racket, la « tournante », le deal, les luttes des micromafias pour contrôler telle rue ou tel quartier, toutes ces joyeusetés existaient bien avant que le premier Orc ne pose la patte sur un rivage d’Europe.

 

Les Racailles d’alors faisaient partie intégrante de la vie de toute Cité, au point que certaines se sont résolues à ériger des murailles et instaurer des guets pendant la nuit. Enlevez le facteur « armes à feu » de l’équation, et le degré d’insécurité des pires banlieues modernes est encore modeste comparé à celui des grandes villes de la Renaissance. Il n’était pas garanti que l’on survive à un long trajet à travers Paris, alors que les meurtres actuels ont chuté à un niveau absolument inédit dans notre histoire. Mais leur chute s’est accompagnée d’une autre : celle de notre tolérance face à la brutalité. Nous sommes devenus une société de grands-mères, qui se conchient en croisant un punk rachitique et comateux en plein jour.

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Si l’Occident a encore la moindre chance de se ressaisir (personnellement je n’y crois plus), la première urgence serait de retrouver un degré de cruauté supérieur à celui des primates qui nous pourrissent l’existence. Mais cela ne sera absolument pas suffisant. Le but ultime à atteindre n’est pas le faire « changer la peur de camp. » Si Sainte Trouille est votre ennemie, alors faites-vous opérer des glandes à adrénaline. La peur sera toujours là. La peur est indispensable à la survie des groupes et des individus.

 

Le but ultime est que le camp en question ne soit plus occupé que par Nous, nos semblables et ceux que nous pensons capables de nous ressembler suffisamment avec le temps. Or un régime policier ou une dictature militaire ne pourront pas nous offrir ce résultat, le seul qui compte. L’Etat et son bras armé n’ont strictement rien à foutre que le contribuable ne parle qu’un créole-verlan répugnant et que le centre-ville ressemble à un bistrot de Star Wars. Tout ce qui lui importe est d’assurer les rentrées d’impôt, de maintenir les flux financiers et de garantir à l’élite un train de vie aussi confortable que possible. Si ces trois éléments s’effondrent, il frappera, fort et juste, quitte à causer des dommages collatéraux abominables. Mais il ne tolérera jamais qu’une société parallèle conteste ouvertement ses monopoles. S’il tolère aussi bien les « zones de non-droit », c’est parce qu’elles ne sont que des tumeurs bénignes, des excroissances dégueulasses et invivables pour l’autochtone mais sans importances pour le Marché. L’économie souterraine le vexe peut-être un peu, mais tant que les Orcs sont occupés à faire du biznesse, ils ne fomentent pas de révolution politisée. Qu’ils brûlent des bagnoles et saccagent leurs propres écoles n’a aucun impact sur la bonne marche de la mondialisation.

 

De toute manière, les pyromanes sont marginaux et finiront tôt ou tard par rentrer dans le rang, que ce soit celui des boîtes de sécurité, de la prison ou des morgues pour toxicos. On est loin de l’agitation des Black Panthers, qui avait férocement foutu les boules au gouvernement yanqui. Au-delà de la problématique ouvertement racialiste, les agités d’alors étaient structurés par une lecture marxiste de l’Histoire, qui fondaient leurs aspirations révolutionnaires : renversons le capitalisme blanc qui nous exploite !

 

Le mot d’ordre contemporain ? Plus rien à voir ! Il exige au contraire une meilleure intégration au système libéral, de la discrimination positive, des allocs et des passe-droits. Le comportement du rapace économique ne les révulse absolument pas, ils s’en réclament bien au contraire, et c’est la forte hiérarchisation de l’économie souterraine qui constitue sa meilleure garantie contre l’ingérence étatique. Que la racaille s’organise en Black Blocks anticapitalistes et alors seulement les réacs verront l’Etat appliquer les solutions martiales sur lesquelles ils se paluchent depuis des lustres.

 

Mais même si ce scénario imbécile se réalisait, lesdits réacs ne seraient pas moins dans la mouise – tout au moins ceux d’entre eux qui ont réellement quelque chose à foutre de la survie de l’Europe en tant que culture relativement homogène. Si l’Etat se décide à jouer du bâton plutôt que de la carotte à l’encontre des Orcs, les orcophobes ne seront pas du côté du manche. Beaucoup s’enrôleront sans doute en tant qu’indics et auxiliaires, mais ils n’y gagneront aucune autonomie. Une fois terminé leur rôle de supplétifs, ils auront le choix entre une carrière au sein de l’appareil répressif ou le retour à la case ghetto. L’écrasement de la délinquance allogène peut parfaitement prendre place sans aucune prise de conscience ethnique, ni de la part de la population, ni de celle des gouvernants qui y sont encore plus étrangers.

 

Voilà pourquoi tout discours sécuritaire nuit directement à tout projet sincèrement patriotique (sauf si vous pensez que le Patriot Act est autre chose qu'un oxymore insupportable). Voilà pourquoi tout raidissement des démocraties face à la racaille ne changera quoique ce soit à nos problèmes de civilisation. Le tout est de savoir si l’on préfère un match de rugby pas tendre entre Semblables, ou un salon de thé où se croisent toutes les espèces et où les natifs auront toujours moins de droits que les autres, hormis celui de la boucler et de fournir la vaseline.