Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

10/01/2015

CHARPIE HEBDO

Mon ordi ressemble à l'arrière-cour d'une clinique spécialisée dans les avortements: c'est plein de petits foetus (foeti?) d'articulets pas menés à leur terme, momifiés faute de temps, d'énergie, de motivation, de sobriété. J'avais dans un recoin de mémoire ce qui suit, pondu suite au premier attentat subi par Charlie Hebdo il y a quelques lunes, non-publié du temps où ça avait un peu de sens.

A l'actuel spectacle des meutes ovines promenant leurs stylos, leurs pancartes et leur très haute opinion d'eux-mêmes, je me dis que finalement je pourrais vous montrer cette fausse couche, qui quatre ans plus tard me paraît, à défaut d'être bon, assez bien dans l'ambiance.

* * *

C'est sûr, on ne va pas verser une larme sur les locaux et le sitouaibe de Val Hebdo, organe officiel de la pensée du BécHameL pour goyim qu'incarne son lamentable raide-en-chef. Dégager Siné pour un sarcasme bien envoyé et consacrer tout une numéro à se payer la fiole des barbudos, le camp est clairement choisi, et on peut en prendre conscience sans prendre du même coup sa carte chez Egalité & Crouillification, que je sache.

C'est sûr bis, le bal des faux culs qui tournoient façon derviches sous LSD, est à l'esprit ce qu'est au palais la dégustation d'une Amarone 2005, accompagné de médaillons de cerf à peine caramélisé, salivation mode [ON]. A siroter en alternance avec les byzanteries extravagantes des analystes Certifiés Citoyens sur le Printemps Pourri Arabe et "la phase de renforcement des partis islamistes" que connaît l'Afrique du Nord suite à son injection massive de démocratine. Vautrons-nous dans la Schadenfreude comme dans une pute lubrique grasse et rigolarde, sans arrière-pensée ni culpabilité aucune. N'avons-nous pas déjà accepté depuis longtemps d'avoir nos ricanements pour épitaphe ?

Ami gauchiste, mon semblable renégat, mon frère fratricide, que j'aime à t'entendre t'offusquer comme un sous-préfet d'Ancien Régime ! J'en veux encore, de tes yeux qui roulent, de ton front affligé, de tes outrages face à la chatte sanglante de Dame Liberté, duchesse d'Expression, dont les extrémisses-minoritaires-pas-représentatifs-arabonazis ont bourré le cul à l'explosif ! Sont-ils assez croustillants, tes pauvres parallèles avec le théâtre caca-anticlérical chahuté par des cathos plus poilus que la moyenne !

Me gâche mon plaisir et force mon admiration ton inhumaine souplesse, qu'aucune danseuse, aucune salope du X, aucun reptile ne pourra jamais surpasser. Si le cadavre de Ben Laden revenait de son paradis pédophile pour sodomiser Marine Le Pen sans son accord préalable, tu accuserais la drôlesse d'attentat scato et de blasphème de la bite du prophète à coup de jus d'anus fasciste. Tandis que le révolutionnaire faf se veut inaccessible au découragement, toi tu es immunisé contre le doute, poison-de-l'esprit. A ce stade, les notions mêmes de mauvaise foi et de déni n'ont plus de sens : nous sommes dans la performance, le happening, le pornosocial intellectuel, le suicide artistique.

Pareil au pédé qui, dans les douches, évite toutes les occasions de jouer à ramasser la savonnette, tu slalomes avec la grâce d'un champion du monde entre toutes tes chances de faire une bonne grosse MAJ de tes conceptions de l'ethinicité. La démocrassouille ? La liberté d'expression ? Le droit de tout écrire sans rien risquer ? L'irrévérence crachotante et impunie face aux culs-bénits crispés et confits dans leurs croyances poussiéreuses ? Des trucs de Blanchouilles, tout ça.

(Maj 2015: ce que certains observateurs Divers semblent réaliser sans trop de migraines)

Le plus twitterisé des Criquets Printaniers, le plus glâbre des démocrasses afronordistes à lunettes de nerd n'a pas honte de ses racines spirituelles et ne s'enivre pas de ton encens laïcard, post-mao, bandant pour tout ce qui peut humilier, amoindrir, briser l'amour-propre de tout un peuple. Quand bien même il pochtronait volontiers du Ksara en cachette, quand bien même il foutrait plus volontiers la babouche en baqueroume qu'à la mosquée, il ne croasse pas quand passe l'imam et n'a pas l'habitude de pouvoir dégueuler à la face de gouvernements qui ne subventionnent pas sa rébellion.

09/01/2015

SEPTIÈME CERCLE

A lire chez slate, une admirable accumulation d'erreurs, d'approximations, et surtout d'incantations ridicules, inspirée par le micro-jihad anti-Charlie. On est face à un type qui agite des hochets sacrés, des grigris dérisoires, face à un ennemi auquel il ne comprend rien, que sa grille de lecture doctrinaire et hallucinée lui interdit de comprendre.

Les "réflexes républicains" ? L' "unité républicaine" ? Elle n'existe pas, elle n'a jamais existé que dans l'esprit brumeux de purs cinglés, dans une lignée putride qui va de Robespierre à Pol-Pot en passant par Lénine, Staline et autres assassins de masse, qui ont systématiquement justifié la mise à mort du peuple minuscule au nom du Peuple majuscule.

La société n'est pas "divisée" par va savoir quel récent phénomène de méfiance irrationnelle entre purs égaux: elle est, selon la formule consacrée, "multiraciste parce que multiraciale", polyxénophobe parce que métissée.

Le culte de la République n'a tenu à l'origine que par la détestation fanatique de la monarchie, ses symboles et ses références. Deux siècles plus tard, cette ordure en est réduite à s'inventer des ennemis fantomatiques ("le fascisme", "l'intolérance", et autres loups-garous infantiles), tout en s'aveuglant délibérément sur les menaces sérieuses et concrètes.

L'idéal républicain n'existe pas, parce qu'il est un idéal en creux, une absence, un terrain vague: son seul projet, c'est précisément l'absence de projet collectif. Il postule qu'une société est un contrat entre individus et groupes décidant de vivre ensemble, mais qu'arrive-t-il quand ces groupes et individus décident précisément de vivre séparés, chacun selon ses propres règles ? Pour vaguement fonctionner, et encore avec moult ratés, il a besoin de ce qu'il dit détester et combattre : une majorité homogène culturellement.

La République, c'est un ensemble de règles de bienséance et de bienveillance que la majorité se donne pour aménager aux minorités une vie plus digne, plus confortable, plus juste. Quand cette majorité disparaît, il ne reste plus que la concurrence des intérêts, des convictions, des mémoires et des fidélités.C'est un match que se disputent plusieurs équipes, et qu'aucun arbitre ne peut prétendre régler avec précision ni impartialité; ce rôle, que s'arroge l'Etat, dépasse de très loin ses compétences et ses capacités d'analyses. Les gouvernants ne sont pas neutres: c'est le vieux paradoxe du "pas de liberté pour les ennemis de la Liberté" : je te tolère si tu tolères, mais c'est ma définition de la tolérance qui prévaut, et tu dois t'y plier sans conditions. On fait difficilement plus gratiné en termes de maladie mentale.

Il n'est pas possible de fédérer des cultures, des langues, des religions et des ethnies différentes autour du seul idéal de tolérance mutuelle. Ce n'est justement pas un projet: au mieux, c'est une méthode dont on espère qu'elle préviendra les conflits aussi longtemps que possible. Son ambition la plus aboutie est de faire en sorte que nous soyons "tous dans le même bateau" - mais personne, absolument personne ne peut dire pourquoi nous y sommes, et dans quelle direction il navigue. En clair: la "démocratie" à laquelle les Je-Suis-Charlie brâment leur amour, très concrètement, c'est un cocktail à base de crédit-conso, d'addictions plus ou moins glauques, d'emplois ennuyeux, de dettes superflues pour des gadgets inutiles ou des choses basiques pour lesquelles on ne devrait tout simplement pas devoir se ruiner, comme la bouffe, le logement et un certain niveau de sécurité quotidienne.

Plus concrètement encore, c'est la domination totale et sans possibilité de choix réel de monstres commerciaux comme Apple, Monsanto, Nestlé, et Wall Street. C'est l'hypermarché comme moyen et comme but. C'est attendre le week-end pour oublier la grisaille de la semaine à venir, c'est serrer les dents jusqu'aux prochaines vacances, c'est prier pour gagner à l'Euromyon parce qu'on nous fait croire que seuls les millionnaires peuvent se payer le luxe d'une vie décontractée et satisfaisante. C'est la progression constante du célibat et la généralisation d'une vie affective qui se résume à des visites quotidiennes à youporn ou meetic. C'est la promesse d'un continent européen qui chaque décennie va ressembler un peu plus à un EMS à ciel ouvert, avec des autochtones séniles, dont les escarres et la diarrhée chronique sont supervisés par des infirmières exotiques.

C'est ce vomi blafard, ce septième cercle de l'enfer de Dante, que nous vante M. Colombani.

C'est sûr, ça motive.

TERRORISME MUSICAL

Nostalgie, nostalgie.

07/01/2015

BALLES TRAGIQUES EN SEINE-SAINT-DENIS (et merde, titre déjà pris par le CGB)

Vous n'en pouviez plus de la Raie Publique ? Vous allez en manger encore plus.

Triple ration pour tout le monde, sauce Vigipirate. Prévoyez du Fernet-Branca et du bicarbonate.

Ce que la chose change, pour tous ceux qui ne sont pas potes ou parents des victimes ?

QUE POUIC.

Pour personne.

On ne va pas cracher sur les cadavres encore chauds des victimes. En revanche, s'il vous reste des glaviots pour celui de l'Occident, ramonez-vous les naseaux bien profond.

Si l'on avait fait preuve face aux tarés de l'alcoran de la même hystérie flicardière et puritaine que face à Faurisson, vous pensez que les petites merdes en cavale auraient pu faire quoi que ce soit de pire que de barbouiller des versets avec leur propre caca sur les murs capitonnés de leur hôpital psy ?

Mais on ne change pas une équipe qui perd, ni des méthodes qui ont fait la preuve de leur très Morale inefficacité.

Démocratie. Tolérance. Métissage. C'est la faute aux Blancs. Padamalgam à tous les étages, sur le toit, dans les caves, dans les slips, padamalgam en plug anal, des fois que la Bête Immonde se planquerait dans quelque anus zemmourisé.

Continuez comme ça, surtout, surtout ne changez rien.

Je ne sais même pas pourquoi je vous le dis, vous le ferez de toute manière. Ca a même déjà très officiellement commencé (signalé par Von Souche).

Les cyniques amerloques disent qu'un réac, c'est un gauchistes qui s'est fait braquer. Ca pouvait sembler vrai il y a quelques décennies. Mais le sursocialisé qui se fait démonter la gueule par du crouille haineux n'apprend rien, ne comprend rien, n'assimile rien. Passé un certain âge, le dressage Politkorrekt vous casse l'échine et c'est bonsoir M'sieur-dames. Comme une fracture du zboub: plus jamais droit après ça, si tant est que tu puisses rebander la moindre.

Les Liliputiens décapiteurs vont encore passer des lustres et des lustres à planter des épingles dans le corps du Gulliver blanc, anesthésié sans espoir de retour. Il y aura des attentats pires encore, à la bagnole piégée, au gaz, à l'avion détourné, au drone saupoudré d'anthrax. Vous espérez une réaction, un réflexe de survie, un cette-fois-la-coupe-est-pleine ? Vous n'aurez que POUIC. Rien qu'un peu plus de la même merde sécuritaire aveugle qu'on connaît par coeur depuis l'automne 2001.

Ah ça oui, de l'enflicaillement, de la caserne à l'échelle continentale, du rayon X jusque dans vos chiottes, ça vous en aurez. Et vous autres droitards hurlerez de bonheur à chaque centimètre de microscope supplémentaire dans votre cul.

"C'est pour votre sécurité."

"Si vous n'avez rien à vous reprocher..."

"On n'est jamais trop prudent."

Mais jamais, JAMAIS rien de ciblé.

Jurisprudence cancer: pour traiter la tumeur, cramer TOUS les organes.

La morsure a clairement été infligée par un chien ? On va enquêter sur tous les mammifères dans un rayon de mille bornes, tiens. Pour être absolument certains de ne pas dixriminer ou stigmationaliser quelque minorité que ce soit.

Padamalgam.

Ca sera la putain d'épitaphe de cette ex-civilisation de mes couilles.

06/01/2015

POUR SE SORTIR LA TÊTE DU CUL

 

18/12/2014

NOSTALGIE DU VIDE

Quand je sors en solitaire, je retrouve immanquablement l'humeur de ma décennie gâchée vingtaine-trentaine. C'est pourquoi je limite l'exercice au strict minimum. Je n'ai peut-être été qu'un sociable contrarié, en qui demeurent des réflexes conditionnés d'isolement limite pathologiques.

J'ai réussi depuis à évacuer (provisoirement?) la pulsion d'errance qui semblait alors impérative, et moult tics déplaisants du même acabit. Pas de regret pour ces molles flâneries, sauf peut-être pour celles qui conduisaient dans ces coins de cambrousse préservés, en particulier les hivers neigeux. Le silence n'y était pas que l'absence de bruit, mais un élément à part entière, plein, amical, enveloppant.

En sirotant va savoir quoi et va savoir où, monte tôt ou tard une nostalgie malsaine de ces années vides, foutues en l'air pour de la vapeur. C'est en partie leur incertitude qui me manque, parce qu'elle avait le goût sinon d'une certaine liberté, du moins d'une petite marge de manoeuvre. Le pire était déjà certain mais les surprises inespérées étaient possibles, et la forme des compensations à glaner le long de la route n'était pas figée. Avec assez de recul, cette saveur affadit l'âpreté poisseuse de tout le reste: la solitude, la vacuité, la frustration, l'accumulation d'une colère dense jusqu'à l'implosion, que rien ne soulage que partiellement, au misérable coup par coup.

C'est le temps des toquades pour un visage qui vous offre un sourire. Des heures d'attente à s'imbiber dans un endroit déplaisant parce qu'elle pourrait peut-être s'y pointer. De la destruction méthodique de tout potentiel d'intégration, même chez les familles de substitution semi-marginales. D'une hallucination perpétuelle, qui maquille une trajectoire horriblement médiocre en épopée métapolitique. De rencontres exaltantes qui ne débouchent jamais que sur des emmerdes et des déceptions en chapelets. D'une grandiloquence embarrassante qu'on se convainc d'être une forme de charisme trop extrême pour être compris. D'une somme de temps et d'énergie claquée pour nada d'utile à l'application des idéaux qu'on professe.

Un Nulle Part qui n'a pas même l'excuse de sa grandeur.

On n'y prend pas goût, mais on s'y fait, comme un pied se déforme au long d'années de baskets trop molles. Bonjour l'inconfort de la moindre distance quand on tente le godillot à l'ancienne.

En toute raison, je ne peux rien regretter de cette pauvre époque. Mais la nostalgie refait parfois surface, comme une bizarre addiction à l'échec, à la vulgarité et à la faiblesse. La sensation de revenir de loin, sans jamais avoir vraiment voyagé.

17/12/2014

HITLER PARTOUT, CERVELLE NULLE PART

Un Correcteur à peine moins blaireau que la moyenne a écrit quelque part qu'Hitler était le grand gagnant de la dernière guerre, dans la mesure où il est sur toutes les lèvres - un jour ou l'autre, vous invoquerez son nom, en parlant de pop-corn, ou de sous-vêtements, ou de graves questions économiques, ou de votre belle-mère, qu'importe. Dernières illustrations en date du pan-adolfisme occidental:
 
Une demi-mondaine exotique à micro s'enfile un collecteur de morve et présentateur en mal de buzz y voit un hommage involontaire à devinez qui.

Laisser pleurer le mouflet quand il est censé dormir ? Une "méthode nazie", selon un commentateur qu'on espère stérile ou stérilisé avant la ponte.
 
Oncle Adolf est à la fois partout et nulle part à la fois, et le cours du Godwin n'est pas près de baisser. Même le jour où l'Européen moyen sera beige de peau, les plus foncés enverront son nom à la gueule des plus clairs à chaque fois qu'ils tomberont dans les escaliers - parce qu'il faudra toujours un plus pâle que soi pour porter la responsabilité de sa propre stupidité, voyez ? L'éradication des Blancs de souche n'y changera rien, contrairement à ce qu'affectent de penser certaines petites catins médiatiques, qui poussent l'absence de tout sens du grotesque jusqu'à utiliser le mot "zemmourisme."
 

sswag.jpg

14/12/2014

LA FRATTERNITÉ HUMAINE: UNE HISTOIRE À BASE DE COURGE ET D'ANUS

"Monsieur, vous personnifiez l'échec. Vous prônez l'ouverture et vous échouez à pratiquer ce que vous prêchez. Honte à vous !"
 
Discours que tient le sodomite à l'hétéro qui n'arrive décidément pas à se carrer une énorme courge dans le fondement
 
Le problème n'est pas que les Stazunis se la racontent en n'arrivant pas à s'appliquer leur propre morale. C'est que cette morale est insane, non-applicable, et génératrice d'autant de guerres et d'atrocités que sa défunte concurrente, qui elle aussi promettait le bonheur de l'humanité à coups de goulags, de famines organisées et de déportations.
 
Stephen M. Walt ne le comprend pas, ne peut pas, ne veut pas le comprendre. Pour lui, comme pour tout sursocialisé, le souci est purement monétaire. C'est par manque de moyens phynanciers que l'on passé, en quarante ans, à ce que des mégapoles américaines ressemblent à Mogadiscio - ambiance, moeurs et démographie comprises. Le fait que la population ait progressivement changé de nature n'a pas d'importance à ses yeux: sa religion laïque lui ordonne de traiter tous les bipèdes comme des ressources humaines équivalentes et interchangeables. Qu'une course de clébards entre épagneuls et yorkshires ne donne pas exactement les mêmes résultats lui passe des stratosphères au-dessus de la casquette.
 
Son message: la Maison Blanche doit cesser de porter la bonne parole démocratique à travers le monde et consacrer à la rendre concrète sur ses propres terres les milliards qu'elle investit dans ses guerres. Ca serait une proposition raisonnable si le but véritable des interventions américaines était d'imposer la paix, la prospérité et les bisous Citoyens. On peut sans doute croire que tel est le cas et on peut même estimer que l'idée est jolie-tout-plein, mais on le fait avec plus d'aisance après une triple trépanation. Les crânes intacts y réagissent par un scepticisme plutôt costaud. 
 
Information à l'attention de tous les Stephen M. Walt de l'hémisphère nord : le programme américain de fraternité universelle dans l'harmonie du crédit-conso et du pansexualisme baveux ne fonctionne pas.
 
Il ne fonctionne pas parce qu'il est
 
mauvais. Il est mauvais parce qu'il va à l'encontre de la nature humaine, intrinsèquement belliqueuse, ethnocentrique, territoriale, conservatrice, collectiviste, normative.
 
Cette nature peut répugner, mais tenter de la changer, c'est la détruire. Il ne peut pas y en avoir d'autre. Nous avons derrière nous un petit siècle d'expérimentations effarantes de violence, de sectarisme et d'aveuglement volontaire en matière de construction du Nouvel Homme.
 
"Nous n'avons toujours pas réglé nos divisions raciales et nous pensions pouvoir résoudre en deux temps trois mouvements les problèmes irakien ou afghan?"
 
Mais mon pauvre cocolet: vous ne POUVEZ PAS "régler" vos divisions raciales! Pas plus que vous ne pouvez rendre deux jumeaux siamois avec du scotch et des points de suture!
 
Un recette de guerre simple et universelle? Une terre + deux peuples. Les illuminés qui prônent le métissage planétaire en sont d'ailleurs parfaitement conscients lorsqu'ils réclament pour la Palestine un Etat propre: imaginent-ils une seule seconde que deux gouvernements, deux parlements et deux administrations pourraient régner en même temps sur le même coin de désert ?
 
Oui, ces divisions peuvent sembler regrettables. La non-existence du Père Noël est aussi lacrymogène, à un certain âge. C'est également un triste jour que celui où l'on découvre que rien ne fonctionne vraiment au mérite dans notre société, et que ce qu'on appris aux enfants à nommer "piston", est ce que les adultes appellent "réseau". En général, devenir adulte est pénible, ça prend un temps et une énergie démentiels, surtout en absence d'une figure paternelle solide et de rites de passages connus et acceptés de tous. Mais casser la société parce qu'elle ne correspond pas à Rue Sésame n'est pas une attitude de grande personne. 
 
Correcteurs de mes deux, il existe sur le marché assez de stupéfiants pour rendre cette existence supportable, à défaut d'être juste et toujours belle. Ravalez vos larmes, relevez la tête, et allez vous l'embrumer avec la substance de votre choix, en foutant la paix aux gens qui estiment que marcher sur la tête n'est pas forcément une brillante idée.

11/12/2014

PRIÈRE DE RAPPELER PLUS TARD, L'INSURRECTION DEMANDÉE A FOUTU LE CAMP SOUS LES TROPIQUES

Pas mal sous le niveau du lac ces derniers temps, d'où la longue inactivité de ce bleaugue. Quand il me reste du temps, je bouquine. J'avance dans les trois volumes de MacDonald, joli travail de recherche mais assez étouffe-chrétien sur la forme. Pour respirer, j'ai aussi lu A nos amis. Criticus, qui contrairement à vous béotiens sait combien je suis sage et avisé, me demande si ça m'a autant mis le calbuth en ébullition que L'insurrection qui vient. A quoi je descends provisoirement de ma colonne et réponds que ça m'a paru:
 
Chiant.
 
Le premier volume contenait de belles tranches de rage désabusée contre l'ennui desséchant de notre temps. On en trouve fort peu dans le second.
 
Ca veut tirer un bilan honnête de la contestation mondiale antiglobaliste, en mettant dans le même sac révolutionnaire tout individu qui a un jour lancé un caillou quelque part. Déjà que l'Internationale bolcho était un sacré pâté d'alouettes, alors après la chute du Mur... L'attrait pour la cause de hordes de sociopathes et de marginaux n'est absolument pas traitée. Les raisons objectives de l'effondrement du "mouvement" altermerdialiste guère plus.
 
Le verbiage pompeux, politico-poétique, est souvent étouffant. Ca raille les intellos bourgeois qui s'improvisent Brigadistes, mais quel prolo révolté va se farcir une prose si grasseyante ? Ils ambitionnent de clarifier doctrinalement certains points essentiels, mais c'est à peine s'ils proposent des "pistes", au milieu d'un fatras de réflexions vaseuses, de sarcasmes et de jeux de mots. Le style est parfois nerveux, mais c'est absolument indigeste, et on en retire peu de choses applicables. 
 
C'est le discours prétentieux de maniaques de l'émeute, pour qui abattre les structures existantes prime sur ce qu'on veut ériger à la place. Ca pourrait être acceptable si c'était assumé; et ça l'est, dans un certain sens ultralibertaire.
 
Conséquence logique de l'impératif énoncé dans LIQV: ne pas devenir un "milieu". Ils vont même plus loin: le révolutionnaire ne doit pas être un poisson dans l'eau, mais l'eau elle-même. Traduction: pas de tête pensante, des organisations fluides et insaisissables, des groupes indécapitables. Ca déroute peut-être la police et les services secrets, mais ça ne débouche sur rien de plus que des "ZAD" ponctuelles, où on met certes sa sécurité physique et sociale en jeu, mais quant à construire quelque chose de durable et d'indépendant... C'est bien dans la ligne du situationnisme, qui ne veut que des "situations", nomades et éphémères... 
 
J'ai été un peu estomaqué de voir la trifonctionnalité de Dumézil citée en fin de volume; mais la récurrence du mot "fasciste" et le qualificatif "sinistre" accolé à Dieudonné illustrent les limites intellectuelles émasculantes de ces braves gens. L'écrabouillage identitaire, la Correction Politique, l'entremêlage des intérêts gauchistes et capitalistes, que pouic, ça n'existe pas. Quant au caractère fondamentalement conservateur du peuple qu'il est question d'émanciper, silence de langue tranchée.

Il faudrait que je relise tout cela comme je le fais d'ordinaire, avec un crayon en main, pour des commentaires plus approfondis. Mais l'impression générale que j'en retire est un délire verbeux anarcho-syndicaliste pour qui tous les manifestants sont frères, quand bien même cette fratrie se serait révélée stérile, flasque et volatile.

17/11/2014

MAUVAIS OUVRIERS ET OUTILS COMPLIQUÉS

Connaissez-vous ce type d'individu, qui se plaît à utiliser des mots et des notions beaucoup trop complexes pour lui, et qui le fait si maladroitement que c'en est atrocement gênant? Il y en a un dans mon lointain entourage. Un type gentil, avec qui boire une bière ou causer sur un coin de trottoir, mais qui se sent si mal dans sa condition de manuel qu'il truffe sa conversation de termes auquel il n'entend rien. Son discours prend alors la forme d'un cake où vis et boulons remplacent les pépites de chocolat, ou d'une mélodie brisée ça et là par des bruits de klaxons et de pets.

Quand il se met à parler d'histoire, c'est mieux encore, parce qu'il empile des anachronismes si grossiers qu'on hésite carrément à le reprendre - pourquoi l'humilier plus encore ? Il ne sait tout simplement pas fermer sa gueule sur les sujets qui lui échappent, et le lui faire remarquer ne ferait qu'accroître son mal-être.

Mais qu'on ne se figure pas que l'animal en pâtisse. Je l'ai vu emballer une feniaule en quelques minutes d'un hilarant blabla. On croit qu'il va se prendre le râteau du siècle, et on n'a pas pudiquement tourné la tête qu'il lui roule une galoche aussi baveuse que sa démonstration. C'est nul, mais ça fonctionne.

N'est-ce pas, d'un point de vue cynique, tout ce qui importe ?

Pour les prétendus maîtres de la peinture du XXè siècle, c'est pareil, à en croire Jean-Louis Harouel (La Grande Falsification, 2009) :

"Les géométries nouvelles et la théorie de la quatrième dimension furent une prodigieuse aubaine pour des peintres qui ressentaient la figuration rationnelle comme disqualifiée par la photographie, et qui voulaient construire leur succès et leur réputation en dépassant tout ce qui s'était déjà fait en matière de régression de la peinture, c'est-à-dire en allant encore plus loin que le fauvisme, en rompant encore plus que lui avec la représentation de la réalité. Les cubistes ont pratiqué une peinture systématiquement déformatrice et destructrice des formes, en se réclamant de théories mathématiques invoquées sur un mode incantatoire, beaucoup plus magique que rationnel. Le discours cubiste n'est qu'un néoplatonisme affublé d'oripeaux empruntés à une pensée savante qui dépasse complètement les peintres.

Car, ces théories mathématiques, les cubistes sont bien incapables de les comprendre. Encore qu'ils aient des amis très doués en mathématique comme Princet, ils connaissent surtout les nouvelles géométries par la vulgarisation fort peut scientifique qui en a été faite par l'occultisme, et parallèlement par le livre Voyage au pays de la quatrième dimension, oeuvre d'un humoriste ami d'Alfred Jarry et d'Appolinaire, Gaston de Pawlowski. Ecrite dans le style d'un ouvrage de science-fiction, cette utopie relatant un voyage imaginaire et cocasse dans une dimension invisible de l'espace relevait "du genre de divertissement mathématique créé par Edwin Abott dans Flatland. Sur la base de ces lectures, les peintres ne pouvaient avoir qu'une connaissance superficielle et souvent fantaisiste des nouvelles théories mathématiques. Lorsqu'ils prétendent s'en faire les interprètes par leurs tableaux, cubistes et futuristes sont à peu près aussi sérieux que les Pieds Nickelés quand ils s'improvisent savants ou médecins.

Ayant fréquenté Picasso dans les années 1908-1914, Jules Romain a laissé de lui, sous le nom d'Ortegal, un portrait psychologique d'une grande perspicacité. Encensé par "les littérateurs et les critiques de l'espèce noble [Apollinaire, etc.]" qui "se mêlent d'expliquer [ses] mystères", Picasso/Ortegal sait d'instinct qu'il ne faut "jamais rigoler quand il est question de quatrième dimension et d'espace absolu", quand on lui démontre ses convergences et ses divergences "avec Riemann, Bergson, ou la type au nom en ski [Lobatchevski]". Il sait qu'à ce moment là, il doit "tirer sur sa pipe", et que ses adorateurs se diront "qu'ils n'ont pas vu assez loin, pas pigé le dernier mot", qu'il est "encore plus fort que ça", et qu'ils en remettront "un coup". Car les critiques et théoriciens glorifiant le cubisme ne comprenaient guère mieux que les peintres les nouveautés mathématiques. Evoquant un dîner chez Picasso/Ortegal réunissant quelques intellectuels et peintres autour d'Apollinaire et où il ne fut parlé que de peinture, Jules Romain écrit :

"Ces messieurs ne quittaient pas la zone de la sublimité générale. Espace, dimensions de l'espace, quatrième dimension, forme pure, forme absolue, objectivité, création, analyse, synthèse, perspective totale, plans absolus (l'absolu se porte beaucoup dans ce milieu), interférences, incurvations, déformations, compénétrations, intégration et sphéricité." Tout ce "galimatias désarmant" produisait une "étonnante absurdité de la conversation". Cela donnait le sentiment d'avoir "affaire à de pauvres diables, dotés d'une instruction de base légèrement inférieure à celle du certificat d'études primaires, et qui se grisaient de mots auxquels ils n'entendaient exactement rien".

10/11/2014

STARS ET HÉROS

Ca commémorait sec, ce vouiquaine, et pour une fois ça ne parlait pas de barbelés polonais. Un commentateur du bastringue Citoyen berlinois a qualifié de "héros" les hommes et femmes qui ont laissé leur peau à tenter de passer à l'Ouest. Belle illustration de la victimolâtrie ambiante.

On se demande d'ailleurs pourquoi le terme n'est pas appliqué aux clandestins de Lampedusa ou Mellila, qui eux aussi prennent des risques considérables pour leur santé en essayant de s'installer en Occident. Ou c'est quelque chose que j'ai loupé ? Il faudra penser à demander à Paul McCarthy de construire un mémorial gonflable à l'Immigré Inconnu.

Je n'entends pas cracher sur ces morts, mais de là à les canoniser ? Un héros, ce n'est plus un type qui prend le risque de se faire assassiner pour ses idées, mais qui accepte celui de mourir en chemin pour échapper à la misère ou l'oppression. On a les légendes qu'on peut.

Dans les autres infos incontournable, on me dit qu'une escort arabe milieu-de-gamme aurait lardé son mec actuel. Oui, moi aussi ça m'intéresse follement. Méritant peut-être qu'on s'y attarde est le sous-titre don un baveux décore son article sur le sujet: il y est question de l'animal et de la manière dont elle aurait "planté sa carrière".

Alors premièrement, si j'ai bien suivi, ce n'est pas sa carrière qu'elle aurait "planté". Ensuite, s'il y en a qui espèrent par là ne plus en entendre parler, c'est cuit-biscuit: vous n'avez pas fini d'en bouffer, bien au contraire. Ce n'est même pas une reconversion, elle passera simplement du registre bouffon au sordide. On peut en revanche se permettre d'espérer qu'un livre ne sortira pas sous son nom, parce que l'invraisemblance a quand même des limites quand on cherche à fourguer un produit.

03/11/2014

REGRETS, REMORDS ET FARIBOLES

"Je préfère avoir des remords que des regrets".

C'est jeune, faut excuser.

Comme si c'était possible de choisir, petit con.

Comme si c'était imaginable de ne jamais accomplir aucun geste, prononcer aucune mot, prendre aucun engagement qui jamais ne s'avère mauvais, ou idiot, ou irréfléchi. Ce n'est pas juste gonflé, c'est un peu humiliant. Pour ne pas faire d'erreur, il ne faut jamais rien entreprendre ; pour ne pas reconnaître ses erreurs, un sévère handicap mental est un gros atout. Le bel aveu.

Des regrets, tu en auras, jeune con. C'est l'équivalent spirituel de tes articulations qui se grippent, de tes gueules de bois toujours plus impitoyables, de ta vue qui baisse, de tes cheveux qui se raréfient. C'est la balafre du temps qui passe, qui fait une belle patine chez certains êtres et des crevasses suintantes chez d'autres.

Ne pas oublier qu'on peut regretter d'avoir fait quelque chose, mais aussi et surtout de ne pas l'avoir fait. Je ne crois pas avoir croisé à ce jour quelqu'un qui ait atteint son plein potentiel, qui ait systématiquement épuisé toutes les options qui se présentaient. Nous nous trimballons tous avec une fosse sceptique mentale où fermentent un certain nombre de lâchetés, d'excuses bidon, de micro-trahisons.

Au maximum, on peut essayer de tout assumer. C'est ce qu'il faut entendre quand quelqu'un affirme, à mi-chemin, qu'il "ne changerait rien" à son parcours jusqu'ici. Mais même ceux qui semblent avoir un destin moins pourrave que la moyenne peuvent fort bien n'en rien tirer de bon. C'est comme recevoir une Cadillac et être trop pétochard pour prendre la route.

Gros, gras, immense mensonge que cette prétention à la surdité face à la petite voix tripale qui dit : "Là, garçon, tu as merdé en ordre, et c'est trop tard pour rattraper quoique ce soit."

31/10/2014

BERCÉ PAR LE RESSAC

LA HALLE AUX OUINES

"Drelin".

Insouçiant, il s'avance en slibard vers la porte. Un réflexe lui fait revêtir un vague pull à l'envers traînant par là. Dans le couloir, personne. Enfin, à hauteur d'homme: il faut abaisser le regard pour remarquer un minuscule encapuchonné, dont le maquillage hasardeux évoquant un crâne est du meilleur effet sur son teint bistre.

 

- Boumboums ou traverso ?

 

Quelques secondes de flottement. L'accoutrement rappelle que c'est la nuit des morts et des machins glauques pour les moutards. Avant, c'était un truc catho à base d'autres morts, mais moins glauque et festif. Encore avant, c'était rien, on avait oublié. Encore encore avant, paraît que c'était celtopagano allez savoir. Selon les interprétations, c'est un truc merdique actuellement mais super il y a des lustres, ou un truc super il y a des lustres mais merdique actuellement - les deux camps sont à couteaux tirés, et tout ça va finir par des morts. Qu'on n'honorera pas forcément en rançonnant le voisinage en futures caries. Je m'égare ?

 

- Hein ?

- Boumboums ou traverso ?

- Grmphfl.... Okaye, "bonbons", capiche. Mais "traverso", quoi être ?

- Traverso... C'est que chose que tu aimes pas que je fais.

 

Premier réflexe : "Fous-toi au lac, improbable bâtard: ça t'apprendra à nager, à défaut de parler."

Mais c'est mesquin.

Dans un élan de fraternité humaniste, je propose une tranche généreuse du saucisson vaudois qui agrémente ma bibine vendrediesque, parce qu'en-dehors de sucres en morceaux, c'est un peu la misère glucosienne, dans mon Reich. Succès mitigé. L'animal poursuit sa route en psalmodiant un muesli verbal où affleure le terme "végétalien".

Si même eux se mettent à la vaseline conceptuelle citoyenne, comment voulez-vous que survive l'artisanat de la décapitation militante ? Putain.

Trois quart d'heures plus tard, ils sont en meute cette fois-ci, réclamant à nouveau de la bonbonnaille. Rebelote pour la proposition cochonneuse, m'attendant à un refus dégoûté très profitable pour la suite de ma soiré. Echec complet: c'est un véritable plébiscite. Les petits saligauds engloutissent mon sauciflard en quelques secondes.

Ca peut pas marcher à tous les coups.

L'an prochain, il faudra que je pense à stocker des os à moelle ou des pelures de saucisse aux choux.

Bad-Halloween-Costumes-Condom.jpg

30/10/2014

MIETTES NÉGLIGEABLES

"Qu'ils craignent, pourvu qu'ils m'aiment - me haïr est interdit" - cri de guerre du Minoritaire militant, particulièrement dans sa version allergique aux produits porcins. En victimocratie, assumer d'être perçu négativement par des gens qu'on ignore, méprise ou déteste, est considéré comme inacceptable, le tout validé par les plus hautes autorités morales d'Occident.

* * *

Toute la posture de la dénonciation du ouacisme institutionnel se base sur la mauvaise conscience du Toubab et sur son éthique d'excellence individuelle: on amène discours sur le terrain de valeurs que personne n'ose en principe contester, on feint de constater que tout n'est pas encore absolument parfait, et on en déduit que c'est toujours le Troisième Reich à l'ouvrage, millésime 1941. Blessés de ne pas avoir atteint tous leurs impossibles objectifs, les sursocialisés acceptent ET la critique ET l'analyse, alors que la seconde est d'une pure malhonnêteté intellectuelle. A qui n'est pas sûr de lui et se sent culturellement isolé, on fait gober n'importe quelle merde.

* * *

L'argument "y a des gens bien partout" n'invalide pas la préférence ethnique et les excellentes raisons qui la fondent - c'est une formule magique aussi efficace qu'une "guitare à tuer les fascistes". Même un abominable ouaciste comme moi sait faire la part des choses entre les GROUPES et les INDIVIDUS. Qu'on se figure - stupeur et crise de chiasse - qu'il lui arrive de faire du sport avec une mûlatresse, de se montrer franchement aimable avec des métèques l'ayant été avec lui, j'en passe et des plus intolérables.

Je ne les "enferme" pas dans leur identité, je n'en fait pas une obsession, et je n'ai pas l'impression d'être inconséquent dans ma Weltanschaung pour autant: je ne veux pas que les moeurs, les croyances et la culture de leur GROUPE remplace les miennes, je n'accepte pas que la presse et le cinéma exalte leurs racines pour mieux enduire les miennes de merde purulente, et je rends à César ce qui lui est dû. Ca implique de rendre coup pour coup, insulte pour insulte, mais aussi décence pour décence et acte d'amitié pour acte d'amitié.

Il est bien sûr permis d'y voir un exemple de cette duplicité que le faf reproche aux musulmans ou aux juifs. Je dis bien "ou", parce qu'apparemment, il faut choisir de galocher une catégorie de faux-culs si l'on prétend en dénoncer une autre. C'est ce qu'il y a de bien avec l'aryen de base: quoiqu'il fasse, il finit toujours par se faire baiser.

* * *

Il paraît que Monsieur Pomme aime se faire bourrer le trognon, que c'est suffisamment important pour qu'on y consacre du papier, et que s'il se dit "fier" de ses zorientations, il ne se considère pas comme "militant". Ca sonne comme le discours de quelqu'un qui s'assume, plus qu'il ne tire une gloire de ce qu'il est.

Moi qui vous cause, suis-je "fier" de préférer les culs femelles aux culs mâles? Clairement pas: c'est comme ça et la question est close avant d'avoir été ouverte. Appliquez cette méthode à l'officialisation de vos histoires de plumard, et l'on pourra vous considérer effectivement comme normal, si déviantes soient vos préférences par rapport à la norme.

Mais pour les paydaycrates, c'est de la Kollaboration sexiste et masochiste, je présume.

* * *

Je lis qu'une vendeuse de tisane qui fait rire lutte avec courage contre le spécisme, qui n'est jamais qu'une extension de tout ce qui a mené à Ochouitze, hein ? Et immédiatement, je pense à ça, allez comprendre.

A l'époque de sa sortie au cinoche, la scène finale du plongeon dans la merde m'avait empêché de marcher droit jusqu'à la bagnole, je devais faire des haltes assises sur le macadam, les guiboles flageolantes sous l'action du fou rire. On a beau ne respirer que de l'air, on passe facilement pour un consommateur d'infusions illicites.

26/10/2014

ENCORE UNE AUTRE EXHUMATION

Un lac suisse, un cadavre narrateur, de Funès dans un rôle qu'on ne voit pas 6 millions de fois par an...

Faites péter le jambon persillé en petits cubes, un pinot noir digne de ce nom, un fauteuil aussi râpé qu'accueillant et c'est l'une des recettes du bonheur dominical.

On pourrait y voir une variation drolatique sur A bout de souffle de Poe, mais c'est peut-être tiré par les cheveux, que je n'ai plus longs depuis quelques lunes.

Mention spéciale pour

° la scène de la douane et la réplique: "On ne peut tout de même pas tuer un homme qui essayait d'amener l'heure juste aux Français."

° la belle pouffe qui rêve de mouflets et de popote

 

19/10/2014

FOG YOU

L'article est tronqué, parce que réservé aux abonnés. Mais consolez-vous, jouvencelles éplorées! Comme dans les bande-annonces vous compilent tout ce qu'il y a d'intéressant du film, vous épargnant le prix d'une entrée et deux heures de très vraisemblable ennui, Philéas FOG a pris sur lui de faire paraître le meilleur pour pas un rond:

Et si on arrêtait de se tortiller, de mégoter et de couper les cheveux en quatre, huit ou douze ? N'est-il pas temps de regarder l'affreuse réalité en face pour en tirer les conséquences ?

Si les mots ont un sens, les djihadistes du groupe État islamique (EI) sont les nouveaux nazis et la Turquie est leur meilleure alliée, j'allais dire leur fourrier objectif, tant sont fortes les complicités entre l'un et l'autre.

Nous sommes retombés dans les années 30 ou 40. Comme les soldats SS ou les Einsatzgruppen de Hitler, qui exterminaient préventivement tous les ennemis potentiels du IIIe Reich (blablabla)

Ite missa est. Il y a tant de mots-clés et de formules au grossier pochoir qu'on n'est plus dans le simple exercice de style: ça relève du rituel, de la pensée magique, c'est l'équivalent oral de toucher du bois - ou plus exactement l'équivalent en miroir du "mon Dieu" prononcé par les athées, une manière de "mon Diable"...

Il ne suffit pas de constater que des loquedus des dunes meublent leur vacuité existentielle à cisailler des vertèbres d'infidèles au nom d'une divinité aux exigences ineptes. Leur stupidité, leur rage, leur bassesse, leur hallucination collective délibérée et soigneusement entretenue, tout ça est accessoire. Pour que Monsieur Blanchouille sache à quoi s'en tenir, il faut trouver un moyen de les relier à Tonton Moustache. Les prétend atrocités d'il y a septante ans importent plus que les actuelles, elles seules valident leur caractère odieux, elles seules leur donnent "sens", en les rattachant à l'Indicible et l'Incompréhensible (la route vers la taule est pavée d'intentions de comprendre).

Est-ce moi qui ai le cuir qui s'épaissit, ou le ton qui prévaut pour l'invocation de l'adolfitude est-il chaque année un peu plus décérébré, plus pataud, plus calqué sur les minauderies d'une spikrine officiant sur MTV ?

facepalm1.jpeg

16/10/2014

VINGT ANS DE DOUCEUR SAUVAGE

A redécouvrir au calme.

10/10/2014

DANS LA DESTRUCTION D'COCHON, TOUT EST BON

07/10/2014

UNE PERLE REPÊCHÉE DU TROU DE MÉMOIRE CINÉMATOGRAPHIQUE

... mais qui, comme tout ce qui semble gratuit, se paie. Sagouinerie dailymotionesque, il vous faudra mâter la chose chrono en main: toutes les cinq minutes et deux secondes, une pub interrompt le spectacle avec la délicatesse d'un décapiteur daeshois. Saloperie supplémentaire: le curseur disparaît de l'écran quand on tente de le placer sur la croix fermant l'intempestive ordure.

Mais taquin ou encore hanté d'un vestige de décence, le programmeur a laissé la possibilité de le positionner pendant cinq secondes après le début de l'agression marketingue. Soyez vigilants et disciplinés, et l'appréciation de l'oeuvre sera presque imperturbée.

C'est signé Audiard, sorti en 69, avec une Michèle Mercier trentenaire plus suave qu'un Armagnac deux fois plus vieux. A noter quelques scandaleuses scènes dont l'antisémitisme rabbique rabique n'est pas sans évoquer Itlaire, Ochouitze, M'bala-Belsen, l'Exode, les sept plaies d'Egypte, Conchita Wurst avec une branche de swastika dans le cul etc.

veuve.jpg