14/01/2012

UNE SERVITUDE DOUCE ET PAISIBLE

Proposé par Monsieur Lime

 

11/01/2012

L'APOILISME EST-IL UN PROSTIPUTISME ?

 

Vous saviez déjà que vous pouviez efficacement promouvoir le féminisme en Europe en montrant vos loches - activisme un peu vulgaire mais somme toute Citoyen et provocateur.

Maintenant vous pouvez montrer vos loches pour :
 
° promouvoir le féminisme en Egypte - c'est pas vulgaire et très Citoyen et provocateur.

° pour manger en Inde  - mais attention, c'est mal, pas Citoyen du tout, peut-être nauséabond ? 
 
° pour vous habiller gratuitement en Ex-France : on ne sait pas encore très bien si c'est du prostiputisme, un bon plan-com, un truc marrant à montrer aux collègues potes à la grande famille du bureau. Quand je lui ai relevé la gueule du zinc pour lui demander son avis, mon expert attitré m'a expliqué dans un renvoi aigre que ça n'avait pas beaucoup d'importance.

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Respect  -Tolérance - Progrès

 

10/01/2012

ECRANS BRUNS

Est-ce un hasard si le soir même où France 2, dans un louable Demoire de Védoir, diffuse presque quatre heures de communion naziphobe, Arte se permet des débats vaseux sur le monopole du gaz et M6 pousse le bouchon de la bombonne avec de sordides histoires de four, sous prétexte de cauchemarder en cuisine ?  

Est-ce ? 

Bien sûr que non. Les fascitalistes qui contrôlent la télé antidémocratique et réactionnitlaire ne respectent vraiment rien. 

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09/01/2012

PERDRE SON TEMPS A EN GAGNER

Drôle d'animal que mon patron. Obsédé par deux choses : abattre au plus vite le boulot moyennement urgent, prendre de l'avance sur ce qui pourrait amplement attendre. Et quelle gloire il en tire ! Heureux comme tout, le bonhomme, d'étaler sa voracité, sa rapidité, ce don particulier qui vous permet de penser à draguer la prochaine alors que vous n'avez pas encore baisé l'actuelle.

Ils sont plusieurs comme ça dans la boîte, de la même génération, pour qui la longueur de la bite se mesure aux heures passées à bosser, avec un gros supplément de gland pour le boulot abattu en-dehors des heures... Au point d'ailleurs qu'ils donnent l'impression d'en faire plus chez eux qu'au burlingue.

Parfois un réflexe d'excuse leur revient, une partie encore vivante de leurs tripes leur souffle qu'ils en font trop et que c'est un peu ridicule, révélateur d'une existence parfaitement vide entre deux coups de pointeuse... Alors ils t'expliquent vite fait que Tu comprends, il faisait moche, ou quelque chose de plus pathétique encore.

Lundi revient et ils se retrouvent à abattre du boulot en avance puisque celui de la semaine est déjà entamé. Ca leur permet certes de partir plus tôt, mais c'est volontiers pour continuer de bosser depuis la maison.

Empiler du temps de gagné comme Picsou entasse du pognon. Gagné pour en faire quoi ?

08/01/2012

SELON QUE VOUS SEREZ LAINEUX OU CORNUS

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Si toi vote pour moi, moi aimer toi lonnnnngtemps.

Pour rabâcher des choses lues là. Et aussi ailleurs tant qu'on y est.

Imaginons que les plus grands guides gastronomiques se piquent de négliger absolument ce qu'on leur sert pour se concentrer sur comment on le leur sert. Que la tronche du serveur compte pour dix points, contre un pour la qualité de la cuisine. Ca paraît loufoque ? Il suffirait pour cela que leurs enquêteurs appliquent les méthodes de leurs collègues de la rubrique politique en période électorale. En ce moment, dans les rédactions d'ex-France, on renifle déjà avec avidité les miasmes qui s'échappent de l'irrespirable cantine présidentielle.

Et vous n'en trouverez pas un pour écrire que, derrière la valse des serveurs-représentants, c'est toujours la même tambouille infecte qui parvient aux tables. La gargote Démocrassouille change de loufiats tous les quatre ou sept ans, et on voudrait qu'on se passionne pour ce carnaval des faux-culs, alors qu'en cuisine, on s'applique à réchauffer la même soupe qu'il y a trois générations. De Mitterand à Sarkozy, de Carter à Obama, les mêmes Attali et les mêmes Brzezinski qui travaillent de l'ouvre-boîte. D'une transhumance à l'autre, le bétail d'isoloir est rassemblé, aux cris de "Plus de taxes" ou "Moins d'impôts" selon qu'il porte de la laine ou des cornes.

Passe encore qu'on fasse mine de s'intéresser au cirque miteux du personnel politique en plein rituel de rempilement. C'est ce qu'on semble attendre d'un "honnête homme", ça fournit des sujets de conversation entre gens qui n'ont rien à se dire, c'est Citoyen. Mais commenter avec sérieux une visite d'usine de surimi ! Suivre et décrypter la moindre minauderie des racoleuses parlementaires (1) comme si l'orbite de la terre en dépendait ! Prétendre échapper au ton de la presse pippeaule en transcrivant leurs misérables saillies, les plus miteux coups tordus qu'ils font semblant de se faire, les détours incroyables qu'ils empruntent pour ne pas être vus sortant des mêmes clubs sordides! Elections après élections, se laisser prendre au même jeu de con, sans qu'on sente jamais un commencement de lassitude! Une telle résistance à la désillusion devrait être considérée comme caractéristique d'une forme rare d'autisme ou un symptôme de mort cérébrale.

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" Ensemble, tout devient possible ! "

ou

" Yes we can ! "

ou

"La campagne commence très fort."


Le terme même de "campagne" a quelque chose d'insupportablement affecté, de colossalement faux, il sonne comme un aveu qu'aucune torture ne devrait vous arracher. Il devrait être plus difficile de concéder qu'on en mène une, que d'admettre face à un gonzesse qu'on s'y intéresse parce que toutes les autres nous ont ri au nez, ou dégueulé sur les pompes.

Dans une société solide et protégée contre toute forme de folie collective, les journaux les plus sérieux devraient déborder de sarcasmes virulents, dénoncer avec la plus grande violence la pantomime électorale, noyer de crachats ces hommes mûrs qui jouent les aguicheuses adolescentes. A chaque élection, il devrait être considéré comme normal et juste que les vraies putes puisse tripler leurs tarifs pour lutter contre cette concurrence à la fois déloyale et grotesque. Si j'étais socialiste, je proposerais une taxe de solidarité ad hoc pendant ces journées clownesques, ainsi qu'une loi rendant obligatoire le port d'un brassard pour distinguer les travailleuses du  sexe des dragouilleuses de votes.

Il faudra un jour que je cause avec quelqu'un qui participe activement à ce music-hall saugrenu, qui suit l'actu politique, qui peut dire rien qu'en l'écoutant que tel candidat a plus qu'un autre la "stature d'un homme d'Etat".  Et puis le disséquer, voir ce qu'il y a à l'intérieur d'un corps apparemment crevé mais qui bouge et parle encore.

07/01/2012

RESURREXYR

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06/01/2012

ON NE SAURAIT MIEUX DIRE

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04/01/2012

100% D'IMBECILES NE COMPRENNENT RIEN A RIEN

 

Je sais que je ferais mieux de boire un baril de chasselas par jour plutôt que de me faire du mal à lire la presse gauchiste. Je sais. Passons. 

Les élèves afro-américains ont deux à cinq fois plus exposés aux exclusions temporaires ou définitives dans les établissements scolaires par rapport à leurs camarades blancs, selon une enquête réalisée dans les écoles de la région de Washington par le Washington Post. Ainsi, dans le comté de Montgomery, alors que les élèves afro-américain ne comptent que pour 21% des élèves, ils représentent 71 % des exclusions temporaires. L'enquête signale que les enfants d'origine hispanique sont aussi victimes de ces discriminations dans leurs écoles.

Signalé par Von Souche via Mediaprout qui a lu le Ouachinetone Poste

Vous la sentez, cette sale petite exultation ? Le panard absolu de pouvoir débusquer le ouacisme au sein de l'école du yankiland ? Le haussement d'épaules mi-blasé mi-outré de l'intello vigilant à qui on ne la fait pas, qui se contente pas de belles promesses et de discours polit'correct, qui veut des ACTES pour faire reculer les dixirminrations ? Les Obamas X fois plus victimes que les Georges Jr, quinte de toux, reflux gastriques, priapisme !

Bien sûr ne demandez pas pourquoi.

Il n'y a pas de pourquoi.

Le pourquoi, c'est le OUACISME. C'est tout. Il n'y a jamais rien eu d'autre. Il ne PEUT rien avoir d'autre. Ou alors c'est zozial :

Des experts [bonjour ! Je suis expert de mon cul, je le connais depuis que je suis né] disent que ces disparités semblent avoir des causes complexes [Non chérie, je ne suis pas en train de tripoter la petite du troisième, c'est plus complexe que ça]. Un nombre disproportionné d'étudiants noirs [on ne rit pas] vivent en-dessous du seuil de pauvreté ou avec un parent célibataire, des facteurs qui peuvent affecter les comportements vis-à-vis de la discipline ["affect disciplinary patterns", s'pas]. Mais les experts disent que ces facteurs n'expliquent pas complètement les différences raciales en matière de suspensions. D'autres facteurs incluent des biais involontaires, un accès inégal à des professeurs hautement qualifiés et des différences dans le style de direction des écoles.

Yep. Des profs involontairement ouacistes, des profs insuffisamment qualifiés, des profs mal encadrés.

De notre côté de la flaque, on rajouterait à la liste le rituel " manque de moyens consacrés à l'éducation". Ce qui ne veut jamais dire que : "des profs pas assez payés". Ce qui implique que des profs riches aient moins tendance à être ouacistes que des profs pauvres. Ce qui rappelle que les riches ont effectivement tendance à vivre loin des populaces dont le comportement pourrait finir par vous rendre ouacistes à leur égard. Mais tout cela, bien sûr, est "complexe".

Quand on est aussi accro à la rage blanche que Votre Serviteur, une candeur à toute épreuve est une véritable bénédiction. Vous pensez avoir tout vu, ne plus être choqué par rien, surtout pas par la mauvaise foi et l'énucléation volontaire de la journaliste de base. Et puis, jour après jour, vous parvenez encore à être surpris. A vous demander encore ce qu'elle a mis comme cristaux louches dans sa vodka-fraise pour parvenir à signer pareille énormité. A imaginer la souplesse d'actrice x dont elle doit faire preuve pour passer sans le toucher, à côté de l'éléphant qui obstrue le couloir. A gamberger sur la discipline monacale que suppose le réflexe de remplacer instinctivement "Y a un problème avec les blaques" par "Une conspiration louche cause aux blaques des problèmes qu'ils ne méritent pas."

Cette capacité d'accuser le trottoir et non le chien quand on y trouve une crotte, ça a quelque chose qui dépasse toute tentative d'analyse du sujet, si elle est menée avec un autre instrument qu'un manche de pioche garni de clous.

03/01/2012

DANS L'CUL LULU

Il semblerait qu'une des causes de consultation embarassante aux urgences, à base d'objets coincés dans des trous de balle où ils n'ont guère leur place, soit un réflexe d'aspiration d'une poche anale, du genre à gober ce qu'on y enfonce trop loin et à ne plus lâcher la chose une fois le stade fatal passé...

C'est cette image raffinée qui vient à l'esprit en observant la course au pire que pratique la gauche, à soutenir avec conscience et constance ce qui se fait de plus dégueulasse au nom de ses propres supposés idéaux.

La poche anale idéologique socialiste a tout aspiré. Leur passion irrationnelle du pilpoul, leur hostilité à tout bon sens, toute humanité et tout pragmatisme, les condamnent à cette spirale de surenchère. De même que les toubabs n'en feront jamais assez en matière de soumission aux yeux des métèques conquérants, les gauchiasses trouveront toujours une manière de pousser plus loin encore leur relativisme moral déjà bien à la masse. L'ancienne gauche prolétartienne a déjà partiellement accompli sa réincarnation au sein du mouvement écolo, et il serait surprenant que l'absurdité "antispéciste", encore un chouïa minoritaire et anecdotique, ne finisse par y trouver des échos très officiels.

Tout est égal à tout. Tout est dans tout. Ce qui est en-haut est comme ce qui est en-bas. T'es qui pour juger.

On n'a pas encore pris la mesure de la pertinence de la notion d' "idées chrétiennes devenues folles", franchement - chez les chrétiens on cherche le christ dans les ordures du tiers-monde, en compagnie des gauchistes qui y creusent à la recherche de la nouvelle Classe Ouvrière. Sauf qu'au bout d'un moment, même un catho complètement déjanté aura quelques réflexes de vomissement à l'idée de voir l'image de son Rédempteur dans le prolapsus suintant d'une Drag-Queen mal blanchie. Pute accomplie, sans aucune dignité ni instincts par discipline de parti, le gauchiste viendra y faire des bisoux Citoyens, parce que juger c'est nazi.

Le culte du Progrès, c'est le nouvel évangile, le Troisième Testament d'un dieu sans tête et sans nom. Les cathos bien-dans-leur-époque le savent et on a mal aux yeux de voir la souplesse pornographique dont ils font preuve pour passer à la Foi 2.0 sans renoncer complètement à leurs manies monothéistes originelles.

S'il reste la moindre parcelle d'intelligence, de dignité et d'humour chez les gauchiasses, leurs quelques
représentants l'ont profond dans le fion. En même temps, s'ils lisaient un peu Jean Cau, ils auraient compris depuis longtemps la nécessité d'abandonner ce vieux rafiot sectaire.

Sauf que. Dans les deux cas, on est au-delà d'une question de convictions, qu'il suffirait de renier pour s'en libérer. L'incapacité de reconnaître la laideur et l'absurdité est la fille naturelle du socialisme, lui-même bâtard renégat de l'église, tout cela est entendu. A quoi bon s'attarder sur ces histoires de famille ? Le mal est fait, le processus démoniaque engagé, dépassant les forces et les bonnes volontés qui demeurent.

Prenez le rejet formel et radical du christianisme chez certaines branches de la famille faf. Notre état misérable, la faute à l'autre youp' des dunes, und so weiter. Voui, et puis ? Comment vous extirpez d'un continent l'influence d'une secte présente depuis deux millénaires et qui s'est alliée à aux Etats les plus puissants de son histoire pendant des lustres ? Vous pensez qu'on y échappe juste avec une promenade à poils dans les bois et des simagrées de rituels qui ne signifient plus rien pour qui ne les a pas découverts chez un bouquiniste ésotérique ?

Chrétiens et socialistes ont, eux, des livres sacrés, des prières, des idéaux pour leur permettre de rationaliser leurs douleurs anales, se trimballer des armoires normandes dans l'entrefesse ne leur pose pas de problèmes particuliers - mais nos culs à nous n'ont pas demandé un tel traitement. Nous n'avons pas les outils chirurgicaux pour le faire. Ni pour éradiquer la Honte Blanche. Et il n'existe pas de services d'urgence équipés non plus.

 

02/01/2012

LE SYNDROME DE PESSA'H

 

Pompé sur la page d'accueil de TOO mais le monsieur a sa propre page.

31/12/2011

LA GRANDE METISSEUSE

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Les conservateurs, qu'ils soient ou non catholiques, ont une certaine sympathie pour l'église catholique, pour deux raisons. En premier lieu, les gauchistes la méprisent à cause de ses positions sur l'avortement. Si les gauchistes haïssent l'église à ce point, estiment les conservateurs, elle ne peut pas être complètement mauvaise. En second lieu, l'église catholique donne l'impression d'avoir des positions relativement conservatrices sur certaines questions sociales, comme le mariage homo et l'euthanasie.

C'est pourtant un catholique au long cours qui l'affirme, et tant les catholiques que les autres doivent le comprendre, l'église est obsédée par trois choses.

Elle fait preuve d'une paranoïa extrême pour tout ce qui concerne son image publique, ce qui explique qu'elle ait protégé des pédophiles durant des décennies au lieu d'agir de la seule manière moralement correcte, à savoir livrer les prédateurs aux autorités. Elle est également obsédée par l'argent, ce qui la pousse à se prostituer en permanence dans l'espoir d'attirer des dons de la part des gauchistes. (...) Enfin, rien ne l'obsède plus que de se conformer en tous points à la correction politique de l'Establishment. Les dirigeants de l'église doivent passer des nuits blanches à réfléchir à des moyens toujours meilleurs de se faire bien voir des maîtres à penser de la gauche. La haine que lui vouent ces derniers est un mystère complet, parce qu'ils sont ses véritables maîtres.

La suite en globiche non-sous-titrée ici.

 

 

28/12/2011

POURRISSEURS

 

Au cours de la dernière décennie, les jeunes Noirs des quartiers pauvres de l'Amérique ont constitué le marché exploité avec le plus d'ambition par les maîtres des marques, en ce qui concerne l'emprunt de « sens » et d'identité. Ce fut la clé du succès de Nike et de Tommy Hilfiger, promus superstars des marques par des jeunes pauvres, qui les incorporaient au style hip-hop au moment même où le rap parvenait au firmament grandissant de la culture jeunesse par MTV et Vibe (le premier magazine hip-hop grand public, fondé en 1992). (...) En vérité, la rhétorique du « cool à tout prix » des marques mondiales est le plus souvent une façon indirecte de dire « black à tout prix ». De même que l'histoire du cool en Amérique est en réalité (comme beaucoup l'ont affirmé) une histoire de la culture afro-américaine – eu jazz et du blues au rock-and-roll et au rap – de même pour nombre de supermarques, la chasse au cool veut tout simplement dire la chasse à la culture black. (...)

Nike est à ce point déterminée à emprunter le style, la pose affectée et l'imagerie de la jeunesse black urbaine, que la société a créé son propre terme pour désigner cette pratique : le bro-ing. Cette expression vient du fait que, lorsque les spécialistes du marketing et les concepteurs de Nike apportent leurs prototypes dans les quartiers pauvres de New York, Philadelphie ou Chicago, ils disent : « Eh, bro [frère], regarde-moi les baskets », pour jauger la réaction aux nouveaux styles et pour lancer la rumeur. (...) Plus encore que Nike et Adidas, Tommy Hilfiger a transformé l'exploitation du cool ghetto en science du marketing grand public. Hilfiger a inventé une formule imitée par Polo, Nautica, Musingwear (...) et plusieurs autres fabricants de vêtements qui cherchent un raccourci vers le succès dans les centres commerciaux de banlieue en s'inspirant de la mode des quartiers pauvres.

 

Tel un Benneton dépolitisé et hyperpatriote [sic], Hilfiger a créé des publicités qui sont un enchevêtrement de multiculturalisme dans le style de Cape Cod : des visages noirs et propres avec leurs frères et leurs soeurs blancs, nez au vent dans ce grand country club au paradis, toujours sur fond ondoyant de drapeau américain. « En nous respectant les uns les autres, nous pouvons atteindre toutes les cultures et les collectivités, dit la société. Nous faisons la promotion... de l'idée de vivre le rêve américain. » (...) A l'instar d'une grande partie de la chasse au cool, la trajectoire marketing de Hilfiger se nourrit de l'aliénation qui réside au coeur des relations raciales en Amérique : vendre à la jeunesse blanche son fétichisme du style black, et à la jeunesse black son fétichisme de la richesse blanche.

 

 

Naomi Klein, No logo, 129-134

 

24/12/2011

BANDE-SON POUR UNE JEUNESSE IMBECILEMENT GÂCHEE

GRATITUDE ET PLAISIRS ELEMENTAIRES

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Des millions de Toubabs se préparent à ne pas recevoir le cadeau qu'ils espéraient auquel ils avaient droit (N'oublie pas mon petit cadeau), à s'en plaindre sur leur rézososio de prédilection, et à obtenir enfin le pognon qu'ils gèrent si mal en revendant le tout sur E-BGay. C'est la magie de Noël. N'oubliez pas votre putain de bonnet rouge.

Moins ingrat et plus prétentieux que la moyenne, je me permets ici d'étaler ma joie face au modeste présent que nous fait l'actu de ces derniers jours. Moi aussi, bien entendu, j'aurais espéré autre chose. Une libération sans condition de Breivik, un suicide collectif de toute l'administration de l'UE par insertion de sexetoyes trop massifs, Patraque Banania se réveillant dans la peau de David Duke. En lieu et place, nous avons Le pays des drouadloms et Une démocratie laïque parfaitement européenne qui s'envoient à la face des tartes à la crème révisionnistes.

Ca ne vaut pas un bon massacre, mais en ces temps de crise, de rigueur et de restriction, il faudrait vraiment faire preuve d'immaturité pour ne pas faire un festin de ce petit casse-croûte.

Chez la Tribu K-Chère, on se serait bien passé, j'imagine, d'un si bouffon débat. Mon génocide est plus gros que le tien ! Des lustres passés à nous pilonner le crâne avec l'unicité absolue du Non-Détail-De-l'Histoire, pour en arriver là ! Comme tout serait plus simple si ces foutus goyim se convertissaient une fois pour toutes à une forme subalterne de néo-judaïsme, on se poserait pas toutes ces questions compliquées. Voyez où ça mène, quand les grands principes rencontrent le relativisme absolu ! Voir des nazis partout, ça semblait une bonne idée au départ - sauf qu'au bout d'un moment, on finit aussi par habiller d'un pyjama rayé le premier connard venu, pas même Elu... La merde que ça vous fout ! 

Et des parlementeurs qui se piquent de pauses vertueuses, je suis assez relativement quand même un chouia vaguement peut-être contre l'encadrement du travail des zistoriens... Le moindre mot contre la loi numéro 90-615, les copines ? La Matrice de tout ce foutoir ? Quel cul de niguabitche étiez-vous en train de brouter au moment où ça se votait ?

A Bruxelles, il va falloir des doses de vaseline, d'halllucinogènes et de mauvaise foi pantagrueliques pour convaincre le populo qu'un Etat négasiounisse a toute sa place dans le club non-chrétien qu'est le Soviet des Etats-Unis d'Eurasie de l'Ouest... Un Turc démocrate ? Ca peut pas être un islamiste ! Mais un Turc démocrate qui conteste l'existence du génocide arménien ? Ca fait un Turc nazi ? Ca existe, ça ? Handschar ! éternuent immédiatement les droitards qui gobent le discours nazislamiste - on a dit "démocratie laïque eurocompatible", bordel ! Est nazi qui l'accuse de nazisme !

Nazi qui sarcasmise ! Nazi qui s'y intéresse ! Nazi qui en cause ! Coupez le çon et l'image !

22/12/2011

SOLUTIONS SIMPLES

Nous savons tous que, pour prévenir les curés de troncher les enfants, il suffit de leur permettre de se marier. Pour les rabbins, vous dites ? C'est un peu plus compliqué dirait-on. La polygamie peut-être ? Ou des putes de luxe sponsorisées par l'Etat ?

Now, the Brooklyn District Attorney's office has revealed the results of a three-year investigation into sexual abuse in the borough's Orthodox Jewish community that is downright seismic: 85 sexual predators arrested and 117 victims identified, according to the Post.


21/12/2011

HOMMAGE AUTODESTRUCTEUR

 

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Riennàhfoutra a parfaitement rempli son rôle de néo-bounty présentable. Les Toubabs ne triquent plus fort ni ne mouillent plus dru que face à la dignité bafouée de l’Homme de Couleuw. C’est une spécificité aryenne, cherchez pas.

 

Chaque Toubab bien intégré sait qu'il doit apprendre à aimer les Blaques, à les chérir, à considérer tout ce qui vient d’eux comme bon a priori, de même que faux, exagéré et ouaciste tout ce dont on pourrait les créditer de déplaisant. Ca paraît simple, à première vue. Touchante naïveté de petits-fils d'esclavagistes ! N’oubliez jamais que si un Blanc sait sauter, c’est parce qu’un Divers se dévoue pour lui botter le cul. 

Si vous vivez de leur promotion, vous risquez gros en ne choisissant pas vos mots avec la plus extrême prudence. Surtout ne tentez pas de singer (discrimination spéciste de nos cousins simiens, mal) vos idoles dans l’idée de leur rendre hommage et de vous la jouer ghetto credit, complicité post-raciale et tout ça. Ca vous flingue une carrière. Demandez à Eva Hoeke ce qu'elle en pense et mettez-lui un parpaing dans les gencives avant qu'elle ne vous réponde pas de violence, c'est Noël.

 

 

Je m’avance peut-être un peu, mais je crois que c’est la première fois qu’un putain de whigger perd son job en quelques jours pour avoir étalé publiquement son culte du Blaque Paoueur. La dernière suceuse à s’y être risquée s’en est tirée à bon compte, en remportant le titre éphémère de Première Conne de France. Pas d'inquiétude : on se remet de tout, dans ces milieux.

 

A peine plus sérieusement, existe-t-il une dimension parallèle où des sociologues immunisés contre l’autisme parviennent à voir la filiation entre les heures glorieuses du Coton Club et l’actuelle niggeritude de Emmetivi et consorts ? Maintenant comme alors, tout ce que le monde Blanc respectable, progressiste et sincèrement égalitariste demande à la tribu des Là-dis-donc, c’est le spectacle de leur testostérone la plus animale, tout en faisant l’impossible pour vivre à distance de ses conséquences économiques et sociales. Notez que de l'autre côté de la frontière ADN, ce n'est pas plus jojo. Qu’un Blaque réussisse avec telle ou telle arnaque de saltimbanque, et il s’empresse d’afficher les signes extérieurs typiquement occidentaux de la réussite : putes blondes, colossales bagnoles, champagne imbuvable et hors de prix, toute l’esthétique dégueulasse du maquereau parvenu.

 

 Le gant de cuir, la coupe afro, les citations de Mâle-Comique et Phare-à-canne, les boubous traditionnels, la volonté de se prendre en charge face à l’Etat conçu comme l’instrument de la domination toubab ? Dans quel coin de savane ravagée a-t-on rangé tout ça ? A quel moment la ligne des White Panthers a-t-elle prévalu, et digéré vivants les maîtres au service desquels elle voulait se soumettre ?

 

 

19/12/2011

PERSONNE N'EST ETRANGER, CAMARADE

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Touvaritche Leroy lit les journaux gratuits et s'esbaudit de leur pauvreté littéraire. Cosmopolite militant et internationaliste convaincu, il défaille face à la dérive d'un pays qui redevient le "sien" maintenant qu'il lui fait mal, surtout quand il voit ce que ses concitoyens républicains lisent en chemin vers leur sous-job de merde.
 
Gardons-nous pourtant de nous gausser trop vite. Des gens très bien voient des signes de l'apocalypse dans le clip de la chanteuse mineure la plus haïe d'Occident ou une communauté de clowns dont toute la vie est un cirque sans sciure. Le pire, à défaut d'être certain, est si souvent vraisemblable...
 
Mais depuis quand un digne combattant de l'étoile rouge

 

 
1) ... se laisse-t-il abuser par le faux sentiment bourgeois capitaliste "d'appartenance" culturelle ?
 
 
"Mon" pays, arf ! Ca sent la moustache en guidon, le canotier, la fleur au fusil, le sacrifice imbécile pour le patronat !
 
Quoi de plus socialiste, progressiste, avant-gardiste qu'une novlangue articifielle, utilitaire, mêlant allègrement les idiomes de toute la planète ? Aux chiottes les langues mortes que s'échinent à remâcher les réacs et les nazis heureux qui sont nés quelque part ! Parlons le langage du peuple, qui  ne l'ouvre que pour ses besoins basiques, et pendons les derniers académiciens avec les tripes des derniers écrivains ! 
 
Le kikoolol sera le genre humain.
 
Il n'est pas tolérable que des inégalités de capital culturel servent à maintenir d'antiques dominations sexo-raciales : le jour où nous parlerons tous comme des adolescentes saoules du Bronx, l'humanité se sera rapprochée du paradis perdu qu'était le Communisme Africain Originel.
 
En outre, le globish ignore le masculin et le féminin, ce qui représente un grand progrès pour l'égalité entre individus-choisissant-d'etre-hommes et individus-choisissant-d'être-femmes. Et pis tiens, pour le même prix, c'est plus à la pointe que le français : les buveurs de bière chaude disent déjà human rights, les bouffeurs de grenouille en sont encore aux phallocrates droits de l'homme, l'coran d'la Mecque !
 

 

2) ... accepte-t-il de laisser la presse bourgeoise capitaliste lui dicter sa vision du monde, ou plus précisément ce qu'on en extrait de "newsworthy" ?
 
 
La vraie vie des  vrais gens du vrai peuple ouvrier se rit des gaudrioles de la presse toxique. Il y a, loin de leurs colonnes alarmistes vendues à la conspiration fascito-bourgeoise, tant de signes de l'avènement d'un meileur lendemain ! 
 
D'abord, les blancs ne font plus de gosses, ou les font avec leurs anciens esclaves, Spartacus se venge de Rome en brunissant ses enfants, belle revanche sur le maître  Blanc aux yeux bleus, couleur de l'UMP, y a pas de hasard ! Moins de blancs = moins d'oppresseur, sans passer par les méthodes fort peu gay-friendly de ce vieux macho sexiste qu'était Jean-Pol-Pot Sartre. Hier, nos camarades féministes avaient raison d'affirmer que le zgeg était une arme de destruction fasciste; faisons notre grande mise à jour idéologique et reconnaissons enfin que la bite brune est l'instrument de l'émancipation des masses prolétarienne de ce continent arbitrairement  nommé "Europe" et dont les frontières ne s'arrêtent pas à une pauvre mer intérieure ! 

 

 

Ensuite, loin de détruire stérilement la Marchandise, l'avant-garde du prolétariat mélaniné la vole, et elle est prête à risquer de mourir pour devenir riche. Quel pied-de-nez au capitalisme, qui prétendait faire la guerre dans les pays pauvres pour que règne l'abondance dans les pays friqués! Quand un Enfant du Soleil Place-Tarhihrise une blondasse, il rabat le caquet des fils spirituels d'Hitler; quand il vole un écran plat, il humilie les milliardentitaires qui prétendaient lui faire "de son plein gré vider les poubelles à Paris".
 

 

La plèbe a l'air de devenir de plus en plus conne ? C'est un mensonge ultralibéral de plus. Dans les FAITS, la classe ouvrière métissée prend son destin en main et s'affranchit des vieux et ridicules carcans d'une Académie de Dead White Males. La gratuité de sa presse est une revanche jouissive sur les eaux glacées du calcul égoïste, une démocratisation de la culture qui est une arme, ne l'oublions jamais. 
 
Touvaritche Leroy, soit tu as trop bu, soit tu t'es capitalobourgeoisement mis à l'eau ferrugineuse !

 

CONTRE-CULTURE

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Croyez-vous qu'il soit possible aujourd'hui d'oeuvrer à une contre-culture, loin des canons niaiseux et viciés des grands éditeurs et média, et sans l'appui promotionnel qui va avec ?

Slobodan Despot : Une contre-culture ? Vous plaisantez ? Je ne suis ni calviniste, ni punk, ni alter-truc-chose. (...) Parler de "contre-culture", c'est rentrer dans les catacombes et laisser la cité à des gens qui oeuvrent sans cesse, au grand jour, à détruire, ridiculiser et instrumentaliser la culture. Le service qu'on leur rend là ! Ils n'en demandaient pas tant ! Je suis cultivé, je respire, pense et agis au travers de la culture dont j'ai hérité, qui ne tolère ni épithètes ni partitions. L'absence d'appui promotionel n'empêchera jamais la diffusion des vraies valeurs, puisque celles-ci, par leur nature même, empruntent des canaux qui ne sont ni bruyants ni éphémères.

 

R&A n° 39, automne 2011

13/12/2011

LA BÊTE EST DE RETOUR

12/12/2011

FAITES LA GUERRE A VOTRE MALHEUR

Plus tard encore, j'allai écouter Jean Cau aux Grandes conférences catholiques, à Bruxelles, à l'automne 68. On finissait à peine de repaver les rues du Quartier latin et les sociologues s'appliquaient à tirer des leçons de ce qu'on nommait pompeusement les "événements de mai". En attendant le conférencier, les abonnés parlaient à mi-voix de révolution sexuelle et se demandaient si, au fond, les jeunes n'avaient pas raison de vouloir faire l'amour et non la guerre. Ils faillirent tomber de leurs chaises quand Jean Cau mit en pièces ce qu'il appela ce "slogan judéo-chrétien". "Non! s'exclamait-il. Faites la guerre! Faites la guerre à vos lâchetés, à votre paresse, à votre inculture, à votre prétention, à votre malheur! Faites d'abord la guerre et l'amour vous sera donné de surcroît".

Beauté phénoménale de l'idée, et de la manière dont elle est amenée. Ne pas attendre quoique ce soit de bon de ce qui nous arrive, et batailler comme un Einsatzgruppen ramassé en un seul homme, pour reprendre à l'existence tout ce qu'elle vous fauche si vous ne faites pas gaffe à sa cleptomanie. L'équilibre et la bonne humeur traités comme la Liberté de Bloy, cette salope qui ne se donne qu'aux pourceaux et aux assassins, qu'il faut mener au lit à coups de bottes. J'aime. J'adore. Je plussoie. Je ne sais rien d'autre. Le bonheur envisagé comme la discipline martiale la plus aboutie.

Prenons Guilliermine, par exemple. Peu de choses lui manquent pour mener une vie pas trop pourrie. Bien balancée, relativement cultivée, certes un gauchisme inepte que quelques tatanes ne suffiront pas à guérir, soyons réalistes, mais quoi ? Qui n'a pas sa petite tare ? Son principal défaut : ne pas guerroyer pour aller bien.

Pour Vlad, c'est pareil, et pour toute la clique de déglingués qui m'entoure. Charogner jour et nuit pour limiter la casse, pour sortir la gueule des chiottes, pour bricoler de pauvres économies de savonnettes collées et de fractures ouvertes colmatées au sparadrap seconde main, ouiche, là c'est plutôt bon, pour se mentir en permanence aussi, pour être infoutu de comprendre Madame ou Monsieur et se convaincre d'être celui/celle qui se sacrifie le plus, jawhol, Weltschampionen ! Mais pour ne pas s'autofoutre de leur propre gueule et décider qu'aller pas trop mal et mener une vie qui ressemble à quelque chose, c'est autant une question de rage que d'hérédité, il reste qui ? Pas besoin des doigts de toute une main. 

Je pontifie pas, je constate.

Cau doit être le seul à avoir si bien cerné le problème et lui avoir donné un écrin, un piédestal littéraire à sa hauteur.

Refuser d'aller mal, de traîner le malheur, d'attirer les emmerdes, d'être convaincu de les mériter quelque part sous la conscience. Un merde jouissif, colossal, guerrier, viril, exubérant à la Fatalité.

Comment un type pareil a-t-il pu graviter autour de Sartre, putain ?