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23/09/2012

ADOLF ET DES GODES

Juste en passant, je note que le programme de Planète ce soir était :

20h45 : Comment Adolf n'a pas gagné la guerre (ouf!)

21h45 : Comment Adolf a perdu la guerre (hourrah!)

22h40 : Comment vivent les enfants des copains d'Adolf (snif!)

00h05 : Des filles qui se branlent (bave!)

Euh...

nazidildo.jpg

MON PC (personnel computaire) N'EST PAS P.C. (politikli cowekt)

Vous saviez déjà qu'il fallait se méfier du ouacisme dès les premières heures de la vie du nourrisson blanc (chez les autres, il faut se préoccuper des dixirminations qu'ils subissent in utero). C'est bien. Mais êtes-vous assez civico-vigilants pour traquer le bacille hitlérien (génuflexion - flagellation - crachat - gousses d'ail) dans votre ordinateur ?

(J'aurais voulu coller la belle image ici comme un grand, mais pas possible de convertir de PNG - quelle idée, aussi !? - en un beau JPG bien lisible)

LE RIRE JOUISSIVEMENT CON DU DIMANCHE MATIN

- Plus fort ! Plus fort !

 

- D’accord, d’accord !

 

- Comme ça ! Voilà ! Comme ça !

 

- Hun hun.

 

- Plus fort ! Défonce moi !

 

- Hun hun hun.

 

- Allez, allez !

- Hun hun hun hun hun ! Ah ! Ah ! Roarghhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Crrajofejoefjioefjoefef ! Aaaaaaaah ! Poutine ! Aaaaaaaaaaaaaaaah ! Raaaaaaaaaaggghhhhhreeeeuuuggghhhh ! Pinochet !


22/09/2012

FONGS ABOUT SUCKING

Ought to know what I liar I am
Ought to know me by now
Don't curse me for my nature
Don't blast me for my wrongs
Just a bad penny
I always come back to you
Just a bad penny

20/09/2012

SOCIOLOGIE DE L'ETHNOMASO

Signalé par AltRight.

19/09/2012

AVEUGLEMENT & INDIFFERENCE

blind-man.jpg

Les Organautes, il y a quelques semaines, se félicitaient du travail de classification raciale effectué par des journalopes du Sodobservateur. Petit plaisir narquois qu'il serait futile de railler. C'est juste que la recension maniaque des apparentes contradictions de l'Ennemi, objectif et déclaré, ça reste un loisir un peu lassant. Pour en conserver le goût sur plusieurs années, il faut, outre disposer de trop de temps libre, ignorer avec force un fait patent : ledit Ennemi vit ses contradictions avec la décontraction du payday utilisant son rectum pour un usage que la nature n'a pas prévu : question d'habitude, de persévérance, de vaseline, et si en plus ça permet au passage de choquer Monsieur Réac, c'est vraiment du ouine-ouine.

Une contradiction est vécue comme gênante si quelqu'un que vous estimez ou craignez vous la fait remarquer en public. Si le moqueur est considéré par le plus grand nombre comme peu fiable, ou qu'on peut faire naître des doutes clairs sur la pureté de ses intentions, la raillerie tombe à plat. Pour monter au cocotier, faut avoir le cul propre, disent nos Frères-et-Egaux-voire-Rédempteurs d'Afrique. D'un point de vue moral contemporain, un fâschÿste a le fond de slip de la même couleur que sa chemise, il est donc exclu des débats présentables. Ses critiques ? Ses arguments ? Au compost équitable.

Reviendons-en aux stats ethniques consenties pour museler Millet. La maladresse de la démarche, sa candeur, en font une petite friandise, c'est sans appel. Mais sans vouloir y mettre une seule phalange, parce que c'est quand même un endroit très sale, on peut se demander ce qu'ils avaient en tête, nos racialo-sondeurs. Faire taire Millet en le mettant face à ses exagérations ? Ca, c'est au chapitre de leurs motivations. Mais qu'ont-ils vraiment vu, que s'attendaient-ils à voir ?

Il y a d'abord la platitude mathématique de la démonstration. Un bon tiers de Blancs, c'est beaucoup plus qu'un seul. Donc Millet raconte n'importe quoi et doit la fermer. Quod erat blabla.

Mais n'importe quel raisonnement, n'importe quel argument, n'importe quel slogan aurait fait l'affaire pour arriver à cette dernière conclusion : Millet, taisez-vous. Parce qu'il n'importe pas qu'il ait tort factuellement. C'est moralement qu'il a tort.

Car après tout, trois tiers, deux tiers, un tiers ou 0,5% de toubabs en Ex-France, demande le Bon Citoyen Cosmopolite, qu'est-ce qu'on en a à foutre ? Ne sommes-nous pas au-delà de ces trivialités biologiques ? Ne sommes-nous pas tous frères, à part bien sûr ceux qui ne veulent pas admettre les frères un poil basanés dans notre minuscule section de la Grande Famille Humaine ?

C'est là qu'est l'os, la différence absolue entre indifférence et aveuglement. En donnant dans la stat' ethnique, affecte-t-on de croire à l'Organe, la bienpensance donne des gages aux patriotes. Queutchi. La bienpensance veut bien condescendre à compter, mais sur la forme elle se fout des chiffres, et sur le fond une seule chose lui importe : le refoulement de la culture blanche sur ses terres historiques. Par tous les moyens, au prix de toutes les "contradictions", dût-on se parjurer cent fois par jour, c'est le seul but qui compte, c'est l'Endlösung du problème de la civilisation européenne, à jamais salie par les péchés originels du développement, de l'expansion, du colonialisme, de l'esclavage et de l'Eau-Low-Cost.

Monsieur Toubab l'a trop ramenée, a trop nui, s'est montré odieux avec Monsieur Autre. Il faut lui rabattre son caquet, dégonfler son égo, diversifier sa descendance et permettre à l'Histoire de clôre son embarassant chapitre. Tout ce qui permet d'accélérer ce bouclage est moralement Bon. Tout ce qui retarde cette conclusion à la fois inéluctable et désirable - comme la Révolution Prolétarienne ou l'Avènement du Royaume de Dieu, s'pas ? - est Mauvais. Et se vautrer dans la contradiction aux yeux des mauvaises gens est négligeable.

Les Sodobservateurs ont peut-être bien vu à l'oeuvre le Grand Remplacement ethnoculturel qui frappe l'Occident. Mais s'ils l'ont vu, ils ont aimé le spectacle, ou l'ont considéré comme naturel. Ils sont les rats nageant autour du rafiot que nous désirerions écoper et sauver du naufrage. Ils ne sont pas concernés par ce qu'il se passe, ou juste d'un point de vue moral très ponctuel. Quand bien même un "Issu-de" viendrait leur faire saigner du nez ou d'ailleurs, cet accident de parcours ne remettrait pas en cause la beauté de La Diversité per se. Il en faut plus. Toujours plus. Jusqu'à ce qu'elle devienne la nouvelle Homogénéité, où le blanc aura disparu, comme les rares espaces vierges d'une toile multicolore en devenir.

Vouloir le leur faire admettre est ridicule, et "n'ouvrira les yeux" à personne. On ne raisonne pas avec les professionnels de la mauvaise foi. Il ne faut oeuvrer, dans la mesure de ses moyens plus ou moins dérisoires, qu'à leur neutralisation.

DERAPONS DANS LA JOIE

Monsieur Lime revient ici sur la notion de dérapage.

(...) ce mot sous-entend que toute échappée hors de la bien-pensance ne peut être qu'un moment d'égarement, qu'une folie passagère, et non le fruit d'une réflexion murie et étayée. Autrement dit, toute personne intelligente est prisonnière de la bien-pensance, seuls les imbéciles s'en échappent parfois. Et le seul fait de s'échapper de la bien-pensance, de "déraper", suffit à vous qualifier comme imbécile.

Il y a de ça, mais pas que de ça. Si l'on va au fond des choses, tout le monde peut déraper un jour ou l'autre, et ce n'est pas une question d'imbécilité - mais bien de vigilance. On dérape sur la question du ouacisme comme on commet un impair en bonne société, une grosse gaffe dans un milieu raffiné qui s'attendait à mieux que ça de votre part : le bon vieux "Pas vous, pas ça". Un accident n'est pas - toujours - la conséquence de l'idiotie, l'inattention, le manque de sensibilité ou d'expérience, l'étourderie sont des causes connues. C'est ce raisonnement digne de la plus lourdingue prévention routière qui prévaut ici : vous aussi, ça peut vous arriver, alors faisez attention.

L'époque se veut décoincée, il est tacitement admis que l'on peut désormais, contrairement à l'époque de Grand-Papa, jouir sans entraves, sauf bien sûr chez les cathos et les musul non là c'est différent padamalgam. Une sorte de cynisme bon teint fleurit un peu partout, sous la forme d'une fausse désinvolture, d'une ostensible prise à la légère de conventions sociales qu'on feint de considérer commes sacrées, à l'image de la simple politesse ou des égards pour autrui, et puis l'Ordre Moral, le vrai, le balourd, l'écrabouillant, le castrateur, l'inoxydable, surgit de sous cette glauque et molle surface : y a des choses avec lesquelles on ne rigole pas. Il faut faire preuve de "responsabilité", notamment en s'abstenant de railler les bondieuseries des bondieusards du Dromadaireland, choses qu'on peut se permettre de conchier quand ils sont blancs et affublés d'un crucifix, mais n'embrouillez pas les choses, voulez bien ?

Il y a là un puritanisme effarant, d'autant plus qu'il se croit affranchi des vieux carcans, alors qu'il affiche une raideur victorienne absolument désarmante. Ambiance de collège de jeunes filles 1850. Bien se tenir. Parler comme il faut. Demander la permission. Etre sage. Le tout en se tatouant des bites sur le front et en écoutant Nevermind the bollocks en boucle. Admirable jeu de cons.

17/09/2012

ITINERAIRE D'UN PARFAIT SALAUD - SOUVENIRS NON-OUACISTES, chap. I

Moi qui vous cause, je vous l'affirme : je ne suis PAS né ouaciste.

J'aimerais pouvoir le revendiquer, me la péter plus-méchant-que-nature.

Vaine provoque.

Ce qui suit n'est pas proposé à votre oeil circonspect et oisif à titre de dossier à décharge, mais comme pure documentation pour des jours meilleurs ou une civilisation moins morte.

Humeur sous-proustienne.

Démerdez-vous.

* * *

J'étais un gosse discret, serviable, timide, patient, effrayé de déplaire à quiconque, rigoureusement infoutu de rejeter quiconque pour sa seule apparence hors-normes. La simple réalisation d'une différence physique manifeste se faisait toute seule, un donné sans conséquences, comme on constate que Papa n'a pas exactement la même gueule que Maman, en ne trouvant ça ni bien ni mal - c'est comme ça.

Je confesse - puisque je suis coupable de naissance - que les allogènes de mon entourage me semblaient plutôt laids. Ils avaient une drôle de tronche, ils ne faisaient pas exprès, à la limite on se sentait plutôt poussé à les prendre en pitié, à être avec eux plus patients et compréhensifs qu'avec les belles gueules, à qui tout réussissait et qu'on enviait, dont on cherchait l'amitié, qu'on voulait être.

Mais les trouver intrinsèquement plus cons, plus désagréables, plus détestables que la moyenne ? Niet.

Pas même besoin de se l'interdire : ça se jugeait sur pièces, au cas par cas. File-moi un bonbec ou de quoi recopier les devoirs du jour et tu fais partie d'un des cercles du clan. Tu restes bizarre mais cette bizarrerie est un fait, on l'intègre et on continue à vivre. De notre côté, on ne te fait pas chier gratuitement et tout roule tout seul. C'est ce qu'on nous demande, ce qu'on nous enseigne à la maison: n'emmerde pas si tu ne veux pas être emmerdé.

C'était ça, être bien élevé, être civilisé, être cool.

* * *

Le gosse que personne ne criminalise agit ainsi par nature. Toute différence, ethnique, religieuse, nationale, sexuelle, est enregistrée comme une information neutre et incluse dans le corpus qui nous permet d'appréhender notre coin de planète. Au point qu'une fois qu'elle a sa place dans notre bibliothèque mentale, elle ne représente plus rien si on la laisse tranquille et qu'on n'exige pas de nous qu'on la traite en permanence avec plus de  sensibilité que les autres.

Voilà comment on en vient, sans se renier, sans s'excuser de crimes imaginaires, sans faire de l'Autre un déchet ni un dieu, à le rencontrer avec calme et décontraction.

Jimi Hendrix n'est pas un négroïde bizarre fringué comme un pouilleux : c'est un gratteux étourdissant d'inventivité et de rage canalisée, qui vous pousse à claquer tout votre maigre blé pour vous payer une six-cordes pourrave dans l'espoir de l'imiter. La gamine mi-noire mi-jaune adoptée par vos voisins n'est pas que sa dégaine excentrique : elle est la fille qui joue mieux que vous aux fléchettes. Cette silhouette anonyme à l'épiderme très très noir, avec des cheveux qui ressemblent à des cordes tressées, ce n'est pas un être fondamentalement infréquentable avec qui vous ne voulez rien avoir en commun, c'est un être femelle qui vous fait des drôles de sensations dans le ventre, quand elle vous invite sans un mot pour votre premier slow. Vous restez bien entendu amoureux fou de la petite blonde rigolote du chemin du Raisin mais,bizarrerie ou non, ça remue quand même là en-bas.

* * *


Vous vivez des choses-là sans penser à rien, jusqu'au jour où vous faites connaissance avec la culpabilisation outrancière et la Honte Blanche. Le jour où on vous la carre brutalement dans la gorge et le coeur, sans vous demander votre avis.

C'est là que vous réalisez qu'effectivement, c'est une blonde qui vous donne envie de faire des trucs qui vous foutent la honte devant les copains. Que lesdits copains ont une tendance au coup de soleil similaire à la vôtre. Qu'à la maison il n'y a qu'un seul accent et un seul dialecte. Que l'écrasante majorité de vos héros, réels ou imaginaires, ont une gueule qui vous évoque le mot "normal". Que le monde se divise paisiblement entre la catégorie des "Nous" et des "Autres", tous aisément identifiables à la gueule qu'ils ont et qu'ils tirent.

Et que tout cela, à entendre les gens qui vous éduquent, les gens qui voudraient vous servir de modèle, payés pour vous donner des leçons de Citoyennitude, est plutôt embarrassant.

A suivre.